Vendredi 26 février 2010
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« Le suicide est certainement la ligne ultime sur laquelle peut venir s’écrire la liberté humaine. Elle en est peut-être le point
final.
Le droit de mourir n’est pas inscrit dans les droits de l’Homme
Comme l’individualisme n’y est pas inscrit
Comme l’amour fou n’y est pas inscrit
Comme l’athéisme n’y est pas inscrit ; Ces possibilités humaines sont trop extrêmes. Elles sont trop antisociales pour être admises dans le code qui prétend régir les sociétés. »
Pascal Quignard. (in « La barque silencieuse »)
Par frenchpeterpan
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Publié dans : écrivains en suicide
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Le suicide un droit ?
Voui, bien entendu !
Mais pourquoi le suicidé a besoin des feux de la rampe ?
Pourquoi ne pas aller se jeter dans la gueule du loup ou du tigre, sous les becs de vautours ?
Pourquoi se foutre en l'air aux bons soins de ceux qui resteront ?
Ceux qui n'ont pas décroché leur frangin pendu, savent-ils le poids de la valise qu'il faut porter jusqu'à la fin, seul ?
L'individualisme peut-il être sans les autres ?
Désolé pour ce dégueulis de questions !
mais moi, je ne peux me résoudre à voir le monde sans parler de ce qui m'intéresse
oh ! plein de suicidés ne vont pas sous les feux de la rampe
et discrètement s'éteignent sans faire chier les autres
ces phrases on été entendues, lues par Sophie Nauleau, dans "ça rime à quoi", à propos du suicide de Kristina Rady ; peut être les coeurs purs sont-ils plus fragiles...
Quant à l'individualisme, il y aurait là aussi beaucoup à dire, je n'ai jamais dit que nous n'aurions pas besoin des autres, on peut aimer les autres et être individualiste ; ce que je suis et très fort ; "ce qui est chiant dans la morale c'est que c'est toujours la morale des autres" disait Ferré, tu peux y voir là mon individualisme
après j'ai toujours eu du mal - et faisant parti du corail cependant - à m'imaginer autrement que quelqu'un de profondément seul
criées d'étourneaux hier soir dans les hautes branches
les mâles cherchent les femelles sous des cieux urbains
je ne peux voir le monde qu'à partir de moi même,
c'est bien là le grand problème.
Que tu as donc bien cerné, moi quand je dis "je" c'est moi et que moi alors que je voudrais tant qu'il s'agisse de plein d'autres personnes, voire de choses non humaines ; mais ma "souffrance" d'être moi, il n'y a que moi qui la ressent.
j'ai bien conscience qu'il faut sacrément être con pour parler ainsi alors qu'il y a tant de misères et de malheur dans le monde contemporain bien autour de nous et que je suis un privilégié. mais c'est ainsi. Je changerai sans doute plus tard, quand certaines minutes seront passées
bien à toi . Marco
Cela dit, je partage l'idée que l'individualisme, dans la mesure où il fait de chacun(e) de nous un individu riche de son affirmation au monde pour mieux être aux autres, est une philosophie formidable (idéale?) qui ne doit pas être confondue avec l'égoîsme...
Maintenant, le suicide... j'sais pas, j'y pense pas. J'ai eu tellement de mal à naître (et ma mère aussi à me faire naître), j'ai eu tellement de mal à survivre à cette naissance, que je n'ai pas ce tempérament à "cracher dans la soupe" (encore que l'expression reste provocatrice): je suis irrépressiblement, infailliblement, incommensurablement du côté de la vie et je perçois que c'est une chance!
Bises à toi et à la tribu.
J'aime beaucoup l'écriture de Pascal Guignard...Dès que je croise un de ses livres ,j'ouvre ,je lis page après page,difficile de s'en arracher .
en aucun cas ici l'idée est de faire l apologie du suicide
(un sujet qui m'interesse fort depuis très longtemps)
mais bien de respecter les êtres humains qui ont choisi de partir ainsi
et le mot de Quignard sonne particulièrement juste