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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

Certaines choses

Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

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" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
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" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
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-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:18
Mer voisine / René Guy Cadou

René Guy Cadou est sans doute le poète que je lis le plus "facilement" comme Henri Michaux. Tous les jours, après avoir fait partir ses élèves, l'instituteur Cadou montait dans son bureau et écrivait de 17h à l'heure du repas...

J'ai toujours trouvé cela incroyable...

Jacques Bertin, mon idole et d'autres tel Bérimont écrivent un peu "à la Cadou" ; il y a bien une école : celle de Rochefort, forte d'une poésie humaniste, simple mais universelle !

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mer voisine

 

 

 

Je ne suis plus chez moi

Le ciel est sur ma table

A présent

C'est le coeur qui roule dans le sable

Et des bouquets de mer qui flambent sur le toit

 

On écoute une voix

Qui passerait la porte

Quelqu'un qui cacherait plus loin 

Sa tête morte

Au bas de l'horizon la terre démontée

 

Tu viens de ce côté 

Mais je te vois à peine

A travers cette larme et ce rideau de suie

 

Il fait nuit

Les oiseaux sont pendus sous les chênes

Mer voisine / René Guy Cadou
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 17:07

Dimanche prochain, vous pourrez entendre la voix de frenchpeterpan dire un de ses textes, dire du Obaldia (les cuisses de Colette) et Funeral Blues d'Auden...

BON DIMANCHHHHHHHHHHHE !

 

« Dimanche ! C’est aujourd’hui dimanche ! »

       la "Balade en Poésique" de rentrée

avec

      - le duo VA - Véronique Boix / Alain Collard

      - les poètes du Cercle Aveyronnais Le Contre-Chant des Mots

        Gisèle Jeantet Huguette Dangles / Marie-Hélène Douat

      - leur correspondant internaute - poète Aixois - Marc Laumonier

      - leur invité d'honneur - René de Obaldia

fera de votre journée un

 

JOYEUX DIMANCHE

 

 

le 04 Octobre 2015 - à 11h00

sur  Emoji  RADIOTEMPSRODEZ   107 FM

        Emoji  http://www.radiotemps.com/fr/ecouter-radio?PHPSESSID=b0e21c215ae53afdae6e582c088b3d95

                  mais aussi     http://www.radioways.fr/radio/radio-temps-rodez.html

 

Rediffusion - Lundi 05 Octobre à 10h00

Podcast : http://www.radiotemps.com/category/fr/programme-de-la-semaine/les-magazines-de-la-semaine/balade-en-poesique
 
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Emoji  Qu'on se le dise ! Emoji >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>


                                                                                       mercddiffuselargement  
Véronique Boix - Alain Collard
producteurs-chroniqueurs à RTR
radio 107 fm / poésique
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:58
Van Gogh / Maurice Pialat

Je viens de revoir Van Gogh de Maurice Pialat

quel chef d’oeuvre pour ce film dont l’auteur disait qu’ il n’était pas un succès (!), que les acteurs étaient « discutables »…

 

ce film est un petit bijou de perfection

dans son montage, les changements de rythme, les acteurs tous parfaits (Dutronc bien sûr, mais tous les autres aussi…), les costumes, la (les) lumière (s), les scènes d’extérieur, les gestes des travailleurs ruraux, les lessiveuses, les évènements de l’époque tout juste suggérés…

(les 66 derniers jours du peintre : de son arrivée à Auvers/oise (22 mai  1890) à sa mort (27 juillet) : boulimie de travail : 70 tableaux, 33 dessins ) 

 

l’ensemble donne un film assez atypique, assez littéraire tout en étant très « naturaliste », beaucoup de scènes coupées montraient les paysans, les chevaux ; le film aurait peut-être encore gagné à être ralenti par ces scènes paysagères

 

tout est esquissé habilement comme du pointillisme justement, tout est esquisse, une épure de cette époque ; l'art de la « peinture » est à peine évoquée…

 

comme un lavis doux sur cet individu du mal être qu’était le génial mais malheureux Vincent Van Gogh, amer aussi de se sentir incompris et totalement dépendant de son frère

je ne comprends pas comment Pialat a pu se destituer de ce film, sans doute une de ces célèbres « coquetteries », tant pis...

Van Gogh / Maurice Pialat
Van Gogh / Maurice Pialat
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 17:53
L'Arc

L’Arc coule en long d’après les mousses et les pierres arrondies

L’autre est là dans la pluie dans la nuit et à mourir d’ennui

 

pauvrement de ces mondes cependant naissent mes peaux nouvelles

en parcours de la rivière en court juste-milieu impossible

 

les lumières excellent en reflets par l’eau scintillante

odonates multiples viennent bouclées tresser leurs nattes

 

en coeur s’accouplant faisant pleurer des gouttes de rosée

le sable enfin jaune repose là où mes pieds posent

 

et mon regard hagard actif s’enflamme sur tes larmes

viscosité sans fin du ruban coule dans un vert de Parme

 

L’Arc coule en long entre mousses et pierres arrondies

L’autre est là dans la pluie dans la nuit et à mourir d’ennui

 

l’eau flotte en paix en escortant maintenant

de puissants escadrons de feuilles en miellées

 

les rocs imbattus en îlots groupés plongent et

naviguent dans les piments très rouges de la nuit

 

comme un piège les coeurs sensibles semblent s’arrêter

et en recherches perpétuelles d’impossibles mues

 

l’eau par endroit en moka stagne empoisse

et par sons mats malaxe les fonds boues fertiles

 

lèse alors mon coeur de pensées inutiles

comme des laideurs lasses et sombres futiles

 

vocalise putrescible et en irraison 

l’eau basse passe utile chant de cette enfance

 

L’Arc coule longue entre mousses et pierres arrondies

L’autre est là dans la pluie dans la nuit et à mourir d’ennui

photographies © frenchpeterpan

photographies © frenchpeterpan

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 06:58
Le puits / Ivan Repila

   On ressort de la lecture du  « puits » d’ivan Repila étonnamment abasourdi. Ce livre et son contenu ne ressemblent à rien de bien connu. Deux frères (un grand ; un petit) sont au fond d’un puits sans espoir de le quitter...

Une grande partie du livre parlera de leur survie avec un luxe de détails.

La fin de sera pas dévoilée ici, par moi ; disons qu’elle parle de vengeance et d’amitié fraternelle. Et de "révolution".

 

Le réel titre du livre est « L’enfant qui vola le cheval d’Attila » ; drôle de traduction, mais bon les raccourcis souhaités par les éditeurs sont légion. Le titre français est plus clair, le titre espagnol plus en logique avec le récit.

 

Encore que... il ne s’agit pas d’un puits à proprement parler, mais bien d’un trou. Mais la symbolique du « trou » est bien moins brillante que celle du puits.

 

Le livre est découpé en chapitres, numérotés en nombres premiers, bref ceux que l’on ne peut pas diviser ; ces nombres indiquent aussi la somme de jours passés... on est ici plus proche d’un long poème symboliste, lyrique et énigmatique.

 

Quelle est la symbolique du puits ? la solitude ? la mort ? l’écrin utérin ? Quitter l’enfance pour pénétrer le monde adulte ? Se ressourcer pour mieux renaître ?

Le puits est clairement un symbole féminin : abondance et vie, mais aussi secret et dissimulation. Plutôt maternel que sexuel nous disent les psychanalystes. Et le livre justement parlera sans cesse de la mère.

Eléments terre et eau réunis, le puits se présente comme un atout : on va pouvoir se désaltérer, se ressourcer, chercher cette intériorité ; mais si l’on est au fond, c’est une tout autre histoire : la mort est proche : par noyade ou au contraire par dessèchement et épuisement.

 

Le puits est aussi traditionnellement l’image de la connaissance et de la vérité ; on connait son importance dans nos religions monothéistes. Mais, ici, dans ce récit, le puits a clairement perdu son côté magique, sacré, son aspect « connais toi toi-même » comme on avait pu le comprendre par exemple dans le même épisode de notre héros coincé au fond d’un puits dans « Chroniques de l’oiseau à ressort » d’Haruki Murakami. De même, ici, il a perdu les notions de connaissance (la vérité est au fond du puits), non, ici, le seul but : sortir du trou !

 

Ici, remonter du puits est vraisemblablement une seconde naissance, voire même une première ; mais pour en faire quoi ?

 

« Profond comme un puits sans fonds » : on retrouve la symbolique du puits dans le jeu de l’oie et ses cases mystérieuses ; ici le puits conduit directement à la prison (la prison la plus rude étant souvent celle que l’on se construit soi-même).C’est ici tout-à-fait ce dont il s’agit.

 

Grand texte énigmatique, « Le puits » reste un livre étrange, écrit remarquablement, je ne suis pas sûr que l’on en ressorte « purifié », comme l’eau qui lave ou l’eau de pluie qui s’infiltre. Si la littérature est faite pour « déranger », Ivan Repila a bien rempli son contrat, surtout pour un premier roman.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 19:11

Un petit moment de calme et de rires ? Une grosse trentaine d'auteurs de l'Académie Alphonse Allais (fondée en 1954) a fait paraître en 2011 ce dictionnaire somme toute indispensable, voire même davantage...

 

quelques petits exemples :

 

 

* espagnolette = système de fermeture qui équipe la plupart des chambres de bonne.

* rue = grue qui n'a pas trouvé son point G

* passoire = ustensile de l'épouse qui entend se soustraire au devoir conjugal. ex : "Non, passoire, chéri, j'ai mal à la tête."

* infini = club de rencontres pour parallèles

* apiculteur = cultivateur heureux

* alexandrin = égyptien monstrueux à douze pieds

* parenthèse = écriture ceinte

* gibbon = singe de la forêt amazonienne connu pour la rapidité et l'élégance de ses déplacements à la cime des arbres. Quand il est dit "de Bayonne" il est beaucoup plus sédentaire, restant suspendu, comme les chauves-souris, aux poutres des fermes basques.

Dictionnaire ouvert jusqu'à 22 heures / Académie Alphonse Allais
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 13:05
Machine à écrire

Lorsque j'avais 13-14-15 ans, mon père me fit - sans trop le savoir - l'un des plus beaux cadeaux de ma vie ; je commencais à écrire mes petites histoires et mes poèmes "du mardi" . J'avais sans doute exprimé le souhait de pouvoir mettre cela "noir sur blanc", d'officialiser mon "travail" ; mon père me ramena de la petite usine où il travaillait une machine à écrire abandonnée...

Cette dernière fut mon amie la plus rapprochée pendant bien longtemps et je la trimballais partout, elle a pris un sacré coup de vieux et a même perdu une touche...Mais je n'oublie pas tout ce qu'elle m'a apporté !

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 10:27

Les très courts textes de mon ami cao

ont une bonne ambiance poético-ornitho-naturalistico-champêtre qui sied bien

et parlent d’ humanisme et d’ espoir sans faille

 

il suffirait donc de transcender l’instant présent

le bonheur est juste à ce prix : goûter à l’instant présent

le ressentir de toute sa force et l’exprimer

(ce qui n’est pas le plus simple)

 

être attentif au monde

à sa beauté

avoir aussi le mot juste à la bonne place

et aussi une forme parfaite de concision

 

et vous obtiendrez les textes pertinents et sincères de mon ami cao

 

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par exemple :

 

"En février"

 

La nuit dernière les cochons ont foui le sol facile

des roselières littorales, à l'abri des dunes basses,

blondes et leurs replis de rétention.

 

Le silence,

fruit de l'inceste entre l'homme et sa conscience,

est cocufié, trahi.

 

Le cri du lapin pris par mon chien

et les murmures futiles fauchés

par le frais noroît, en février

 

-------------------------------------------------

pour commander son petit livre, vendu à un prix dérisoire :

 

http://www.thebookedition.com/jouissances-minimalistes-cao-p-128525.html#voisins

 

son site Internet : photos de la ville et de la campagne

architectures, oiseaux et collines :

 

http://caonomdunchien.blogspot.fr

Jouissances minimalistes / Cao
Jouissances minimalistes / Cao
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 18:34

Et c’est un corps ; toujours le même, toujours différent

un astre, une baleine échouée aux couleurs orangées, la nuit qui scintille par alternance et fait phare pour le reste du monde

on s’y blottit parfois comme un animal apeuré, en attente du monde à venir

 

Ce serait un poème ouvert sans verrou

ou un autre dimanche très doux

une fine musique, un oiseau qui chante, un brin d’eau en refrain

 

Ton corps haché par la lumière

Et ton entrecuisse, résidu de mes pensées, où j’y meurs

Enfant émasculé

 

Ton corps est un bateau grand et beau

Un bateau-feu, un bateau-phare

Mes fêtes galantes mes fessiers très hauts mes horticoles desseins

 

Mes ivresses mes ivrogneries

Ma

Mangeaille

Du

Dimanche

Mon clémentinier

Mon manège à moi

 

Ma chapelle, mon chapeau, ma tourterelle

"The girl from southern France" 1966 Kosta Alex

"The girl from southern France" 1966 Kosta Alex

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 10:09
(larves d'hydracariens - sans doute du genre Arrenurus - sur un Sympétrum méridional)
(larves d'hydracariens - sans doute du genre Arrenurus - sur un Sympétrum méridional)

(larves d'hydracariens - sans doute du genre Arrenurus - sur un Sympétrum méridional)

En photographiant cet habile voilier, j'eus la surprise après coup de voir que j'avais aussi photographié nombre de passagers clandestins : effectivement toutes les petites boules rouges sont en fait des larves d'acariens aquatiques.

Il ne s'agit pas à proprement parler de parasitisme, car les acariens ne font que voyager d'un point A à un point B ; certes ils peuvent piquer un peu d'hémolymphe ou alourdir leur porteur et ainsi le fatiguer, mais le terme scientifique utilisé ici est la phorésie, bref un simple transport.

Ainsi lorsqu'un enfant saute sur votre dos et que vous le transportez, il y a phorésie.

C'est quand même drôlement plus chic en allant faire de l'équitation, de dire que vous allez faire un peu de phorésie...

Ces acariens aquatiques ou hydracariens sont en fait très peu connus. Ici arrenurus est un spécialiste des Odonates et après la période de reproduction de ces dernières, elles sont quasi toutes "contaminées" .

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 11:02

Intensément, tu dis

L’inconvénient où tu luttes si fort

et inconvenant, tu viens

 

Et puis finalement j'étire le monde élargi

Je l’élague de mes mots suffisants

 décadences de ces fines tournures

Chevilles pleines et belles à l’aube commencées

 

Enchevêtré, je suis

étonnamment tu luttes et étêtes

heureusement, je feins

 

et puis finalement je heurte ce mur de mépris

je propage et ruine ce que tes papiers disent

des papillons finaux en doublure crépusculaire

annoncent la fin de notre monde

 

logorrhée grise et triste compilation

de nos deux désordres respectifs

 

Rupture
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 10:04

J'ai cherché le visage d'une femme en écartant les franges de la pluie avec mes bras qui s'ouvraient en vain et n'accueillaient que les désertions du vent.

Je creuse.

 

Insomnies de somnanbule, j'envie le sommeil de ceux qui peuvent trouver dans les rêves une image éventuelle de l'amour.

Je ne suis pas de ces chercheurs-là : je creuse.

Je fouille des terres ardues comme un tombeau. Quand il est enfin ouvert, l'amour en sort et moi je m'y coule en faisant semblant de dormir.

 

Je creuse tout au long d'un faux sommeil où vingt fois par nuit je fais en dormant le geste de souffrir.

 

 

Stanislas Rodanski

J'ai cherché... / Stanislas Rodanski
de bien beaux inédits pour ce poète d'exception !

de bien beaux inédits pour ce poète d'exception !

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 18:17

" Le plaisir est bien la chose du monde la plus difficile à imaginer. (Avec qui voulez-vous lutter ?) Le désir, c'est probablement tout ce qu'un homme possède. Je suis un homme qui cherche à ne pas mourir."

 

Jacques Rigaut

..de Rigaut

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:24
Poésie et traduction
 
W.H. Auden est un poète américain d'origine anglaise, il est peu connu en France alors que sa poésie a influençé de nombreux écrivains anglo-saxons. il est aujourd'hui considéré comme un des plus grands poètes de langue anglaise du XXième siècle. Il est mort à Vienne en 1973. Il devint célèbre brutalement chez nous suite au film
"4 mariages et un enterrement" grâce à ce poème lu lors du dit enterrement.


Voici l'original
puis la traduction du livre que je possède © christian Bourgois 1995
enfin une traduction trouvée sur le net et ma foi fort différente
laquelle préférez-vous ?

 

Funeral blues

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead

Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,

My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;

Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

 

Arrête toutes les horloges, coupe le téléphone,
Jette un os juteux au chien pour qu’il cesse d’aboyer,
Fais taire les pianos et avec un tambour étouffé
Sors le cercueil, fais entrer les pleureuses.

Que les avions tournent en gémissant au-dessus de nos têtes
Griffonnant sur le ciel ce message : Il est Mort,
Noue du crêpe au cou blanc des pigeons,
Donne des gants de coton noir à l’agent de la circulation.

C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,
Mon travail, mon repos
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;
Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort.

On ne veut plus d’étoiles désormais ; éteins-les toutes ;
Emballe la lue et démonte le soleil,
Vide l’océan et balaie les bois ;
Car rien maintenant ne vaut plus la peine.
------------

 

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,

Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,

Démonter la lune et le soleil,
Vider l'océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

---------

 
En voici une troisième de l'amie Sabouret (traductrice professionnelle de son état)
merci à elle :-)
 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,

Pourvu qu'il n'aboie point, jetez un os au chien

Etouffez les pianos et qu'un tambour voilé

Au sortir du cercueil, accompagne le deuil.

 

Que les avions décrivent des cercles en gémissant

Et tracent dans le ciel ces trois mots : il est mort

Nouez un crêpe au cou des oiseaux blancs

Ajoutez des gants noirs aux tenues des agents

 

Cétait mon nord, mon sud, l'orient et l'occident

Mon travail en semaine, mon repos du dimanche

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant

Je pensais que jamais l'amour ne finirait ; j'avais tort

 

Etoiles, disparaissez, qu'il n'en reste plus une

Démontez le soleil et remballez la lune

Asséchez l'océan, balayez les forêts

Car rien de bon ne peut advenir désormais.

 

-----------

celle d'Yves Perret :

 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Faites taire le chien d’un os gras qu’on lui donne,
Silence les pianos ! Sourdine, les tambours
Pour sortir le cercueil entre tout ces cœurs lourds..

Que les aéroplanes voltigeant au dehors
dessinent ces trois mot : Il Est Mort.
Mettez du crêpe noir aux cous blancs des pigeons,
aux mains des policiers des gants noirs en coton.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
ma semaine affairée, mon dimanche de sieste,
mon midi, mon minuit, mes mots et ma chanson.
Je pensais que l'amour ne finirait jamais : eh bien non.

Plus besoin des étoiles et que, tous, ils s’en aillent
envelopper la lune, démonter le soleil
assécher l'océan, arracher les forêts
car ici rien d’heureux n’adviendra plus jamais.

 
-----------------

 

une autre traduction, celle de l'ami Balagan =
 
Remisez les horloges, coupez le télephone.
Au chien qui tant aboie, donnez un os qu'il rogne.
Faites taire les pianos ; aux tambours assourdis,
Présentez le cercueil à nos coeurs engourdis.

Laissez dessus nos têtes, les cercles gémissant
Des avions griffonant le message du gisant.
Couvrez de laies de crèpe, les oiseaux si bavards.
Donnez de beaux gants noirs aux agents des boulevards.

Il était tout pour moi : une rose des vents,
Une semaine ouvrée, un repos du dimanche,
Une nuit, un midi, des mots, une mélopée ;
L'amour devait durer, mais je m'étais trompé.

Faites sortir les étoiles, qui nous semblent si vieilles,
Éloignez cette lune, éteignez ce soleil,
Videz les océans et brûlez tous ces bois,
Car rien, plus jamais, ne s'emplira d'émoi.
 
-----------------------------
 
une autre : celle de Chris
 
Arrêtez toutes les montres, coupez les téléphones
Donnez des os aux chiens pour les rendre aphones
Faites taire les pianos qu'au son étouffé d'un tambour
On sorte le cercueil , et les pleureuses autour

Que la fumée des avions trace au dessus de nos têtes
ces mots Il est mort en un message funeste
Un ruban de crêpe aux cous blancs des pigeons
Les policiers gantés noir en cette grande occasion

Il était mon Est , mon Ouest , mon Sud et mon Nord
mes jours de travail et la fin de semaine
Mon Midi, mon Minuit, ma parole, ma rengaine
L'amour devait durer sans fin : j'avais tort

Je ne veux plus d'étoiles, enlevez les unes à unes
Décrochez le soleil et emballez la lune
Asséchez les mers et balayez les forêts
Car plus jamais rien de bon n'arrivera désormais
 
----------------------------------------------
 
une autre : celle de Catherine Charmant
 
Arrête les pendules, coupe le téléphone,
Pourvu qu’il n’aboie plus, jette un os au chien
Pianos, silence ! Qu’au roulement sourd d'un tambour
On sorte le cercueil, et les proches autour

Que les avions qui vrombissent là-haut en traçant
Des cercles adressent ces trois mots : Il Est Mort
Passe un ruban noir au cou des blanches colombes
Et des gants endeuillés aux mains des policiers

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine ouvrée, mon repos du guerrier,
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant;
Je croyais l’amour éternel: eh bien non.

Plus de place à présent : supprime les étoiles une à une;
Démembre le soleil et embarque la lune,
Assèche les océans, balaie les forêts
Car rien maintenant n’adviendra plus jamais.

Une autre traduction, celle de Véronique Boix, merci à elle ! (juin 2015)

 

 

Arrêter les horloges, le téléphone couper. 
Empêcher le chien d’aboyer par quelque os à ronger.
Faire taire les pianos, étouffer les tambours
Pour sortir le cercueil, nos sanglots tout autour.

Que les avions qui hurlent au-dessus de nos têtes, 
Ecrivent, dans le ciel, ces trois mots : Il n’Est Plus.
Au blanc cou des colombes, nouez en berne un crêpe
Et qu’on voie les agents en gants noirs dans la rue.

Il était mon Nord, mon Sud, mon levant, mon couchant,
Ma semaine de labeur, mon dimanche de paix,
Mon midi, mon minuit, ma parole et mon chant.
Et l’amour invincible : comme je me trompais !

Que m’importent les étoiles à présent : que toutes on les balaye ! 
Et remballez la lune ! Démontez ce soleil !
Videz les océans, arrachez les forêts !
Car plus rien, plus rien d’heureux ne m’arrivera désormais.

 

 

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Published by the very famous french peterpan - dans mes poètes et poèmes préférés
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:23

Sois un pieu

enfoncé

contre la fatalité :

incapable de reculer d'un pouce.

Avance où tu dois

où ta musique intime t'appelle

quel que soit le péril.

Tu ne répondras pas

au jour de fête commun :

tes fêtes sont d'une autre nature.

Ne projette pas ne te venge pas

ne fomente pas

laisse le temps venir à toi

et réjouis le jour.

Nourri de ta seule liberté.

La vie est faite d'heures

que tu te soumettras

l'une après l'autre

sans entracte ni vacance.

 

Michel Seuphor

dessin de M. Seuphor : "calme et capricieux" 1972
dessin de M. Seuphor : "calme et capricieux" 1972

dessin de M. Seuphor : "calme et capricieux" 1972

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