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« Les lapins, race rongeuse, se multiplient avec une rapidité incroyable ; les poètes se multiplient
encore plus vite, et pourtant ce sont des ennemis publics, une autre race de rongeurs très envahissante qui attaque sans cesse le sentiment du juste et du vrai, pour mettre à sa place
l’amour de l’ampoulé, du maniéré et du niais. »
Edmond Duranty
(lu dans l’excellent « le poète perplexe » de Jean-Michel Maulpoix, josé Corti Ed, 2002)
(à rapprocher des "mauvais poètes" de Kundera dont je parle dans la rubrique "théâtre")
Le romancier et critique E. Duranty peint par E. Degas en 1879
Aie! quelle critique:)
pourtant si vraie. Mais les lapins ne tiennent pas de plume à la main. Et l'herbe ne peut pas écrire tout ce qu'elle voit. Le poète lui, ça l'arrange d'avoir une plume, affutée pour la rencontre, malgré la distance parfois fait résonner ses mots. Pas souvent...
Très judicieuse remarque, et la comparaison avec les lapins ne manque pas de sel ! J'aime aussi le portrait de son auteur...
salut Valentine !
comment ça va ?
oui la comparaison avec les lapins est amusante
les poétes sont-ils de chauds lapins ?? :-)