Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique
enfin je polissais ton Acajou
et toi, tu aimais mon métier d' ébéniste
longeant seul tes chemins inouïs
je me perdais parmi enfants joncs et manilles
j'avais la pépie de tes corps en artifice
et de tes pênes et de tes gâches
de tes pelvis en puissant lamento
je jargonnais tes jambes-jarretelles
où ton corps en jachère prenait son printemps
en accalmie je m'affamais moi-même
de tes ornières humides et crapaudières
je me raidissais robuste et en lumière
je tressais tes oseraies de lavandine
et j'aimais de tes gras et beurres oindre
tes replis et dorures, plissements et feintes
j'ornais tes chapiteaux de magnifiques acanthes
tes portunes et étrilles fatiguaient mes jambes
je croquais un à un tous tes pépins amers
acclamés ainsi nous saluions les foules
peut-être écrivions-nous alors ainsi
enfin et pour longtemps ce que tu voulais :
un grand roman-fleuve qui lentement nous tissait
apparition du visage d'Aphrodite
S. Dali
et toi, tu aimais mon métier d' ébéniste
longeant seul tes chemins inouïs
je me perdais parmi enfants joncs et manilles
j'avais la pépie de tes corps en artifice
et de tes pênes et de tes gâches
de tes pelvis en puissant lamento
je jargonnais tes jambes-jarretelles
où ton corps en jachère prenait son printemps
en accalmie je m'affamais moi-même
de tes ornières humides et crapaudières
je me raidissais robuste et en lumière
je tressais tes oseraies de lavandine
et j'aimais de tes gras et beurres oindre
tes replis et dorures, plissements et feintes
j'ornais tes chapiteaux de magnifiques acanthes
tes portunes et étrilles fatiguaient mes jambes
je croquais un à un tous tes pépins amers
acclamés ainsi nous saluions les foules
peut-être écrivions-nous alors ainsi
enfin et pour longtemps ce que tu voulais :
un grand roman-fleuve qui lentement nous tissait
apparition du visage d'AphroditeS. Dali
Mar 20 avr 2010
18 commentaires
Il y a des gens comme toi qui sont rares et ceux là sur les blogs ,on ne les rencontre pas souvent,on les lie,on les admire,on reste muet ,parfois ,sans commentaires,car que dire? C'est parfois inaccéssible ,alors on s'accroche,on lie encore et encore ,on se dit même parfois que l'on va finir par comprendre des phrases ou des mots qui nous auraient échappés. Mais on revient toujours car il y a ce petit truc que l'on appelle le talent qui nous parle de tès loin.Nat
cal - le 19/04/2006 à 12h06
chère amie Nathalie
tes commentaires sont excessifs de gentillesse ;-)
cela me fait très plaisir
du coup je t'envoie un calisson d'Aix en Provence en bisous en remerciements ;-)
tes commentaires sont excessifs de gentillesse ;-)
cela me fait très plaisir
du coup je t'envoie un calisson d'Aix en Provence en bisous en remerciements ;-)
frenchpeterpan - le 19/04/2006 à 14h14
D'abord merci pour ton com sur mon site. J'apprécie énormément.
Ensuite c'est un très très beau blog que le tiens. Simple. J'aime réellement.
Amitiés. Ghis
Ensuite c'est un très très beau blog que le tiens. Simple. J'aime réellement.
Amitiés. Ghis
Ghislain Hammer - le 19/04/2006 à 15h05
Qu'il coule ce peau-aime...
Régal
un hommage au corps de l'aimée qui parle à toutes les femmes...
Régal
un hommage au corps de l'aimée qui parle à toutes les femmes...
Russalka - le 19/04/2006 à 17h57
Oups!On les liT!et non pas ,on les lie(du verbe lier)...Bref,les calissons,c'est gentil,mais dis-moi ,Aix en Provence,il y a pire aussi...Nat
cal - le 19/04/2006 à 20h38
Je sens que tu aimes les tresses. (C'était une private joke, désolé. :')
Le roman fleuve comme nom lui va comme un gant, comme à tous tes poèmes d'ailleurs, tu vogues sur les mots comme si c'était une étendue d'eau qui s'écoule sans cesse, mécaniquement.
Bref, comme nat ou cal le dit, des fois on reste silencieux en lisant ton blog, puis d'autre fois on appuie sur message laissant l'instinct guider nos doigts sur le clavier.
Tu nous fais retrouver notre instinct, c'est inestimable. :)
Le roman fleuve comme nom lui va comme un gant, comme à tous tes poèmes d'ailleurs, tu vogues sur les mots comme si c'était une étendue d'eau qui s'écoule sans cesse, mécaniquement.
Bref, comme nat ou cal le dit, des fois on reste silencieux en lisant ton blog, puis d'autre fois on appuie sur message laissant l'instinct guider nos doigts sur le clavier.
Tu nous fais retrouver notre instinct, c'est inestimable. :)
Boddah - le 19/04/2006 à 22h50
arrêtez les amiches je suis rouge comme une pivoine habillée en coquelicot ;-)
merci ...
merci ...
frenchpeterpan - le 19/04/2006 à 23h06
Vous êtes le phénix des hôtes de ces blogs.
Renard poisseux - le 20/04/2006 à 03h56
J'ai oublié de préciser que c'était un clin d'oeil au grand Jean de La Fontaine ;-)
Renard poisseux - le 20/04/2006 à 04h01
Va voir sur mon blog ce que Jacques Castérède fait de "la Chanson du Mal Aimé".
Bises.
Bises.
Valentine
- le 21/04/2006 à 14h41
- le 21/04/2006 à 14h41