Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique

« Les lapins, race rongeuse, se multiplient avec une rapidité  incroyable ; les poètes se multiplient encore plus vite, et pourtant ce sont des ennemis publics, une autre race de rongeurs très envahissante qui attaque sans cesse le sentiment du juste et du vrai,  pour mettre à sa place l’amour de l’ampoulé, du maniéré et du niais. »

Edmond Duranty


(lu dans l’excellent « le poète perplexe » de Jean-Michel Maulpoix, josé Corti Ed, 2002)

 

(à rapprocher des "mauvais poètes" de Kundera dont je parle dans la rubrique "théâtre")

 


 

edmond-durant-Degas

 

 

Le romancier et critique E. Duranty peint par E. Degas en 1879


Lun 9 aoû 2010 3 commentaires

Aie! quelle critique:)

pourtant si vraie. Mais les lapins ne tiennent pas de plume à la main. Et l'herbe ne peut pas écrire tout ce qu'elle voit.  Le poète lui, ça l'arrange d'avoir une plume, affutée pour la rencontre, malgré la distance parfois fait résonner ses mots. Pas souvent...

 

if6 - le 09/08/2010 à 21h34

Très judicieuse remarque, et la comparaison avec les lapins ne manque pas de sel ! J'aime aussi le portrait de son auteur...

Valentine - le 11/08/2010 à 16h44

salut Valentine !

comment ça va ? 

oui la comparaison avec les lapins est amusante

les poétes sont-ils de chauds lapins ??  :-)

marco - le 14/08/2010 à 10h18