Samedi 19 septembre 2009
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Willy Ronis, un des derniers photographes « humanistes » est mort le 11 Septembre à Paris, là où il était né. Il avait 99
ans. Cet été Arles l’avait mis à l’honneur, lui qui fut longtemps occulté par le travail de Doisneau, lui dont une des fiertés était de n’avoir jamais fait – disait-il - de « photos méchantes ».
Ses photos après la guerre, à la libération, le firent connaître, il photographiait beaucoup les gens, n’aimait pas les rues vides, était passionné par le petit peuple de Paris, les classes
populaires auxquelles il appartenait. Il fut aussi un des premiers à se considérer comme « artiste » et non pas comme un simple « presse-bouton ».
« Mes photographies présentent un visage de Paris qui pourrait – faussement – passer pour un paradis. La vie était dure, mais ces années 1950
embaumaient la liberté. On respirait après toute la douleur de la guerre. » Armé d’une mémoire fabuleuse, il était capable de commenter la plupart de ses photographies et d’en raconter les
anecdotes.
Je me souviens très bien de ma première vision des photographies de Willy Ronis, c’était au Château d’eau à Toulouse, il y a longtemps. Cette magnifique galerie où chaque mois
déboulait un photographe digne d’intérêt. Je me souviens particulièrement de ce « nu provençal » qui date de 1949. Et pour cause c’était l’affiche proposée.
Cette photographie montre bien l’excellent travail de composition de Willy Ronis « artiste » et non pas photographe instinctif des rues ; le broc, le mortier, la chaise, le
miroir sont placés idéalement comme une composition d’un peintre impressionniste, ce noir et blanc est extraordinaire et on a beau chercher, on ne trouve pas de défaut à cette mise en scène. Une
lumière aveuglante noie les arbustes dehors, éclaire un peu ce volet bizarre qui s’ouvre vers l’intérieur, puis se reflète sur le dos du modèle. Au sol, aussi, une trace du soleil.
Un chef d’œuvre photographique, et qui aurait pu être une belle toile de peintre.
Par frenchpeterpan
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Vendredi 2 novembre 2007
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Par the very famous french peterpan
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Mardi 4 septembre 2007
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Et c’est comme Bertin :
« il se lève et sa voix
étonne ses amis : on le croyait indifférent. »
Il parle fort :
« C’est la photographie d’Adams au Vietnam en ce noir et blanc
Réalisée en l’an mille neuf cent soixante huit
Il veut en parler
Il y a ce bras électrisé et ce poignard d’argent
A la tempe de celui qui disait non
Et qui pleure là, droit cependant,
Enfant humain égaré, se demandant quel jour il est
Et sans doute pourtant déjà meurtrier
Et mort déjà en noir et blanc
Exécuté par l’autre, un frère humain semble-t-il,
Humain ? il en est moins sûr …
Quand condamnera-t-on ?
Et quand pourra-t-on prier ?
Je n’espère plus rien de ces êtres humains
Je n’espère rien de tous ces dieux inventés par eux
Je ne voterai plus
Je ne rêve plus, je rêve de lui, chiffon quelques secondes plus tard
L’aura-t-on au moins enterré ?
Aura-t-on au moins passé sa main sur lui, un moment, un court instant d’empathie
Dans cette monstrueuse humanité ?
J’arrêterai ces inhumanités. »
Il dit, puis il se rassit.
On sentait qu’il allait pleurer.
SPRINGFIELD - Nguyen Ngoc Loan, le général sud-Vietnamien pris en photo en 1968 en train d'abattre froidement un prisonnier attaché est mort mardi à l'âge de 67 ans, dans sa résidence de la banlieue de Washington, des suites d'un cancer, a annoncé sa fille.Cette photo du général exécutant à bout portant le prisonnier devint une des images-choc de la guerre du Vietnam. Le photographe, Eddie Adams de l'Associated Presse, reçut le prix Pulitzer pour ce cliché qui bouleversa le monde.A l'époque, le Nguyen Ngoc Loan était le chef de la police du Sud Vietnam.L'armée du Nord-Vietnam avait lancé l'offensive du Têt un mois auparavant et Saïgon était en proie aux combats de rues, la police tentant de se débarasser des combattants Viet Cong.Après l'avoir abattu, le général avait expliqué aux journalistes américains présents sur les lieux que le prisonnier était un important capitaine Viet Cong. AFP, le 15 Juillet 1998.
Par the very famous french peterpan
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Vendredi 29 juin 2007
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"nu 1936" Photographie Edward Weston
J'aime cette photographie d'Edward Weston (vue jadis il y a très longtemps à la galerie du Château d'eau à Toulouse, c'était la photographie/affiche pour le mois de ce photographe). Elle date de1936.
Ce nu est très réussi : d'abord parce que l'on ne voit rien des trois images les moins «pudiques » d'une femme : son visage, son buste, son sexe ; c'est un nu « sans nudité » et par là même bien sûr terriblement plus sensuel et séduisant. Ensuite le cadrage est parfait, le personnage légèrement décalé à gauche, seul un pied marque la droite, émergeant, clair, d'une zone d'ombre provoquée par le tronc ; 2 ovales arrondissent la photo : les bras réunis et le sommet du crâne et les cheveux (raie au centre). Finalement les jambes belles (ah! les jambes!) sont masquées par les bras ; on ne distingue que les genoux ronds très attirants.
Enfin cette ombre et cette lumière si idéalement choisies : ce très noir à droite en haut et ce très clair en bas à gauche. Ce triangle et ces bandes noires dans un corps blanc, tout devient contraste et harmonie.
Charis Weston Wilson raconte : « qu'Edouard n'était pas très heureux de l'ombre sur le bras droit », lui même n'aimait pas trop la partie courbe des cheveux et les épingles dans les cheveux. Il se rappelle aussi du soin qu'apporta Edouard Weston à vérifier avec une grosse loupe l'absence de poils pubiens visibles sur la photographie afin que celle-ci puisse être envoyée par la poste. Autres temps, autres moeurs?
Le beau site d'Edward Weston : http://www.edward-weston.com/
Par the very famous french peterpan
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