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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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Qu'elle me faisait peur."
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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 09:57


    De gros geais cajolent fort hauts dans les cimes et se poursuivent, faisant craquer net les branchages. Le long de l’Arc, petite rivière longeant Aix en Provence, l’automne est devenu maître ; de très vieux arbres perdent leurs feuilles dans des danses jaunes, brunes et ocre... Les feuilles des peupliers blancs, lorsqu’elles tombent du bon côté donnent l’illusion qu’un peintre a éparpillé des gouttes blanches sur la toile ; les feuilles brillent comme des nasses argentées sur un flou de camaïeu de jaune, postillons ivoirins.
    Canes et canard luttent paisiblement contre le courant en toute quiétude, au détour du chemin un héron cendré a les pieds bien posés dans l’eau et nous regarde ; à notre approche, chaque fois, il s’envolera, dévoilant sa large et belle envergure grise, pour se reposer cent mètres plus loin, le cou tendu, attendant ses proies.
    La marche sur le sol couvert de feuilles est douce, on semble marcher sur de la mousse, l’odeur des feuilles en voie de putréfaction est surette, l’humus hume bon. Les akènes et les glands perlent des arbres et trouent le silence délicatement. Quelques vieux mélèzes subitement rouges semblent malades, grillés ; ils perdent simplement leurs feuilles eux aussi. Quelle étrangeté de ramasser ces feuilles, en approchant la main, on craint de se piquer, mais les feuilles sont douces excessivement, soyeuses, cette texture est quasi irréelle, essayez-vous mêmes vous verrez. Comme un petit enfant je récolte quelques feuilles d’automne. Manquent juste les marrons de mon enfance. Chaque année on est émerveillé. Le soleil, enfin, perce le gris et la rivière s’en trouve éclairée, miroitante, moins maussade ; les feuilles de platane dorent davantage alors et tout fourmille, l’air autour, des poussières multicolores, des bruits d’eau discrets, le son des pas sur les feuilles mortes. Le silence terriblement bon de la nature éternelle.

 

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commentaires

W 27/11/2010 22:00



"les feuilles de platane dorent davantage alors et tout fourmille, l’air autour, des poussières multicolores, des bruits d’eau
discrets, le son des pas sur les feuilles mortes."


And here's the last sentence I really enjoyed;) Wonderful



W 27/11/2010 21:58



"La marche sur le sol couvert de feuilles est douce, on semble marcher sur de la mousse, l’odeur des feuilles en voie de putréfaction
est surette, l’humus hume bon. Les akènes et les glands perlent des arbres et trouent le silence délicatement. Quelques vieux mélèzes subitement rouges semblent malades (...)"


J'aime énormément ! Ce passage est très beau. Ca sonne comme du Rimbaud avec des mots de Mallarmé;) des mots qui chantent



W 27/11/2010 21:54



En revanche... je n'aime pas trop le deuxième paragraphe - il me dérange. Je ne sais pas pourquoi mais je trouve qu'il sonne faux par rapport au précédent. Ce doit être à cause des cannes et des
canards, et du héron, aussi; c'est trop terre à terre. Ca dénnote vraiment, et puis le style me plaît moins...



W 27/11/2010 21:51



"(...)de très vieux arbres perdent leurs feuilles dans des danses jaunes, brunes et ocre... Les feuilles des peupliers blancs,
lorsqu’elles tombent du bon côté donnent l’illusion qu’un peintre a jeté des gouttes blanches sur la toile ; les feuilles brillent comme des nasses argentées sur un flou de jaune, postillons
ivoirins."


On croirait entendre Rimbaud ! Il aurait pu l'écrire. J'adore !



W 27/11/2010 21:49



"De gros geais cajolent fort dans les cimes et se poursuivent, faisant craquer les branchages."


J'aime bien!



W 27/11/2010 21:45



Coucou ! Here's my pseudo, but you know me as I sent you an e-mail.


Pour commencer, ce texte est l'un de mes préférés sur ton site;). Mon cher ange est presque mis à l'honneur, car je trouve que cela sonne de manière très rimbaldienne. J'adore ! Le début surtout.



frenchpeterpan 20/11/2010 16:17



t'as raison, mais grosso modo c'était 50-50


;)



cão 20/11/2010 07:08




"Canes et canard " ??!!


d'une manière générale, c'est plutôt l'inverse : "cane et canards" !


  Sinon, je ne connaissais pas Aix-en-Provence. Belle balade d'entame
!!







frenchpeterpan 09/11/2010 08:33



si il y a des marronniers, mais pas là ...


les chataigniers eux sont plus rares, la terre n'est pas pour eux ici



if6 08/11/2010 21:19



Ah une ballade en forêt! Ainsi formulé tout me semble plus clair Je ne savais pas qu'il n'y avait pas de marrons dans le
sud (enfin de chataignes)!


 bon soir


 



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