ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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petits "poèmes"

Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 20:58
Pierres dont c’est la raison


la raison d’être
enquillées dans un soleil cru brutal
reflètent à mon toucher leur chaleur équilibrée
sur les plages où je penche
Je lance et fais ricochets maintes fois, face au soleil

L’enfant rit et me félicite



Par frenchpeterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /2008 20:00
mes rêves luttent contre des lumières
ainsi qu'un flot furieux
l'aurore

teinte mon nez de clown

s'étale la mer de vagues
et s'immobilise pendant ses larmes

là un marin imaginaire
gobe une mouette parfaite

et s'envole...

 
Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 21:52


mes yeux brouillards grondent les vitres

où les pluies-larmes lentes rousses coulent
pour ruissellent semblables sur ton corps
corps-plume où ton pubis éclaire en mille sens

Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 11:03

c'est le vent qui s'évente

en flairant femmes et fleurs

et moi je me vautre dans tes veines

je flâne sur ta peau de feutre

à vau-l'eau tu viens et vas

dans les feintes de mes amours frêles

Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 22:31
à force d'orthographier ton corps

je suis devenu bègue

et ta coiffure aux senteurs de coing

devint ma grande cosse

où en boule "petit pois"

je revisitais notre enfance à

tous les 2

au frais végétal

Par frenchpeterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 22:16
Nacre moelleuse
à ta nuque je pose
mille baisers en prières
livides ou blêmes
mes lèvres osent
tes critères de lune

mon spleen fusant
en sombre glaise
ou nappes d’eaux
cache irritantes ces
hésitations du vivre

peintre peiné
aux funérailles
imaginées
furoncles violacés
le pus gicle en artère
contre ma bien-aimée

ta glaise blanche
ma faïence guide
mains propices
nos errements de peintres
mélange très coloré


( tu me dis : fais simple
alors
j’arrête d’écrire
relève la tête
pour
te sourire
narquoisement )
Par frenchpeterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 12:44
lunâtre poème glacé
l'eau qui dure
et glace grise
glacial poème givré
blancs cristaux
fleuve intensément gisant
et le ciel : fibrine glauque
et le temps : feuillure gelée
et mon amour : gemme
mal gérée


mon coeur est plein de gerces
et la Loire lente grasse se berce

Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 22:32
  es tu
    ma pierre
angulaire
    mon angle d'
incidence

en incise
au creux
en rein
les lombes flambent
en soleil couchant
et plage
blanc

mon angle
ma pierre
j'erre
tes rayons
incidence

Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /2007 02:24
    il reste à l'orée du soir,
du plaisir où :
les étoiles levant la tête, nuque étirée,
les bruits, la nuit venue, l'accalmie de la canicule, un souffle insignifiant comme une haleine
grillons, cigales et le vent des branchages et tant d'autres : le chien du voisin jappant sans fin sa peur du noir ou sa solitude
Sa tristesse de la chaine, de l'oubli humain, sa colère

Ou

    l'ischium dur sous la peau de cette femme nue couchée sur le côté, jambes pliées en
position fœtale, l'os est à caresser, la peau est de soie, tout est bien vivant
l'épiderme élastique provoquerait érection et rêves infinis
on souhaiterait effleurer la nuque, penchée, on étirerait les muscles endoloris
ou
les cheveux coupés courts désignent les pointes des vertèbres cervicales
comme une exhalation d'un parfum, une moelle épinière quasi amie, une exhalaison de ses odeurs toutes corporelles et imaginées, un pur délice des sens si doux ou si brutal
la violence masculine est là, prête à agir, mais les mains sont calmes

Et puis

à 22 30 h, nu, dans une chaise longue, dans la petite ombre
juste le temps de voir deux crapauds à la queue leu leu
se déplaçant en paix avec la nuit

crapaud commun / Photo de L. Scalabre
Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 20:49
Le sable
    enfonçant

Aux pieds
    bien beaux
        fait fabliaux

La mer tisse
    ocre ou noir sable
       fait rimes

ainsi : de toi, de vous
    je m'enfonce sans vous


peinture vue au château d'Azay Le Rideau
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 02:52


elles

se bercent
       se penchent
leurs bras en Rondeur
en Ovale

dessineraient
des soleils de gaze tendre
       comme des rayons
soleils infinis

une chaleur au ventre
leurs cuisses
ocreraient le vent

en salaison et
rêvants au levant


tous les corps odoreraient un temps
en moi, en vous déjà impotent

Vos chevelures feront ombre
sur des corps majestueux

Mes mains encore malhabiles
mimeront de doux adieux



"...Dans la rue rien qu'une fenêtre, les cartes battent ; dans la fenêtre la femme au sexe met son ventre en délibéré."
Antonin Artaud



Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 11:58


claire - obscure

lunaire temps au dessus

immobilité et continuité

je m'étends je m'étire je m'essouffle

je m'étire en dedans

et je sens le végétal biologique

la molécule ultime, l'ultime chemin

coléoptériste fou

mon nom à moi est là parmi le vert
Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /2007 19:48
Si
Le vent dit
Ainsi en souffles
aux brins plissés
des souffles
sur

Si
J’avais
Ou toi
Ainsi
On aurait
Aux souffles et toi

J’irai
aux pas lents
Cheminer
Sur ou
En sentes plissées
Sur toi


Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 21:40
            On s'est perdu parait-il ???
et pourtant si proches les uns des autres
fallait-il notre cécité si grande
pour tant s'ignorer ainsi
et que dire après tout
de nos lenteurs cinématographiques
            en flou dit-on "artistique"

vous vous complaisiez dans vos rôles
et je ne savais plus où vivre et qui suivre
mon frère déjà ne m'écrivait plus,
étranger de trop de frontières
moi-même j'oubliais son nom dans mes prières esseulées

mes amis se dispersaient en couples légitimes
et "heureux" vivaient enfin
c'était ceux des anciennes maisons communes
table commune table d'hôte
où ripailler réchauffait les coeurs
 
je restais à l'écran de ce film unique
durant l'entracte je les voyais passer
nettement je les voyais s'enfuir
et puis moins net
mes yeux embués
Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 03:35



3 Cyprès

petite cour où chat noir veille

où chat noir ensommeille

maison déracinée où les avions

dans leur grondement

frêles fusées

aux branches cyprès

Rouge gorge malin

Ou rien

Par the very famous french peterpan - Publié dans : petits "poèmes"
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