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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

Certaines choses

Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

George Oppen



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro
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B o n j o u r !

-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 17:29
"La poésie s'écrit ..."comme on ment à un mourant et qui le sait." "
Michel Deguy

(lu dans l'excellent "Le poète perplexe" de j-m Maulpoix)
deguy.jpg
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 22:12
le vert
passa la main
sur l'épaule du jaune
qui eut un frisson mauve
---------------------------------

la pierre
n'entend
son coeur battre
que dans la pluie
---------------------------------

Le parfum
se promena nu
avec
pour tout cache-sexe
le forme
de la fleur
---------------------------------

les murs
marchaient
à plat
pour ne pas réveiller
la rue
---------------------------------

le bruit se croqua et
laissa ses dents dans
les touches du piano
---------------------------------
Malcolm De Chazal






le grand écrivain et peintre mauricien définit ainsi sa poésie :



UN DES BUTS MAJEURS

DE LA POÉSIE...


  Un des buts majeurs de la poésie est, selon moi, de créer des pentes dans les mots, d’entailler des glissières dans la langue, pour faire passer et ruisseler au dehors la sensation. La forme poétique n’est point, à mon sens — ainsi que le croient les poètes courants — un moyen d’enclaver, de retenir ou d’enchaîner la sensation, car je me sers d’autres « vases » pour cela : ma forme même d’écrire, qui n’a rien à voir avec toutes les formes de littérature usuelle, et qui rétrovase l’idée en prenant la sensation comme point de départ, et l’idée comme point d’arrivée — mon mode d’écrire est sensation pure, ma prose est corps-fleuve de sensations, et par conséquent n’a nullement besoin de contenir la sensation, parce que la sensastion est, dans ma prose, contenant, la sensation est le vase même qui véhicule l’idée que je transmets. Aussi le difficile pour moi n’a pas été de trouver des mots pour contenir la sensation dans mes phrases-fleuve de sensations, mais de faire faire passer cette sensation au lecteur afin de faire jaillir dans son cerveau les idées et les idéo-images que j’avais vue et que j’ai désiré lui transmettre par mes propres voies.
  Ma forme poétique consiste donc à couper des angles aux mots, à installer des pentes au sein de leur substance afin de faire ruisseler la sensation au dehors. Tout mon art poétique est là et consiste en cette ciselure, en ce rabotement, en ces découpages constants, en ces entaillements psychiques des mots, et qui n’ont rien à voir avec le travail de menuiserie usuel de la langue, ce machinisme des physicistes des mots que sont les poètes courants. Aussi ma prose n’est-elle pas une poésie-but mais une poésie-moyen. Ma forme poétique m’est imposée ; je n’ai pas eu le choix, parce qu’elle est l’unique moyen qui pût me mener à mes fins qui sont de transmettre au lecteur la substance-verbe de sensation, chair contenant ma pensée, moule des vérités, poésie dans la poésie, traductrice de l’invisible et des arcanes du monde surnaturel. Car comme je l’ai répété à satiété et comme je le redis encore ici, la poésie n’est nullement pour moi dans les mots, mais derrière les mots, entre les mots, entre les mots et les syllabes, et surtout dans l’indit, c’est Invisible aux yeux béants qui nous fixent et nous interpellent des tréfonds de leur spiritualité. Qui chercherait à trouver la poésie dans la forme extérieure de ma prose pourrait aussi bien « chercher » le goût du fruit en léchant sa surface. Qui ne mord pas à travers la chair de ma poésie et jusqu’à son noyau de vie surnaturelle, en saurait y voir que des caractères d’imprimerie, tout justes ayant la valeur de la bouteille d’encre qui leur donna le jour. Ma poésie n’est pas une poésie de la forme, mais une poésie du fond, et uniquement cela.
  Le corps poétique, sous ma plume, sert à créer une ouverture, un exutoire à la sensation, et non à contenir la sensation qui est déjà dans le mode d'écrire, — la sensation étant la colonne vertébrale, les vertèbres, la moelle épinière et la matière grise même de mon Verbe.
L'âme-poésie, je la mets derrière les mots, entre les mots et les syllabes, etc. Ma poésie est donc dans le côté spirituel des mots, et non pas dans leur côté physique ou dans leur sonorité. Ce qui explique admirablement chez moi cette torsion de la langue, cette chirurgie verbale, ces creux psychiques intercalés, ces lézardes, ces emboîtages, déboîtages et rémboîtages linguistiques, cette refonte architecturale constante des mots, et dont le seul but dernier est de créer des couloirs, des trous, des percées et des avenues dans les mots, pour laisser filter à travers le surnaturel, et atteindre par là l'âme du lecteur.
  On est accoutumé à dire que le poète est le voyageur qui est parti pour le Pays des Chimères. Cela est faux. Le poète est parmi les rares voyageurs d'ici-bas qui sont partis pour le Pays de la Vie, quittant le royaume des Apparences pour celui des Réalités Spirituelles, — les seules éternelles. Le poète est un réaliste dans le plus haut sens spirituel du terme.

la Vie filtrée, éd. Gallimard, 1949
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Published by the very famous french peterpan - dans mes poètes et poèmes préférés
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 11:09
Et me revoir, ainsi, ces solitaires des cafés, jamais assis, debouts accoudés au zinc, familiers du patron, discutant, familiers de débats où chacun se retrouve, comme une autre famille, une autre famille
j'étais là ainsi, à siroter quelque boisson de convenance, mon regard allait partout guettant un autre regard sur le mien, j'avais mis quelques beaux habits me préparant à l'âge adulte
là, je cherchais, je cherchais ainsi ma voie, je cherchais mon humanité dans le regard de quelques inconnus, je cherchais mon frère, je cherchais l'affection que l'on doit trouver sur cette terre dit-on
je ne cherchais pas forcément l'autre sexe mais un être humain, seulement
rompre cette solitude enfant puis adolescent, jeune adulte et ces difficultés à communiquer, ces manques d'empathie, ces idées intellectuelles, suicides idéalisés
garder cependant l'âme lycéenne, mais non devenir "sérieux"
alors je ne tintinnabulerai donc plus dans ce monde trop silencieux ?
à 30 ans on décidera de rejeter le syndrome de Peter Pan et de vivre "adulte" ou on se suicidera
et finalement tout passera en ouate, en coton amortisseur
le temps a passé comme un poing serré avec les phalanges blanches de colère, les articulations douloureuses, la peau blanche et rouge
de tout ceci , il ne savait que faire ; il n'avait jamais su réellement quoi faire...

Comme disait mon ancien ami CRM : " Il n'y a qu'une façon de se retrouver dans ce merdier carré, dans ce square world, c'est le bon vieux sentier indien, Broadway. Que le grand esprit soit remercié, il existe partout, il suffit de le trouver. Si vous savez comment on déchiffre ainsi sans faute écrivez moi, si je peux lire dans le noir. "






"Et cependant je continue à chercher
 
quelqu'un qui ne me comprendrait pas

 et que je ne comprendrais pas, car j'ai

 un besoin effrayant de fraternité."

Emile Ajar.








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Published by the very famous french peterpan - dans mes courtes nouvelles et textes
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 21:11
Soirée intellectuelle

K-White


("L'idée devient femme" - Nietzsche)


J'ai lu beaucoup de textes hindous
ces dernières années
cent ouvrages étudiés à fond
mais quand je le suis trouvé ce soir-là
près de la fille
au sari bleu
alors qu'on attendait de moi
quelque conversation brillante
je n'ai pu penser à rien d'autre
qu'au sari bleu
et à la nudité qu'il couvrait


Kenneth White

sari bleu
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 21:40
Entretien avec moi-même

« A quoi sert la poésie ?
- La poésie ne sert à rien.
- A quoi sert la vie ?
- La vie ne sert à rien.
- La vie sert à donner vie à la poésie. »

Salah Stétié
Stétié
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 09:30
I'd like to read
one of the poems
that drove me into poetry
I can't remember one line
or where to look

the same thing
happened with money
girls and late evenigs of talk

Where are the poems
that led me away
from everything I loved

to stand here
naked with the thought of finding thee.

Leonard Cohen
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:10
SPLEEN du passé SURREALISTE AU-DESSUS DE LA MER




à voir
là où je suis, l’estrade vermoulue du monde éteint, sous mes bottes sales ou le repos que je pensais, et nous contemplons, dos tournés, vaste pays, un passé révolu, lisière et plainte et  fracas.
méchants remous de tourbillons gras, papiers sales jaunis.
falaises, océans multiples, mélange familier
l’eau de mer boit, paisible, le sable aux couleurs claires, rejets de vagues, tendre bonne eau, limpide, flux et reflux
…/…
courtoisie de mes plaintes, odeur de pain chaud dans mes têtes, dossier érodé du monde érodé.
Je lis, je bois pour me détacher des idées de mort, ou de ruines antiques, parfumés d’embruns, d’ocres, algues pourrissantes, ou triste ou sinistre, la fin morose des vignes sauvages d’où je tenais notre vin
mes vies d’être humain, puis fœtaux membres en déclin…

derrière mon dos, il y a le verger de pommes noires et d’amertume
la vie déprécie, je disais, pour une perte de temps complexe
intimement visage infime dont mes souvenances,
la marée sombre et la robe blanche ont grisonné
au miroitement de l’embarcadère ennuyeux et les

mains entre bouées et balises, en escalier vers chemins et dunes avancées et
naviguer en s’effaçant, refusant déjà les abîmes
plonger blême dans les lieux imparfaits
définir, suivant les marques, les à-coups insatisfaits
les petites morts de trop

qu’il est ridicule le temps d’hier
une danse passée sur la plage mesquine
parcelle irréelle terrasse unique
surplomb où je peux voir « en dessous »

avec le bruit d’un silence infirme
où toute graine sonne mélancolie




oeuvre photographiée (musée Kampa à Prague)
de Magdalena Abakanovic

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Published by frenchpeterpan - dans spleen "poèmes"
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:02


Henri Michaux est sans conteste un de mes poètes préférés, quelqu'un de ma parentèle, un frère, un ami, un père, une borne sur ma route
c'est surtout un poète "à dire", ses poèmes se lisent, se disent, se récitent tout simplement tellement les mots viennent bien
Michel Bouquet les avait lui même dits avec une perfection divine sur un 33 tours que j'ai écouté des centaines de fois, essayant d'imiter, de reproduire le grand acteur.

On commence par "dans la nuit" / Plume / Gallimard / 1963

diction : la-nuit.mp3 la-nuit.mp3



Dans la nuit
Dans la nuit
Je me suis uni à la nuit
A la nuit sans limites
A la nuit

Mienne, belle, mienne

Nuit
Nuit de naissance
Qui m'emplit de mon cri
De mes épis.
Toi qui m'envahis
Qui fais houle houle
Qui fais houle tout autour
Et fume, es fort dense
Et mugis
Es la nuit.
Nuit qui gît, nuit implacable.
Et sa fanfare, et sa plage
Sa plage en haut, sa plage partout,
Sa plage boit, son poids est roi, et tout ploie
    sous lui
Sous lui, sous plus ténu qu'un fil
Sous la nuit
La Nuit.
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Published by the very famous french peterpan - dans dictions de Michaux et d'autres...
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 01:06
    Le théâtre m'a apporté beaucoup de satisfaction, soit de belles mises en scène, soit des textes sublimes, parfois quand les dieux s'accordaient, les deux en même temps. Je me souviens de quelques pièces exceptionnelles, comme "Faut pas payer" de Dario Fo avec un orchestre de jazz derrière, ou certains spectacles mis en scène par Patrice Chéreau, ou certaines dictions de Terzieff disant Pinter particulièrement, Molière aussi bien sûr.
    Mais une pièce qui m'avait réellement scotché sur mon siège tant elle était parfaite, c'est sans nul doute "Jacques et son maître" hommage à Denis Diderot écrit par Milan Kundera et que j'ai eu la chance de voir au théâtre des Mathurins en 1981, mis en scène par Georges Werler. Les acteurs étaient sublimes, la mise en scène intelligente et astucieuse, le texte merveilleux. Bref, du pur bonheur à l'état brut. Je me souviens en particulier d'un passage sur les poètes.  Le voici, qu'en pensez-vous ?

"Les mauvais poètes" ...

.../...
JACQUES : Monsieur, vous vouliez me dire un mot au sujet de ce poète.
LE MAITRE, encore sous le charme de l'aubergiste : Poète ?
JACQUES : Le jeune poète qui alla trouver notre maître à tous deux?
LE MAITRE  : Oui! Un jour, un jeune poète est venu chez notre maître, celui qui nous a inventés. Les poètes venaient souvent l'embêter. Les jeunes poètes sont toujours légion. Ils s'accroissent d'environ 400.000 chaque année. Rien qu'en France. Et c'est pire chez les nations moins cultivées!
JACQUES : Et qu'en fait-on? On les noie?
LE MAITRE : C'était l'usage autrefois. A Sparte, dans le bon vieux temps. Là-bas, les poètes étaient précipités dans la mer du haut de la roche aussitôt après leur naissance. Mais en notre siècle éclairé, il est permis à quiconque de vivre jusqu'à la fin de ses jours.
.../...
Donc un jour un jeune poète se présente chez notre maître et tire de sa poche un papier. "mais en voilà une surprise, dit notre maître, ce sont des vers ! - Oui, des vers, Maître, des vers de mon cru, dit le poète. Je vous prie de me dire la vérité, rien que la vérité. - Et vous avez peur de la vérité dit notre Maître ? - Non ", répondit le jeune poète d'une voix tremblante. Et notre Maître lui dit : "cher ami, non seulement il m'est démontré que vos vers ne valent pas leur pesant de merde, mais jamais vous n'en ferez de meilleurs! - C'est fâcheux, dit le jeune poète, il faudra donc que j'en fasse de mauvais toute ma vie. " Et notre Maître de répondre : "Je vous avertis, jeune poète. Ni les dieux, ni les hommes, ni les poteaux indicateurs n'ont jamais pardonné la médiocrité aux poètes! - Je le sais, dit le poète, mais je n'y peux rien, c'est une impulsion. "
JACQUES : Une quoi ?
LE MAITRE : Une impulsion. "C'est une formidable impulsion qui me pousse à écrire de mauvais vers. - Encore une fois, je vous avertis!" s'écria notre maître ; et le jeune poète lui répondit : "Je sais, Maître, que vous êtes le grand Diderot, et que je suis un mauvais poète, mais nous autres les mauvais poètes, nous sommes les plus nombreux, nous aurons toujours la majorité! L'humanité toute entière n'est composée que de mauvais poètes! Et le public, par l'esprit, par le goût, le sentiment n'est qu'une assemblée de mauvais poètes! Comment pensez-vous que de mauvais poètes pourraient offenser d'autres mauvais poètes ? Les mauvais poètes qui sont le genre humain sont fous de mauvais vers! C'est justement parce que j'écris de mauvais vers que je deviendrai un jour un grand poète consacré!"
.../...


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Published by the very famous french peterpan - dans Théâtre
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 11:19

serais-je
inhabile ?


toi dans ton corps
t'éveillerais-tu ?

dans
le monde
d'ingratitudes

 ou mordre
les nuages
en dedans

le fil
de la vie
et sa ténuité


l'immensité
des terrasses et des vignes
du monde à venir
des terrestres alentours
de la terre à mâcher
du papier chiffon de nos peaux
des fleurs animalières
de l'infinité des couleurs
ou du bruit de soie des insectes le soir

il y aurait alors à dire

dans quelle terre deviendra-t-on
habile ?

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Published by the very famous french peterpan - dans "poèmes" paysagers
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 13:22
    Jean Michel Caradec est mort dans un accident de voiture, en se dirigeant chez moi en Touraine pour rejoindre la tournée France Inter, il avait juste 35 ans , c'était cette funeste année 1981 qui vit aussi 2 mois après Caradec disparaitre Georges Brassens.

    Une voix sensible, un ton folk de ces années-là et quelques succès comme "île", "ma Bretagne quand il pleut", "la colline aux corallines", "ma petite fille de rêve" etc...

    Ces chansons étaient agréables à écouter et nul doute que Jean Michel Caradec serait devenu un grand de la chanson française sans cet accident.

    Moi, j'aime bien ses chansons à succès et j'aime bien sa voix ; mais je me souviens surtout d'une chanson très bien écrite, plutôt lue que chantée, assez atypique et finalement très moderne, très réussie.

En voici le texte (de mémoire) je pense qu'il n'y a pas d'erreur. (vieille cassette quasi inaudible). Si quelqu'un d'ailleurs pouvait m'envoyer cette chanson en mp3, il ferait un heureux. Merci :-)



à ma femme

Tu es venue des marécages où les adultes poissent l’enfance
Parée de coquillages morts et je me rappelle la danse
Septembre léchait sa blessure et l’équinoxe enflait si belle
Qu’entendre gueuler les goélands on aurait dit des hirondelles
Assassinées par des gamins fouettant l’écharpe de la dune
Et moi soupirant mes 20 ans passés depuis 40 lunes
Avec mon fils dans mes cheveux pareil à celui dans ton ventre
Et qui ne jouera que demain

Noyé dans ma nuit océane je vieillissais dans mes bouteilles
Et je crachais dedans mon crâne l’amertume amassée la veille
Si j’avais pu briser le temps je serais retourné dans ma mère
Ô marée d’algues déversée sur le trottoir gercé de vert
Lagune au bord de l’escalier où j’attendais que tu descendes
En chantant comme fait le vent sur la montagne ou sur la lande
Ô Bretagne où mon cœur a mis pour toujours l’habit de grisaille
Et qui ne connaît pas l’oubli

L’été vibre de ses chevaux tu es nue sous ta peau nuptiale
Nuptiale et nue bien après tout portent les mêmes initiales
Pourquoi pas jouer sur les mots on joue bien sur les corps des femmes
Et moi enfant cassé déjà et que l’amour sans cesse affame
Quand je dépose sur ton sein ma bouche à jamais maladive
Accouplée comme le vitrail sous la cambrure de l’ogive
C’est là que je mourrai heureux vidé de mes pluies éphémères
Qui ne savaient plus qui mouiller


Jean-Michel Caradec

extrait :
------------------------------------------------------------------------------

Merci à Pascal Dumay, grand spécialiste de jm Caradec qui vient de m’envoyer le mp3 recherché
Le magnifique arrangement de cette chanson est de Jean Musy.
Allez sur le site de Pascal Dumay : www.jeanmichelcaradec.com

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Published by the very famous french peterpan - dans chanson poétique
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 20:55
LAPS DE NUAGE


à mon père,




1

l'enregistrement se déroulait
au rythme des silences
    en cadence
tu souriais

2

j'ai souvenir de ces rues
où tu sombrais calme et nue
tu déversais en un flot de lait
tes stances de femme parfait

3

j'aime ces moments imparfaits
où le temps à peine a fait effet
et donne aux vies passées
l'irréel temps de l'imparfait
je m'endormais très nu alors en plein été
calciné

4

où près de l'été tu dansais
des mots formidables
et moi appuyé plein de fétiches posés sur mon ventre
je m'endormais
en m'extasiant
de ton
éternelle beauté

5

et sur ces pistes sableuses
je frôlais, à peine sensible
les cailloux du chemin - automobile -
comme un vrai jésus plein de beauté
mon être passait
ainsi telle une rumeur
au milieu des populations
endormies

6

j'irais marcher sur les traces des hommes
des autres hommes et je m'assoupirais
auprès de pierres sèches et d'algues vives
le soleil miroiterait sa cape
à l'ombre d'un figuier
et dans le noir des inutiles
à jamais
je m'engloutirais

7

j'ensable de souvenirs d'hier
pour ne pas les voir
devant mes yeux demain
je fais ainsi toujours
lorsque je m'ennuie la nuit en main

8

et son visage encadré de parure d'or
de poussières légères

laissait dans l'air doré
la marque des reines adorées

9

c'était la fête dans la nuit
les étoiles clignaient des yeux
l'air chaud se perdait dans mon
coeur attentif
aux cieux mouillés

10

je me souviens de ces pluies
déversant des larmes
en un flot de cuir noir
qui ruisselle
sexy tu apparaissais dans mon enfance

11

près des autoponts vertigineux
de Toulouse
je rêvais de chute
dans des poèmes ouverts
mais l'issue se fit mal
et le poème resta
incomplet
inachevé

12

se drape une mélancolie connue
l'homme triste s'avance au ralenti
  il pleure doucement envie envieux
rue des nostalgies

13

et je tangue sur les pavés tristes
de la rue St Rome
le pas sonore
le regard loin perdu
c'est dans les ruelles sombres que ça se passe

14

silences des villes qui suintent
hors des corps qui filent comme
étoiles-vitesse-force qui
dérape défile
portes s'ouvrant des amours vénéneuses

15

les nuits sont sombres dans
nos coeurs, peu de chants
peu d'amour, peu de rires
seule la vie qui dure
fait vivre
comme un étrange coma
nos désirs puissants de liberté
se sont fait la malle en beauté

16

je m'imagine rêvant n'être plus rien
un piano au loin s'attristait lentement
au-dehors le vent souffle tes reins
au-dedans le suicide bat à mon coeur rêvant

17

Blanche tournait blanche
Dans le jardin de son enfance
Le coeur barbouillé d'enfance
Et de blancheur

18

sur des sommes enfantines
paradons ainsi nos rimes
dans le soleil rayonne de violons
et pluie hors chutant droit

19

parle moi si doux
le grain de ta peau qui parlerait
une suite de notes tendres
infini de ta bouche chaude
j'ai peur d'oublier ton nom
dans les écarts du mauvais monde

20

c'est pour cela que je chante
si fort à tue-tête comme soûl
et me noyer dans le chaud dans le bon
d'un matin naissant
lentement
  de tes mains

21

les filles se bercent se penchent
leurs bras en rondeur
dessineront
des soleils de gaze tendre
avec des rayons comme des fils de soie
leurs chevelure font ombre
sur des corps majestueux

22

t'aime inversé trop tôt
pourquoi le dire
je m'inverse dans ton derrière
unique et bon

23

soupçon de vigne
enfoui au profond désir
solitude inversée
et dorée à la plage seule
moisissures

24

et encore je perds
je dors
en chemin m'endormir
m'enfouir
à jamais

25

parce que l'hiver
décolore mes yeux
je perds ma beauté
quand la neige me blanchit

26

c'est une feuille dorée
comme un petit poème doré
mais c'est ? je crois ? ton corps
doré qui se nervurise

27

dans la nuit seule isolée tu t'égares étranger
tes bottes crissent Camel fument sans cesse
seul dans Toulouse à pied mon spleen ma tristesse

28

mon chat noir d'ici est venu ce
matin se lécher les pattes sur
mon bureau il sentait fort la
rosée du matin dans son
poil noir et très froid

29

vous êtes passée grise habillée
dans la langueur de votre beauté blonde
et vos hanches libres sous la toile...
sexes frottés

30

je suis reparti vers mon passé
me refaire une petite beauté
tout ça m'a bien éclairé
soulagé

31

j'écalais des noisettes sur ton ventre nu
tu découvrais grand tes yeux noisette
un soir doux brumeux, mois tendre de
novembre

32

j'arrondissais alors ton corps
prenait la monnaie de ton sexe
et encore et encore
prenant mon temps
je t'enfouissais

33

je gueulais fort Bertin
en solitude un soir,
mariant mes mots aux siens
puis finalement je me fis des crêpes
pour ainsi je conjurais la mort

34

piranha pirate
avec ma nageoire de bois
je décidais malgré tout
alors
de bien vivre hors de toi

35

drôlesse tu étais
mais nous, nous aimions ça
tu faisais vibrer tes seins
comme des galets mauve incertains

36

je m'étais gâtifié en toi
bêtement
bête exploit
puis tu m'avais épaulé-jeté

37

j'étais donc parti
déchirant l'opaque alors de ma vie
grands morceaux d'ouate
cotons noirs ou gris
endolori enfin je m'endormis.


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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 12:56
POEME D’AMOUR

 

(tableau de Van Dongen)

 

 

 

     élégant triangle isocèle aux goûts d’irone ou saveurs des pays mûrs
Passagèrement en toi parcourais-je tes sentes de menthe laquée
aux sonorités de matin clair mollement où ton corps assoupi
j’ai voulu construire ton sexe de moellons inouïs
retirer ta peau en dernière étrange étoffe derniers habits dernier moiré
un sourire timide
une sonatine de toi rubis en pâleur de ta peau effleurer labial en rouge peinturé

 

Napperon : ton sexe de mes nuits éclaircies mimée ta vulve lancéolée aux ladies infinies
Jasmin : inciser ta peau en moi je suis lacune, trou large où perle une lactescence
Parurier de tes sens : dire un abrégé seul car ton corps est sans fin
tu fis rouge tes nageoires sexuelles aux méticuleuses faïences
tes grandes jambes en entrevoie de tous mes fantasmes gainées de cet acrylique sombre ; avec ma sonde je sonde je songe ; ton sexe intact  où faire le contact…
Le contact… On réinvente ! J’avais d’abord cherché à « t’envelopper » ?


Solfier, soyeux, cette étrange garnison des cellules cutanées, mailles à étirer, tirer, étirer, tirer, étirer, tirer, étirer, je t’écartèle ; belle-de-jour, belle-de-nuit tu t’accroupis
Tertio : l’odeur surette de ton sexe ouvert, juste jus où
    Où pastis réglissé jouir à fond ! adoucir ma gorge
dont le noyau provient poreux des fonds vaginaux
    je ponte du parvis à l’horizon tes sèves onctueuses
vigneron actif mains violettes de trop agir, amant tonnelier


de ce beau corps que tu fis, je peux te manger en dessert de ma vie, spirale déroule ces spectres solaires, décomposer ainsi de tout ton entier corps, toi
pour cette lumière rosée radiale à moi
obligé passage de nos sexes communiés, beau chassé de bruyère en tes sexes rouges,
l’appât du monde cosmique, aphone virée de ton corps assourdi
algues rouges carminées alors jaillissent attiédies tes mains de femme
vallée baignée bosselée de fines caresses favorablement
ton ventre cercle à mes mains circonscrit donne l’œil du monde

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Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:52
hervé Lesage


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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 21:26
ajonc-sousneige

thym-sousneige

ajonc en fleur, thym
sous neige

sous neige
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Published by frenchpeterpan - dans Herbier poétique
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