<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.frenchpeterpan.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (écrivains en suicide)]]></title>
    <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-1195388.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;écrivains en suicide&quot; du blog &quot;Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/21/80/07/avatar.png</url>
        <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (écrivains en suicide)]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-1195388.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.frenchpeterpan.com</copyright>            <category>écrivains en suicide</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Pascal Quignard]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-pascal-quignard-45737509.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;"><b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; « Le suicide est certainement la ligne ultime sur laquelle peut venir s’écrire la liberté humaine. Elle en est peut-être le point
  final.<br>
  Le droit de mourir n’est pas inscrit dans les droits de l’Homme<br>
  Comme l’individualisme n’y est pas inscrit<br>
  Comme l’amour fou n’y est pas inscrit<br>
  Comme l’athéisme n’y est pas inscrit ; Ces possibilités humaines sont trop extrêmes. Elles sont trop antisociales pour être admises dans le code qui prétend régir les sociétés. »<br>
  <br></b></span><br>
  <div style="text-align: right;">
    Pascal Quignard. (in « La barque silencieuse »)<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-4/quignard.jpg" class="noAlign" alt="quignard" height="413" width="292"><br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 22:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">20281633804b919d1c94f107015dc00a</guid>
                <category>écrivains en suicide</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-pascal-quignard-45737509-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Danielle Collobert]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-6912978.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Elle :<br>
  <br>
  Née en 1940 au centre de la Bretagne.<br>
  A 21 ans renonce à l’école Normale où elle venait d’être reçue.<br>
  Elle s’engage dans un réseau de soutien au FLN. Difficultés pour vivre en France.<br>
  Rencontre Natalino Andolfato, sculpteur Italien, 15 ans suivront. Elle quittera son ami en 1976, 2 ans avant sa mort.<br>
  A 24 ans elle fait paraître « meurtre » chez Gallimard, livre défendu par Queneau.<br>
  Commence à voyager, toujours seule, aime la Crète, est subjuguée par un séjour en Indonésie mais révoltée aussi (c’est l’époque des massacres de communistes).<br>
  Un jour après la mort de son grand père, elle s’effondre et dit : «&nbsp; Je ne veux pas aller dans la terre. ».<br>
  En 1968 adhère à l’Union des Ecrivains. Elle se trouve en Tchécoslovaquie au moment où les chars soviétiques envahissent le pays.<br>
  Ecrit des pièces radiophoniques, voyage beaucoup comme des « épuisements » :&nbsp; Asie, puis Amérique du Sud, puis Etats-Unis, elle vend son studio parisien pour continuer à voyager : Europe,
  Egypte, Crète, Hollande, Grèce…<br>
  Part à New York en juin, revient en France en Juillet.</span></span><br>
  <br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/d.collobert.jpg" class="CtreTexte" style="border: medium solid #800080;" width="299" height="275"><br>
  <span style="font-size: 12pt;"><br></span><span style="font-weight: bold; font-style: italic; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 12pt;">Elle se donne la mort le 23, jour de son anniversaire,
  dans un hôtel de la rue Dauphine.<br>
  Elle a juste 38 ans.<br>
  <br></span></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic; font-size: 10pt;"><span style=
    "font-size: 12pt;">---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------</span></span><br>
  </div><span style="font-weight: bold; font-style: italic; font-size: 10pt;"><br></span>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic; font-size: 10pt;">« Elle a, dès les premières pages, fait de l’absence la raison même de son écriture. » Françoise Morvan.</span>
  </div><br>
  <br>
  <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">Je ne peux plus dire mon nom.</span><br style=
  "font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">Et je dois me défendre. Contre tout. Je m’agglomère aux gens du matin.</span><br style=
  "font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">Je ne sais que faire, quel chemin prendre.</span><br style=
  "font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">Chaque jour, je prends la forme d’un départ, il n’y a pas de préparatifs à faire.</span><br style=
  "font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">Je décide seulement. Je me lève de l’endroit où je me trouve, je traverse la ville dans toute sa
  largeur. J’arrive aux faubourgs. Je dois aller encore plus loin, le long des murs gris, des eaux glauques, des palissades noircies.</span><br style=
  "font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">J’ai pris l’habitude de vivre la nuit. Le début de la nuit m’apporte toujours une sorte d’étrange
  sérénité.</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">J’ai l’impression de vivre une mort.</span><br style=
  "font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">
  <span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">Je dis fin, je dis que c’est fini, bien fini cette fois. Je ne dirai plus rien, je ne répèterai plus
  sans cesse. Je suis dans la pièce toute noire, toute sombre de cette nuit épaisse ; parce que je souhaite toujours cette épaisseur là mais rarement le monde. Elle pousse une porte. Il y a une
  lumière très faible quelque part. Elle monte. Je suis en bas. J’attends. C’est convenu. Puis je monte aussi. Je suis essoufflée, je crois. La porte est ouverte. Elle est sur le lit, en imperméable,
  les yeux fixes. Je la regarde. Il faut que je parte. Elle est morte.<br>
  <br></span></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: #800080; font-family: Courier New;">-----------------</span></span><br>
  </div><br>
  <span style="color: #0000ff; font-family: Tahoma; font-weight: bold;"><span style="font-size: 10pt;">« J’ai une mer intérieure, pas bien grande, mais elle m’emplit tout entier. Ce n’est pas une eau
  tranquille, dormante, comme on dit. Suivant les jours, les heures, elle se gonfle, me secoue. Elle suit le rythme des marées, les miennes. Les vagues montent et roulent dans ma tête. Elle se rue
  sur mes digues. »<br>
  <br></span></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #0000ff; font-family: Tahoma; font-weight: bold;"><span style="font-size: 10pt;">--------------</span></span>
  </div><span style="color: #0000ff; font-family: Tahoma; font-weight: bold;"><br></span><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">La totalité des oeuvres de Danielle Collobert est disponible chez P.O.L. (2004-2005)<br>
    (oeuvres I et II)<br></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 21:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cda9168c9c2c542563cc9ceba1c2ddc1</guid>
                <category>écrivains en suicide</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-6912978-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mario de Sa-Carneiro]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-6101261.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Lui :<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-size: 8pt;">en 1916 à Paris à 26 ans après a priori une seule aventure amoureuse avec une jeune parisienne, expérience qui le bouleversa profondément
  ;</span></span><span style="font-size: 8pt;"><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">s’habille chic en smoking, s’allonge sur un lit dans un hôtel et avale de la strychnine, et attend la mort. Il laissera un roman, deux
  recueils de nouvelles et de nombreuses poésies. La mort par strychnine est une mort épouvantable (convulsions).<br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/mario-sa-carneiro.jpg" class="DrteTexte" height="300" width="209"><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span><span style=
  "font-weight: bold; font-family: Verdana;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est connu aussi pour avoir été un grand ami de Pessoa, le génial lisboète. C’est grâce à lui que Pessoa s’est mis à écrire de la
  poésie, c’est grâce à lui que Pessoa a pu penser un moment qu’il pouvait avoir du talent.</span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il écrivit beaucoup de lettres à Pessoa, pour lui c’était un second père ; il annonca régulièrement sa mort par ses lettres
  à ses amis, à son père. Un jour, il passa à l’acte. Pessoa avait commencé une longue lettre – restée inachevée – en réponse, le jour même de la mort de son ami. C’est grâce enfin à Pessoa que tous
  les textes de de Sa-Carneiro ont pu paraître.</span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">« Mário de Sá-Carneiro n’eut pas de biographie, il n’eut que du génie », écrivit Fernando Pessoa. Ils furent tous deux parmi les « modernistes
  » du Portugal. Symboliste avant tout on parla à propos de lui de "l'école du désenchantement" ; son œuvre poétique porte la marque de diverses influences, entre le décadentisme lyrique et
  nostalgique de Jules Laforgue et les tentatives modernistes de Blaise Cendrars.</span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span><br style=
  "font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <span style="font-weight: bold; font-family: Verdana; font-style: italic; color: #800000;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ses poésies sont les traces de cette quête de soi, de cette poursuite d'un Absolu
  impossible à étreindre et ses lettres à Fernando Pessoa constituent un document exceptionnel. « Dans La Confession de Lucio, parue en 1914, ses peurs, ses exaltations et son homosexualité
  apparaissent clairement à travers le récit fantastique. Son œuvre, prose et poésie, ressasse le thème de la crise de la personnalité, l'impossible réconciliation avec lui-même. Ces thèmes sont
  également présents dans le recueil de nouvelles paru en 1915, Ciel en feu. Si, à Paris, le futurisme, le cubisme, le simultanéisme le passionnent, il n'en reste pas moins un poète essentiellement
  influencé par le symbolisme. Sans doute fut-il un être trop souffrant pour avoir pu développer pleinement l'œuvre que laissent imaginer certains de ses plus beaux poèmes. » (<span style=
  "text-decoration: underline;">Françoise Beaucamp).</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Eu não sou eu nem sou o outro,</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Sou qualquer coisa de intermédio :</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Pilar da ponte de tédio_</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Que vai de mim para o outro.</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Je ne suis pas moi ni un autre</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Je suis quelque chose d’intermédiaire :</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">Un pilier du pont d’ennui</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">qui s’étend de moi vers l’autre</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  <br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">(poème et traduction trouvés sur l’excellent blog de Philippe Aigrain</span></span><br style=
    "font-weight: bold; font-family: Verdana;">
    <a href="http://paigrain.debatpublic.net/"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">http://paigrain.debatpublic.net/</span></span></a><br style=
    "font-weight: bold; font-family: Verdana;">
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana; color: #808000;">Lire aussi le bel article paru dans le Magazine littéraire n°291, septembre 1991 par Urbano
    Tavares Rodrigues_</span></span><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana; color: #808000;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">&nbsp;<a href=
    "http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_385_2.htm">http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_385_2.htm</a></span></span><a href="javascript:void(0);/*1174477310302*/"><br style=
    "font-weight: bold; font-family: Verdana;"></a>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">«Comme on pleure un amant,</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">&nbsp;Je me pleure moi-même :</span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;">&nbsp;J'ai été l'amant inconstant qui s'est trahi lui-même.»<br>
    <br>
    ----------------------<br>
    <br>
    <span style="font-style: italic; text-decoration: underline;">crise lamentable</span><br>
    <br>
    j'aimerais tant me débrouiller dans la vie,<br>
    pouvoir y goûter en restant qui je suis...<br>
    mais rien à faire : plus je m'éloigne,<br>
    plus grande est l'angoisse de la retenir.<br>
    <br>
    vivre chez soi comme tout un chacun,<br>
    être extravagant dans mes livres - mais<br>
    arriver à la fin de chaque mois avec<br>
    des factures religieusement honorées.<br>
    <br>
    ne pas craindre d'aborder les filles<br>
    avec l'intention de les sauter -<br>
    ouvrir les fenêtres de ma tour d'ivoire<br>
    bref, ne plus faire de scènes.<br>
    <br>
    avoir la force un jour d'enrayer<br>
    cet engrenage qui sur moi se resserre.<br>
    - ne plus envoyer de télégrammes à mon père<br>
    - cesser de flâner dans Paris en bayant aux corneilles.<br>
    <br>
    me lever et sortir dans la rue - sans passer<br>
    une heure et demie à me préparer<br>
    - mettre un terme à cette vie dans la lune,<br>
    - me défaire de la <span style="font-style: italic;">frousse</span> des courants d'air.<br>
    <br>
    cesser d'être distrait, de briser des objets<br>
    chez les amis que je fréquente -<br>
    ne plus m'embarquer dans des histoires filandreuses<br>
    qui sont le seul fruit de mon invention.<br>
    <br>
    car tout en moi est invention ailée,<br>
    un crime ou un bienfait jamais réalisé :<br>
    et toujours l'or se change en plomb<br>
    sur mon infortune ou sur la sueur de mes orages...<br>
    <br>
    ------------<br>
    <br></span> <span style="font-family: Verdana;"><span style="font-style: italic;">Poésies complètes parues chez Minos &amp; La Différence, 1987, 2007</span><br style=
    "font-style: italic;"></span><span style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/2729116583.01._ss500_sclzzzzzzz_.jpg" class="CtreTexte" height="300" width="300"><br></span></span>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br style="font-weight: bold; font-family: Verdana;"></span>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Jun 2009 12:34:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">755b010517d5ee8ecf3cc772a58805f3</guid>
                <category>écrivains en suicide</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-6101261-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon suicide / Henri Roorda]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-23808920.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/hrportrait.jpg" class="CtreTexte" style="border: 3px solid #0a5528; margin: 0px auto" height="300" width="185"><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="font-size: 10pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="background-color: #99cc00;">Henri Roorda</span> est né à Lausanne en 1870, il
  se suicidera à 55 ans. Professeur de mathématiques, il rédigera des petites essais pédago-philosophiques : « le roseau pensotant », « le débourrage des crânes est-il possible », « le pédagogue
  n’aime pas les enfants » … Tous ces ouvrages sont bourrés d’humour, d’ironie, et de regards très lucides et sévères sur notre « société » et sur l’enseignement.<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Il laisse à sa mort un livre qu’il voulait intituler initialement « le pessimisme joyeux », qu’il nommera finalement « Mon suicide », il dit dans la préface que ce titre est plus
  alléchant,&nbsp; <span style="color: #003300;">« le public ayant un goût prononcé pour le mélodrame ».</span><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/monsuicide.jpg" class="CtreTexte" style=" border: 3px solid #1a6424; margin: 0px auto" height="299" width="198"><br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; M’intéressant depuis l’âge de 15 ans au choix du suicide, je possède quantités de livres abordant le sujet. Mais c’est ce livre, celui de Roorda que je réouvre le plus souvent,
  d’abord parce qu’il est court et très « franc », il aborde en quelques petits paragraphes les vrais problèmes du choix de vivre et expose ses idées clairement et de façon décisive. Ecrit en 1925,
  ce livre est étonnamment moderne, et en fait puissamment libertaire.<br>
  <br>
  En quelques chapitres très courts :<br>
  <br>
  J’aime la vie facile<br>
  Les provisions<br>
  L’argent<br>
  J’ai mal vécu<br>
  C’est une mauvaise action<br>
  Le professeur de morale et le physiologiste<br>
  L’individu et la société<br>
  Les gens rangés, les bons citoyens<br>
  Ce qui dure trop<br>
  Dernières pensées avant de mourir<br>
  <br>
  Il indique clairement ses choix, ses idées, ses soucis. (tous les textes en <span style="text-decoration: underline;"><em><span style="color: #003300;">VERT</span></em></span> sont de lui)<br>
  <br>
  <span style="color: #003300;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Après avoir beaucoup travaillé pendant trente-trois ans, je suis fatigué. Et plutôt que de faire attention à mener une vie plus « hygiénique
  »</span>, il préfère s’en aller.<br>
  <br>
  <span style="color: #003300;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les richesses sociales sont limitées en quantité ; le travail est fatiguant ; l’être humain est condamné à vieillir et à s’affaiblir. Cela, on ne le
  changera pas.<br>
  <span style="color: #000000;">Il souhaitait une société où</span> le travail corvée serait réduit au minimum et où l’on aurait chaque jour, beaucoup d’heures pour aimer, pour jouir de son corps et
  pour jouer avec son intelligence.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand on me parle des Intérêts supérieurs de l’Humanité, je ne comprends pas. Mais j’aime le râble de chevreuil et le vieux Bourgogne. Et je sais ce qu’il peut y avoir d’adorable
  dans la poésie, dans la musique et dans le sourire d’une femme.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour que la société dure avec sa structure actuelle*, il faut que les individus se marient et fondent des familles. Mais dans l’immense majorité des cas, le mariage est un lien
  qui fait souffrir. Deux êtres qui sont faits pour s’entendre ne sont pas nécessairement faits pour vivre ensemble du matin au soir et du soir au matin, 40 ans de suite. Parce qu’ils sont doués de
  sensibilité et d’imagination, par le simple fait qu’ils sont vivants, l’homme et la femme sont incapables d’obéir au représentant de l’état, qui leur dit : il faut que désormais vos sentiments ne
  changent plus.<br>
  * existera-t-il un jour une société très différente de la nôtre, où les individus pourront plus facilement se rapprocher et se séparer les uns des autres ? <span style="color: #000000;">(il se
  rapproche et de beaucoup aux visées hédonistes de Michel Onfray)</span></span><br>
  <br>
  <span style="color: #003300;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je n’étais pas fait pour vivre dans un monde où l’on doit consacrer sa jeunesse à la préparation de sa vieillesse.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Je ne comprends pas l’indifférence avec laquelle tant de gens supportent chaque jour ces heures vides où ils ne font pas autre chose que d’attendre.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; J’ai besoin d’être ému par les vérités que j’enseigne.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Je suis un joueur qui ne demanderait pas mieux que de continuer à jouer, mais qui ne veut pas accepter les règles du jeu.<br>
  <br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="color: #000000;">Henri Roorda était très brillant et sans doute trop exigeant avec lui même.<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/roorda.png" class="CtreTexte" height="300" width="254">la lettre qui clot le livre rédigée la veille de sa
  mort.<br></span></span></span></b></span><br>
  <br>
  <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><b><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">«C’était un grand humoriste, désespéré, tolérant, d’une lucidité dévastatrice, gai
  comme un lapin. Pourquoi est-il à ce point oublié? Peut-être parce qu’il était suisse, et que, cliché aidant, on ne s’attend pas à entendre un grand éclat de rire éclater en Suisse. (…) Pour lui,
  l’ignorance n’était pas le plus grand des maux: il fallait surtout procéder au «débourrage des crânes». Rien n’a changé. Rien à changer.»<br>
  Jean-Luc Porquet, Le Canard Enchaîné, 28 juillet 2004</span></span></b><br></span><br>
  <b><span style="color: #800080;"><span style="font-family: terminal,monaco;">Henri Roorda, lecteur de l'Emile<br>
  Tanguy L'Aminot 1<br>
  1 CNRS, University of Paris, Sorbonne<br>
  <br>
  ABSTRACT<br>
  Henri Roorda (1870–1925) est aujourd'hui quelque peu oublié dans la liste des théoriciens et réformateurs de l'éducation moderne. Il a pourtant troublé leur univers en publiant en 1917 un livre où
  il prenait vivement la défense de l'enfant contre les pratiques pédagogiques en cours à l'époque : Le Pédagogue n'aime pas les enfants. Roorda trouva en Rousseau le penseur qui avait ouvert la
  voie. Proche du mouvement anarchiste, il associa la pensée du Citoyen de Genève à celles des théoriciens libertaires qui, comme Sébastien Faure, Elisée Reclus ou Domela Nieuwenhuis, réfléchissaient
  alors à la création d'une autre école. Il œuvra toute sa vie au sein du système scolaire pour une approche différente et plus humaine de l'enfant.<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/0dfcf89534.jpg" class="CtreTexte" height="150" width="200"><br></span></span></b><br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 16 Oct 2008 21:23:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5aa924e1becb8fd570068585d69219a2</guid>
                <category>écrivains en suicide</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-23808920-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
