Mardi 20 décembre 2011
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/2011
09:53
tes yeux-amandiers
sont mes repères-haies
désignent en
vert
petites routes ouvertes
leur délié d'écriture
leur son froid
étincelle plurielle
âme incertaine
il y a des trêves du
regard
par où l'on fuit - heures d'amertume - :
ces silences d'iris que fausse un cil d'aiguail
maquillé de noir
l'attente de ton ventre qui se prépare
en bourgeons en fleurs en suave
sur nos bouches nos fêtes nos sueurs
je m'arrêtais et discrèt
la ville dehors grise en
fumée
au dehors la pluie faisait hernie
sur ses balcons gris
musique des gouttes et des
corps
en s'entrechoquant en accord
dermographisme des amants
un chocolat chaud sur tes lèvres tiédies
des traces rouges sur ma pâle peau
je signe des deux mains vers ton sexe beau
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Jeudi 14 juillet 2011
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13:00
Sur tes sueurs en corps, j’aurais moi aussi tempêté et rêvé si
fort
tes suints ou tes ors
aux collines aimées que tu prêtais aux hommes aimables aux paysages encombrés
Ces frissons de doigts, j’aurais rêvé là où tes bas blancs à ton sexe parlaient
Sous chaque toit, les mains d’hommes perlaient, se défaisant, te diamantant
Tes jambes furent alors mes Loire à moi à boire
Tes fumées Tes innocences Tes moires
Tes bas clairs faisaient comme feuilles au vol
Un mot d’ombrage dans les fragments d’ombres
Les soirs à l’heure des repos
On souhaitait épousseter ces taches scintillantes sur tes jambes à clé
Les ombres les ombres que lançaient tes sexes désirés, moi je voyais des clairs-obscurs
un cinéma noir et blanc, des traces de main, mais là tes bas blancs
et humant ton sexe blanc comme une grande marguerite
je bus donc au creux de ces deux bas blancs, un lait blanc comme une aube claire, dans une forêt sombre où l’eau coule dans ma bouche
grand plaisir sage des assoiffés
Tu lançais tes jambes comme des tiges électriques
Comme deux sexes supplémentaires sous tes jupes claires
Les hommes rêvaient de te posséder, mains posées aux élastiques
Cela ferait rivière sous ta robe calmement claire
Rouge ce jour comme un feu et ambre
Attirail sexué comme tu tournes et danses
Quand tu tournes et danses
Au creux de ces chemins-là
C’étaient des promesses de l’enfance
Les jambes de ma mère
dont je rêvais enfant
Des traverses embaumées par les lilas
Des sourires aux mains tendues intenses
Et puis comme l’or fane
Un soir, la musique manque
Et les courts silences pavanent
Quand de toi tout manque
J’ai dans mes souvenances
Tes deux jambes blanches
A leur jonction la stance
Que scandaient tes hanches
"la femme aux bas blancs"
Valadon 1924 et Courbet 1861
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Mardi 21 juin 2011
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11:11
j'en /
globais ta superficie totale avec mon grand diamètre
j'é /
tais l'orfèvre en tes yeux diamantés
en assuétude, en fondrière, en distance focale / foetale
nûment
je cher /
chais tes nylons, résines, polyamides / en incarnat
les pourtours de tes nombreux corps
ton sexe torii brillait
torréfaction de ta toison pubienne
smillage de tes mamelons en pulpe de doigts
ma main hési /
tait
je cherchais tes jupons artificiels
ton sexe diffusément difforme en distors à ma main carnivore
ma manne mon frêne
mon amie
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Samedi 18 juin 2011
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/06
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22:38
parce qu'ainsi tu poses
ou déposes
c'est ton corps blanc, étalé là
comme une flaque d'huile, de neige
comme du papier sale où je dois
rimer avec mes doigts
rincer le vent
nettoyer le temps
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Jeudi 11 novembre 2010
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22:35
C’était, insignifiant, que
Tout en dedans, j’ai tourné
Par, et avec ce vent, déroutant tes axes que je voulais
Puis, en toi, j’ai voulu
Dire, te dire, pour finir
Les grandes plaines vides, de mes poches
Un couple, quoi c’est donc ?
Tu dis : serre moi
Un corps inconnu, je brise, inconsciemment
Encore, les yeux montés au ciel
Retrouvant, ainsi, ces solitudes
Enfonce les pieds au sol
Je te dis : tu es l’autre
Incomplètement autre
Moi, qui, à peine, suis moi-même
Dans cette bête à deux
Que l’on veut dire fusionnelle
J’y vois deux ombres menaçantes
Claire de ton visage prêt aux larmes
Ou les nuages posés comme iris
Les grands nuages soufflés en ire
Encore, les yeux, au ciel fixés
Les beaux de tes yeux nuages
Là peut être, j’ai cru me dire Un.
Landscape with clouds de John Constable
(je trouve ce peintre remarquable et ces paysages et ces ciels de nuages m'envahissent de
joie)
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Lundi 1 novembre 2010
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envisageons ton visage comme une porte ouverte
découvrir la totalité du bon monde en nous-mêmes
les marches errantes le long des fleuves en rut
les bouches des femmes béantes belles bienfaitrices
les nuages effilés les nuages en file profonds tes yeux
et jambes fusées où s’évanouir espace fraternel
ton visage dans tes comètes fraîches glaces
dans cette peau-là l’ivresse des grands livres
ton dos en mille massages messages éduque mes doigts
creux des lombes symétrie enchanteresse
collines infinies crêtes de ton enveloppe merveilleuse
abandon à cette lumière
et fuse de tes seins parfums
des traits brillants ton ombre lèchent
où renaître dans ton ventre bombe
ferveurs d’adolescents sur ton nom à écrire
montagnes de fêtes vaginales en surbrillance
pubis barbe à papa sucrée évanescence
j’ai ton corps en ouate aux épaules boisson divine
goutte-à-goutte de tes perles d’enfance
et la source toujours la source
pour dire le commencement
L’aube qui dit son soleil rond en riant
Faiblement jaune et pâle à l’iris de mes nuits mauvaises
Bedroom painting n°31, 1973, par Tom Wesselmann (1931-2004)
extraordinaire tableau (201 cm x 262 cm) photographié au musée d'art moderne de
Grenoble
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Mardi 20 avril 2010
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enfin je polissais ton Acajou
et toi, tu aimais mon métier d' ébéniste
longeant seul tes chemins inouïs
je me perdais parmi enfants joncs et manilles
j'avais la pépie de tes corps en artifice
et de tes pênes et de tes gâches
de tes pelvis en puissant lamento
je jargonnais tes jambes-jarretelles
où ton corps en jachère prenait son printemps
en accalmie je m'affamais moi-même
de tes ornières humides et crapaudières
je me raidissais robuste et en lumière
je tressais tes oseraies de lavandine
et j'aimais de tes gras et beurres oindre
tes replis et dorures, plissements et feintes
j'ornais tes chapiteaux de magnifiques acanthes
tes portunes et étrilles fatiguaient mes jambes
je croquais un à un tous tes pépins amers
acclamés ainsi nous saluions les foules
peut-être écrivions-nous alors ainsi
enfin et pour longtemps ce que tu voulais :
un grand roman-fleuve qui lentement nous tissait
apparition du visage d'Aphrodite
S. Dali
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
18
Lundi 8 mars 2010
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05:42
Tu rirais de mon corps décomposé
en bout d’allée
parmi les hauts platanes aux feuilles recouvrant
J’étais le gisant de tes rimes
En fournaise de tes yeux clairs
Et encore
La chanson resterait la même
et son refrain oublié
Ecrivons, disais-tu
J’aurais écrit sous tes vœux
Mais nous fuirions sous des rires néfastes
Sous les attaques de la mort bien tôt
Ton jeune corps signerait pour l’éternité cyanosée
Ses appas en petite lumière en appâts
Aplats de tes peaux
Appeaux des femmes
des morts apportées

les deux photos : issues du film "AB-Normal Beauty" d'Oxide PANG
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Vendredi 22 janvier 2010
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POEME
D’AMOUR
(tableau de Van Dongen)
élégant triangle isocèle aux goûts d’irone ou saveurs
des pays mûrs
Passagèrement en toi parcourais-je tes sentes de menthe laquée
aux sonorités de matin clair mollement où ton corps assoupi
j’ai voulu construire ton sexe de moellons inouïs
retirer ta peau en dernière étrange étoffe derniers habits dernier moiré
un sourire timide
une sonatine de toi rubis en pâleur de ta peau effleurer labial en rouge peinturé
Napperon : ton sexe de mes nuits éclaircies mimée ta vulve lancéolée aux
ladies infinies
Jasmin : inciser ta peau en moi je suis lacune, trou large où perle une lactescence
Parurier de tes sens : dire un abrégé seul car ton corps est sans fin
tu fis rouge tes nageoires sexuelles aux méticuleuses faïences
tes grandes jambes en entrevoie de tous mes fantasmes gainées de cet acrylique sombre ; avec ma sonde je sonde je songe ; ton sexe intact où faire le contact…
Le contact… On réinvente ! J’avais d’abord cherché à « t’envelopper » ?
Solfier, soyeux, cette étrange garnison des cellules cutanées, mailles à étirer, tirer, étirer, tirer, étirer, tirer, étirer, je t’écartèle ; belle-de-jour, belle-de-nuit tu t’accroupis
Tertio : l’odeur surette de ton sexe ouvert, juste jus où
Où pastis réglissé jouir à fond ! adoucir ma gorge
dont le noyau provient poreux des fonds vaginaux
je ponte du parvis à l’horizon tes sèves onctueuses
vigneron actif mains violettes de trop agir, amant tonnelier
de ce beau corps que tu fis, je peux te manger en dessert de ma vie, spirale
déroule ces spectres solaires, décomposer ainsi de tout ton entier corps, toi
pour cette lumière rosée radiale à moi
obligé passage de nos sexes communiés, beau chassé de bruyère en tes sexes rouges,
l’appât du monde cosmique, aphone virée de ton corps assourdi
algues rouges carminées alors jaillissent attiédies tes mains de femme
vallée baignée bosselée de fines caresses favorablement
ton ventre cercle à mes mains circonscrit donne l’œil du monde
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
1
Dimanche 3 janvier 2010
7
03
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/2010
13:42
Une pause calmement :
Contempler cette large pâture, herbes ondées, lavures de verts dans le vent étourdi ; chevesne frivole dans ton eau de chêne ; nuages noyés en tutus romantiques ; tes ancres majestueuses où se
lit, ce regard, tes symboles, tes frasques, tes envies, tes secousses et spasmes, forêts vierges
Le paysage est beau justement, faisceau lumineux, on croit y voir un losange insoupçonné
Comme l’eau des mers bretonnes, violette aux larges rubans, oscillant, insolent aux courants tanne vigoureusement dans les lits défaits qui infusent de suprêmes
coups de corps
- en trompe l’œil -
sablés
Ce sexe sablière rempli que je râtelle envieux
Ces paupières fragilement envoûtées ombragent tes yeux et liqueur violette, liquette bleue, lavande assoupie, belle
Ton sexe – piécette heureuse –
où passagèrement je fixe, souligné au khôl, mon gros torse métathorax
buste en écusson, périple multiple des doigts, crocs, laboureurs, désirants
Pluie de sirènes gobées , nuque caramel renversée et reflets mercure en nappe autour de ton corps comme une lumière de cinéma
éperdument rêver de tes dehors, de tes dedans : de tes mondes à explorer, encore
Refluer les amères déceptions
puis périr au perron et l’entrée d’elle
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
1
Dimanche 20 septembre 2009
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/Sep
/2009
18:51
Encore de toi à dire
Car seul en moi
Le bonheur je l’ai pensé
Comme un labeur, un cas rare
Et puis : Comme pâlir
Ton sexe à polir
Tentaculaire pays que j’ai voulu mien
J’étais là parfois l’ami, parfois l’importun
En pleine quiétude
Que j’ai de toi étude
Soupesé ta légèreté, enfreint tes lois tes beautés
Quelconque Masure où vivre en toi
La vie je l’ai vu comme un
Damier
Où alternent les noirs et les blancs
Juxtaposés et sans cesse
Le questionnement
Porche inouï de toi
Ton regard apaisant
Et puis : Comme pâlir
Ton sexe à polir
Enferré
Atténué
Assombri
Puis encore comme affolement j’ai créé
De toi nous disions nous aimer
En rêve les nuits :
Visage de l’aimée
Tous ces souvenirs en masse
Au galop reviennent en nasse
Par paquets frétillants joyeux ou bruyants
Pour reprendre le questionnement
Souvenirs comme poisson sautant
Et puis comme vieillir puisque c’est l’usage
Courbes, courbes, éternels nuages
Fonds formes en souvenances
Souffrir de n’avoir pu
En l’ange que tu passais
Voir et percevoir les battants ouverts
du porche dit « bonheur » en gros scintillement
et surbrillance où j’irai m’étourdir dedans
M’ébrouer dedans
Chien insouciant du monde de devant
Enfin de crainte
Comme pâlir
Ton sexe à polir
Tu es une autre
Et je suis moi
Entre nous : le bonheur de l’inconnu
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Samedi 20 juin 2009
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C’est ma chambre qui bat ainsi des paupières
et fait chuter quelques étoiles égarées
dehors le jardin se blanchit dans un flash inventé
ma psychopathie s’en trouve tout-à-fait rassasiée.
Ainsi je n’errai plus dans ma vie hésitant à chaque carrefour
chaque changement de cap, boussole désoeuvrée
chaque horizon
Et ce sera l’heure de nouvelles découvertes
découvertes impossibles même :
celles de mes peintures intérieures (s’il en reste)
bref
bref s’enfuir de ce jardin faussé
à l’écart des grandes routes trop visibles et bruyantes, algiques
On enfantera (quand il fera beau) nos illusions d’espoir
Nos vertes fulgurations optiques, nos sens en alerte
Ces rayons porteurs amoureusement
Je te les foudroierai en ton entrecuisse à ta demande chaude
Ton grain particulier (encore ! ) s’irradiera dans sa langueur lourde
Dans le noir tu te lèveras, ton corps est ombre légère, féminin félin
tes contours : géométrie d’aliéné
tes algorithmes : à recomposer - encore -
tes secrets d’alcôve : dans les lits fusées
C’est ma chambre qui bat ainsi des paupières pour s’ouvrir enfin au monde de tous les autres
à leurs langages propres leurs gestes frénétiques leurs tics grossiers
tout-à-fait un autre monde
en quoi je suis moi ? en quoi je suis "les autres" ?
Et cette femme-univers peut-être si tôt se démasquera
Suis-je enfin devenu l’imago ? la forme finale ?
Réponds moi, fidèle …réponds !
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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Lundi 13 avril 2009
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cette
bride à ta
cheville
à ton cou dénouée
dernier rempart à tes nus
donne à ton pied faisan la grâce des
oiseaux
Reste une peau de soie à effeuiller le soir en soins
en grandes squames noires
ou pellicules de peau beauté
à t'aimer
On les ôtera en lenteur
en rimes à ta double bouche carmin
Vers ta peau simple où les grains phosphore apparaissent
en charme en désordre dans mon inconscient et nos fantasmes
dans l'inhabileté de nos doigts et de nos sens
en raison aimée du dérangement des sens
ou simplement
vers
ton
s e x e
d
e
s o i e n o i r e
Par the very famous french peterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
3
Dimanche 12 avril 2009
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12
/04
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20:00
encre verte d'un soleil plombé
vert de gris il est au ciel monté
je suis dans ton ventre ma mère
prêt à dire, rire ou pleurer
les larmes armées de tes lèvres à mes paupières posées
en rond en robe mon visage à tes genoux
j'étais de tout de toi en toi
hanté enfermé et si fou
tu disais de toi je bois
tes philtres et tout excès
l'autre enfermé de fou criait
c'était ton ami emprisonné
par le soleil perlé et en fusée
je disais : je m'éloignerais de toi
alors tu (vampire baudelairien)
montrais tes seins aux créatures affalées
monté au vent cheveux poissés
main au raphé de tes reins
écarté chagrin froissé
mal, j'exultais en vain
Dessin de Maillol
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
1
Samedi 7 mars 2009
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/2009
13:24
Ton vieux corps au sexe jaune
Je respire
Il respire
puissamment savamment lentement
Car ton sexe pubescent a des reflets d’houblon doré
l’automne à l’air libre rayons au couchant ensoleillé
c’est bouclé et soyeux comme une neige orange
et vertical au dessus pour dire encore
bref ton lieu à toi : ton visage
qu’est donc cette personne un sexe orange un visage
non il y a aussi tes mains très blanches maladives et cette peau sèche que tu graisses
tu es une autre
que peut-on dire de la connaissance d’autrui ? même d’une amante ?
on croit, on ne sait rien
définitivement tu es une autre
tous tes bras capteurs partent en corymbe
ou crochets d’insectes, phasmes, tu aimes le regard des hommes sur tes bras accrocheurs
ou âcrement
effluves lumineuses aussi ou tes sueurs
ta peau blanche ton sexe jaune je ne résumerai pas
je n’en ai pas le pouvoir
il est impossible de connaître l’autre sexe
et moi je voulais être le corailleur
de ton bassin battant largo
amplement de nouveau
de nouveau amplement
en phase, déphasé, en phase, déphasé
finalement il fallait laisser ces corps, qui sont trop loin
distants des êtres humains, distance oui
il s’agit … je veux dire : comment connaître
il n’y a pas que les mains et leurs caresses
le reste c’est le silence, ou la peur de dire, de parler
laisser les corps, oui, mais l’âme, les « personnalités »
et la langue parlante…
sont des inconnues sur les routes sombres à défricher
il n’y a pas de cohérence
une in-com-pré-hen-sion
étrangers ennemis mâle-femelle
c’est ainsi
"Cupidon triomphant" 1601 Le Caravage
Par frenchpeterpan
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Publié dans : féminins "poèmes"
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