On prend un grand plaisir à lire le dernier livre de Philippe Ségur :
"écrivain (en 10 leçons)" ; c’est drôle, inventif, on suit à chaque chapitre l’évolution de l’apprenti écrivain. On rit à chaque étape, l’écriture de Ségur est efficace. Et c'est bourré
d'humour.
Comme il le dit lui-même justement, il est doué pour les titres, donc après les excellents
"Métaphysique du chien" (prix Renaudot 2002 des lycéens), "Autoportrait à l’ouvre-boite", "poétique de l’égorgeur" (livre qu'on est obligé de lire d'une traite, tellement il est bien), ou encore
"Seulement l'amour" titre plus classique et dont j'aime bien la couverture, voici "écrivain (en 10 leçons)", je vous conseille
vivement cette lecture réjouissante. Et les autres livres également...
J'ai lu récemment aussi quelque chose d'un autre écrivain qui enfant, souhaitait lui aussi devenir super-héros, mais ma mémoire défaillante m'empêche de
retrouver le livre ou l'auteur... Peut être sont ce quelques dessins aussi de Goossens, grand humoriste lui aussi ...
En cliquant sur son visage, le site de Philippe Ségur ... bonnes lectures !
Pour compléter ma collection, j’ai acheté aussi le seul recueil de
poésie qu’il a fait paraître : « Messal » (2007), du nom du lac près duquel il habite. en voici, un petit poème :
Deux mille rides polissonnes
en ribambelles qui tessonnent
claquent la langue
le ressac
mouille son ventre
monotone.
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dessin de d. Goossens
« Je lisais beaucoup de poésie à cette époque. J’avais remarqué qu’un jeune homme installé à une terrasse, absorbé dans ce genre de lecture, obtenait un certain succès
auprès des femmes. Par exemple, lire du Walt Whitman en anglais rendait les choses presque trop faciles. Et les sonnets de Shakespeare, quand j’y pense !...Mais il n’y avait pas que les
femmes ; il y avait le côté pratique. En général, la poésie se prêtait à la vie citadine, s’accommodait de petits moments creux, de quelques stations de métro, d’une file d’attente devant un
cinéma ou d’une giboulée. Tout ce qu’un roman ne voulait pas subir.
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