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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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 Guillaume Apollinaire

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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
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Fernando Pessoa


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et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

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"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
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"Le sens trop précis
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" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:49

Theatreetchansons-Aix

Photographie © jean-paul Bataille

 

 

Vu l'ami Jacques samedi et dimanche derniers dans ce petit lieu minuscule (70 places) où nous nous sommes entassés dans la bonne humeur et la ferveur ; tous assez vieillissants (allons disons le)(une bonne moyenne serait 55-60 ans) ; la chaleur des amis des amis, la fraternité de ceux qui aiment cette chanson si particulière, si singulière, si généreuse...

C'est le seul endroit où sans chichi, sans souci , je vois des personnes "âgées", accepter de s'asseoir par terre, les coussins sont jetés du haut par quelques compères comme Philippe Forcioli dimanche soir (il y a deux-trois ans c'était François Morel). Il y a de la jeunesse dans tout ce public là. 

28 ans aussi que l'ami Laurent Desmurs accompagne Jacques (1984 leur première collaboration !) de ses doigts agiles, encore un grognard de plus.Pour le reste vous savez - si vous venez ici régulièrement - toute l'affection que je porte à cette chanson là et c'est peu dire. Voici un texte de Bertin qui vient à propos...

Pour les Aixois : Claude Semal (prix Jacques Douai 2012) dans 15 jours...

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Hymne


vous étiez réunis ; je vous sentais dans l’ombre
les yeux sur moi comme ceux de mille félins
amicaux, attentifs et vous étiez chacun 
plus que lui-même – ensemble plus que votre nombre ! 

vous étiez réunis ; toutes vos solitudes
prêtes à s’enflammer à l’inverse brasier 
dans l’imper gris qui brûle bien je vous voyais 
à l’arrêt d’autobus, fiévreux de lassitude 

et vous me parliez néanmoins dans le silence
vous parliez haut, vous survoliez les continents 
vous courriez loin dans les vallées tristes du temps 
sur les falaises des océans d’espérance 

vous étiez réunis dans le noir, seuls peut-être
chacun si seul, mais vos passés formant faisceaux 
on avait pour un soir repeint l’ancien vaisseau 
vous étiez beaux et généreux comme des êtres

toutes vos vies faisaient, décoré de drapeaux 
un mail, avec des fleurs aux fenêtres des âmes 
si je brûle, que ce soit comme une oriflamme
au moins, puisqu’on meurt, que ce soit comme un flambeau

je sais les vies sans joie, la patience trop longue 
les maisons sans amour et les cours sans soleil
le chagrin dérivant dans les nuits sans sommeil 
la folie qui raye la vitre comme un ongle

tout ce que vous n’osez pas dire, qui vous pèse
la foi qui n’a nulle issue, le désir d’amour 
je sais cela. or vous étiez comme la braise
qui chante et fait ce parfum d’orchestre du four

et toi tu étais morte et toi tu étais loin
le passé est un mur, l’avenir est sans porte 
oui mais il y a comme un chant sacré qui nous porte
et nous chantons l’homme inutile et l’espoir vain

et nous chantions, oh nous chantions, comme un seul homme
puisqu’il faut vivre, au mal opposons la beauté 
et s’il faut pleurer, ah que ce soit au moins comme
des hommes, dans le noir pleurant d’humanité 

je suis ce chant ! je suis toute vos voix qui montent 
cette rumeur de foule en marche au loin gonflant 
dans les sentiers de la montagne s’arrachant 
ce cavalier avec son trésor dans les fontes 

où allez-vous ? vers quelle illusion de destin ?
hommes naïfs, redescendez voyons sur terre 
on nous raillait, on nous conseillait de nous taire
et cesser de bouger nos ailes ainsi pour rien

ce soir-là, vous et moi étions l’hymne du monde
en nous ce qui vibre, ce qui vit, c’est le chant 
la révolte nous meut, l’amour lui seul nous fonde ! 
mais ce feu qui nous porte ensemble, c’est le chant 

ce soir-là, vous et moi fûmes l’hymne du monde
en nous ce qui vibre, ce qui vit, c’est le chant
oui, la révolte nous meut. oui, l’amour nous fonde
mais ce feu qui nous porte ensemble, ce feu qui nous porte
c’est le chant !

© Jacques Bertin

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commentaires

peter 01/02/2013 11:33


c'est certain flipperine ! le chant est essentiel à l'homme, comme aussi la diction et les mots qui sonnent ! bien à toi !

flipperine 30/01/2013 17:15


le chant apporte beaucoup et peut transmettre bien des messages

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