ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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chanson poétique

Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /2010 20:57

La poétesse Lucienne Desnoues est morte en 2004.

Elle avait épousé Jean Mougin, qui n’est autre que le fils de Norge, grand poète que chanta par exemple divinement Jeanne Moreau. Elle était aussi la petite-nièce du forgeron Desnoues que l’on découvre dans le Grand Meaulnes d’Alain Fournier.
Dès l’âge de 26 ans, elle publia sa poésie.
Une anthologie personnelle a été publiée par Acte Sud en 1998.







Les excellentes éditions EPM ont décidé en 2003 de rééditer l’album magnifique de chansons-poèmes mis en musique par Jean-Grançois Gaël et Hélène Martin, le tout chanté somptueusement par cette dernière.




    Nous reviendrons sur Hélène Martin, elle est -pour moi- et avec Colette Magny ce que l’on a fait de mieux en femmes poètes-musiciennes-interprétes. C’est une femme d’exception qui a poursuivi la grande poésie toute sa vie.
Bien sûr elle a mis Genet, Giono et Aragon en musique (et en chants) : et quels disques !! On reparlera de ceux là, de cette magnificence des chants et des musiques, des orchestrations de sa voix alto divine…

Ce disque est un petit bijou, épuisé déjà. Vous pouvez par exemple télécharger ou écouter des extraits ICI.


Dans sa chanson "Liberté femme", Hélène Martin chante aussi :

« Item à Lucienne Desnoues

Et je me souviens du jour où

L'ami Lucien

Nous présenta et ce fut bien

Le plus fameux etceterra

De l'amitié sans errata. »


    Je savais le disque de Hélène Martin chante Lucienne Desnoues : (« mes amis, mes amours » grand prix de l’académie du disque français)1968 épuisé, malgré sa réédition en 1996 puis en en 2002 par EPM. Trop petit tirage sans doute et c’est bien dommage.
Quel fut mon plaisir de trouver chez un libraire un exemplaire !

    A la première écoute, quel plaisir, cela n’a pas vieilli, je revois toute la puissance et la force d’Hélène Martin . Les poèmes de Lucienne Desnoues sont eux doux et simples.

« Matines » est par exemple, une perle dans le chant et la diction pleine de pudeur d’Hélène Martin.

Matines

O mes amours, voici le jour,
Un jour de mai qui se proclame,
Un jour, qui va tout feu tout flamme,
Durer toujours.

Voici le jour fort comme quatre
Sous sa crinière de beau temps
Voici le jour bien trop content
Pour en rabattre.

Dès qu(il pointa son museau tendre
Il eut avec lui tous les coqs,
Les platanes musclés à bloc
Pour le défendre.

C’est promis, juré, décrété,
L’eau le dit, le bronze le gronde :
Il va durer pour tout le monde
L’éternité !

Laissez s’arrêter les pendules,
C’est le jour à jamais levé,
C’est le jour J, c’est le jour V
Cœurs incrédules.

Bah ! On sait qu’il déchantera.
Midi va l’assommer sans faute.
Il glissera dans l’herbe haute,
Ce fier-à-bras.

Déjà la voix des eaux s’étouffe,
Le zèle des clochers s’éteint.
On tient à l’œil ce beau matin
Faiseur d’esbroufe.

Toute mesure et tout velours
La sûre nuit guette son heure.
Hélas, il faudra bien qu’on meurre,
O mes amours.

----------------------

Hélène Martin c'est simplement :


 Le prix du Disque de l'Académie Charles-Cros, qui couronne:

 _. une première fois en 1961, un de ses premiers 33t
 _. une seconde fois en 1973: Hélène Martin/Fine Fleur
 _. une troisième fois en 1980, le coffret "Hélène Martin chante les poètes".
 _. Le Grand Prix de l'Académie du Disque Français pour "Mes amis mes amours"
 _. Le prix de l'Humour Noir pour "Ballade de Bessie Smith"
 _. Le Prix SACEM en 1986
 _. Le prix Odette Vargues (SACEM) pour l'ensemble de son œuvre en 1988
_ .Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1986

Pour voir son site ; cliquer sur son visage


Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 10:38

bertin-comme un pays 2

 

le nouveau disque de l'ami Jacques vient donc de paraître

comme d'habitude, le coeur s'en ressent


il faut comme d'habitude laisser les mots vous pénétrer avec lenteur, pareil pour la musique et les mélodies si typiques de Bertin

et comme d'habitude il y a la voix, la voix prononçant - elle - chaque syllabe comme unique,

une diction, un chant parfaits


beaucoup de nostalgie dans ce disque :

- un beau poème sur son amie de toujours : la Loire

- la recherche de sa maison comme toujours

- l'amitié estudiantine (où je me reconnais)

- des chansons d'amour ou de souffrance

- les amies féminines indispensables

- le temps qui passe

- les livres

- le beau pays

- le passé



"Le passé", "La Loire", "Ah, vieil ami..." sont perceptibles immédiatement, d'autres chants mettront plus de temps pour vous envahir


Que peut-on dire encore de cette chanson-là qui fait ricaner tant de crétins crétinisants ?


C'est une autre chanson, c'est un autre chant, c'est de l'humanité "tout simplement", la ferveur donc, c'est différent, et bien sûr pour ce qui me concerne "bien mieux"...


à l'intérieur du disque, il y a encore à regarder : les rayonnages (une des bibliothèques de Bertin ?) : on y voit l'étiquette du Politico, acheté quand j'étais étudiant à Toulouse, moi le grand amateur de jeux ; on y voit aussi la photo de "la jeune fille blonde" - une de mes chansons préférées : c'est celle que j'ai demandée d'ailleurs à Sophie Nauleau qui devrait clore ma petite intervention sur "ça rime à quoi", un livre de poème de Pierre Emmanuel, "rien que l'amour" de Lucien Becker, l'aventure culturelle de la CGT, la fin des militants ?, le complexe du loup garou denis Duclos, pierre mauroy : Léo Lagrange, citations du président Mao, Charles de Gaulle, Jules Roy : les années déchirement etc...


...finalement peu de livres de poésies, mais beaucoup sur la culture, la politique, la dernière guerre, les luttes militantes...beaucoup de photographies de femmes...

 

bertin-comme un pays

Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /2010 16:17
a ce qui parait

En cliquant sur les vignettes ci-dessus ou ci-dessous
vous atterrissez chez l'ami Cyril C. Sarot
auteur de chansons et de divers autres textes
fort intéressants

en écrivant ses textes, il les imagine pour la plupart tout de suite en musique ; il dit que « sa » poésie ou « la » poésie c’est surtout dans la chanson qu’il la trouve : dans le lyrisme de la chanson ; rejoignant ainsi par exemple Jacques Bertin qui se plaint du mépris des élites et des universitaires pour le monde de la chanson, alors que bien très certainement il y a aussi là dans cette chanson-là des textes valant ceux de très grands poètes. Et le lyrisme, le lyrisme, oui, celui qui revient et que Mallarmé ne voulait pas, il est là aussi bien sûr dans la chanson !

Après « A c’qu’i’ paraît » (mai 2007)(15 titres),
voici donc « Les mots qui manquent » (mai 2009),
nouveau recueil “15 titres” de textes versifiés/rimés.


Et puis plein d’autres textes intéressants dans ce blog somme toute assez atypique…
Bravo l’artiste !



a ce qui parait

  « Après A c’qu’i’ paraît (mai 2007), voici Les mots qui manquent (mai 2009), nouveau recueil “15 titres” de textes versifiés/rimés. Une forme et une manière d’écrire particulières, qui invitent à la fois au sens et au son. Au rythme, à l’image et par l’image à la distance.
 
  Attention, pas n’importe laquelle : pas la distance trompeuse, pratique, frileuse, la distance fourre-tout, paravent derrière lequel on se planque pour faire comme si on disait quelque chose, mais sans jamais rien dire du tout. La distance lâche, faussaire, qui permet au contraire d’éviter soigneusement de dire quoi que ce soit. Pensez, des fois qu’on l’entendrait !
 
  Non, je veux parler de l’autre distance, la vraie, la bonne, celle qui permet de viser au plus juste, qui au lieu de la contenir participe pleinement à libérer la parole, qui par le recul et la maturation qu’elle réclame permet de se rapprocher au plus près de ce qu’on veut dire, ce qu’on veut exprimer. Qui sait aussi, au besoin, s’oublier un peu. Pour faire la place au ras-le-bol, au coup de gueule, au coup de sang. A l’approche frontale, plus franche, plus directe. Qui n’exclut pas pour autant la nuance. Et qui, si bien dosée, étrangère à la posture et à l’indignation bon marché lui est complémentaire.
 
  Bien sûr rythme, distance et image ne sont pas réservés au versifié/rimé. Versifié ou pas, rimé ou non, l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est dans l’écrit même, ce dont il témoigne, la manière de l’habiter. Dans l’arrière-plan, le fond des choses, la part de soi qu’on y engage. Dans le rapport particulier qu’on entretient à l’écriture. Et qui, pour peu qu’il soit consistant et authentique pousse à ce constat : un texte qui n’est pas, quelque-part, d’une manière ou d’une autre un lieu de rencontre n’est rien. »
 
Cyril C.Sarot
--------------------------------------------------------------------------

Lu sur le site de Cyril
ce très intéressant passage de Thoreau :


« Les masses ne s’élèvent jamais jusqu’à égaler ce qu’il y a de meilleur en elles, mais au contraire elles se dégradent jusqu’au niveau du plus bas.
 
Après tout, le champ de bataille a bien des avantages sur le salon. Il n’y a du moins pas de place pour les vanités, les cérémonies exagérées : poignées de mains, frottements de nez, qui font que l’on doute de la sincérité, mais un échange de coups aussi sérieux que rudes. Là au moins s’exhibe un des visages de l’humanité ; dans le salon, il n’y a qu’un masque.
 
Mais, après tout, un si petit morceau d’humanité ne peut satisfaire l’homme. Semblables à ces femmes de Malamocco et de Pelestrina qui, lorsque leurs maris pêchent en mer, se rendent au rivage et chantent, le soir, leurs chants aigus, jusqu’à ce qu’elles entendent, portées sur les eaux, les voix de leurs maris qui répondent, ainsi nous allons inlassablement, chantant notre stance du poème et attendant la réponse d’une âme de même essence à travers l’espace. »
 
                        Henry David Thoreau, Journal

thoreau:panneau

henry-david-thoreau
Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 09:41
    Georges Chelon a eu 67 ans (!!!) en janvier...
Que dire encore de ce grand chanteur là, oublié depuis 20 ans... et qui poursuit cependant inlassablement sa carrière d'auteur compositeur interprète.

Les disques se succèdent plus ou moins réussi, mais il y a toujours 2-3 perles qu'il faut chercher avec le tamis d'un orpailleur.

    Un voix superbe, une diction toujours aussi jeune, des chansons classiques tristes ou gaies, sérieuses ou humoristiques ; Chelon chante tout ...

    Sa discographie est impressionnante : 1 disque par an en moyenne !

1965 Père prodigue
1965 15-20 et plus...
1966 La bourse des chansons N°15
1967 Bourse des chansons N°16
1967 Bobino 67
1967 La bourse des chansons N°18
1968 15-20 et plus...
1968 Tu sais
1968 Sampa
1969 Chelon 69
1970 Vengeance
1971 Olympia 71
1972 Soirée avec
1973 Ouvrez les portes de la vie
1975 Si demain
1975 Père prodigue
1976 Faits divers
1977 Commencer à revivre
1977 Sampa, Parole, Evelyne
1979 Tous les deux comme hier
1982 Orange et citron
1982 Père prodigue
1983 Poète en l'an 2000
1986 Père prodigue
1987 Petit enfant de l'univers
1989 Poète en l'an 2000
1989 L'enfant du Liban
1990 Chercheurs d'eau
1990 Père prodigue
1991 2000 c'est demain
1991 Georges Chelon chante la Seine
1991 Georges Chelon en public
1994 L'air de rien
1995 Le cosmonaute
1997 Ballades en solitaire
1997 Ma compilation
1997 Ouvrez les portes de la vie
1998 On rêve, on rêve
1998 Morte saison
1999 Père prodigue
2000 Les portes de l'enfer
2000 L'enfant du Liban / Chercheurs d'eau
2000 Petit enfant de l'univers / Le grand dadais
2000 2000 c'est demain / L'air de rien
2000 Georges Chelon
2001 Père prodigue
2001 Morte saison
2002 Lettres ouvertes
2003 La Salopette
2003 Georges Chelon chante la Seine
2003 Chansons à part...
2004 Suppose que...
2004 Georges Chelon chante Les Fleurs du Mal / Charles Baudelaire / Volume 1
2005 L'impasse
2006 Georges Chelon chante Les Fleurs du Mal / Charles Baudelaire / Volume 2

    Prix Charles Cros en 1966 et Chevalier des Arts et Lettres en 1985...

    Il en a écrit des belles chansons, mais il y en une qui me trotte dans les oreilles très souvent et pour cause, elle s'appelle "Rimbaud", la mélodie est superbe, et ça parle de Marseille, la ville où le poète est mort mais où Chelon est né.
    C'était dans le disque
"Orange et citron"

en 1982







très belle chanson








C'est là que je suis né et, sur cette colline,
L'église qui domine m'y a vu baptisé.
C'est lendemain de fêtes, le temps fait grise mine,
Les voiles ne claquent plus, le mistral est tombé.

J'ai lu dans le journal qu'il y a cent ans à peine,
Sur un lit d'hôpital, Arthur Rimbaud souffrait,
Revenu de pays où se brisèrent ses ailes,
Échouant dans ce port, à mon âge il mourait.

Une moitié de vie suffit-elle à un homme
Pour devenir un homme et comprendre la vie?
Que, pour lui, les années qu'il espérait en somme,
N'auraient que rabâché les mêmes litanies.

Alors est-ce renaître ou bien traîner sa mort
Que de dépasser l'âge où Rimbaud a fini?
Est-ce que ce bateau ivre ancré dans le Vieux Port
Attend un capitaine ou est mort avec lui?

Par les bleus soirs d'été, j'irais par les chemins,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue.
Alors tu reviendrais pour me donner la main
Et l'on se sentirait tous les deux moins perdus.

Je veux croire aujourd'hui que des portes s'entrouvrent,
Qu'une plus longue vie aurait pu t'apporter,
Les voies que tu sentais peu à peu se découvrent,
Ce sont les ignorants qui partent les premiers.

Je lis dans le journal qu'un homme entre deux âges,
Sur les eaux du Vieux Port, a été aperçu,
Ce drôle de capitaine abordait le grand large
Sur un drôle de bateau. Tous deux ont disparu.

C'est là que je suis né et, sur cette colline,
L'église qui domine m'y a vu baptisé,
Aujourd'hui c'est la fête, le temps fait bonne mine,
Les voiles claquent au vent, le mistral s'est levé.
Par the very famous french peterpan - Publié dans : chanson poétique
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 20:42
    Il y a longtemps, j'allais un soir écouter JR Caussimon, c'était au centre culturel de Toulouse, j'étais encore étudiant.
   Il était seul avec son pianiste Roger Pouly. Une soirée superbe !
J'écrivais d'ailleurs le lendemain une nouvelle sur cette soirée. (je m'étais beaucoup intéressé à la jeune femme assez proche de moi et au croisement incessant de ses jambes, le nylon faisant ce bruit dont parle si bien Charles Denner dans "L'homme qui aimait les femmes" de Truffaut. Entre deux chansons, elle croisait ou décroisait ses jambes gainées, ce qui chaque fois mettait mes tympans en émoi. Elle avait un très beau pull, col roulée, blanc ; vous voyez parfois, j'ai bonne mémoire.
   Bref, à la fin de la soirée, j'hésitais à aller lui serrer la pince ; il était là debout, bien vertical, grand , avec un sourire adorable et un petit foulard autour du cou. En sortant de la petite salle, j'hésitais encore, car il y a bien une chose que j'abhorre : c'est déranger les gens. Il dut sentir cette hésitation et c'est lui qui fit un mouvement vers moi, dès lors, je lui tendais la main, il l'a pris chaleureusement et me la serra bien fort. Une grosse main d'ouvrier que je retrouvais plus tard dans la même poigne forte de Jacques Bertin. Incapable de parler, je sortis, heureux, la tête parfumée d'étoiles.
JR Caussimon, c'est comme Brassens, Brel, Ferré, Bertin, Hélène Martin ; il y aurait des heures à discourir sur cette chanson-là. Et puis son côté libertaire, toujours proche des "coeurs purs".
   Aujourd'hui : on ne chantera "que" ces fameux "Coeurs purs", cette magnifique chanson, si  prophétique pour tant de nous, si belle et si profondément vraie.
Encore un chef-d'oeuvre de la chanson poétique lyrique.
Merci Jean Roger !




Caussimon



Jean-Roger Caussimon
LES COEURS PURS
Paroles: Jean-Roger Caussimon, musique: Eric Robrecht, 1959



Ils ne sont pas encore amis
Des notaires et des notables
Ils ne sont pas encore admis
A dîner, le soir, à leur table
Ils ne sont pas encore polis
Comme Papa le fut toujours
Ils ne sont pas encore salis
Par les combines au jour le jour...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Ils ne sont pas encore rusés
Ni blasés d'être un peu bohèmes
Ils ne sont pas encore usés
Par le métro des matins blêmes
Ils ne sont pas encore conscrits
Bien qu'ils soient souvent "engagés"
Ils ne sont pas encore inscrits
Ni au chômage, ni aux congés...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Ils ne sont pas encore lassés
D'écouter chanter leur idole
Ils ne sont pas encore blessés
Par le Temps qui tant nous désole
Ils chantent des "songs" sur un banc
Ils n'ont pas honte de la rue
Ils ne sont pas encore perdants
Ils ne sont pas encore perdus...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...






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Si vous aimez JR Caussimon : 3 livres indispensables,  tous publiés au Castor astral
et tous intéressants  :


caussimoncastorastral

ici, une longue et belle préface de Ferré, toutes les chansons de l'ami Caussimon (119 textes)
Catherine Sauvage, Léo ferré, Philippe Clay, Mouloudji, Les Frères Jacques, Isabelle Aubret,
Serge Gainsbourg, Philippe Léotard, Dominique A et tant d'autres ont chanté ces textes-là !
A la fin du livre : un CD de 20 chansons (Caussimon : Théâtre de la ville, 1978)

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caussimoncastorastral2

ici préface de José Arthur et postface de claude Nougaro ; "la double vie"
ce sont ses mémoires (comédien et parolier, chansonnier) interrompues
en 1981, plus un très grand nombre d'illustrations
ici un CD de 27 chansons avec des enregistrements inédits ou introuvables

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caussimoncastorastral3

ici préface de son fils Raphaël : poèmes, chansons et théâtre
un CD de 22 chansons rares, inédites ou introuvables chantées par
Barbara, julien Clerc, claude Nougaro et tant d'autres...
Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 10:30
Si comme moi vous aimez la chanson non crétinisante
et que vous regrettez (parce que vous êtes comme moi un vieux con)
la vieille chanson à texte où l'interprétation et la qualité du texte
étaient aussi importantes que la musique

Bref si vous aimez "la chanson poétique" l'ami Jean-François vous prépare
tous les mercredis

dans "le temps ne fait rien à l'affaire", une spéciale "les chants des hommes"
7 émissions d'une heure avec comme fil conducteur un très grand chef d'orchestre : Jacques Bertin

très très intéressant
et très sympathique de réentendre toutes ces chansons et tous ces chanteurs qui cherchaient
une qualité dans leur interprétation
et qui se moquaient bien de la chanson industrielle et du show-biz...

Cliquez sur la banderolle

marmitefm

l'ami Jean-François aux manettes :

31285998


Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 13:22
    Jean Michel Caradec est mort dans un accident de voiture, en se dirigeant chez moi en Touraine pour rejoindre la tournée France Inter, il avait juste 35 ans , c'était cette funeste année 1981 qui vit aussi 2 mois après Caradec disparaitre Georges Brassens.

    Une voix sensible, un ton folk de ces années-là et quelques succès comme "île", "ma Bretagne quand il pleut", "la colline aux corallines", "ma petite fille de rêve" etc...

    Ces chansons étaient agréables à écouter et nul doute que Jean Michel Caradec serait devenu un grand de la chanson française sans cet accident.

    Moi, j'aime bien ses chansons à succès et j'aime bien sa voix ; mais je me souviens surtout d'une chanson très bien écrite, plutôt lue que chantée, assez atypique et finalement très moderne, très réussie.

En voici le texte (de mémoire) je pense qu'il n'y a pas d'erreur. (vieille cassette quasi inaudible). Si quelqu'un d'ailleurs pouvait m'envoyer cette chanson en mp3, il ferait un heureux. Merci :-)



à ma femme

Tu es venue des marécages où les adultes poissent l’enfance
Parée de coquillages morts et je me rappelle la danse
Septembre léchait sa blessure et l’équinoxe enflait si belle
Qu’entendre gueuler les goélands on aurait dit des hirondelles
Assassinées par des gamins fouettant l’écharpe de la dune
Et moi soupirant mes 20 ans passés depuis 40 lunes
Avec mon fils dans mes cheveux pareil à celui dans ton ventre
Et qui ne jouera que demain

Noyé dans ma nuit océane je vieillissais dans mes bouteilles
Et je crachais dedans mon crâne l’amertume amassée la veille
Si j’avais pu briser le temps je serais retourné dans ma mère
Ô marée d’algues déversée sur le trottoir gercé de vert
Lagune au bord de l’escalier où j’attendais que tu descendes
En chantant comme fait le vent sur la montagne ou sur la lande
Ô Bretagne où mon cœur a mis pour toujours l’habit de grisaille
Et qui ne connaît pas l’oubli

L’été vibre de ses chevaux tu es nue sous ta peau nuptiale
Nuptiale et nue bien après tout portent les mêmes initiales
Pourquoi pas jouer sur les mots on joue bien sur les corps des femmes
Et moi enfant cassé déjà et que l’amour sans cesse affame
Quand je dépose sur ton sein ma bouche à jamais maladive
Accouplée comme le vitrail sous la cambrure de l’ogive
C’est là que je mourrai heureux vidé de mes pluies éphémères
Qui ne savaient plus qui mouiller


Jean-Michel Caradec

extrait :
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Merci à Pascal Dumay, grand spécialiste de jm Caradec qui vient de m’envoyer le mp3 recherché
Le magnifique arrangement de cette chanson est de Jean Musy.
Allez sur le site de Pascal Dumay : www.jeanmichelcaradec.com

Par the very famous french peterpan - Publié dans : chanson poétique
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 08:33
je vous souhaite, moi aussi, comme l'ami Ferré, ni Dieu, ni maître, on vit bien mieux ainsi

une des plus belles chansons de révoltes de Ferré



Photographie M. Ginies 1984





La cigarette sans cravate
Qu'on fume à l'aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte
Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre
Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n'a peut-être
Ni Dieu ni maître

Le fardeau blême qu'on emballe
Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle
Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette
Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître

Ces bois que l'on dit de justice
Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice
Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette
Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître

Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître
Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 20:34
    Fred Hidalgo, journaliste depuis 1971, est le créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009).

Chorus vient malheureusement de s'arrêter.

    Il n'y a donc plus de revue pour défendre une "chanson de qualité", loin des dollars, de l'hyperconsommation et des plateaux télés.

    Reste un homme passionné par son métier de journaliste, et son amour des chansons et des chanteurs ; vous pouvez le rejoindre sur sicavouschante : cliquez sur le bandeau...

    Bonne nouvelle route à lui !...

Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 21:27
Ce texte, à la mémoire de mon père décédé il y a 10 jours...





mon père, l'année de ma naissance
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Le grand coup de gueule de Bernard Dimey devant la mort, le vieillissement, l'altération, la déformation, la dégradation, la flétrissure et autres déhiscences des corps...
du grand Dimey !


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Manque à vivre.


Mon Dieu, me voilà sans doute à la fin de moi-même,
à deux pas de la fin, je le sens,
je le souhaite et j’en ai peur
et je m’en réjouis d’avance comme d’un jouet tout noir inusable et superbe,
un jouet pour mon âge
que je retournerai dans tous les sens que j’aurai,
dans tous ceux que le monde aura,
dans tout ce qui continuera d’exister, de gesticuler,
de rêver dans le noir, de vivre en plein air,
de faire encore les fous, de pérorer, d’être stupide…

Ah oui, Bon Dieu, je crois qu’il sera bon de n’être
plus présent quand vous serez tous encore là
à vous démaquiller
à vous essayer les uns les autres,
à chercher péniblement du plaisir partout à toute heure
du jour, du soir, de la nuit
et dans les ruelles secrètes de la ville où tout
Se vend pour rien, où tout et rien ne sont rien que du vent…

Mon Dieu, me voilà sans doute arrivé au bord de ce
gouffre aussi vertigineux que l’intérieur de moi,
que l’intérieur perfide de cet animal que je suis,
de ce pauvre animal, en effet…
élégant peut-être autrefois mais aujourd’hui tellement
empêtré dans sa graisse.

Il est terrible, mais vraiment terrible, le jour où cette chose arrive
le jour où cette vérité vous éclate à la gueule,

il est vraiment épouvantable de se voir en pied, dans
la glace énorme du couloir et de réaliser brusquement
qu’on est moche et qu’on est gros,
qu’on est l’inverse absolument de ce qu’il aurait fallu,
l’inverse exactement de tout ce que l’on voulait,
de tout ce qu’on cherchait,
de cette admirable statue dans on traquait la
ressemblance à tous les instants décisifs, à tout prix !

Et me voilà, Mon Dieu, pas loin d’être arrivé à
l’endroit d’où je suis peut-être parti.
il aurait mieux valu rester là, je crois bien,
dans cette tiédeur où j’étais,
dans ce liquide irremplaçable…

J’ai le souffle court et le muscle amolli,
la graisse est devenue mon jardin potager,
J’y déambule à mon loisir, je m’y endors et je m’y traîne…
et je m’essouffle…

Pourquoi faut-il attendre aussi longtemps pour découvrir
le peu, le presque aussi peu qu’il fallait pour avancer
d’un pas sur cette route unique, dans une seule direction possible ?

Je suis arrivé, bête et devenu vilain, au carrefour
désolant, presque désopilant,
de cette fin prochaine qui fait aux gens de mon espèce aussi peur…
presque aussi peur que la naissance.
D’ailleurs, je verrai bien mais sans envie de voir,
de voir plus rien du tout, que l’envers de ma peau, et que le creux de ma tête,
que la forêt fragile et blanche, impénétrable et
trouble… Oui, tous ces nerfs minuscules et géants ,
tous ces nerfs comme une vaste étendue de buildings et
de HLM dans ma tête ?...
sans ascenseurs, sans transparence,
sans minuterie, sans locataires,
sans confort, sans sonnerie, sans téléphone,
sans actualité,
sans télévision, sans courrier,
sans monstres,
sans aucune espèce de monstres…

J’ai quatre vingt mille ans et j’attends encore d’être adulte,
et j’attends encore de comprendre un peu qui vous êtes
car si vous n’êtes rien, mais vraiment rien du tout, dites-le !
Mais oui, dites-le ! Que je le sache avant de partir,
que j’en sois sûr,
que je jouisse au moins de cette satisfaction…
Pouvoir me dire à moi tout seul, en confidence, que je ne m’étais pas trompé…
jamais !

Mon Dieu me voilà sans doute arrivé,
vraiment pas loin d’être rendu
rendu… C’est un vieux mot de paysans pour avouer qu’on
est fatigué, qu’on n’en peut plus, qu’on n’y peut rien,
qu’on n’y pourra plus rien,
et qu’on n’y veut plus rien pouvoir
et que disparaître d’un monde où l’on est à peine apparu
ne sera rien du tout qu’un peu de manque à vivre,
oui… comme on dit manque à perdre ou plus rien à gagner.

Bernard Dimey.


Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 09:38



Or voici que l'âge lance...
Je n'implore pas merci
Mais tandis que l'ombre avance
Il me faut dire merci
Je paye mon dû, sans attendre
Le vent me signe un acquit
Chantez ce chant , ou bien, cendre,
Qu'il soit un trésor enfoui !

Merci pour la joie ancienne
Au vieux pays fatigué
Ses plaies, ses croûtes qui saignent
Au peuple, à la peupleraie
Qui panse son mal, qui chante
Vieux pays, table dressée
Ou lourd fourgon arrêté
Plein de larmes odorantes

Merci, merci pour l'enfance
Notre histoire à pas vingt sous
Et pour la petite France
Pour les mains jointes, si doux
Pays ! La paix, la confiance
Deux mille ans de chemins creux
Les souffrances, leur souffrance
L'espoir et les gens heureux

A la jeune fille blonde
A jamais à moi mêlée
Toutes ses luttes, ses frondes
Et notre jeunesse ailée
La souffrance, la souffrance
Tous ces chagrins enterrés
Puis la sève, et tout commence
Le peuple, la peupleraie

Et la féconde révolte
La belle idée d' harmonie
Belle fille , ma récolte
Ah ! Les beaux enfants pourris
Les beaux blés, les beaux arpèges
La belle rafle de mots
Nos âmes furent de neige
Et ta tête aux chants d' oiseaux

Beau Pays, chansons anciennes
Le peuple, la peupleraie
La joie, la joie plein la plaine
Et la jeune fille en mai !


une de mes chansons préférées de mon auteur compositeur interprète préféré
bien sûr il faut en écouter le chant !
Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 09:36
Dans ce très émouvant et très réussi film de Jean Becker "Le temps qui reste" avec un formidable Albert Dupontel, il y a cette chanson qui rappelle l'osmose parfaite qui existait entre l'ami Serge Reggiani, Jean-Lou Dabadie et Alain Goraguer, un bel auteur de textes, un grand compositeur et un fantastique interprète ; on a l'impression que c'est simple et facile une belle chanson, mais non il y a derrière toute cette simplicité, un grand travail en profondeur...



très belle chanson
très bel interprète
et très beau film (et poignant) de Jean Becker





Cliquez sur l'ami Serge pour l'entendre chanter cette bien belle chanson




Serge Reggiani
LE TEMPS QUI RESTE
Paroles: Jean-Loup Dabadie, musique: Alain Goraguer, 2002


Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord?
Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 15:11
Blowin' in the wind (B. Bylan).



How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
Yes, 'n' how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?
Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly
Before they're forever banned?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l'appeliez un homme?
Oui, et combien de mers la blanche colombe doit-elle traverser
Avant de s'endormir sur le sable?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Avant d'être interdits pour toujours?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.


How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air
Avant de voir le ciel?
Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens?
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
Que beaucoup trop de gens sont morts?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien d'années une montagne peut-elle exister
Avant d'être engloutie par la mer?
Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples
Avant qu'il leur soit permis d'être libres?
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
En prétendant qu'il ne voit rien?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 01:19
à nouveau disponible
le disque hommage de Jacques Bertin

"Chez Bertin"
Changement de propriétaire
1982

12 chansons d'exception, bien sûr...

chez Velen, Nantes
Commande : ICI



1    Maintenant que la jeunesse (Aragon / Leonardi) 
2    Le temps de vivre (Gougaud / Bertola)
3    La chanson de Tessa (Giraudoux / Jaubert)
4    L'aube sur le Jardin des Plantes (Brua)
5    Noël (Bérimont / Ferré)
6    Amis soyez toujours (Vasca)
7    Syracuse (Dimey/ Salvador)
8    Stanislas (Ricet-Barrier / Lelou)
9    Les voiles du bateau (Dimey / Salvador)
10    Gennevilliers au bout du monde (Sommer)
11    A Paris dans chaque faubourg (Clair / Jaubert)
12    Les chants des hommes (Hikmet / Grassi)
Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 09:22
une chanson inédite du grand slameur
" Education nationale "
un clip sympa
cliquez sur les images


Par frenchpeterpan - Publié dans : chanson poétique
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