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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

Certaines choses

Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

George Oppen



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro
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-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 20:03
je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
le soir couleur de caramel
dorait déjà tes seins neigeux

je suis allé dans l'hiver en gelée
bien parfumé déjà de racines gelées
me perdre dans les hivers écartelés
et cassants brindilles engivrées

je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
le ciel couleur de caramel
neigeait fort ô tes seins soyeux

perdu dans des chemins très étoilés
aux étoiles glacées qui perlent à nos pieds
comme des gouttes d'hiver miniaturisé
je me suis étendu pour toutes les compter

je me souviens je me rappelle
de ces éclats de tes grands yeux
l'aube couleur de mirabelle
léchait déjà tes seins brumeux
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 10:50
J'avais le camail en feu
plumes d'or et feu
et ta taille cambrée
était de façade

ton corps à corps
accord encore
en prélude
ces deux corps accolés
en prélude à cet amour,
ta ronceraie
et j'ai coupé en romarin livide
des pans entiers
de tes formes en fumée
genoux et pieds bien serrés
ton canezou tout chou

j'avais le camail en feu
plumes d'or et feu
et tes cambrures divines
tu m'assassines

ton corps à corps
en accroc d'accord
en prélude
tes camées et intailles
à ta peau à ta taille
alcool camphré
de tes sucs sucrés
ta face cordiale accorte
ton corps accordé ?
et ton canezou tout chou

j'avais le camail en feu
plumes d'or et de feu
enfin j'ai gaulé
tes fruits en joue

les corps à corps
les joues à joues
les charmes en douce
ma mousse ma douce  




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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 10:20
Poète américain, historien et  romancier, « le barde chantant », Carl Sandburg est né dans l'Illinois, fils d'immigrants pauvres suédois ; il est mort en 1967.


Dans son travail Sandburg a donné la voix aux gens les moins riches et les moins puissants. Ses expériences ont considérablement influencé son écriture et ses vues politiques. Impressionné par le  contraste important entre riches et pauvres, il se méfiera toujours du capitalisme pur et dur.
Ses orientations « socialistes » lui valurent d’être surveillé étroitement par le F.B.I. Il était une figure centrale de la renaissance de la poésie américaine et a joué un rôle significatif dans le développement dans la poésie qui a eu lieu pendant les deux premières décennies du 20ème siècle. Son ton l'associe avec Hart Crane et Walt Whitman entre autres.


these people of the air,
these children of the wind,
had a sense of where to go and how,
how to go north north-by-west north,
till they came to one wooden pole,
till they were home again.
(from The People, Yes, 1936)

THE PEOPLE, YES (1936) est probablement le livre le plus populaire de Sandburg.
Abraham Lincoln : Les années de guerre a gagné le prix Pulitzer en 1940.
Les poésies complètes de Sandburg : deuxième prix Pulitzer en 1951.

Quelques aphorismes de Carl Sandburg :

La poésie est un noeud coulant autour de la pulsation d’une pensée, d’une deuxième pensée et d’une pensée intermédiaire pour laquelle il n’y a pas encore d’ordre numéral.

La poésie est le journal d’un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler.

La poésie est le dressage de ce paradoxe : la terre, qui met la vie au berceau, et puis qui la met au tombeau.

La poésie est l’arrangement cinétique de syllabes statiques.

La poésie est l’accomplissement d’une synthèse entre jacinthes et biscuits.

La poésie est une mathématique mystique et voluptueuse du feu, des cheminées, des gaufres, des pâquerettes, des hommes et des couchants pourpres.

La poésie est un jeu de marionnettes, où des occupants de fusées et des plongeurs d’abîmes marins potinent sur le sixième sens et la quatrième dimension.

La poésie est un écho qui demande à une ombre danseuse d’être sa partenaire.
 


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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 20:12
Mon portrait et cette fille
Je tourne dans des ombres blanches
Et c’est un sable d’azur
Irradiant et le silence de ta chevelure
Belle comme un bonheur candide
C’est un arôme de verdure
Le printemps vient et des lumières et des rires
La lampe s’allume aveugle et son éclat
C’est la naissance des ténèbres
Et la pluie et les fleurs…
Tout s’éclaire dans mon crâne ouvert
Très belle s’éveille-t-elle
Avec la clarté des réveils
Ou la fièvre maladive du soleil
Et vivre ici dans l’aurore
Dans le feu du plaisir des découvertes

Le soleil court nu aussi
Mon amour aussi court
Elle était nue là
Enfant essentiel

© "nu à la coiffure" Huile d' Aleksandra Miarczynski
 le site internet de cette artiste en cliquant là : Aleksandra Miarczynski
merci à elle
 
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 06:34
    On ferait plutôt mieux de se caresser mutuellement doucement
– dit-elle – au lieu de se bagarrer.

La dispute avait prit fin ainsi.
Dehors, sous les grandes étoiles, elle avait le buste nu et sa poitrine appelait mes lèvres gourmandes et mes doigts aux idées fixes.
La lune pleine permettait de voir comme en plein jour, une couverture au sol nous protégeait des agressions des herbes sèches. Et ses fesses rondes cachées par une jolie jupe jaune vif.

Les choses du corps comme on dit, il faut bien que les corps exultent disait Brel.
Les doigts allèrent donc à la rencontre des tissus qui gonflent, exsudent, fabriquent des sucs. Là où de nombreux nerfs se sont positionnés, pelotonnés en grappes.

    C’est un automatisme étonnamment efficace. Celui des actifs corporels. Celui des cerveaux aussi, toujours aptes à quémander des miettes  de recherche hédonique.
Elle avait en bonne théâtreuse choisi la couleur de ses sous-vêtements, ils allaient comme un hâle au grain de sa peau. Peau d’été enrichie de soleil. Et un très fin et discret maquillage comme je les aime. Du coup mes mains furent vite ankylosées, bouche et langue asséchées car trop abreuvées.
Je rêvais au "déclin de l’empire américain", les discours durs des hommes sur les femmes et ceux tout aussi durs des femmes sur les hommes. Et ces inconnues du désir, cette libido que Jung qualifiait de désir primordial.
    Jusqu’où pourrions-nous aller ? A quelle falaise arrêter notre élan ? ou nos envies ?
Et ces fantasmes si différents entre hommes et femmes. Tout ce qui se complique.
Comment les satisfaire, les comprendre, les interpréter ? avec une éternelle insatisfaction de bon aloi.

Je m’assoupissais en narcose de ton corps ou sur ton sexe fraisier
Fraisure framboisée, porte d’éternité, pomme à croquer

Tu arrêtais tes caresses, moi aussi ; on était comme des gisants à reprendre souffle, à se diviser de nouveau...
Les corps reposaient dans la nuit, les insectes des collines reprenaient vie
Ton buste faisait une lumière bleutée au centre du talus

Tout à l’heure nous rentrerons dans la grande maison chaude d’été où les animaux sages sexuellement nous attendaient pour veiller notre sommeil.
La lune dans quelques jours aura cessé d’être bien ronde comme tes fesses.
Il faudra alors encore peut-être refaire le monde.


"la lune et les animaux" Asger JORN
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 20:04
" Nous sommes rentrés en nous donnant la main. Les mains, c'est gentil, surtout quand elles reviennent de faire l'amour. "
Richard Brautigan
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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 10:58


claire - obscure

lunaire temps au dessus

immobilité et continuité

je m'étends je m'étire je m'essouffle

je m'étire en dedans

et je sens le végétal biologique

la molécule ultime, l'ultime chemin

coléoptériste fou

mon nom à moi est là parmi le vert
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 05:12
"à mon enterrement"





A mon enterrement j'aurai des cheveux blancs

Des dingues et des Pop aux sabots de guitare
Des cheveux pleins de fleurs des champs dedans leurs yeux
Hennissant des chansons de nuit quand y'en a marre
J'aurai des mômes de passe, ceux que j'ai pas finis
Des filles de douze ans qui gonflent sous l'outrage
Des Chinoises des Russes des Nordiques remplies
Des rues décapitées par des girls de passage

A mon enterrement

Et je ferai l'amour avec le croque-mort
Avec sa tête d'ange et ses dix-huit automnes
Douze pour la vertu et six mourant au port
Quand son navire mouillera comme une aumône
A mon enterrement j'aurai un coeur de fer
Et me suivrai tout seul sur le dernier bitume
Lâchant mon ombre enfin pour me mettre en enfer
Dans le dernier taxi tapinant dans la brume

A mon enterrement

Comme un pendu tout sec perforé de corbeaux
A mon enterrement je gueulerai quand même
J'aurai l'ordinateur facile avec les mots
Des cartes perforées me perforant le thème
Je mettrai en chanson la tristesse du vent
Quand il vient s'affaler sur la gueule des pierres
La nausée de la mer quand revient le jusant
Et qu'il faut de nouveau descendre et puis se taire

A mon enterrement

A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n'avoir jamais plus qu'une idée de voyance
Sous l'oeil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l'offense

A mon enterrement


Dessin d'E. Munch

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 07:41
    La sensation : il n’y a plus de construction. Les fusions, finies !
Les rimes que j’extirpais des corps nombreux et variés, en silence ou en chants, en calme plat ou tempêtes hurlantes, vagues engourdies ou en diablesse. Les femmes.

    Les rimes ?
= Soupir et désir, foi et effroi, amant aimant

    L’eau des cieux avait inondé les rues, débordant les saillies, faisant hernies sur les trottoirs glissants, toi parmi ces chaînes, tu marchais dans une bulle de lumière, ronde et ensoleillée, une bulle de protection. Collants noirs opaques et petites chaussures à talon, bien féminines, jupe multicolore si vive qu’on ne pouvait que fixer tes jambes et gros pull couleur caramel comme l’un de tes chats. Un foulard au cou en guise de décoration ou pour protéger ta glotte réputée fragile : trop de chants, trop de bonheur ; les sons étaient bons, le ciel se zébrait d’éclairs couleur café puis vanille ; sans parapluie, tu n’étais pas mouillée. Poitrine en avant, tu fendais les gouttes comme magicienne. J’étais assis, trempé à l’autre bout d’un pont, de mon regard – après toi – je longeais celui du fleuve, engourdi lui aussi dans des désirs irrésolus. De longues volutes d’eau en mouvement mais par lenteur, par grande lenteur, le fleuve irait en mouvement, d’un serpent qui déciderait de s’étendre, d’étendre ses voies. Sa peau de fête, tel un miroir du monde, infini qui reflète des éclats ensoleillés. Ou fatigué simplement, juste se dérouiller les vertèbres trop lovées.
   
    Moi, mes mains étincelaient, crachaient des étoiles comme celles des poètes inquiets avec leur trop plein d’amour, fagots à offrir à tous et toutes, tous mes amis hommes, de cette espèce-là qu’on peut peut-être encore aimer, voire désirer. De ces désirs-là, j’en ai eu tant jadis ! Je croyais qu’on allait m’aimer, tout de suite, immédiatement, sans sourciller. Et puis , non, n’est-ce pas ? Ce n’est pas ainsi. Alors j’ai raturé des cahiers d’écoliers d’une prose ubuesque et fatiguée. En grande fatigue, déjà et si jeune cependant. Ta silhouette, et pourtant. Tu éclairais ce gris dans tous ces champs, un champignon très coloré, un champignon femelle qui donnait des leçons de vie, les explications de ce monde, oh toi belle institutrice de ce grand univers ; en paroles et en gestes, tu expliquais ; secondairement je ne vis que tes gestes, puis enfin je ne vis que tes yeux dans l’ovale de ta peau de jeunesse ; ce sont tes yeux qui parlaient qui racontaient, tu dissertais.

    Sous le pont, l’eau charriait d’immenses cicatrices boisées, arbres malades ou déracinés puis découpés, épluchés pour quitter le monde ; ces bois flottés étaient chacun une partie de moi-même, de mon corps supplicié, mon cerveau brisé, mes âmes délétères, corrompues.

C’est ainsi que j’avançais dans l’eau – mon amie – des cailloux pleins les poches, et mon caban bleu s’alourdissant. Je traversais les bras du fleuve, il ne voulut point de moi. Sur les îles, j’errais de sentiment en sentiment, du possible vers l’impossible, de quêtes inventées, en rupture. Je ressuscitais sous cette pluie d’automne. Enfermé, toujours, mais vivant encore, vers ces soleils bleus à révéler. Tu passerais encore – je sais -. Comme une revue aux Folies-Bergère : ensorceleuse, inaccessible, jolie et terrible, pleine de vie et de mort. Et en pleine rêverie de jambes gainées et sexy, j’inventerais un autre paysage pour t’oublier en toute fin, en finalement, en point – à la ligne - , en tout et pour tout ; bref tu sortirais de mon paysage définitivement, comme une verrue afin brûlée et dont les racines seraient crevées très très profondément.

No more construction, je dirais.



Histoire d'A : ballons, peinture d'Annick Roulet

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 04:00


les longues feuilles en fée

    à l’automne apaisé

tourbillons affamés irrités perdants
tombent sur orpins éclairés
en orpaillage des terres des humus en déchets
et en musc d’oronge
et en mille ormilles tous en synchronicité
et en chute de vieilles feuilles ralenties
et en jaunes tons délavés
en orgie des lumières changeantes ; des cristaux végétaux
faisaient les feuilles oriflamme du monde
au vent balancées
en rouille en roux en rouvre
l’orientement des voiles
et les ornes à fleurs en ornements 
organisés en embellies en ondées
en trilles et mordants , dans un ensemble ordonné
les on-dit des feuilles dans l’ornière remplissant
les orteils des arbres recouverts en chaussons
orvets et orties jaunissants en concierges, aux pieds

dans le vent moulant et démoulant façonnant l’automne apaiserait les ires
l’orgasme bouillonnant naturel des vents dans mes voiles
organiste je poufferais des orémus
dans
 le vent encombrant dans l’automne enchanté

déjà à l’automne de la vie
en pluies d’enfouissements
encore en plein enfantement
dans les travers des songes rires et soupirs
discrètement renaissance en naissance des bois


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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 00:18
  

"nu 1936" Photographie Edward Weston

   
        J'aime cette photographie d'Edward Weston (vue jadis il y a très longtemps à la galerie du Château d'eau à Toulouse, c'était la photographie/affiche pour le mois de ce photographe). Elle date de1936.

    Ce nu est très réussi : d'abord parce que l'on ne voit rien des trois images les moins     «pudiques » d'une femme : son visage, son buste, son sexe ; c'est un nu « sans nudité » et par là même bien sûr terriblement plus sensuel et séduisant. Ensuite le cadrage est parfait, le personnage légèrement décalé à gauche, seul un pied marque la droite, émergeant, clair, d'une zone d'ombre provoquée par le tronc ; 2 ovales arrondissent la photo : les bras réunis et le sommet du crâne et les cheveux (raie au centre). Finalement les jambes belles (ah! les jambes!) sont masquées par les bras ; on ne distingue que les genoux ronds très attirants.         
    Enfin cette ombre et cette lumière si idéalement choisies : ce très noir à droite en haut et ce très clair en bas à gauche. Ce triangle et ces bandes noires dans un corps blanc, tout devient contraste et harmonie.

    Charis Weston Wilson raconte : « qu'Edouard n'était pas très heureux de l'ombre sur le bras droit », lui même n'aimait pas trop la partie courbe des cheveux et les épingles dans les cheveux. Il se rappelle aussi du soin qu'apporta Edouard Weston à vérifier avec une grosse loupe l'absence de poils pubiens visibles sur la photographie afin que celle-ci puisse être envoyée par la poste. Autres temps, autres moeurs?

   
 
   Le beau site d'Edward Weston : http://www.edward-weston.com/
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 15:47
Tes yeux nougatine
Ton corps macadamisé
De mes mâches et salives
Ton sexe de fenouil
Un atoll ton nombril

Je me lave sur ta peau
Lumières enfouies en respirant ton sexe
C’est les laves à venir
En grappes en jets en flaques
De nos deux réunis
En puissance  en raisin
en topaze
En toi de ceci de cela
Les fêtes des peaux irisées
en chair de poule
Ta vulve frottée érubescente
Où errements je retombais
Floculat de toi isolat du monde
En absence en stances en visée
De tes yeux mercure : merci

Merci de ton corps et l’esprit
Ton récif multicolore
Je suis ton semoir
Ton sexe vénus praire
Ma mie mon miel ma fenêtre
Lorette aux pieds cristal
Fée inversée dictée des corps
Fait en toi des hordes des ors
La vie en sueur orgasmique
Là ton sexe volcanique
Mes mains ruissellent
De tes peaux tous tes sels


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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 13:17
"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas."
Fernando Pessoa
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 02:07
    Las !
    Je choisis ce soir : je reprendrais ton lettrage, j’améliorerais ton alphabet ; comme un étrange roman, un ensemble de mots et de phrases, je te reconstruirais donc comme une dispersion de tes écrits...


    J’attendis ton profond sommeil
Et hop ! je ramassai toutes tes lettres et les dispersai avec des grands coups de bras et des gestes théâtraux, puis je les réunis dans un tas grouillant et gémissant,
en les ébouriffant, elles étaient tombées en vrac dans une espèce de grand bourbier riche en couleurs et en vie,
Je n’avais plus qu’à les réordonner à mes souhaits
Eh eh eh : qu’allais-je faire ?

Sitôt repu de ce carnage, je cherchai des balises

Des points d’ancrage
En « homme de lettres », je choisis donc de te recréer
« en toutes lettres ».


    Dès le commencement, certaines lettres jouèrent à la pimbêche, cherchant à s’extirper et partir en voyage
D’autres en chœur se lamentaient
D’autres tout en sinuosités et ondulations, replis et pliures, flexures profondes, s’imaginaient recréer quelques mots, quelques ombres : là une pointe de sein, ici un cheveu, là encore un lieu caché ou secret

Je rénovai tes lettres

Certaines minuscules devenaient majuscules et vice-versa, je variai les capitales et bas de casse
Je rajoutai là des pincées d’accents, j’écrivis en lié ou non
J’essayai des pilotis pour les lettres à jambe, je te voulais plus grande
J’aimais les lettrines, grandes et mirifiques, j’en confectionnai quelques-unes
Lettre montante, lettre ornée
D’autres s’italianisaient : de romaine en italique
D’autres faisaient du chiqué et tiraient la langue,
Certaines ivres avaient perdu leur point sur les i, ou leur tréma et leur circonflexe ou même leur allure générale, elles s’arabisaient, se chinoisaient, bref prenaient la poudre d’escampette
Enfin certaines devenaient lettres mortes silencieuses
Je décidai de tout reprendre
Je cherchai des polices de « caractère »
Je cherchai à bien me situer au pied de la lettre
Je cherchai même d’authentiques lettres d’amour
Lettres grises, lettres blanches, lettres à queue ou tranchées

    Je lavai la totalité des lettres, je gardai juste la lavure que je décidai de boire

En moi je sentis comme un décours, une énergie de scribouillard
    Mais il y avait toujours ce désordre abstrus, je regrettai presque déjà mes choix, je n’étais sans doute pas aussi lettré que je l’avais imaginé ;
Je récupérai les vingt-six lettres, toutes : les sifflantes, les nasales, les gutturales, les labiales, quelques initiales
Je vis même quelques lettres d’or et lettres de feu qui scintillaient immobiles
Je refusai définitivement les lettres de sang
Je conservai les lettres doubles et les redoublées, même les rares numérales et suscrites
Je favorisai les « belles » lettres dans leur éloquence
Je brassai le tout, inquiet du résultat
Je laissai filer et mijoter le tout, je mis l'ensemble sous les rayons de lune, les chiens se mirent à jouer avec, puis enfin je laissais faire


    Très doucement
    Il y avait déjà des peaux opales en coulée de lave qui bleuissaient
Des formes qui s’arrondissaient, tu reprenais forme lettrée, tout se reconstruisait...
Et puis tu apparus dans ton sommeil, on eut dit que rien n’avait changé :

    Tes éclairs de peau, tes reflets en dorage, la forme complexe de ton corps plié comme un enfant endormi, même les exhalaisons douces de tes respirations, et tes senteurs en boutons de printemps, en chênes endurcis

    Bref tu apparus telle que tu étais au début
Je m’endormis épuisé d’avoir tout refait
Et satisfait de découvrir que c’était ainsi que je t’aimais



-----------------------------------------------------------
;-)
__________________________________________

Mais ne dit-on pas que l'ordre des lettres n'a pas d'importance ;-) ?


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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 03:34
L'Imaginaire fête ses 30 ans
chez Gallimard

(plus de 500 titres parus)


1987 - 2007 : 10 livres collectors
A l'occasion de son trentième anniversaire, les Editions Gallimard (re)publient dix titres dans la collection L'Imaginaire, chacun étant augmenté d'un CD ou d'un DVD, l'occasion de découvrir ou de redécouvrir des textes rares et intenses accompagnés de documents issus des archives de l'INA ou de films d'auteurs.

Collection CD:
  . Le piéton de Paris, Léon-Paul FARGUE
  . Nouveaux écrits de Rodez, Antonin ARTAUD
  . Feux, Marguerite YOURCENAR
  . Tous les feux le feu, Julio CORTÁZAR
  . Venises, Paul MORAND
  . L'après-midi de Monsieur Andesmas, Marguerite DURAS


Collection DVD:
  . Le festin nu, William S. BURROUGHS (film éponyme de David Cronenberg)
  . Un thé au Sahara, Paul BOWLES (film éponyme de Bernardo Bertolucci)
  . Manuscrit trouvé à Saragosse, Jean POTOCKI (film éponyme de Wojcieh J. Has)
Effi Briest, Theodor FONTANE (film éponyme de R.W. Fassbinder)

Quant à moi : je vous conseille d'acheter les 4 livres avec films
les prix sont très intéressants et c'est une bonne idée de cadeau
ça peut vous permettre de découvrir "le manuscrit trouvé à Saragosse" de Potocki
chef d'oeuvre de la littérature fantastique
nous reviendrons sur Potocki, une sorte de Nicolas Bouvier avant l'heure
et sur les circonstances étonnantes de son suicide
Le film qu'en a tiré W.J. Has est kitsch à souhait
certains critiques parlent du premier film "fellinien"
restauré par Scorcese, il était un des films préférés de L. Bunuel


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