<![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique]]> http://www.frenchpeterpan.com/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2009-07-05T09:42:39Z <![CDATA[Tu dis ?]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-33451786.html Tu dis : ? tu dis... c'est ainsi c'est ainsi que tu dis, tu dis et puis tu tournes la tête vers moi, hésitante en tournant la tête tu fais silence yeux baissés puis tu montres à nouveau ta nuque ta chevelure de dos puis tu reparles quel discours ainsi cachée dictes-tu moi tu éructes des mots que j'entends à peine ainsi je ne vois que ton dos tu dis quoi ? tu dis ? je vois tes cheveux, mais ce n'est pas ta bouche mais tourne toi donc et fais toi bavarde, mais là en questionnant mes yeux tu t'éloignes puis te tais la fenêtre fait des ombres les enfants jouent dehors dans ces vieux bacs à sable insalubres là où je jouais moi-même jadis avec mes billes et mes coureurs cyclistes alors moi aussi je me tourne et en allant droit je quitte cette pièce sans communication d'autres diraient que je titube, mais non je m'efforce de marcher droit, mais marcher sans respirer n'aide pas et j'étouffe brutalement au fin fond du couloir tagué dans cet immeuble en décomposition dehors je foule des feuilles mortes moitié vivantes moitié en poussières rien n'est finalement vivant dehors tout est fatigue et c'est comme moi un monde en finition, même les beaux sons cessent, il reste alors un murmure, un brouillard, une déchirure où l'humanité elle-même ne peut rien je n'ai plus que des photos de toi de dos et floues et tes longues mains, là ]]> fr 2009-07-04T23:15:15Z <![CDATA[Le canard en gelée]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-33450996.html dans la célèbre série "mes animaux poétiques préférés" voici LE CANARD EN GELEE (c'est mon ami) je crois que je vais commencer par la tête... ]]> fr 2009-07-04T22:25:11Z <![CDATA[je ne suis pas au top blog !]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-33450791.html Mr Over-blog m'annonce tout triste que je ne suis pas au "Top des Blog" c'est dingue ça je ne comprends pas pourquoi c'est pourtant vachement bien mon blog c'est dongue ça en tout cas je compatis aussi comme Mr Over-Blog je fais : :( : lol: ]]> fr 2009-07-04T22:20:07Z <![CDATA[mélancolie masculine]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-33164322.html « Celle que j’aime a froid… » Jacques Bertin Encore une fois, il y a la sente sombre vers les sombres hivers Les retours en arrière pour déplaire là où la solitude et mon mal se réunissent et font la fête La m é l a n c o l i e de l’être - dit-on - Aragon parlait de blondeur des blés pour tes écrins, tes mets, tes vins Il y aurait tant à dire sur ce chant de ton corps, de leurs corps Sur les perles, les rosées des chants de coqs , aubades d’or Cette valse des épidermes quand j’appuie de mon front mes doutes sur ton ventre rond Partiellement et ta voilure, ta chevelure de lin, tes galions, tes caravelles Tes bas de laine et ton teint vif, tes mains de lait des doigts qui pèlent Tes oranges en forme de seins dont j’ai sucé le goût comme un jus peint de blond, Femme univers Femme de la rue Ma belle frangine disait Ferré Tu es ma copine, dans la rue le soir, je fumais pour faire comme toi, et pour crier sur les toits que je t’aimais, aux amis pigeons éreintés Dans les ruelles, les noirs chevaux derrière moi se hâtaient pour égaler ma course vers toi, mes déraisons de toi, des fusions pulsantes sur les rythmes de tes danses et j’y croyais Et ma course était belle Au ralenti filmée Déjà la peine germée Si forte et si cruelle Toi, ma drôle de fille Peinte en lune Toi qui te maquilles avec le bleu de l’eau, le vert de l’herbe, le jaune du soleil Jupons des aubes automnales Jupons des capricieux du matin Tristes réveils à midi avec les bruits de la ville qui travaille, ô nous adorables fainéants Avoir faim, alors, réveiller, reprendre conscience de nos corps Poitrine de lait La mer calmée N’est-ce pas Léo ? saison malade Au sud de ton sexe vert oh les merveilleux nuages du centre nombrilisant de toi Oh les vergers que tu promettais, t’en souvient-il de tes pas sur les pavés luisants glissants mouillés Serrée à moi et nous avions ri Je marchais comme Dylan avec mes bottes qui me faisaient mal et toi comme Suze Rotolo On voulait devenir la pochette de « The freewhellin’ » La devenir entièrement, retrouver cette jeunesse, cet air frais Fidèles, fidèles excessivement nous étions Terriblement fiers et jeunes, magnifiquement heureux dans nos parcs à deux Glissants tels des ombres bleues Nous étions les bons sergents de cette ville-là, de ce temps-là, de ces espoirs C’est ta jeunesse qui doit faire crier Cette jeunesse dans tes yeux et ton corps adolescent maladroit hésitant Je rêvais de corps à corps violents ou de grands coups en serpette dans les âmes Et rires de femmes Et ta jupe, tes robes en résumé de ton féminin Cette forme absente de ce sexe immense Ce sexe qui manque au creux de toi qu’il faut combler Sans cartes pour s’y retrouver Perdu au cœur du problème N’y voyant rien dans ce soyeux poème Ou mensonges, encore ? mensonges affamés Mensonges faits pour tuer, pour massacrer d’un coup ce château de cartes si patiemment érigé Sarments savamment mis de côté pour un feu final Il y a si lointain si longtemps Puis ce fut le sombre, le noir, le gris sombre que je vis Et cette absence, cette terrible absence, ce moment terrible ailleurs ton regard a fui vers d’autres villes, d’autres champs J’ai perdu ces moissons là dans ce vieillissement tissulaire auprès du lit - parmi les livres - (mes compagnons de révolte, mes deuils) ce grand lit si vide de toi où tu as vécu laisse des creux où la chaleur se perd le grand trou qu’il fit en moi dont je ne pus dire que : pourquoi ? oh ces anciennes années que je vis maintenant en silence - inutiles stances - c’est comme un douloureux héritage c’est bien demain, les temps bénis ? oui ! c’est bien pour demain les temps bénis ? « où tu es bien parce que on ne nous séparera pas… » Jacques Bertin ]]> fr 2009-06-27T15:15:14Z <![CDATA[Ambrose Pierce / la rivière du Hibou et autres textes]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-20735403.html Ambrose Pierce est né en 1842 (1842-1913) au sein d’une famille miséreuse et puritaine américaine, il était le 10ième enfant d’une fratrie de 13. Il fit la guerre de sécession parmi les nordistes. Le général Sherman donna l’ordre un jour d’attaquer sous les mitrailleuses sudistes, résultat plus de 25000 morts ! Pierce s’en réchappa et quitta l’armée, capitaine, blessé à la tête, à l’âge de 23 ans. Sa vie ne devait être ensuite qu’une succession d’échecs et d’erreurs … Et pourtant, il devint l’un des éditorialistes les plus célèbres et les mieux payés (en particulier par le richissime W.R. Hearst, celui dont Orson Wells s’inspira pour « Citizen Kane »). Il possédait un humour féroce et était craint (son surnom : bitter Bierce, Bierce l’amer). Il restait pessimiste et noir, ce qui fut mal compris en 1910. Son œuvre maitresse reste : le dictionnaire du Diable avec ses 998 définitions, préfacé par Cocteau en 1955, en voici certaines : - bonheur : agréable sensation qui naît de la contemplation de la misère d’autrui. - égoïste : dénué de respect pour l’égoïsme des autres - félicitations : politesse de la jalousie - aider : faire un ingrat - politesse : la plus acceptable des hypocrisies - rire : convulsion interne, produisant une déformation des traits et accompagné de bruits inarticulés Vous connaissez sans doute cet auteur sans le savoir, c’est lui qui écrivit « la rivière du hibou » (« Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek »), Robert Enrico en fit un bien beau court métrage en noir et blanc (1962) dont on garde à l’esprit la chute brutale. C’est un auteur qui pratique humour noir acerbe et désespoir sombre, vous pourrez aussi le découvrir dans l’excellent « le club des parenticides » ou « Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek et autres nouvelles » (Libretti à 1.50 €). Ce dernier livre est un fantastique plaidoyer contre l’imbécillité de la guerre et ses horreurs : « le coup de grâce » et « Chickamauga » (en indien : « la rivière de la mort ») ne laissent pas indifférents !! « L’humour noir, c’est la politesse du désespoir » disait Boris Vian. La mort de Bierce demeure aussi un mystère, en 1913 il décide de partir en Amérique du Sud (à 71 ans !), à la rencontre des armées de Pancho Villa qu’il veut rejoindre, on perd sa trace à ce moment ; pour beaucoup cette fuite mexicaine sonnait comme un suicide caché. « être un gringo à Mexico, c’est comme l’euthanasie » écrivit-il dans une de ses toutes dernières lettres. Bonne lecture.]]> fr 2009-06-23T08:54:58Z <![CDATA[la chambre, le noir]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-2935576.html C’est ma chambre qui bat ainsi des paupières et fait chuter quelques étoiles égarées dehors le jardin se blanchit dans un flash inventé ma psychopathie s’en trouve tout-à-fait rassasiée. Ainsi je n’errai plus dans ma vie hésitant à chaque carrefour chaque changement de cap, boussole désoeuvrée chaque horizon Et ce sera l’heure de nouvelles découvertes découvertes impossibles même : celles de mes peintures intérieures (s’il en reste) bref bref s’enfuir de ce jardin faussé à l’écart des grandes routes trop visibles et bruyantes, algiques On enfantera (quand il fera beau) nos illusions d’espoir Nos vertes fulgurations optiques, nos sens en alerte Ces rayons porteurs amoureusement Je te les foudroierai en ton entrecuisse à ta demande chaude Ton grain particulier (encore ! ) s’irradiera dans sa langueur lourde Dans le noir tu te lèveras, ton corps est ombre légère, féminin félin tes contours : géométrie d’aliéné tes algorithmes : à recomposer - encore - tes secrets d’alcôve : dans les lits fusées C’est ma chambre qui bat ainsi des paupières pour s’ouvrir enfin au monde de tous les autres à leurs langages propres leurs gestes frénétiques leurs tics grossiers tout-à-fait un autre monde en quoi je suis moi ? en quoi je suis "les autres" ? Et cette femme-univers peut-être si tôt se démasquera Suis-je enfin devenu l’imago ? la forme finale ? Réponds moi, fidèle …réponds ! Photographie de Jean Philippe Vantighem stages et formation photo en Ardèche ]]> fr 2009-06-21T11:57:12Z <![CDATA[le poète russe Sergueï Alexandrovitch Essenine]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-32779190.html à peine remis de la lecture de "La ravine" de Essenine, meilleur livre lu actuellement cettte année ex-aequo avec "La route" de Mac Carthy, je découvre les merveilleux poèmes de ce génie russe... chanceux, ces écrivains, dont les mots viennent ainsi sans hirsutisme, sans accroc, sans tromperie, l'art d'être poète devient dans le lit de leur flanc, de leur chant, de leur fleuve un art d'utopie essentielle nécessaire pour vivre ou simplement pour divaguer un peu plus loin dans l'autre passage, l'autre visage, l'autre âme bienheureux l'agencement de leurs mots ]]> fr 2009-06-17T21:15:23Z <![CDATA[mur Lennon à Prague]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-32694944.html chacun vient se faire photographier devant ce mur, pas loin de l'ambassade de France dans cette belle ville de Prague ]]> fr 2009-06-15T21:30:07Z <![CDATA[Gyula Illyès / "à travers les ruelles souillées"]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-32641166.html Ami d’Eluard et de Tzara, l’écrivain hongrois Gyula Illyès - auteur entre autres de la « Vie de Sándor Petöfi » - fut aussi un immense poète très présent à l’histoire, enraciné dans son peuple et ses misères. A travers les ruelles souillées En courant, j’atteignis la porte, Sur mon front et sur ma poitrine, Les perçant de gouttes alertes, La terreur soudain s’installa. J’inspectai le ciel et le rauque Aboiement des armes, tout comme Le pas pressé de mes comparses, Martelait mon cœur. Des étoiles Brillaient bien au-dessus de moi. Temps lointains, temps d’après l’orage Largement enrichis d’ozone, Vous dont je crois à la venue, Gardez-nous en votre mémoire Hommes et filles d’un bonheur Futur, nous qui nous faufilions A travers les ruelles souillées, Dans la dispersion et la crainte, Tendant une main hésitante Pleine d’amour à la recherche D’un chaleureux embrasement Pour qu’en naissent vos âmes fortes. ]]> fr 2009-06-14T17:45:11Z <![CDATA[.. de Villemain]]> http://www.frenchpeterpan.com/article-32595142.html " Tel est le lieu de l'écriture : un pays sans vie qui regorge d'existence. " Marc Villemain ]]> fr 2009-06-13T11:35:05Z