Dimanche 30 août 2009
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22:07
Jusqu’au 27 Septembre 2009, on peut voir au Musée de Grenoble une cinquantaine de toiles d’Alex Katz, peu connu en France – c’est la première vraie
exposition qui lui soit consacré dans notre pays -, il fut cependant un des précurseurs du pop art.
Né en 1927 à New York, il expose rapidement et se montre de suite hors des courants du moment (l’expressionnisme abstrait par exemple), les mauvaises langues disent même qu’Andy
Warhol lui aurait piqué beaucoup de bonnes idées.
De nombreux portraits très simples, proches de l’image publicitaire, dans des thèmes très banals du quotidien.
« Une peinture de surface, plutôt qu’une profondeur. On retrouve chez Katz la même mélancolie que chez Edward Hopper, diffuse, qui teinte tous
les moments de la vie, jusqu’aux plus anodins.
La peinture lisse, sans effet, les compositions influencées par la photographie et le cinéma, le traitement hors échelle des visages, leur mise en page, la simplification des
formes et des plans, la réduction de la gamme colorée et le redoublement, dans certaines compositions du même sujet, tirent ces images vers une forme d’abstraction. » (extrait de la plaquette de présentation)
J’aime bien ces portraits étonnants de simplicité, voire grossiers, et ces têtes disproportionnées qui ont fait la renommée du peintre
de même ces « cut-outs » (= figures découpées) qui datent de 1959 sont très intéressantes, en particulier l’étonnant « One flight up », créant ainsi une peinture « à deux faces » ou le «
Massimo » de 1991
Massimo, 1991, cut-out
, montrant le même personnage de face et de dos, découpé et posé côte à côte ;
mais ce sont ces paysages pour moi qui sont les plus troublants , Katz ne peint qu’à la lumière du jour et peint ses toiles « en une fois » ;
un article récent du Monde parle de 3 chef d’œuvres présents à Grenoble à voir absolument, et j’agrée : en particulier ce fantastique « Forsythia », qui date de 1997, cette
grande toile, proposée seule dans une belle pièce très lumineuse, éblouit immédiatement le visiteur, peindre une telle plante est déjà une gageure, mais avec de telles vivacité et virtuosité,
c’est un chef d’œuvre. On peut rester là, assis longtemps, et on a l’impression que le vent bouge dans les branches souples du forsythia…
Forsythia, 1997, très grande toile, 5 m de long , je pense
Si vous passez par Grenoble, dépêchez-vous, vous ne le regretterez pas. En outre, ce musée est fort intéressant.
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Yellowhouse
Voici un des autres "chef d'oeuvres" : Purple Wind : 320 x 244 cm
L'article du Monde du 11 Août 2009, dithyrambique...
Par frenchpeterpan
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Dimanche 17 mai 2009
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10:34
J'ai toujours aimé les peintures de Vieira Da Silva, en particulier toutes ses
bibliothèques, ses villes, chantiers etc... ; née à Lisbonne en 1908, elle prendra la nationalité française en 1956. Elle dirigera l'école de Paris et accueillera un de mes peintres préférés
Nicolas de Stael. Elle redonnera des perspectives à cette peinture moderne qui n'en voulait plus et optera pour des dessins et peintures en patchwork, suite aux fortes influences du peintre
urugayen Joachim Torres Garcia qui l'initiera à "l'abstraction géométrique".
J'ai retrouvé en fouillant mes affaires ce petit texte charmant, adorable mélange de tubes de peinture et de surréalisme ambiant :
« Je lègue à mes amis un bleu ceruleum pour voler haut, un bleu de cobalt pour le bonheur, un bleu d'outremer pour stimuler l'esprit, un vermillon pour faire circuler le sang allègrement, un vert
mousse pour apaiser les nerfs, un jaune d'or, richesse, un violet de cobalt pour la
rêverie, une garance qui fait entendre le violoncelle, un jaune baryte science-fiction, brillance, éclat, un ocre jaune pour accepter la terre, un
vert véronèse pour la mémoire du printemps, un indigo pour pouvoir accorder l'esprit à l'orage, un
orange pour exercer la vue d'un citronnier, au loin, un jaune citron pour la grâce, un blanc, pur, pureté, terre de sienne naturelle, la
transmutation de l'or, un noir somptueux pour voir Titien, une terre d'ombre pour mieux accepter
la mélancolie noire, une terre de sienne brûlée pour le sentiment de durée. »
Vieira Da Silva
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les neuf merci de rené Char :
NEUF MERCI
POUR VIEIRA DA SILVA
I
LE PALAIS ET LES MAISONS
Paris est aujourd'hui achevé. J'y vivrai. Mon bras
ne lance plus mon âme au loin. J'appartiens.
II
DANS L'ESPACE
Le soleil volait bas, aussi bas que l'oiseau. La nuit
les éteignit tous les deux. Je les aimais.
III
C'EST BIEN ELLE
Terre de basse nuit et des harcèlements.
*
Nuit, mon feuillage et ma glèbe.
IV
LA GRILLE
Je ne suis pas seul parce que je suis abandonné.
Je suis seul parce que je suis seul, amande entre les
parois de sa closerie.
V
LES DIEUX SONT DE RETOUR
Les dieux sont de retour, compagnons. Il viennent
à l'instant de pénétrer dans cette vie ; mais la parole
qui révoque, sous la parole qui déploie, est apparue,
elle aussi, pour ensemble nous faire souffrir.
VI
ARTINE DANS L'ECHO
Notre emmêlement somptueux dans le corps de
la voie lactée, chambre au sommet pour notre couple
qui dans la nuit ailleurs se glacerait.
VII
BERCEUSE POUR CHAQUE JOUR
JUSQU'AU DERNIER
Nombreuses fois, nombre de fois,
L'homme s'endort, son corps l'éveille ;
Puis une fois, rien qu'une fois,
L'homme s'endort et perd son corps.
VIII
AUX MIENS
Je touche à l'étendue et je peux l'enflammer. Je
retiens ma largeur, je sais la déployer. Mais que vaut
le désir dans votre essaim jaloux ? Terne est le bouton
d'or sans le ton des prairies.
Lorsque vous surgirez, ma main vous requerra,
ma main, le petit monstre resté vif. Mais, à la réserve
de vous, quelle beauté ? ... quelle beauté ?
IX
LA FAUVETTE DES ROSEAUX
L'arbre le plus exposé à l'oeil du fusil n'est pas
une arbre pour son aile. La remuante est prévenue : elle
se fera muette en le traversant. La perche de saule
happée est à l'instant cédée par l'ongle de la fugitive.
Mais dans la touffe de roseaux où elle amerrit, quelles
cavatines ! C'est ici qu'elle chante. le monde entier le sait.
Eté, rivière, espaces, amants dissimulés, toute une
lune d'eau, la fauvette répète : "Libre, libre, libre,
libre
..."
Par the very famous french peterpan
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Lundi 30 mars 2009
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/2009
15:59
mon ami Yvon Saillard expose quelques toiles à Paris en
Avril
si vous passez par là allez y !
ses peintures sont de plus en plus "instructives" de notre monde vivant
et pas si désordonnées que cela
avec le temps, sa peinture prend une place
certaine
bravo à lui !
en cliquant sur son tableau : tombez sur son
site
Par frenchpeterpan
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Vendredi 20 juin 2008
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11:22
Simon Vouet
(1590-1649), encouragé par son père, brille par ses dessins ; il sera portraitiste très jeune, dès 14 ans, il est invité en Angleterre à ce titre et voyagera très jeune dans toute l’Europe.
Sa peinture très baroque et très académique plait ou ne plait pas (mélange de baroque italien et de classicisme français), il est reconnu pour avoir utilisé des couleurs vives
dans ses allégories et ses peintures religieuses (très influencé par la peinture italienne de l’époque).
Il sera nommé premier peintre du Roi (Louis XIII). Trop bien payé par le Roi, il accepta alors commande sur commande, la qualité disparut un moment, églises et châteaux se
remplirent d’oeuvres du peintre.
Par contre ses dessins me plaisent beaucoup et en particulier j’ai eu le coup de foudre pour ce pastel sur papier de sa fille Angélique (musée du Louvre) portant une colombe
symbole de pureté.
(Le département des Arts Graphiques vient de bénéficier, en 2006, d'une importante dation de quatre pastels, trois de Simon Vouet et un de Louis XIII qui fut l'élève du peintre,
comme le raconte Félibien : « Sa Majesté voulut que Vouet lui apprît à dessiner et à peindre de cette manière [le pastel] afin de pouvoir se divertir à faire les portraits de ses plus familiers
courtisans ».) Louis XIII était lui aussi grâce à Simon Vouet un habile portraitiste.
Simon Vouet, pastel vers 1635, portrait d'Angélique, sa fille
Par frenchpeterpan
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Samedi 15 septembre 2007
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15:39
une nouvelle série de toiles de mon ami Yvon Saillard
j'aime particulièrement ...
beaucoup de noir comme fond
et des espérances humaines en marionnettes
ou en "vie"
la vie humaine grouille, en fourmis
chacun pour soi
ou tous ensemble comme cet "effet de foule"
"les tarés" dit-il
que sommes-nous ?
En cliquant sur la toile, allez faire un tour chez lui, vous ne serez pas déçu
admirez aussi ce splendide cheval de trait,
seul dans sa beauté et sa majesté
Par the very famous french peterpan
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Dimanche 23 juillet 2006
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10:19
Depuis quelque temps, les musées d'Art Contemporain semblent mettre de côté la peinture "moderne" au profit de technique plus "moderne" : vidéo, ordinateur etc...
Outre que ces oeuvres la plupart du temps n'éveillent en moi qu'un ennui supplémentaire dont je n'ai nul besoin, ou au mieux un sourire, elles prennent souvent une place considérable dans les salles.
En se baladant par exemple à la Saatchi Gallery, on se rencontre que la peinture contemporaine est bien vivante, bien réelle, extrémement diversifiée, très productive, incroyablement riche. A quand la réhabilitation de la peinture dans les musées modernes ?
SAATCHI GALLERY LONDON------------------------------------------------------------
D'autre part, je suis allé voir l'exposition Cézanne à Aix en Provence ; je vous la conseille fortement, le musée Granet, si tristounet jadis a été "modernisé" et se présente maintenant comme un musée très "convenable".
La qualité des toiles (la ste victoire) est stupéfiante et l'amélioration au fil du temps des techniques picturales de Cézanne est flagrante. Non reconnu dans les milieux parisiens, Cézanne a toujours décidé de peindre "dehors", idéal pour de bonnes sensations.
On se rend compte que Cézanne a beaucoup inventé : père du cubisme ? Il est le premier aussi à avoir laissé des grandes traces de blanc, de surfaces non peintes sur ses huiles, il faisait de l'aquarelle moderne sans le savoir ; enfin sur certaines toiles, la quantité de blanc est telle et les touches de peintures ocres et vertes si menues, qu'on pense tout de suite à l'abstraction ; l'art abstrait est sans doute né avec Cézanne.
Par the very famous french peterpan
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Lundi 8 mai 2006
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11:55
Bon l'exposition "sexe et stress" de mon ami Yvon Saillard à Toulouse est terminée, mais je vous invite à regarder la vidéo très intéressante sur cet artiste peintre.
Et oui l'ami ! Il est dur parfois de vivre et je suis comme toi : étonné qu'on n'accepte pas mieux, pas plus le monde tel qu'il est - toute la philosophie de Sénèque est pourtant là - ; et c'est vrai que parfois c'est la galère d'être être. :-)
Deux mots pour définir le siècle : "Stress et sexe", titre de la nouvelle exposition de dessins et de peintures qui s'ouvre, ce vendredi, à la galerie Exprmntl. Moralisme sexuel et mysticisme religieux ont donné à l'oeil ce qu'ils ont retiré à la dent. Et l'artiste Yvon Saillard pose un regard distant mais touchant, au sens propre, nos sociétés dévoreuses d'images.(24/02/2006)
Basé sur une iconographie relevant tout autant des réflexions artistiques les plus contemporaines que d'Ed Templeton et de la scène skate graphisme, le ton est lancé. C'est un regard sur nos sociétés où, "de l'absence et de l'abstinence subie, seules les images nourrissent les esprits dans lesquels se logent les pulsions refoulées et l'insatisfaction provoquée par la surconsommation". Certains n'y verront que jet pornographique alimentant leurs propres fantasmes, d'autres y liront les expressions blasées et patientes.
A étudier, entre autres : cette scène dans un métro de capitale, où les visages fermés dévorent les publicités aguichantes, en espérant rentrer vite pour surfer sur meetic, et où, dans leur concentration, les personnes absorbées bousculent les plus faibles sans même un mot d'excuse.
Quand les images et les virtualités remplacent les mots et l'humanité, il reste alors le vide et des fragments patchworks d'une toile d'Yvon Saillard. Des poses, des poseurs, des baisers et des feutres, des huiles et des acryliques, ainsi que quelques paillettes Renaissance pour repenser l'érotisme de notre siècle prépubère avant qu'il ne se gangrène. L.M.Pour voir la vidéo
cliquez sur le bandeau
Par the very famous french peterpan
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Mercredi 29 mars 2006
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20:41
ATTENTION DERNIERS JOURS POUR LA MAGNIFIQUE EXPOSITION D'YVON SAILLARD
ARTISTE-PEINTRE TOULOUSAIN
" Stress et Sexe" , à la galerie exprmntl, 18 rue de la bourse 31000 Toulouse
Si vous êtes dans le coin allez-y !

Tableau d'Yvon Saillard ©
Par the very famous french peterpan
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