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  • : Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique
  • : mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...
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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

Certaines choses

Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

George Oppen



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro
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B o n j o u r !

-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 01:35
   
dans ton vers, dans tes vers, dans ton grand poème, ton grand verre

pour faire la mesure
    je n'étais souvent qu'une cheville, une inutile redondance
    un remplissage quelconque, un possible synopsis, une saynète,
un sketch, une esquisse
    donc en divertissement, concept peut-être

La couleur argentée de ta peau était comme un cliché
ma métrique se démenait en enjambement

    Je livrais mal du patois sur tes lèvres
grandes ou petites, elles étaient en rythme
Flux et reflux ordonnés
La rythmique de mes rêveries en enjouement
C'était un sonnet, une ballade ; mon engagement ;
Ma narration était naïve, toi mon énigme, mon cycle, mon art abstrait
J'errais dans tes lacunes corporelles, tes omissions de sons, d'odeurs,
Une absence comme une stance, le grand poème lyrique dont je rêvassais
Disposition rare des rimes et strophes inconnues, le merveilleux de tes surprises
Et parfois le vide devant ta jouissance de femme dont jamais je ne m'approcherais
Mon inquiétude romantique devant tes fesses lunaires, le tempo de ton bas-ventre, l'écrin chevelu, poisseux, irrésolu

La peur de trop t'idéaliser, cette fameuse âme « unanime »
Nous faisions l'amour en discursif, comme un théorème à démontrer
Un canon capital ton sexe glouton peu rassasié, affamé même de mes lèvres où se mêlaient engourdissements et flèches ; mes élégies galantes érotiques à la Boileau, à la Ronsard, à la Chénier ?

    en reste ma mélancolie infinie et drôle, succulente, le goûts de tes lèvres en mes lèvres en sucs et sucres : mon « mal du siècle » à moi?
    un très long soupir après l'amour en plein moi ou un cri terrible irraisonné, détresse, enfer mal placés, coeur se resserrant, coeur ficelé, en étouffé, un homme simplement en ne comprenant pas
solitaire en sa coquille
crevant d'être seul dans mes fouilles féminines


« On habite avec un coeur plein un monde vide et sans avoir usé de rien on est désabusé de tout. »
Chateaubriand

« Déjà la nuit en son parc amassait un grand troupeau d'étoiles vagabondes »
Du Bellay


De jurk, huile de Pat Andréa, 2001

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 13:05
le beau site de Robert et Shana Parkeharrison

où comment faire de la poésie
sans aucun mot

http://www.parkeharrison.com/

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 10:12

UN JEU par MOIS

UNE PETITE BOITE DE CALISSONS à gagner à chaque fois !

le premier ou la première à répondre gagne...

de qui sont ces "vers" ? =

    " C'est un jouet scientifique pour les enfants.
    La chevelure de cette femme crépite comme une peau de chat.
    Les étincelles brillent au bout de ses doigts comme la rosée aux extrémités élancées des fléoles, le matin, dans les vieux champs de nos vieux dieux.
Des courants électriques la traversent du nord au sud et, à elle seule, elle représente une installation coûteuse.
    Quand elle est isolée, le soir dans son garni, elle s'amuse encore pour gagner quelques sous à recharger les batteries des automobiles défuntes. Elle reste ainsi pendant des heures à méditer sur des sujets anciens.
    Elle rêve d'une lampe à huile qui s'éteindrait dans un doux bruit de pompe, et de la force lente de l'eau des sources qui met un siècle pour creuser une rigole dans un roc.
    Elle rêve également qu'elle attrape les éclairs, d'un revers de main, comme des mouches pendant les nuits d'orage. Et cela lui donne des fourmillements dans les coudes. "



    Si le 30 novembre à minuit, personne n'a trouvé, je mangerais mes calissons en toute gaieté :-)


NB : 3 réponses maximum par joueur (euse) S V P

indice 1 vers le 10 nov et indice 2 vers le 20 si nécessaire...
un indice 3 "très facile" le 30 si besoin, parce que mon vilain médecin m'interdit de manger des calissons son son .     :-(

Pierre Mac Orlan !
encore découvert par la très forte Merbel
bravo à elle !
elle n'aura pas le droit de jouer le mois prochain, non mais !

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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:40
notre rituel
la pointe de tes seins
dans le creux de mes paumes
là où tes lèvres avaient rimé
notre amour s'était patiné
dans une robe que j'aimais

j'étais joueur de tes sens
pleine jouissance de tes joujoux
joyau en influx cinq sens
mes lèvres en fusion à tes joues

je jonchais de larmes et de cris
ta peau en majesté
ta peau en pinçons artistiques
en meule en labour
dans le rêve je te recouvrais
avec tous mes amours

de ton corps j'avais fait mon métier
tes bisous labiles s'évaporant

j'étais joueur de tes sens
grande jouissance de tes joujoux
joyau en influx cinq sens
tes lèvres en fusion à ma bouche jouent

"femme nue et fauteuil rouge" P. Picasso

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:14

Déjà 30 ans !...
Jacques Brel surprenait tout le monde avec ce disque. Il avait jadis annoncé ses désirs d'arrêter les chansons.
A l'écoute de ce dernier opus, on est  stupéfait.
et ce encore en 2007 !
Il y a tout l'univers de Brel dans ce disque : sa peur des femmes (sa misogynie diront d'autres), l'amitié, la mort, ses révoltes contre l'injustice ou la bêtise humaine...
Il décèdera en octobre 1978, un an après la sortie de sa dernière oeuvre elle fut l'un des plus grands succès de l'industrie française du disque.

Cet album est parfait et sans doute le plus abouti de l'ami Jacques.
les mélodies et orchestrations sont magnifiques.
le chant et la voix sont à leur sommet malgré l'opération de son cancer des poumons 2-3 ans auparavant.
les textes sont tous irréprochables, accomplis parfaitement
et il y a encore de l'humour, beaucoup d'humour bien que la mort s'approchait à grands pas
et cette voix, cette voix !!

jadis amputée de 5 chansons que Jacques Brel voulait finalement ne jamais dévoiler, la nouvelle version de 2003 les a replacées ; "Mai 40" et "La cathédrale" par exemple ne dénotent certainement pas !

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:11
"J'ai une envie d'aimer abominable."
Jacques Brel

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 14:47
    C’est parti.
L’aliscafe fonce, écumant.
Milazzo, derrière, disparaît, Sicile bruyante. Les îles éoliennes sont là, à venir.
Et me voilà, encore, revenu en arrière, seul cette fois ci. Dans ce passé. Passé à qui, souvent, j’ai dû la survie. Mes souvenirs me nourrissent et m’abreuvent. Tristes ou gais, ils sont vivants éternellement. Des moteurs.
    Ca secoue sec, j’aurais dû prendre le ferry plus lent, mon romantisme inné en serait resté intact.
La mer Méditerranée est plate, bleue.




    Voilà bientôt le volcan jaune dessiné nettement et quelques fumerolles, le ciel est sans nuage. J’avais toujours dit que je reviendrais et m’y voilà. Certes pas dans les conditions espérées jadis.

    On laisse Vulcano, Lipari est déjà là. Son petit port de rêve, tout ce monde à la Pagnol. Son château fortifié qui domine.
    Je reconnais la placette et les deux églises et cette allure perpétuelle, typique de petit village italien. Son animation. Je me souviens bien d’un petit café – le premier – où nous nous étions assis, fatigués, émerveillés d’être aux iles éoliennes. Le petit garage où nous avions loué une Vespa était tout près. L’hôtel avec le toit terrasse où le soir nous déambulions, dominant la ville en dessous. La petite ville semble n’avoir guère changé. Davantage de voitures peut-être. Du bruit toujours. Encore plus de modernité.
    Aujourd’hui je choisirai la marche. La marche est mieux pour se souvenir.

    Les carrières de pierre ponce et la plage à Canneto. Son sable noir, bizarre et tes rires en te baignant. A ce moment notre couple ne tenait que par ce jeune fœtus que tu portais en ton ventre. Tu étais heureuse, tu n’avais pas la suffisance des femmes engrossées. Tu vivais ça comme une nouvelle aventure. Ta joie me nourrissait, m’abreuvait. Nous avions ri aussi dans les bains laiteux de boue, hésitant à jouer aux touristes, et puis finalement nous nous étions délectés de cette chaleur du sol et de la mer.

    Volontiers je regrimperai le Vulcano ; je me souviens de ces cristaux de soufre à fleur de terre. En paillettes. Et là-haut les fumerolles, odeur d’œuf pourri, la chaleur que le sol dégageait. Je courrais entre ces failles où le soufre se cristallisait.

    Dans la montée, une mamma t’avait alpaguée et houspillée. Comment ! une jeune touriste française enceinte qui grimpe ce volcan, ce volcan du diable. Tu t’étais arrêtée. Tu n’étais jamais montée tout en haut. Elle t’avait fait peur. Je me demande encore aujourd’hui comment elle avait vu si vite que tu étais enceinte, c’était si récent. Je t’avais attendue, puis fais le tour, prenant ma respiration de temps en temps pour traverser les fumées nauséabondes. L’impression là-haut était irréelle, ce jaune minéral, fabriqué par le feu, entre les roches. Et la ville si proche.


    Je me souviens très bien de ce vin du diable, la Malvoisie, Maupassant en était amoureux. On le buvait à Salina sous le regard amusé des Liparotes. Salina, l’ile mystérieusement belle. Tes robes d’été, en tissu léger donnaient à ces moments-là des airs de perfection. Le soleil sur ta peau sombre, tes jambes hâlées. Et puis les lauriers roses, les cyprès hauts, grands géraniums et câpriers et tous ces oliviers verts et gris. Les routes en lacets et les maisons blanches. Ces rimes féminines. J’étais bègue devant ton corps, devant cette nature irréelle, je rêvais de l’enfant à naitre. Et ton bas-ventre comblait toutes mes espérances.

    Le marin me fit signe. Il fallait que je descende.
J’ai pris mon sac à dos et je me suis dirigé vers la sortie de l’hydroglisseur. Et puis non, les larmes aux yeux, je me suis assis. J’ai pleuré d’un coup brutalement sans me retenir. Le marin s’est approché, m’a dit quelques mots en italien. Je me suis excusé. Puis j’ai dit que je ne pourrais pas descendre, que je repartais pour la Sicile, que c’était trop dur. Il n’a pas répondu.
Je suis resté dans le bateau à attendre le retour.

    Je savais que la Méditerranée était ma mer. J’avais les mêmes sensations à Marseille, en Corse, Minorque, Ceylan ou Malte ou ici dans ces pays italiens inouïs. Cette somme bleue était mienne,  molécules en moi.
J’étais sûr qu’un jour, elle referait le même parcours, je la reconnaitrais de dos, elle aussi regarderait la mer, elle aussi serait en attente.

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 22:00
Long décours
de…
Compte à rebours
Je ne sais plus
sur qui je compte

L’assise de la grande ville
où je reposais
n’est plus
La force des grandes villes a disparu en mon cœur
L’immensité du chant des hommes

Il reste ? …

L’autre dit de se battre
La vie continue
- pourquoi ne pas vivre, puisque tu vis – dit un troisième

la musique d’Erik Satie coordonne encore mes images à ma vie, où le piano serait l ‘ami parfait ; la musique la grande compagne
je m’accroupis au sol ; à plat ma main se pose
la terre résonne comme je l’espérais
on est trop faible pour cette grande solitude
dans nos trop petits containers d’hommes

je ne saurais donc pas quoi convenir, devenir
je ne suis pas sûr des chemins
ou labyrinthes
et la grande lacune au creux du muscle rouge, un lacis de vaisseaux conduisant le sang

dans le dédale
la peau hâlée, au soleil, j’irai, retrouver les sables et les eaux des enfances
cette histoire en arrière sera ma maldonne à moi, passé malbâti ou errances

je ne cherche que la housse de tes bras pour m’isoler
un peu,
ce costume de moi, est à mettre cependant, qui le veut ?
le fatras peut-être a bel allure – certainement …

l’étau empeste encore
ranci de ces années d’hiver


"Theory" Toile d'Ena Swansea

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 18:15

le lent éreintement

de l'habitude de vivre ...


"Et l'imprévu demeure la seule puissance capable de rendre de la chaleur à la vie." Pascal Bruckner

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 22:17
Civilisation (1928)
Jaime Torres Bodet



Un homme meurt en moi toutes les fois
Qu'un homme meurt quelque part assassiné
Par la peur et la hâte d'autres hommes.
Un homme comme moi : pendant des mois
Caché dans les entrailles d'une mère,
Né comme moi
Entre l' espérance et les larmes
Triste d'avoir joui,
Et fait de sang et de sels et de temps et de rêves.
Un homme qui voulut être plus qu'un homme
Capable de léguer joyeusement ce que nous laissons aux hommes à venir
L'amour, les crépuscules et les femmes
La lune, la mer, le soleil, les semailles,
Des tranches d'ananas glacés
Sur les plateaux de laque de l' automne,
Le pardon dans les yeux,
l'éternité d'un sourire
et  tout ce qui vient et  qui passe
L'angoisse de trouver
Les dimensions d'une complète vérité.

Un homme meurt en moi chaque fois qu'en Asie
ou sur le bord d'un fleuve
d'Afrique ou d'Amérique
ou au jardin d'une ville d'Europe
la balle d'un homme tue un homme

Et sa mort défait
tout ce que je croyais avoir hissé
en moi sur des roches éternelles :
ma foi dans les héros,
ce goût que j'ai, de me taire sous les pins,
et mon simple orgueil d'homme
quand j'entendais mourir Socrate dans Platon
et jusqu'à la saveur de l'eau et jusqu'au clair
délice de  reconnaitre
que deux et deux font quatre,

car de nouveau tout est mis en doute
Tout
de nouveau s'interroge
et pose mille questions sans réponse
A l'homme où l'homme
Pénètre à main armée
Dans la vie sans défense d'autres hommes.

Soudain blessées,
les racines de l'être nous étranglent !
Et plus rien n'est sûr de soi
Ni dans la semence  le germe,
Ni l'aurore pour l'alouette
Ni dans le roc le diamant,
Ni dans les ténèbres l'étoile
Lorsqu'il y a des hommes qui pétrissent le pain de leur victoire
Avec la poussière sanglante
D'autres hommes.

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:44
"Mon corps n'est libre de tout imaginaire que lorsqu'il retrouve son espace de travail. Cet espace est partout le même, patiemment adapté à la jouissance de peindre, d'écrire, de classer."
Roland Barthes

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 04:07
"L'écriture n'est pas forcément un processus de comblement du manque, mais elle peut être simplement un surcroît de vie."

"Tout ce que j'écris, je le visualise. C'est pour ça aussi que la phrase n'a pas cette autonomie : ça se mélange entre un désir de langue et un désir d'image. Le travail de la langue traque une vision."

"Utiliser de manière kaléidoscopique plein de temps à l'intérieur même de la phrase, c'est entrer dans la touffeur, l'épaisseur, qui va empêcher qu'on tienne un discours sur l'homme."

Arno Bertina

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 12:21

Je viens d'avoir comme l'ami Lagaffe 50 ans il y a quelques jours
mon humour légendaire (rires) - j'espère - n'en souffrira pas

bien étrange d'arriver à cet âge-là

j'ai l'impression d'être comme toujours, comme "d'habitude"
ni plus con, ni moins con
ni plus sage, ni moins sage
plus bouffi ça c'est sûr (!)

je cherche, je cherche  : je ne trouve rien

si peut-être (et encore) : j'ai moins la volonté de séduire
et pourtant la séduction est une clé de l'âme humaine, non ?
bref, moins la volonté de me faire apprécier
plus de laisser-aller...
une sorte de "je m'en foutisme"
ce n'est pourtant pas un désintéressement !
est-ce cela la fameuse "sagesse" de l'âge ?
ou le début de la  décrépitude ?
bien à vous :-)


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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 12:32
ce matin très tôt les champs en labours fumaient en jets irréguliers
ou longues nappes brouillard en paquets fumée géante
tous dans des teintes marron distinctes et proches
ocre sienne argile rouge des fonds marins boue argileuse
kaolin brou brûlé châtaigne glacée d’inde doux camaïeu
morceaux ou rognons de silex que le soc avait dégorgés
quelques lièvres endiablés en avaient fait leur terrain de jeux
ils jouaient au hockey sur terre dans les bandes de glaise

le vêlage s’était bien passé, mieux que les deux bons gros bols

moitié café moitié prune que j’avais bu à 5 h 30 ce matin
ainsi les morceaux de terre et l’air dérivant semblaient former
une tectonique des nuages très singulière et les tripailles de la terre en silex heureux
une sorte de guerre des mondes entre l’air et le sol, le divin et l’humain
je me voyais fabuliste facétieux et mes lièvres applaudissaient
mes travaux d’équilibriste funambule matinal des éléments
arbustes et bosquets en tresses en défaut de symétrie donnaient en dyschromie dans les verts et gris ébouriffés

les collines labourées semblaient le grand rachis de ce paysage

l’arête centrale les triangles et les monts s’adonisaient le lever du jour
arrêté au bord du chemin pour humer l’air et descendre en alcool
je dérivais doucement et flottais au-dessus des champs en labour
les lièvres amis jetaient cordages et grappins cherchant une quelconque prise
quand enfin ils me prirent j’étais déjà parti pour l’empyrée
redescendu ils me mirent vite fait dans l’enclos du monde

je pouvais gouter la terre me nourrir en plain-chant tel un ange

revenant au mode des vivants les lièvres disparurent
assis dans les pissenlits et les statices bleues ou roses
tel un troubadour triomphant en lisière ordonnée
j’étais le gagnant de la grande tombola dans cette mangrove
vivre enfin, enfin corroyer ton cuir doux et lisse me faire
le plaisir de cette vie-là ces mille facettes et chants
en grand regret je quittais les champs en labours
immenses falaises de faïence qu’un géant avait couchées





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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 19:14

    Je vous recommande chaudement l'achat (suivi de lecture) des petits livres d'Alain Créhange (à un prix d'ailleurs quasi ridicule : 2,5 €) : le pornithorynque est un salopare, suivi de l'anarchiviste et le biblioteckel ; Alain Créhange est le continuateur des "mots-valises" (depuis la nuit des temps, des auteurs ont utilisé ce procédé.
    La définition en a été donnée, a posteriori, par Lewis Carroll (portmanteau words), puis le terme a été francisé par Gaston Ferdière dans les années 50.
Et il y a eu d’autres recueils de mots-valises avant les siens, en particulier le « Petit Fictionnaire illustré » d’Alain Finkielkraut).
    Il explique d'ailleurs de manière très satisfaisante comment est apparu l'anarchiviste dans son laboratoire... La recette pour les autres mots-valises est très simple (voire simplette) : prenez un mot, coupez lui la queue ; prenez un autre mot, coupez lui la tête ; rassemblez ce qui reste et ... lisez les livres d'Alain Créhange.


quelques mots-valises pour vous donner l'eau à la bouche :

- ZERONIMO / chef indien qui ne valait pas mieux que deux tu l'auras.
- WATERPOLLO / jeu de ballon où les anglais finissent toujours par battre les français
- GENDARMESSON / type d'académilicien(*) aux manières particulièrement policées
- CHARTERE / vaisseau permettant au sang de circuler à un tarif très avantageux
- AIEULI / plat traditionnel de Provence, dans lequel on a remplacé la morue par de la vieille.


etc etc , je vous laisse découvrir tous les charmants autres mots-valises...
l'auteur possède un site internet fort sympathique (Alain Créhange) où on peut découvrir sa collection d'objets africains et des belles photographies d'un splendide voyage aux îles Lofoten...


(*) voir définition de ce mot


ATTENTION mail reçu ce jour même =

Chers amis du pornithorynque et de l'anarchiviste,

Décidément, plus le temps passe, plus cette malle-poste prend l'habitude de
musarder. Il faut dire qu'entre mes activités professionnelles, d'autres
projets d'écriture et d'autres projets tout court, je consacre aux
mots-valises moins de temps aujourd'hui que naguère...

Depuis la dernière malle-poste de juillet, j'ai tout de même trouvé le temps
de concocter une quarantaine de nouvelles définitions. Je vous laisse les
découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous.

Bonne lecture !

Amicalement,
Alain Créhange

Tous les détails dans le "Petit journal du pornithorynque" :
http://perso.wanadoo.fr/alain.crehange/frmotval_journal.htm

------------------------------------------------
Au sommaire du Petit journal du pornithorynque
------------------------------------------------
- Mise à jour du 6/11/2006 :

Des choses et d'autres... et mes nouvelles définitions :

ACCORDÉONTOLOGIE - ALPAGANISME - ARBORECTUM - BABARIOLER - BERMUDATION -
BLOGORRHÉE - BRIBAMBELLE - CALYPSON - CÉLIBATRACIEN - CENTIMELLE -
CLANDESTINATION - COLHYBRIDE - COMPARABOLE - CONDOMÉANCES - CRÊPARITÉ -
DÉBARRABASSER - ESCALPADE - ESPILON - IBÈRETÉ - INSURGELÉ - INTOXYDABLE -
JAUNIRIQUE - MAGNIFISC - MALADICTION - MARTIRISATION - MÉCONNUMENT -
MÉTÉOFRITE - MILOXÉRA - MINUISTÈRE - MIODLER - MONARCHIVES - ORIFICIONADO -
PERMAFROSDITE - PHILAMPOTERIE - POLYGAMELLE - PYTHIEVIERS - SALAMALEXANDRIN
- SATELLITÉRATEUR - SUSPECTORAUX - TÊTARADE - VIATICAN
------------------------------------------------
Le pornithorynque est un salopare :
http://perso.wanadoo.fr/alain.crehange/frmotsval.html

Le petit journal du pornithorynque :
http://perso.wanadoo.fr/alain.crehange/frmotval_journal.htm
------------------------------------------------

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