Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique
SPLEEN du passé SURREALISTE
AU-DESSUS DE LA MER
à voir
là où je suis, l’estrade vermoulue du monde éteint, sous mes bottes sales ou le repos que je pensais, et nous contemplons, dos tournés, vaste pays, un passé révolu, lisière et plainte et fracas.
méchants remous de tourbillons gras, papiers sales jaunis.
falaises, océans multiples, mélange familier
l’eau de mer boit, paisible, le sable aux couleurs claires, rejets de vagues, tendre bonne eau, limpide, flux et reflux
…/…
courtoisie de mes plaintes, odeur de pain chaud dans mes têtes, dossier érodé du monde érodé.
Je lis, je bois pour me détacher des idées de mort, ou de ruines antiques, parfumés d’embruns, d’ocres, algues pourrissantes, ou triste ou sinistre, la fin morose des vignes sauvages d’où je tenais notre vin
mes vies d’être humain, puis fœtaux membres en déclin…
derrière mon dos, il y a le verger de pommes noires et d’amertume
la vie déprécie, je disais, pour une perte de temps complexe
intimement visage infime dont mes souvenances,
la marée sombre et la robe blanche ont grisonné
au miroitement de l’embarcadère ennuyeux et les
mains entre bouées et balises, en escalier vers chemins et dunes avancées et
naviguer en s’effaçant, refusant déjà les abîmes
plonger blême dans les lieux imparfaits
définir, suivant les marques, les à-coups insatisfaits
les petites morts de trop
qu’il est ridicule le temps d’hier
une danse passée sur la plage mesquine
parcelle irréelle terrasse unique
surplomb où je peux voir « en dessous »
avec le bruit d’un silence infirme
où toute graine sonne mélancolie
oeuvre photographiée (musée Kampa à Prague)
de Magdalena Abakanovic
à voir
là où je suis, l’estrade vermoulue du monde éteint, sous mes bottes sales ou le repos que je pensais, et nous contemplons, dos tournés, vaste pays, un passé révolu, lisière et plainte et fracas.
méchants remous de tourbillons gras, papiers sales jaunis.
falaises, océans multiples, mélange familier
l’eau de mer boit, paisible, le sable aux couleurs claires, rejets de vagues, tendre bonne eau, limpide, flux et reflux
…/…
courtoisie de mes plaintes, odeur de pain chaud dans mes têtes, dossier érodé du monde érodé.
Je lis, je bois pour me détacher des idées de mort, ou de ruines antiques, parfumés d’embruns, d’ocres, algues pourrissantes, ou triste ou sinistre, la fin morose des vignes sauvages d’où je tenais notre vin
mes vies d’être humain, puis fœtaux membres en déclin…
derrière mon dos, il y a le verger de pommes noires et d’amertume
la vie déprécie, je disais, pour une perte de temps complexe
intimement visage infime dont mes souvenances,
la marée sombre et la robe blanche ont grisonné
au miroitement de l’embarcadère ennuyeux et les
mains entre bouées et balises, en escalier vers chemins et dunes avancées et
naviguer en s’effaçant, refusant déjà les abîmes
plonger blême dans les lieux imparfaits
définir, suivant les marques, les à-coups insatisfaits
les petites morts de trop
qu’il est ridicule le temps d’hier
une danse passée sur la plage mesquine
parcelle irréelle terrasse unique
surplomb où je peux voir « en dessous »
avec le bruit d’un silence infirme
où toute graine sonne mélancolie
oeuvre photographiée (musée Kampa à Prague)
de Magdalena Abakanovic
Dim 31 jan 2010
5 commentaires
corrigé !... :)
quant aux artistes j'avais noté leur nom sur un bout de papier
perdu bien sûr ...
bon dimanche
quant aux artistes j'avais noté leur nom sur un bout de papier
perdu bien sûr ...
bon dimanche
m a r c - le 22/02/2009 à 09h13
lu à haute voix ça passe mieux.
(car il y a déjà dans le titre plusieurs allusions au passé -spleen- du passé-surréaliste- pas la peine d'en rajouter avec un passé simple qui alourdit beaucoup les phrases)
bisous:)
if6 - le 22/02/2009 à 10h59
Une sorte de "spleen lucide" plus fécond que tout autre...
J'erre par là, le hasard ne me déçoit jamais...
J'erre par là, le hasard ne me déçoit jamais...
ToF' - le 09/11/2009 à 01h00
m e r c i
marc - le 09/11/2009 à 13h11
je te fais de grosses bises et te souhaite un bon weekend.
hé au fait de qui sont ces sculptures? :)