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"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
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"O mon passé d'enfance,
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Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

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Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

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"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
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" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
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-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:24
Poésie et traduction
 
W.H. Auden est un poète américain d'origine anglaise, il est peu connu en France alors que sa poésie a influençé de nombreux écrivains anglo-saxons. il est aujourd'hui considéré comme un des plus grands poètes de langue anglaise du XXième siècle. Il est mort à Vienne en 1973. Il devint célèbre brutalement chez nous suite au film
"4 mariages et un enterrement" grâce à ce poème lu lors du dit enterrement.


Voici l'original
puis la traduction du livre que je possède © christian Bourgois 1995
enfin une traduction trouvée sur le net et ma foi fort différente
laquelle préférez-vous ?

 

Funeral blues

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead

Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,

My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;

Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

 

Arrête toutes les horloges, coupe le téléphone,
Jette un os juteux au chien pour qu’il cesse d’aboyer,
Fais taire les pianos et avec un tambour étouffé
Sors le cercueil, fais entrer les pleureuses.

Que les avions tournent en gémissant au-dessus de nos têtes
Griffonnant sur le ciel ce message : Il est Mort,
Noue du crêpe au cou blanc des pigeons,
Donne des gants de coton noir à l’agent de la circulation.

C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,
Mon travail, mon repos
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;
Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort.

On ne veut plus d’étoiles désormais ; éteins-les toutes ;
Emballe la lue et démonte le soleil,
Vide l’océan et balaie les bois ;
Car rien maintenant ne vaut plus la peine.
------------

 

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,

Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,

Démonter la lune et le soleil,
Vider l'océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

---------

 
En voici une troisième de l'amie Sabouret (traductrice professionnelle de son état)
merci à elle :-)
 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,

Pourvu qu'il n'aboie point, jetez un os au chien

Etouffez les pianos et qu'un tambour voilé

Au sortir du cercueil, accompagne le deuil.

 

Que les avions décrivent des cercles en gémissant

Et tracent dans le ciel ces trois mots : il est mort

Nouez un crêpe au cou des oiseaux blancs

Ajoutez des gants noirs aux tenues des agents

 

Cétait mon nord, mon sud, l'orient et l'occident

Mon travail en semaine, mon repos du dimanche

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant

Je pensais que jamais l'amour ne finirait ; j'avais tort

 

Etoiles, disparaissez, qu'il n'en reste plus une

Démontez le soleil et remballez la lune

Asséchez l'océan, balayez les forêts

Car rien de bon ne peut advenir désormais.

 

-----------

celle d'Yves Perret :

 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Faites taire le chien d’un os gras qu’on lui donne,
Silence les pianos ! Sourdine, les tambours
Pour sortir le cercueil entre tout ces cœurs lourds..

Que les aéroplanes voltigeant au dehors
dessinent ces trois mot : Il Est Mort.
Mettez du crêpe noir aux cous blancs des pigeons,
aux mains des policiers des gants noirs en coton.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
ma semaine affairée, mon dimanche de sieste,
mon midi, mon minuit, mes mots et ma chanson.
Je pensais que l'amour ne finirait jamais : eh bien non.

Plus besoin des étoiles et que, tous, ils s’en aillent
envelopper la lune, démonter le soleil
assécher l'océan, arracher les forêts
car ici rien d’heureux n’adviendra plus jamais.

 
-----------------

 

une autre traduction, celle de l'ami Balagan =
 
Remisez les horloges, coupez le télephone.
Au chien qui tant aboie, donnez un os qu'il rogne.
Faites taire les pianos ; aux tambours assourdis,
Présentez le cercueil à nos coeurs engourdis.

Laissez dessus nos têtes, les cercles gémissant
Des avions griffonant le message du gisant.
Couvrez de laies de crèpe, les oiseaux si bavards.
Donnez de beaux gants noirs aux agents des boulevards.

Il était tout pour moi : une rose des vents,
Une semaine ouvrée, un repos du dimanche,
Une nuit, un midi, des mots, une mélopée ;
L'amour devait durer, mais je m'étais trompé.

Faites sortir les étoiles, qui nous semblent si vieilles,
Éloignez cette lune, éteignez ce soleil,
Videz les océans et brûlez tous ces bois,
Car rien, plus jamais, ne s'emplira d'émoi.
 
-----------------------------
 
une autre : celle de Chris
 
Arrêtez toutes les montres, coupez les téléphones
Donnez des os aux chiens pour les rendre aphones
Faites taire les pianos qu'au son étouffé d'un tambour
On sorte le cercueil , et les pleureuses autour

Que la fumée des avions trace au dessus de nos têtes
ces mots Il est mort en un message funeste
Un ruban de crêpe aux cous blancs des pigeons
Les policiers gantés noir en cette grande occasion

Il était mon Est , mon Ouest , mon Sud et mon Nord
mes jours de travail et la fin de semaine
Mon Midi, mon Minuit, ma parole, ma rengaine
L'amour devait durer sans fin : j'avais tort

Je ne veux plus d'étoiles, enlevez les unes à unes
Décrochez le soleil et emballez la lune
Asséchez les mers et balayez les forêts
Car plus jamais rien de bon n'arrivera désormais
 
----------------------------------------------
 
une autre : celle de Catherine Charmant
 
Arrête les pendules, coupe le téléphone,
Pourvu qu’il n’aboie plus, jette un os au chien
Pianos, silence ! Qu’au roulement sourd d'un tambour
On sorte le cercueil, et les proches autour

Que les avions qui vrombissent là-haut en traçant
Des cercles adressent ces trois mots : Il Est Mort
Passe un ruban noir au cou des blanches colombes
Et des gants endeuillés aux mains des policiers

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine ouvrée, mon repos du guerrier,
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant;
Je croyais l’amour éternel: eh bien non.

Plus de place à présent : supprime les étoiles une à une;
Démembre le soleil et embarque la lune,
Assèche les océans, balaie les forêts
Car rien maintenant n’adviendra plus jamais.

Une autre traduction, celle de Véronique Boix, merci à elle ! (juin 2015)

 

 

Arrêter les horloges, le téléphone couper. 
Empêcher le chien d’aboyer par quelque os à ronger.
Faire taire les pianos, étouffer les tambours
Pour sortir le cercueil, nos sanglots tout autour.

Que les avions qui hurlent au-dessus de nos têtes, 
Ecrivent, dans le ciel, ces trois mots : Il n’Est Plus.
Au blanc cou des colombes, nouez en berne un crêpe
Et qu’on voie les agents en gants noirs dans la rue.

Il était mon Nord, mon Sud, mon levant, mon couchant,
Ma semaine de labeur, mon dimanche de paix,
Mon midi, mon minuit, ma parole et mon chant.
Et l’amour invincible : comme je me trompais !

Que m’importent les étoiles à présent : que toutes on les balaye ! 
Et remballez la lune ! Démontez ce soleil !
Videz les océans, arrachez les forêts !
Car plus rien, plus rien d’heureux ne m’arrivera désormais.

 

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:23

Sois un pieu

enfoncé

contre la fatalité :

incapable de reculer d'un pouce.

Avance où tu dois

où ta musique intime t'appelle

quel que soit le péril.

Tu ne répondras pas

au jour de fête commun :

tes fêtes sont d'une autre nature.

Ne projette pas ne te venge pas

ne fomente pas

laisse le temps venir à toi

et réjouis le jour.

Nourri de ta seule liberté.

La vie est faite d'heures

que tu te soumettras

l'une après l'autre

sans entracte ni vacance.

 

Michel Seuphor

dessin de M. Seuphor : "calme et capricieux" 1972
dessin de M. Seuphor : "calme et capricieux" 1972

dessin de M. Seuphor : "calme et capricieux" 1972

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 22:14

jeune femme brune

la trentaine, cheveux mi-longs, grand regard, yeux noirs

un beau profil

parle beaucoup avec une amie assise en face d’elle, volubile,

grand sourire

lèvres qui brillent rose vif, active

elle dialogue avec son amie avec de grands coups de cou et de tête

agite ses mains, ses ongles peints rose pâle

un sourire, une volonté, rappelle Irène Jacob jeune,

même fougue dans sa beauté

même allant, indocile, rebelle, insoumise

on peut la fixer (je suis assis loin dans le restaurant - elle

est dehors en terrasse sur le trottoir - je suis bien dans l’axe pour l’observer, elle)

pour s’en délecter

chaque expression saisie est un délice, chaque sourire, chaque regard en coin majesté

ah ! ces visages de femmes sans cesse renouvelés, il y a tant à dire, à nouveau

toutes ces incompréhensions dans ces joies de vivre, cela m ‘échappe, ces insouciances

 

Au sortir : robe dans les tons jaunes, ballerines noires, jambes nues, cuisses assez lourdes

je jette un dernier regard avant de m’enfoncer dans mon chemin seul,

 

veste caban sombre

jambes croisées, un pied derrière le mollet, comme un verrou

une tension du corps, proche d’une envie de vie, une pulsion

 

le bon temps a passé, la vieillesse m’a pris mon air de jeune homme romantique,

je me fossilise

mutacisme de ma vie oubliée,

indûment, je l’aurais aimée

 

Café Madeleine, Paris.
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 16:36

Plante assez rare, elle fait partie des plantes mycohétérotrophes... (perte chlorophylle et parasitisme d'un champignon (russules) : la plante n'exerçant pas sa fonction pioche le carbone dans le champignon, ce dernier prend du sucre...), symbiose...

Néanmoins, la biologie de cette fleur n'est pas bien connue, et des associations avec les racines des résineux ou des cistes est fort probable. Elle serait donc aussi alors un véritable "parasite", une plante "qui triche" comme on dit...

Elle peut disparaître pendant des années. (sécheresse ou couvert végétal trop important).

Ici la plante pousse au pied d'un pin.

Tige violette. Fleurs rose. Pas de feuilles vertes.

Orchidées de Provence (8) : Limodorum abortivum
Orchidées de Provence (8) : Limodorum abortivum
Orchidées de Provence (8) : Limodorum abortivum
Quelques jours plus tard, la floraison est plus abondante...

Quelques jours plus tard, la floraison est plus abondante...

Orchidées de Provence (8) : Limodorum abortivum
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 17:50

Assez rare et très localisée dans les biotopes autour de chez moi, voici l'orchis d'Olbia (ancien nom d'une colonie grecque : aujourd'hui Hyères).

Elle ressemble à mascula, mais est plus grêle et sa floraison précoce, nous sommes le 2 mai et déjà de nombreux sujets ont fini leur floraison. Les fleurs sont moins nombreuses et plus pâles. L'éperon ascendant est très long : 1 à 2 fois le labelle. Pelouses maigres, cailloux, calcaire. Des tulipes botaniques et des iris nains sont avec eux.

C'est une orchidée très localisée au pourtour méditerranéen.

On décrit des croisements (hybridations) avec l'orchis de Provence qui est jaune mais dont la fleur est très proche.

Orchidées de Provence (7) : Orchis olbiensis
Orchidées de Provence (7) : Orchis olbiensis
Orchidées de Provence (7) : Orchis olbiensis
Orchidées de Provence (7) : Orchis olbiensis
Photographies ©Frenchpeterpan

Photographies ©Frenchpeterpan

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 12:26

Mai

 

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
Les pétales fleuris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

Mai / Guillaume Apollinaire
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 08:29

Au matin les lèvres des taupinières ; les abeilles folles en groupe brûlent aux virées musicales / ce printemps semble siffler son arrivée et fanfares /citronnade magique et mon cœur bat mal / prétexte pour boire le vin à ton sexe enflé

Promenade des bourgeons / pousses boutons / ensorceleur magie du temps / explosion de vies multiples aux allées sans fin ; renaissance de mes mains, renouveau ivre et floral / efflorescence des creux et déliés

 

Je peine à nouveau dans le soleil affolé

Des chignons dans les arbres font des bosquets

Je me perds dans les signes évidents

Me reste que moi, que moi et mon infinie insignifiance

 

A pas lents / dans le peuple malheureux / nous créerons des clairières

Irradiantes / quand la sève monte aux hauts pins, pieds dans l’eau /

Matin clair

Les rêveries du promeneur solitaire. Magritte 1926.

Les rêveries du promeneur solitaire. Magritte 1926.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 09:21
.. de Stétié

"Il y a dans l’univers une immense quantité de non-pensé et de non-songé. Dont, en attendant qu’ils changent de statut, se forment les nuages."

Salah Stétié

photographie de Stéphane Barbery

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 05:53

himantoglossum

Himantoglossum robertianum © photographie frenchpeterpan

 

 

   C'est en Provence, la première orchidée à fleurir / elle est très précoce. On l'appelait dans les vieilles flores (celle de Bonnier ou celle de Fournier) Loroglossum, mais le terme d'Himantoglossum semble s'imposer aujourd'hui. 

 

C'est un genre méditerranéen. Les fleurs peu nectarifères attirent cependant un grand nombre de pollinisateurs essentiellement des Hyménoptères. 

C'est une plante haute, robuste, avec des sujets très souvent hypochromes, très vert olive comme les sujets ci dessus. 

 

Son odeur est étonnante, on la dit d'iris ; personnellement je trouve qu'elle sent un muguet très délicat et/ou un lilas doux. 

 

Annonce du printemps arrivant, c'est toujours un plaisir de la voir fleurir tout autour de chez moi...

 

himantoglossum2

 

himantoglossum1

 

himantoglossum3

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 13:39

"On renonce d'abord à l'impossible, puis à tout le reste."

Henri Thomas

 

.. de Thomas
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:32

Je connais bien ce jaune sur les coteaux, mais Luc Bérimont le dit bien mieux que moi...

 

 

Le Vin Mordu

à René Guy Cadou

 

De bas brouillards tremblaient aux vallées de l'automne

Les chiens jappaient sans fin sur le bord des ruisseaux,

On entendait rouiller leurs abois dans l'écho

A des lieux et des lieux, sur des pays sans borne.

 

Le vent sentait la pierre rêche et le gibier

Il était dur et vif à nous trancher la gorge.

Nous nous hâtions vers quelque grange, dont le porche

Offrait déjà l'abri à des coqs qui chantaient.

 

Lorsque, sur le revers d'un coteau, nous trouvâmes

La jaune, apaisante, caresse des raisins:

Bien à l'écart du vent, des grappes plein les mains

Nous bûmes longuement, renversés sur la flamme.

 

Luc Bérimont

Le vin mordu / Luc Bérimont
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 12:51
Les abeilles, courageuses, repartent au travail...

Le beau temps arrivant, c'est l'heure de l'inspection des ruches, cet hiver fut désastreux pour beaucoup avec des pertes brutales de nombreuses colonies et ce très rapidement en quelques jours, la varroose particulièrement sévère en décembre 2014 en est sans doute une cause, mais pas que très vraisemblablement...

L'apiculture et le monde des abeilles et de tous les insectes pollinisateurs souffrent donc en ce moment...

Ici les abeilles se régalent du nectar abondant dans les fleurs de pissenlit...

(Photographie ©frenchpeterpan)

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:09
C'est reparti ?

Depuis le 2 Février, mon blog était bloqué...

Pas de réponses d'Over-blog à mes mails répétés et un certain jm'enfoutisme bien net...

Est-ce ma lettre envoyée à la maison-mère toulousaine ? Est-ce l'aide de deux "bénévoles" des forum ?

Ce jour je retrouve "à peu près" mon blog façonné depuis 9 ans, certes il manque des photographies et des MP3, et plein de petits détails mais l'essentiel - les textes - ont été récupérés...

Overblog m'a tué puis ressuscité, car il était fort probable que j'allais arrêter là...

Bref on continue, un moment au moins....

Bises à tous !

Marco

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 09:14

Un de mes poèmes préférés d'un de mes poètes préférés,

merveille d'harmonie...

 

 


 

 


 


cequeditElsa.mp3

 

 

 

 

 

Ce que dit Elsa


Tu me dis que ces vers sont obscurs et peut-être
Qu'ils le sont moins pourtant que je ne l'ai voulu
Sur le bonheur volé fermons notre fenêtre
De peur que le jour n'y pénètre
Et ne voile à jamais la photo qui t'a plu

Tu me dis Notre amour s'il inaugure un monde
C'est un monde où l'on aime à parler simplement
Laisse là Lancelot laisse la Table Ronde
Yseut Viviane Esclarmonde
Qui pour miroir avaient un glaive déformant

Lis l'amour dans mes yeux et non pas dans les nombres
Ne grise pas ton cœur de leurs philtres anciens
Les ruines à midi ne sont que des décombres
C'est l'heure où nous avons deux ombres
Pour mieux embarrasser l'art des sciomanciens

La nuit plus que le jour aurait-elle des charmes
Honte à ceux qu'un ciel pur ne fait pas soupirer
Honte à ceux qu'un enfant tout à coup ne désarme
Honte à ceux qui n'ont pas de larmes
Pour un chant dans la rue une fleur dans les prés

Tu me dis laisse un peu l'orchestre des tonnerres
Car par le temps qu'il est il est de pauvres gens
Qui ne pouvant chercher dans les dictionnaires
Aimeraient des mots ordinaires
Qu'ils se puissent tout bas répéter en songeant

Si tu veux que je t'aime apporte-moi l'eau pure
A laquelle s'en vont leurs désirs s'étancher
Que ton poème soit le sang de ta coupure
Comme un couvreur sur la toiture
Chante pour les oiseaux qui n'ont où se nicher

Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas
Que triomphe la voix humaine sur les cuivres
Et donne une raison de vivre
A ceux que tout semblait inviter au trépas

Que ton poème soit dans les lieux sans amour
Où l'on trime où l'on saigne où l'on crève de froid
Comme un air murmuré qui rend les pieds moins lourds
Un café noir au point du jour
Un ami rencontré sur le chemin de croix

Pour qui chanter vraiment en vaudrait-il la peine
Si ce n'est pas pour ceux dont tu rêves souvent
Et dont le souvenir est comme un bruit de chaînes
La nuit s'éveillant dans tes veines
Et qui parle à ton cœur comme au voilier le vent

Tu me dis Si tu veux que je t'aime et je t'aime
Il faut que ce portrait que de moi tu peindras
Ait comme un ver vivant au fond du chrysanthème
Un thème caché dans son thème
Et marie à l'amour le soleil qui viendra

 

elsa-louis

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:27

OVER-BLOG CHANGE DE PLATE FORME

J'AI LONGTEMPS HESITE VU LES DESASTRES EN GENERAL 

DE CE TYPE DE MIGRATION...

MAIS LE TON ASSEZ AGRESSIF D'OVER-BLOG A FAIT QUE J'AI ACCEPTE CETTE MIGRATION

BIEN SUR C'EST LA CATASTROPHE : TOUS MES LIENS ONT DISPARU

(EN PARTICULIER TOUTES MES CATEGORIES)

CE QUI REND IMPOSSIBLE TOUTE RECHERCHE LOGIQUE

LE SEUL MOYEN MAINTENANT EST DE PASSER PAR GOOGLE

CE QUI EST QUAND MÊME UN COMBLE...

CELA VA FAIRE 5-6 SEMAINES QUE C'EST AINSI 

ET TOUJOURS AUCUNE NOUVELLE D'OVER-BLOG

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IL EST BIEN POSSIBLE QUE CE SOIT LA MORT de FRENCHPETERPAN

(blog commencé en 2006 et contenant 1050 articles)

 

 

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Published by frenchpeterpan
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