Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique

intestin du monde
dans son décours estival
ces eaux de glaciers
en perte

de grandes raies par moments
obscurcissent surfaces ou nuages

les ragondins mineurs des berges
en plein raffut
râles et poules d'eau marigots

tout en serpentine
en bord de Loire, roi, prince
les blancs peupliers peuples de peupleraies
plumes en hiver phanères dégelés

en larges épurements
épris, avide,
fleuve éploré
biologie des eaux impavides
îlots en amers ensablés

en decubitus latéral
il monte vertical
tout en extatique
mimétisme minéral
le fleuve respire sapide

il monte vertical
minijupe minière
réseau urbain uni
il fuit là à l'horizon
pile poil
il monte vertical

il finit là à l'horizon
pile poil
il monte vertical

Photo © Yann Zickler
Lun 4 jui 2011 8 commentaires
tu joue avec les mots comme le fleuve avec ses méandres!
c'est joli à égrener!
bonne journée
cocole - le 05/08/2006 à 12h30
tu mérite boucoup a dire j'ai bien aimer ton univer courage et merci ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,yassir et a++++++++++++++
yassir - le 05/08/2006 à 23h44
merci miss Merbel
bonne reprise après ces 17 années de farniente (rires) ;-)
marc - le 09/09/2007 à 09h22

C'est une bonne idée de remettre des notes déjà présentées. On les relit; on s'aperçoit qu'on n'avait pas vraiment oublié: certains mots, le "décours estival ", le decubitus latéral" - comme pour mieux démonter ce fleuve qui ne se démonte pas-,  certaines images, "épris, avide, feluve éploré,  "le fleuve respire sapide". Alors pourquoi ne pas avoir commenté ce jour-là, pourquoi ne pas avoir dit des mots tout simples, -avec ou sans verbe principal!- pour dire que c'est un très beau texte pour dire la Loire, ce fleuve mystérieux, qu'on dénommait  "non navigable" Pourquoi ne pas avoir dit à l'époque que vos mots naviguaient bien, eux!


On s'en veut parfois, de ne pas laisser de tout petits mots. Merci de donner l'occasion de réparer les pages blanches et de se jeter à l'eau!

merbel - le 08/09/2007 à 23h43
Oh la la, déjà rien que l'image qui commence... Intestin du monde
et tout est dit!
et puis ensuite ce n'est que des images qui parlent qui parlent qui chantent
les poules d'eau marigots elles me plaisent
et cette montée à l'horizon
dis moi
tu n ous avais habitué à des descriptions de la femme

une autre dimension de la chair se dévoile (sourire)
superbe poème Marco, avec cette musique des mots qui est tienne.
Viviane - le 09/09/2007 à 20h19
merci amie Viviane
j'aime la Loire
effectivement
c'est une des sources de mon enfance
marc - le 09/09/2007 à 20h25
Ce vertical si incongru

qui l'eut crue

La loire est une sauvage imprévisible
que tu as pourtant saisi ... un instant
Le bateleur - le 09/09/2007 à 22h28

Maintenant que le label Unesco tatoue


la belle rivière endiguée,


le Castor va vers


des jours heureux de repos


des crépuscules du soir à se palucher l'abdomen


avant d'attaquer les choses sérieuses : la bouffe.


 


L'odeur de la suave jusqu'au travers de nos moniteurs !


Merci, Marco !


 

jean-luc saint-marc - le 11/09/2007 à 16h39