ici :

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro

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préambules

Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 13:44

boite-a-lettres

Dans ta boîte aux lettres, je me suis lové comme un petit lérot ; enceint de tes rêves, j’ai grandi en épousant la forme du récipient ; je suis devenu parallélépipédique, du coup, je ne pouvais plus en sortir, j’ai fini desséché, brûlé par les rayons du soleil ; le facteur, lui, posait ton courrier ailleurs, sinon je déchirais tout ; j’ai compris alors que tout était vain.

Gentiment, tu démontas plus tard ta boîte à lettres, puis, tel un livre, tu me rangeas dans ta bibliothèque, j’y suis toujours, une odeur de moisi parfois émane de moi-même. Mais je te vois chaque jour, j'imagine tes couleurs ainsi au gré des journées...

Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 15:22

Tu dis mon pessimisme ; et jadis, j’ai vu ton corps parader papillon ; l’aube qu’on dit claire souffrait de feux ; tes sources taries : tes renaissances en débâcle ; on avait bâché nos champs du désir ; nos doigts qui avaient fait l’amour ; tes sourires avec la confiance ; c’est loin la mer, n’est-ce pas ? Etale, comme peau nue.

Tu dis mon pessimisme ; il t’ennuie ; nous nous agaçons en cadence sur ces lacs profonds et sombres ; le couple n’est pas l’unisson du monde ; alors vieillir, n’est-ce pas ?  après les murs, derrière ; et toi que vois-tu ? Tu dis : je ne distingue rien. Seul, le silence ; seul, le noir, l’opaque ; la mort sans doute, c’est la mort que j’ai ressentie : souffle tiède dans la nuque. Couleur ombrée sur ton épaule. Un vide sans fin. Une tromperie glacée, enivrante. 

Tu dis : mon amour, on finira là, main dans la main, comme deux adolescents indécis, attristés. Puis : « l’entreprise parentale ». Puis : on vieillira, puis : je ne sais plus.

Concision, concision de la vie ? la vie : qu’est-elle ? comment vivre, quoi vivre, que vivre ? Il y a le besoin de se dire humain, le besoin d’amitié, le besoin des regards clairs. Les fagots d’incertitudes, on les posera au sol. Peut-être … mais…je ne peux me satisfaire, j’ai besoin de formes artistiques dans cette drôle de vie. Mes détours, mes déroutes salutaires.

Les artistes me font vivre.
Tu as perdu ton art subtil.
J’ai perdu ma mer proche.
Le temps va encore manquer.
Du sable, en poche, que je fais couler entre les doigts les soirs d’amertume, les soirs où je veux me déguiser en personne heureuse de vivre, c’est mon gri-gri, ce sable gris, celui de mon passé.
Les femmes des magazines donnent à rêver, mais rêver à quoi ? et elles sont trop loin, et puis les hommes se disent déçus. Et puis la chair est triste et on ne peut pas lire tous les livres et je ne peux pas parler aux étrangers ; mon pire cauchemar.
Quelle idée trop sotte cette tour de Babel ! Ces langages à jamais inconnus ! Camisoles. Incompréhensions.

 

« Tout le problème de la vie est donc le suivant : comment rompre sa propre solitude, comment communiquer avec d’autres. C’est ainsi que s’explique la persistance du mariage, de la paternité, des amitiés. Parce que, ensuite, voyons, là serait le bonheur. Pourquoi on devrait être mieux en communiquant avec un autre qu’en étant seul, est étrange. C’est peut-être seulement une illusion, la plupart du temps, on est très bien seul. Il est agréable de temps en temps d’avoir une outre où se déverser et où boire soi-même étant donné que nous demandons aux autres ce que nous avons déjà en nous. Pourquoi il ne nous suffit pas de regarder et de boire en nous-mêmes et pourquoi il nous faut nous ravoir dans les autres ? mystère. (le sexe est un incident : ce que nous en recevons est momentané et fortuit ; nous vivons quelque chose de plus secret et de plus mystérieux dont le sexe n’est qu’un signe, qu’un symbole.) »  (Cesare Pavese, le métier de vivre, 1958.)

« J’affirme la nécessité du geste d’amour. » (Jean Michel Piton)



Insatisfaction comme le non mûrissement du raisin sur les pampres violets ;

 

toi, jeune

Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 18:34

Sur le mot : je regarde
Lequel pour mon choix : le gros posé, finement sensuel, l'autre là timide ?

Là sur ma table : je regarde
J’entrevois mots et phrases
Il faut classer, réorganiser
Toujours se battre avec la syntaxe
Grammaires en guerre
Mots qui font le mur
Ponctuations en vacances

C’est la force de l’écrivain
De tout réaligner

De tout reconstituer

Puis de tout défaire

dans un éclat salutaire

Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 01:02
Il pourrait y avoir un moment ultime / celui où :
un papier journal est posé sur la braise, pendant quelques secondes, rien ne se passe, le papier est intact,
il serait encore temps de le sauver du feu, puis c’est l’embrasement soudain et définitif…
tache brune au centre, le papier lâche, puis les flammes
Il y a dans ces quelques secondes une forme d’éternité - de temps suspendu - qu’il serait souhaitable de rechercher ailleurs : à goûter peut être avant de toucher pour la première fois la peau nue de sa compagne ou de son compagnon, avant  d’ouvrir les yeux sur un paysage neuf quel qu’il soit ; ou fixant les yeux de celui ou de celle qui vous parle ; ces quelques secondes à retrouver pour fixer l’instant présent, le seul qui compte ! Le seul digne d’un quelconque intérêt…

Peinture de feu / Yves Klein
Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 11:43
autoportrait fait de moi il y a peu
je suis sur la planète NRWZ 212
proche de celle du Petit Prince
j'y cherche moi aussi
un renard à apprivoiser

Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 22:43

Tu dis : ?
tu dis...

c'est ainsi
c'est ainsi que tu dis, tu dis et puis tu tournes la tête vers moi, hésitante

en tournant la tête tu fais silence
yeux baissés

puis tu montres à nouveau ta nuque ta chevelure de dos
  et reparles

quel discours - ainsi cachée - dictes-tu moi
tu éructes des mots que j'entends à peine

ainsi je ne vois que ton dos
tu dis quoi ?
tu dis ?

je vois tes cheveux, mais ce n'est pas ta bouche
mais tourne toi donc et fais toi bavarde, mais là en questionnant mes yeux

tu t'éloignes
puis te tais

la fenêtre fait des ombres
les enfants jouent dehors dans ces vieux bacs à sable insalubres
là où je jouais moi-même jadis avec mes billes et mes coureurs cyclistes

alors moi aussi je me tourne
et en allant droit
je quitte cette pièce sans communication

d'autres diraient que je titube, mais non je m'efforce de marcher droit, mais marcher sans respirer n'aide pas et j'étouffe brutalement au fin fond du couloir tagué dans cet immeuble en décomposition
dehors je foule des feuilles mortes moitié vivantes moitié en poussières rien n'est finalement vivant dehors tout est fatigue
et c'est comme moi un monde en finition, même les beaux sons cessent, il reste alors un murmure, un brouillard, une déchirure où l'humanité elle-même ne peut rien

je n'ai plus que des photos de toi de dos
et floues
et tes longues mains, là

Par frenchpeterpan - Publié dans : préambules
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 04:13
    J’ai commencé à vivre, c'était un préambule, je le pensais...
J'imaginais qu’il ne s’agissait là que d’une "introduction", une sorte de pré-texte ; j’attends donc depuis un moment assez long, la suite…

J’ai passé la préface, les discours préliminaires, les prolégomènes et autres présentations :
J’ai mis ma vie comme un roman ouvert :
Devant ce qui s’est passé, puis les pages blanches
C’était un avant-propos, une pièce liminaire
Une notice, un prologue, une "entrée en matière"

Je suis assis ainsi maintenant en pleine introspection
en trop grande introversion,

J’attends la suite, j’ai fini l’exorde de ma vie, je dois là commencer en ce moment,tout de suite, m’ouvrir au monde extérieur, laisser passer le courant, continuer le roman, le récit, raconter l'histoire, présenter les personnages...

Mais j’entends toujours quelqu’un dire : « Et si c’était ça, la vie ? »

Par the very famous french peterpan - Publié dans : préambules
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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 10:03
Après l'introduction
le choix ?
thèse et antithèse
toujours
mais un instant, le choix se pose
à droite, à gauche ?
et l'autre vie qu'aurait été elle ?


Par the very famous french peterpan - Publié dans : préambules
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