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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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 Guillaume Apollinaire

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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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Fernando Pessoa


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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 18:27

Coande-Nicolae

 

il n'a jamais publié en français ;

il m'envoie quelques poèmes traduits en français par Linda Maria Baros (prix Apollinaire) ;

je lui ai demandé en roumain aussi car il est important de les avoir dans leur véritable langue...


 

longue vie poétique à lui ! un mini "cv" pour mieux le connaitre...

suivent trois poèmes, j'en mettrai d'autres plus tard...

leur légèreté et leur construction me plaisent...

 



 

Nicolae Coande
 
Né le 23 septembre 1962, à Osica de Sus (Olt), en Roumanie, il a étudié l’histoire, la philosophie, la géographie et la sociologie à l’Université de Craiova. Pendant cinq ans, il a été publiciste-commentateur au quotidien „Cuvântul Libertatii” (le Mot de la Liberté) du Craiova, où il avait surtout en charge la page culturelle LAMA (Litterature, Art, Mentalités, Atitudes), en parallèle avec l’activité à la revue “Kalende”. Depuis 1996, il est membre de l’Union des Écrivains de Roumanie, la succursale de Craiova. Présentement, il travaille au Théâtre National “Marin Sorescu” de Craiova, comme chargé de littérature.


Bibliographie :
 
Livres:

Poésie:

“În margine”, Éd. „Ramuri, 1995
“Fincler”, Éd. „Ramuri, 1997
“Fund_tura Homer”, Éd. „Dacia”, 2002
“Folfa”, Éd. „Vinea”, 2003
“Vînt, tutun _i alcool”, Éd. Brumar, 2008
“Femeia despre care scriu”, Éd M_iastra, 2010

Il est présent avec sa poésie dans l’antologie „Gefährliche Serpentinen – Rumänische Lyrik der Gegenwart”, Druckhaus Verlag, Berlin 1998, coordonnée par Dieter Schlesak.
 
Journal de voyage:

“Fereastra din acoperi_”, Éd „Funda_ia Scrisul Românesc”, 2005;

 Interviews:

“Cel_lalt cap_t” , Éd. Curtea Veche, 2006.
 

Bourses:
Boursier de la Fondation „Heinrich Böll” (Köln), novembre 2003 - mars 2004;
Schöppingen, Münsterland, 2008
 
Prix littéraires
- Le prix pour poésie de la revue “Ramuri” (1988)
- Prix de début de l’Union des Écrivains (1995) pour le volume „În margine” (À la frontière), Éd. Ramuri, Craiova
- Le prix de l’Association des Écrivains Craiova (1997) pour le volume „Fincler”, Éd. Ramuri, Craiova
- Le prix de l’ l’Union des Ecrivains de Roumanie (2002) pour le volume „Fund_tura Homer” (Homer, le cul-de-sac), Éd. Dacia
- Le prix „Petre Pandrea” (2004) de la revue „Mozaicul” (Craiova) Octobre 2006

 


 

À la lisière
 
Son absence a de belles jambes. Ces mains mêmes –
qui la décrivent – n’existent pas.
Je me souviens d’elle comme d’un vieux métier : serait-ce
le sou que j’ai donné
au passeur morose ?
Un esprit erre à travers mes pensées, obscur – talita cumi.
Mais je ne peux pas – je ne suis pas Moi.

La frontier_ (I)
Absen_a ei cu picioare frumoase. Chiar aceste mîini
care o descriu – nu exist_.
Îmi amintesc de ea ca de o veche meserie: s_ fie
b_nu_ul pe care l-am dat
vîsla_ului ursuz?   
Obscur un duh îmi umbl_ prin minte – Talita cumi.
Dar nu pot – eu nu sunt Eu.

 

 


 

 

Ma prétention discrète


 
Je vis pour rien je n’aime rien –
un jour je mourrai la cervelle desséchée
dans le silence qui descend sur les choses simples ma voix éteinte
(ma prétention discrète d’être aimé)
sera le cri de la bête blessée
le parfum désuet du thé dans lequel flottent les planètes amères
la dernière illusion d’un style séduisant
ce que j’ai aimé comme un aveugle avec les doigts
quelque chose que Dieu ne voulait pas que je voie
dans un recoin de mon cerveau là où la volonté et le délire
décident malheureusement du sort des autres
j’ai eu le courage de rire jusqu’au bout
j’ai aimé bu écris (pas de pitié pour ceux qui écrivent).
Tu ne peux jamais savoir où se trouve en fait ta vie.


 

Preten ia mea discret



N-am nici un scop în via nu mai iubesc nimic
cîndva voi muri cu creierul sec_tuit
în t_cerea care se las_ peste lucrurile simple vocea mea stins
(preten_ia mea discret_ de a fi iubit)
va fi urletul fiarei r_nite
parfumul desuet al ceaiului în care plutesc planetele amare
o ultim_ iluzie a stilului seduc_tor
ceea ce am iubit ca orbul cu degetele
ceva ce Dumnezeu nu a dorit ca eu s_ v_d
într-o camer_ a min_ii unde voin_a _i delirul
fac din nefericire soarta _i voca_ia celorlal_i
eu am avut curajul s_ rîd pîn_ la cap_t
am iubit am b_ut am scris (nici o mil_ pentru cei care scriu).
Nu po_i s_ _tii niciodat_ unde este cu adev_rat via_a ta.

 

 


 

 

À ce moment précis de ma vie


 
J’ai failli pleurer ma jeunesse passée et les autres dons de la vie
si je ne l’ai pas fait
c’est parce que j’ai regardé attentivement la manière dont les autres vieillissaient
les larmes ont failli inonder mes yeux
à ce moment précis de ma vie – mais en fait le démon du rire
m’a donné un coup de coude
mais en fait l’insouciance la vieille indifférence
ont posé ma main sur mes lèvres
ceux qui m’auraient vu et je suis sûr qu’il y en a eu quelques-uns
m’auraient tiré du drame de cette vie
et le voilà mon drame : j’ai ri amèrement parmi les modernes et après eux
et ce rire – vous ne pouvez pas le savoir – me tient en vie
parmi les vivants.
Si maintenant j’écris toutes ces choses pour ceux qui sont déjà morts, je le fais
avec la même main détachée de mes lèvres.


 
Într un moment al vie ii mele



Cît pe ce s_ plîng dup_ tinere_ea dus_ _i celelalte daruri
dac_ n-am f_cut-o
e pentru c_ am fost atent la felul în care îmb_trînesc
ceilal_i
cît pe ce s_-mi scalde lacrimile ochii
într-un moment al vie_ii mele – cînd colo demonul rîsului
îmi d_du coate
cînd colo nep_sarea vechea indiferen__
îmi duser_ mîna la gur_
cine m-ar fi v_zut _i e sigur c_ m-au v_zut cî_iva
m-ar fi scos din drama _stei vie_i
_i asta era drama mea: am râs amar printre moderni _i dup_
_i rîsul _sta – nu pute_i s_ _ti_i – m_ _ine-n via__
printre vii.
Dac_ acum scriu toate astea pentru mor_i le scriu
cu-aceea_i mîn_ dus_ de la gur_.

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commentaires

frenchpeterpan 09/01/2011 23:06



merci Lysiane, c'est très gentil


mais je vais l'acheter ; il faut faire monter les % d'achats de poésie et de théâtre dans les librairies où ces deux secteurs représentent 0,46% si mes souvenirs sont bons !



Lysiane Rakotoson 09/01/2011 20:18



Cher Marc, le livre est désormais disponible, tu peux en effet le commander. Je peux aussi t'en envoyer un exemplaire si tu le souhaites.


A bientôt,


Lysiane.



frenchpeterpan 09/01/2011 19:08



oui chère amie quand je mettais "légèreté"


c'était un peu ironique


car ses poèmes sont bien sûr graves et même bien sombres


mais il y a une "légèreté" avec laquelle les mots sont agencés, comme si c'était "naturel", comme si la souffrance de l'écrivain ou plus simplement de celui qui vit était naturellement logique ;
le pays d'où vient Nicolae explique peut être une partie du mal être


et vous votre livre, en boutique ? , si oui je le commande au plus vite


amitiés / Marco



Lysiane Rakotoson 09/01/2011 19:02



C'est une découverte! On peut faire confiance aux traductions de Linda Maria Baros. Vous parlez de légèreté. J'ajouterai que cette légèreté masque cependant une certaine gravité et témoigne de la
grande lucidité du poète face aux choses qui passent, nous en premier lieu.



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