Vendredi 9 octobre 2009
5
09
/10
/2009
20:58
Pierres dont c’est la raison
la raison d’être
enquillées dans un soleil cru brutal
reflètent à mon toucher leur chaleur équilibrée
sur les plages où je penche
Je lance et fais ricochets maintes fois, face au soleil
L’enfant rit et me félicite
Par frenchpeterpan
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Vendredi 8 août 2008
5
08
/08
/2008
20:00
mes rêves luttent contre des lumières
ainsi qu'un flot furieux
l'aurore
teinte mon nez de clown
s'étale la mer de vagues
et s'immobilise pendant ses larmes
là un marin imaginaire
gobe une mouette parfaite
et s'envole...
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 30 juillet 2008
3
30
/07
/2008
21:52
mes yeux brouillards grondent les vitres
où les pluies-larmes lentes rousses coulent
pour ruissellent semblables sur ton corps
corps-plume où ton pubis éclaire en mille sens
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 16 juillet 2008
3
16
/07
/2008
11:03
c'est le vent qui s'évente
en flairant femmes et fleurs
et moi je me vautre dans tes veines
je flâne sur ta peau de feutre
à vau-l'eau tu viens et vas
dans les feintes de mes amours frêles
Par the very famous french peterpan
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Lundi 5 mai 2008
1
05
/05
/2008
22:31
à force d'orthographier ton corps
je suis devenu bègue
et ta coiffure aux senteurs de coing
devint ma grande cosse
où en boule "petit pois"
je revisitais notre enfance à
tous les 2
au frais végétal
Par frenchpeterpan
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Mercredi 5 mars 2008
3
05
/03
/2008
22:16
Nacre moelleuse
à ta nuque je pose
mille baisers en prières
livides ou blêmes
mes lèvres osent
tes critères de lune
mon spleen fusant
en sombre glaise
ou nappes d’eaux
cache irritantes ces
hésitations du vivre
peintre peiné
aux funérailles
imaginées
furoncles violacés
le pus gicle en artère
contre ma bien-aimée
ta glaise blanche
ma faïence guide
mains propices
nos errements de peintres
mélange très coloré
( tu me dis : fais simple
alors
j’arrête d’écrire
relève la tête
pour
te sourire
narquoisement )
Par frenchpeterpan
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Vendredi 8 février 2008
5
08
/02
/2008
12:44
lunâtre poème glacé
l'eau qui dure
et glace grise
glacial poème givré
blancs cristaux
fleuve intensément gisant
et le ciel : fibrine glauque
et le temps : feuillure gelée
et mon amour : gemme
mal gérée
mon coeur est plein de gerces
et la Loire lente grasse se berce
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 17 janvier 2008
4
17
/01
/2008
22:32
es tu
ma pierre
angulaire
mon angle d'
incidence
en incise
au creux
en rein
les lombes flambent
en soleil couchant
et plage
blanc
mon angle
ma pierre
j'erre
tes rayons
incidence
Par the very famous french peterpan
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Samedi 24 novembre 2007
6
24
/11
/2007
02:24
il reste à l'orée du soir,
du plaisir où :
les étoiles levant la tête, nuque étirée,
les bruits, la nuit venue, l'accalmie de la canicule, un souffle insignifiant comme une haleine
grillons, cigales et le vent des branchages et tant d'autres : le chien du voisin jappant sans fin sa peur du noir ou sa solitude
Sa tristesse de la chaine, de l'oubli humain, sa colère
Ou
l'ischium dur sous la peau de cette femme nue couchée sur le côté, jambes pliées en
position fœtale, l'os est à caresser, la peau est de soie, tout est bien vivant
l'épiderme élastique provoquerait érection et rêves infinis
on souhaiterait effleurer la nuque, penchée, on étirerait les muscles endoloris
ou
les cheveux coupés courts désignent les pointes des vertèbres cervicales
comme une exhalation d'un parfum, une moelle épinière quasi amie, une exhalaison de ses odeurs toutes corporelles et imaginées, un pur délice des sens si doux ou si brutal
la violence masculine est là, prête à agir, mais les mains sont calmes
Et puis
à 22 30 h, nu, dans une chaise longue, dans la petite ombre
juste le temps de voir deux crapauds à la queue leu leu
se déplaçant en paix avec la nuit
crapaud commun / Photo de L. Scalabre
Par the very famous french peterpan
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Jeudi 15 novembre 2007
4
15
/11
/2007
20:49
Le sable enfonçantAux pieds bien beaux fait fabliaux La mer tisse ocre ou noir sable fait rimesainsi : de toi, de vous je m'enfonce sans vous
peinture vue au château d'Azay Le Rideau
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 12 septembre 2007
3
12
/09
/2007
02:52
elles se bercent se penchent leurs bras en Rondeur
en Ovale dessineraient des soleils de gaze tendre comme des rayons
soleils infinis une chaleur au ventre leurs cuisses
ocreraient le vent en salaison et
rêvants au levanttous les corps odoreraient un temps en moi, en vous déjà impotent
Vos chevelures feront ombre
sur des corps majestueux Mes mains encore malhabiles
mimeront de doux adieux
"...Dans la rue rien qu'une fenêtre, les cartes battent ; dans la fenêtre la femme au sexe met son ventre en délibéré."
Antonin Artaud
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 15 juillet 2007
7
15
/07
/2007
11:58
claire - obscure
lunaire temps au dessus
immobilité et continuité
je m'étends je m'étire je m'essouffle
je m'étire en dedans
et je sens le végétal biologique
la molécule ultime, l'ultime chemin
coléoptériste fou
mon nom à moi est là parmi le vert
Par the very famous french peterpan
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Samedi 2 juin 2007
6
02
/06
/2007
19:48
Si
Le vent dit
Ainsi en souffles
aux brins plissés
des souffles
sur
Si
J’avais
Ou toi
Ainsi
On aurait
Aux souffles et toi
J’irai
aux pas lents
Cheminer
Sur ou
En sentes plissées
Sur toi
Par the very famous french peterpan
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Samedi 21 avril 2007
6
21
/04
/2007
21:40
On s'est perdu parait-il ???
et pourtant si proches les uns des autres
fallait-il notre cécité si grande
pour tant s'ignorer ainsi
et que dire après tout
de nos lenteurs cinématographiques
en flou dit-on "artistique"
vous vous complaisiez dans vos rôles
et je ne savais plus où vivre et qui suivre
mon frère déjà ne m'écrivait plus,
étranger de trop de frontières
moi-même j'oubliais son nom dans mes prières esseulées
mes amis se dispersaient en couples légitimes
et "heureux" vivaient enfin
c'était ceux des anciennes maisons communes
table commune table d'hôte
où ripailler réchauffait les coeurs
je restais à l'écran de ce film unique
durant l'entracte je les voyais passer
nettement je les voyais s'enfuir
et puis moins net
mes yeux embués
Par the very famous french peterpan
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Lundi 12 mars 2007
1
12
/03
/2007
03:35
Où
3 Cyprès
petite cour où chat noir veille
où chat noir ensommeille
maison déracinée où les avions
dans leur grondement
frêles fusées
aux branches cyprès
Rouge gorge malin
Ou rien
Par the very famous french peterpan
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