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    <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (notes rapides de lecture)]]></title>
    <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-1263654.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;notes rapides de lecture&quot; du blog &quot;Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (notes rapides de lecture)]]></title>
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    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.frenchpeterpan.com</copyright>            <category>notes rapides de lecture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[le koala tueur / Kenneth Cook]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-koala-tueur-kenneth-cook-89374047.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="Le koala tueur" height="600" width="375" class="GcheTexte" src="http://img.over-blog.com/375x600/0/21/80/07/images6/Le-koala-tueur.png"><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp;Rarement j'ai autant ri en lisant un livre / Kenneth Cook qui sillonna le bush australien dans tous les sens pour nous ramener
    ces histoires délicieuses ; histoires certes désopilantes, mais l'écritude de Cook y est aussi pour beaucoup ; c'est condensé, on ne s'ennuie pas un moment, on va directement aux rires, pas de
    diverticules poétiques ou si peu ; et c'est doucement et prodigieusement efficace !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">Bref, un petit coup de dépression ? Jetez vous sur ce livre...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;">D'ailleurs l'auteur est mort d'une crise cardiaque dans la campagne qu'il aimait sillonner... Mourir heureux comme
    Molière sur les terrains qu'on aime...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 Nov 2011 16:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">53a21bb500fd7f2bd927681a2bcc3ac0</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-koala-tueur-kenneth-cook-89374047-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[traces, sillons / Claire Malroux]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-traces-sillons-claire-malroux-81829100.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">Extraits :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">" de la confrontation entre les langues j'ai appris ceci : le mot n'est pas unique ni univoque, le mot n'est pas
    solitaire, le mot n'est pas individuel. Il est collectif. A la limite ou idéalement, il rassemble en lui tous les autres.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">Qu'on essaie d'en creuser un, et l'on constate qu'il y a quelque chose en commun avec un autre et cet autre à son tour
    avec un autre, comme chaque individu se retrouve chez son voisin et celui-ci chez un autre voisin. L'onde de partage se propage à travers tout le vocabulaire, les mots s'allument au contac les
    uns des autres, chaque texte est une traînée de poudre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">Le mot ne prend sens qu'en relation ou en opposition&nbsp; avec ses congénères. Le travail de l'écrivain consiste à
    l'insérer dans un ensemble de manière à faire reconnaître la plénitude de toutes ses significations réunies, ou au contraire à en isoler la nuance la plus précise, en révéler la nuance encore
    inédite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">La poésie est le genre qui pousse le plus loin cette double tentative. La traduction aussi, à un moindre degré.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">La poésie doit être rencontre : rencontre entre les mots, mais surtout avec le vif, le caché ou l'inconnu. Tant de poèmes
    glissent à la surface. Ce sont des nénuphars, des ornements plus ou moins sophistiqués : le grand étang et sa ruine de nénuphars (Wallace Stevens encore) fleurissant à la surface d'une eau où
    l'on peut naviguer sans risques, promenade sur un lac, pure rhétorique qui flatte des goûts développés par la tradition ou un odorat que titillent les effluves dans le vent. La poésie est
    révélation. Emily Dickinson emploie le terme de "révélateur" pour décrire le poète : "D'images, le Révélateur / Le poète - Lui et nul autre -"</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">Claire Malroux in " traces, sillons " ; José Corti éditeur, 2009</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/318x500/0/21/80/07/images-5/traces--sillons.png" alt="traces, sillons" class=
    " CtreTexte" style="border: 2px solid #000; margin: 0px auto;" height="500" width="318"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">L'auteur - écrivaine et poète - y parle de ses plaisirs de lectrice, d'écrivaine et de traductrice :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">" <em>Traces</em>. &nbsp;Ce sont, avant de devenir le mot associé de René Char et pour ainsi dire la signature de tout
    écrivain, les empreintes laissées par une bête sauvage, loup traversant un bois, ou les marques semées par un être humain afin, non seulement de se repérer dans l'univers obscur, mais de
    retrouver le chemin de retour aux origines. L'écrivain en même temps qu'il crée les siennes, déchiffrent celles qui jalonnent la littérature. Il creuse ainsi des <em>sillons</em>, cherchant sous
    la végétation &nbsp;qui a levé au passage l'élan initial profond imprimé en lui, sa permanence, son mystère.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">A ces deux dimensions, lire et écrire, d'une même poursuite, j'en ai joint une troisième qui m'est familière :
    <em>traduire</em>. Chacune de ces activités faisant écho aux autres, j'ai adopté la forme du journal qui les mêle intimement, en me fiant à l'apport par ailleurs indispensable des rencontres et
    du hasard." (Quatrième de couverture) C.M.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Aug 2011 10:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">102e4dddea530b047c2b8d5ca1c8e104</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-traces-sillons-claire-malroux-81829100-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tous mes amis sont des super héros / Andrew Kaufman]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-tous-mes-amis-sont-des-super-heros-andrew-kaufman-80770361.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/238x300/0/21/80/07/images-5/superheros.png" class="noAlign" alt="superheros" width="238" height="300">Bon on rigole bien en lisant le livre d'Andrew Kaufman :
    Tous les amis de Tom sont des super héros... Il y a Super-Influenceuse, Super ma moto fait du super du bruit, Super mon ombre m'a quitté etc...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #000080;"><em>" Personne, pas un animal, rien n'avait traversé cette étendue, à part le vent. Tom ouvrit la portière de Super-Perfectionniste. Debout, ensemble, ils
    avaient regardé le champ de neige.</em></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #000080;"><em>"Est-ce que vous pouvez mettre de l'ordre dans ces flocons-là ? lui demanda-t-il.</em></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #000080;"><em>- Ils sont déjà rangés à la perfection", répondit-elle.</em></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #000080;"><em>Et c'est à ce moment précis que Tom était tombé amoureux."</em></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bon ce n'est pas de la "grande" littérature, mais c'est très amusant à lire, plein de drôlerie et d'élégance. Et bien sûr cela parle encore des affres de l'amour... Andrew Kaufman est auteur,
    réalisateur de courts métrages et producteur de radio.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tom a un super problème : Super-Perfectionniste ne le voit pas (tout cela à cause de Super-Hypno, le jaloux) ; une pirouette finale remettra de l'ordre dans cette situation chaotique...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080;">Le problème des super héros c'est qu'ils sont aussi des être humains pathétiques, faibles, amoureux : des êtres humains plus-que-normaux...</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Aug 2011 14:26:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ecc97609080aed0b7099e7c8854e7395</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-tous-mes-amis-sont-des-super-heros-andrew-kaufman-80770361-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Des bleus à l'âme" / Françoise Sagan]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-des-bleus-a-l-ame-fran-oise-sagan-70185167.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: right;">
    <span style="color: #333300;"><em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: verdana,geneva;">« Écrire est la seule vérification que j'ai de moi-même... J'ai toujours l'impression
    d'aller à un échec relatif. C'est à la fois fichu et gagné. Désespérant et excitant. » F.S.</span></span></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp;&nbsp; Françoise Sagan écrira « Des bleus à l’âme » à 37 ans, sans doute période charnière dans la vie
    mouvementée de la romancière, ce roman (en est-ce un ? moitié roman, moitié « essai » ?) est étonnant : mélange d’autoréflexions, mixage de personnages romanesques et
    d’auto-analyse.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">&nbsp; Ce parti-pris est touchant et la lecture très intéressante ; les thèmes de Sagan reviennent encore avec
    force : suicide, solitude, rupture, sexualité… Son écriture est ciselée, parfaite, hautaine, riche d’humour et d’autodérision, bref quelqu’un qui sait écrire. Très vite, on se désintéresse
    (relativement) des personnages qui viennent parait-il d'une de ses pièces de théâtre, pour se focaliser bien davantage sur toutes les digressions littéraires, sociétales et psychologiques de
    l'auteur.</span></strong></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">Il y aurait beaucoup à dire sur ce petit chef d’œuvre, « une ode à la liberté » dit Yves Simon, mais un épisode
    littéraire a retenu mon attention, le voilà :</span></strong></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt; color: #333300;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;">.../... "Quant aux poètes, mes préférés, ceux qui font joujou avec leur mort, leur sens des mots
    et leur santé morale, quant aux poètes, ils prennent peut-être plus de risques que nous, les « romanciers ». Il faut un joli toupet pour écrire : « la terre est bleue comme une orange » et il
    faut une gigantesque audace pour écrire : « Les aubes sont navrantes, toute lune est atroce et tout soleil amer . » Parce que c’est jouer avec la seule chose qui nous appartienne à nous, les
    fonctionnaires de la plume, les mots, leur sens, et c’est quasiment abandonner ses armes à l’entrée de la guerre ou décider de les tenir à l’envers en attendant, les yeux déjà éblouis,
    demi-éteints, qu’elles vous sautent au visage."</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; color: #333300;"><strong><span style="font-family: verdana,geneva;"><img src="http://img.over-blog.com/313x500/0/21/80/07/images-5/sagan-bleus-a-l-ame.png" alt=
    "sagan-bleus a l ame" class="CtreTexte" style="border: 2px solid #000; margin: 0px auto;" height="500" width="313"><br></span></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Mar 2011 11:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6a9777c2dfcbaf0a65049078a1abd6d8</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-des-bleus-a-l-ame-fran-oise-sagan-70185167-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Frankie & Johnnie / Meyer Levin]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-22694896.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-indent: 35.4pt;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">Si Meyer Levin est très connu comme l’auteur de «&nbsp;Crime&nbsp;» (1956, titre original : compulsion), adapté
    au cinéma par Orson Wells, il écrivit un petit texte charmant en 1930 «&nbsp;the young lovers&nbsp;» traduit en français sous le nom des deux protagonistes&nbsp;: «&nbsp;Frankie &amp;
    Johnnie&nbsp;», Frankie étant le diminutif de Frances.<br>
    <br>
    Levin avait 24 ans à la parution de ce petit roman, ce livre devint culte bien plus tard vers les années 50&nbsp;; l’histoire est très simple&nbsp;: deux teen-agers se rencontrent et démarrent
    leur histoire d’amour, lui veut coucher, elle, non. Au bout d’un moment l’éloignement se fera. Il y a deux fins à ce livre, la première de 1930, très sèche et sans doute sans espoir&nbsp;; la
    seconde, celle de 1952, pour la réédition en poche, qui est quelque part dramatique, mais qui permettra cependant un rapprochement des corps. L’écriture est assez minimaliste, très en avance sur
    son temps diront les spécialistes, le Chicago des années 30 à peine ébauché.<br>
    <br>
    Ce livre pourra vous rappeler vos amours de lycée, où le garçon raccompagnait la fille et où juste de tendres baisers étaient possibles, devant le seuil de la maison ou de l’immeuble, avec
    l’hésitation des mains et des doigts, trop jeunes, trop «&nbsp;petits&nbsp;» pour l’amour&nbsp;; le puritanisme américain de ces années-là peut être évoqué, mais je crois que le livre est plus
    brillant, car universel, de ce gamin et de cette gamine qui découvrent le désir en ne sachant pas comment y répondre. Et ces enfants «&nbsp;souffrent que la chair ne suive pas.&nbsp;» La lecture
    pourra sembler à certains un peu surannée ou dépassée, et pourtant il n'y a aucune mièvrerie, on ressent l'inquiétude et les difficultés des deux enfants, et ce n'est pas une histoire
    d'époque...</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;"><span style="color: #000080;">«&nbsp;Il se demanda pourquoi les garçons étaient toujours épatés en regardant
    les filles se mettre du rouge à lèvres.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;"><span style="color: #000080;">C’était drôle, cette façon qu’elle avait de remuer la bouche comme un
    lapin.&nbsp;»<br>
    <br>
    &nbsp;<span style="color: #000000; font-family: Verdana; font-weight: normal;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/frankie-et-johnnie-copie-1.png" class=" CtreTexte" style=
    "border: 1px solid #252595; margin: 0px auto;" height="299" width="202"></span></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">La fin de 1952&nbsp;:</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;"><span style="color: #000080;">«&nbsp;Alors, Frankie comprit comment arrivait toute chose en ce monde. Quand on
    était jeune, comme des petites herbes tendres, tout autour de vous essayait de vous tuer, la ville, les gens, tout, tout ce qui vivait autour de vous essayait de vous tuer et, si on se laissait
    faire, toutes ces choses de la vie finissaient par vous étouffer jusqu’à ce que mort s’ensuive.</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;"><span style="color: #000080;">Mais on n’était pas obligé de se laisser faire. Il était vivant, ses doigts
    serraient fermement les siens. Peut-être qu’eux aussi étaient devenus grands. Bien sûr qu’ils l’étaient à présent. Peut-être que c’était la fin de leur amour d’enfance, et peut être qu’ils ne
    trouveraient plus rien à faire ensemble après cela. N’empêche, parfois les gens grandissent, et leur amour d’enfance résiste au temps et grandit avec eux.&nbsp;»</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: 'comic sans ms';"><strong><span style="font-size: small;">Meyer Levin<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/Levin---Meyer.jpg" class="CtreTexte" height="299" width="217">&nbsp;</span></strong></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Mar 2011 21:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">47ca1ebb25b5b53067155e5332f7e68f</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-22694896-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Philosophie sentimentale / Frédéric Schiffter]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-philosophie-sentimentale-frederic-schiffter-67931310.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt;">Voilà comment se conclut l'excellent livre "Philosophie sentimentale" de Frédéric Schiffter, prix Décembre 2010, Flammarion.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><img src="http://img.over-blog.com/298x500/0/21/80/07/images-5/philosophie-sentimentale.png" class="CtreTexte" alt="philosophie sentimentale" height="500" width=
    "298"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; color: #333300;"><em><strong>« …/… Car aimer demeure le plus inquiétant des rapports entre humains. A l’euphorie de la rencontre de deux solitudes qui s’évertuent à
    coexister, se mêlent bien vite la sensation de la corrosion du temps qui passe, l’angoisse de la séparation, la certitude de la perte. On peut comprendre qu’à la perspective de s’exposer à de
    telles souffrances, il soit plus simple, plus rassurant, plus petit-bourgeois, de s’adonner à la routine de la débauche ou à la prouesse du conjungo. L’amour est la forme la plus exquise de
    l’inconfort de vivre. »</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt; color: #333300;"><em><strong>&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-5/schiffter.jpg" class="noAlign" alt="schiffter" height="208" width=
    "136"></strong></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Feb 2011 10:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b4296610fe805d96a8c19e89f6f6e79f</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-philosophie-sentimentale-frederic-schiffter-67931310-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le merle / Arthur Keelt / Jean Bernard Pouy]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-30142887.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img width="300" height="415" class="CtreTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-3/le-merle.jpg"><br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; Le très réputé (un peu abscons et illisible cependant) linguiste autrichien Arthur Keelt n’a écrit qu’un seul roman&nbsp;: «&nbsp;le merle&nbsp;», paru en 1954. Traduit une
    première fois en 1968, le livre fut vite épuisé et disparut ; il faut féliciter les éditions L’ATALANTE (qui publie en général d’excellents auteurs de SF) pour avoir remis au goût du jour ce très
    étrange texte, dans une nouvelle traduction parait-il bien meilleure.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; C’est une sorte d’autobiographie, un récit voltairien pour reprendre les mots du nouveau traducteur Jean-Bernard Pouy (notamment le créateur du personnage Gabriel Lecouvreur,
    dit&nbsp; "Le Poulpe").On trouvait souvent d'ailleurs dans les ouvrages de JB Pouy des citations d’Arthur Keelt.<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; En fait on découvre en cherchant un peu sur le net que ce roman est de JB Pouy et non de cet illustre linguiste autrichien, inventé donc depuis longtemps par l’auteur du
    poulpe.<br>
    Pourquoi a-t-il publié ce livre sous un pseudonyme&nbsp;? Pur amusement&nbsp;? Faut-il y voir encore une de ces célèbres&nbsp; «&nbsp;contraintes » de ce membre de l’Oulipo&nbsp;?<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; En tout cas, le livre est fort réussi.<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;Les nouveaux Maîtres du monde&nbsp;» (c'est à dire, Russes, Américains et Anglais) viennent voir A. Keelt, célèbre linguiste autrichien, donc, qui s’est réfugié en haut
    d’une colline en Styrie. Il y vit là une vie «&nbsp;bouddhiste&nbsp;», avec pour seuls compagnons, un ami paysan, une amie postière et son vélo avec lequel il fait le tour de sa cabane. Il sera
    surveillé par un intéressant, surprenant et séduisant militaire. Et lettré par dessus le marché.<br>
    Les nouveaux Maîtres du monde viennent de découvrir dans le désert du Mohave, une tablette laissée là par des extraterrestres, on y lit&nbsp;: <span style="background-color: #cc99ff;">«&nbsp;Vous
    êtes décidément trop nuls, néfastes et dangereux. On repart prendre du matériel et on revient vous péter la gueule&nbsp;»</span>&nbsp;; une cage aussi en métal inconnu et un merle dedans. Le
    linguiste n’a que quelques jours pour résoudre cette énigme.<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; Tout le livre n'est ensuite que prétexte pour une pertinente satire de notre société, des bouffées délirantes et humoristiques et quantité de citations et d'aphorismes dont on
    ne sait s'il faut y réfléchir ou en rire (ou les deux). Un livre réjouissant, riche, drôle, très très réussi.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; Terminons avec l'une des morales du texte: <span style="background-color: #cc99ff;">"En considérant que l'âge du monde mesure une année, l'homme apparaît le 31 décembre à 21 h
    et le sapiens à 23h46. En même pas un quart d'heure, il a tout foutu en l'air. C'est dire qu'il est décidément nocif. Les plutoniens n'étaient pas plus cons que moi. Ils l'avaient compris tout de
    suite. "<br></span><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; Grand romancier de "roman noir" JB Pouy a obtenu en 2008 le Grand Prix de l'humour noir pour l'ensemble de son œuvre. Il a écrit aussi des nouvelles, des essais, des poésies,
    des pièces de théâtre etc etc... et de la radio sur France Culture. Un grand bonhomme...<br>
    <br>
    <img width="227" height="339" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-3/200px-Pouy.jpg"><br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Feb 2011 01:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7cb811f42506a9249c723ff4b39767c8</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-30142887-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le philosophe nu / Alexandre Jollien]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-philosophe-nu-alexandre-jollien-63280085.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>En lisant le philosophe nu d'Alexandre Jollien :</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong><br></strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-5/le-philosophe-nu.jpg" class="CtreTexte" alt="le philosophe nu" height="550" width="371">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">" Tant d’exemples semblent pulvériser l’idéal d’un amour pur et désintéressé : il est tellement de malentendus, tellement de
    fausseté et d’ignorance qui exacerbent les sentiments ! Dois-je pour autant abandonner toutes ces relations où entrent quelques projections ? Pas sûr ! Libre à moi de revisiter ces liens, et de
    proche en proche, de les dépouiller. Fragiles et complexes, les mille souvenirs, le manque, les peurs qui façonnent l’affectivité, peuvent aussi devenir le lieu d’un amour plus vrai. Aimer
    l’autre tel qu’il est, c’est se désengager des fantasmes et des désirs. Me plaît cette histoire presque drôle : longtemps j’ai cherché la femme idéale, je l’ai enfin trouvée. Seul problème : elle
    aussi cherchait l’homme idéal !</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">Sans vigilance, je ne me prive pas de placer&nbsp; dans l’objet aimé des attentes qui ne tardent jamais à me vouer à de
    cuisantes déconvenues.&nbsp; Bien souvent, « Je t’aime » ne signifie rien d’autre que « J’ai besoin de toi » ou « viens combler mes vides ». La dépendance&nbsp; n’est jamais très loin. Dès lors,
    le ou la bien-aimé(e) devient un pourvoyeur de services, un baume, un distributeur presque automatique d’affection. Je devine les mille et une exigences, le lourd cahier des charges qui peuvent
    peser sur l’élue du passionné, alors que l’amour véritable est bien entendu censé rendre libre. Comment aimer en vérité et qu’est-ce que j’aime en l’autre ? Son corps, sa douceur, elle, lui ? Qui
    es-tu, toi que j’aime ? Je n’ai pas fini de m’interroger.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">L’encyclopédie parle des sirènes trompeuses. Je me prends à imaginer Ulysse, solidement attaché au mat de son navire, fasciné
    par leurs chants. Il a beau vouloir leur résister, sans les liens qui le maintiennent, il cèderait, victime de leur irrésistible attraction. Si les passions sont des sirènes trompeuses, en quoi
    nous égarent-elles ? "</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <br>
    <em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Alexandre Jollien, in « Le philosophe nu », Seuil, 2010.&nbsp;<img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-5/jollien.jpg" class="noAlign" alt="jollien" height="160" width="120"></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Dec 2010 18:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1ebe867aa1c573676fcfe64ebaeaaa97</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-philosophe-nu-alexandre-jollien-63280085-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Rimbaud / les poètes du Grand Jeu]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-rimbaud-les-poetes-du-grand-jeu-58839278.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">Extrait de la revue "le grand jeu" consacrée à Rimbaud, printemps 1929:</span><br>
    <br>
    <strong><span style="color: #333300;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; "Nous n'éprouvons pas le besoin cher aux critiques de réduire à
    des proportions humaines, c'est-à-dire naines, un être dont la grandeur est par elle-même trop effrayante.</span></em></span></strong><br>
    <strong><span style="color: #333300;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Il s'agit simplement, ici, sur l'exemple de Rimbaud, de fixer un point essentiel de
    notre pensée. A savoir :</span></em></span></strong><br>
    <strong><span style="color: #333300;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Qu'un homme peut, selon une certaine méthode dite mystique, atteindre à la
    perception immédiate d'un autre univers, incommensurable à ses sens et irréductible à son entendement.</span></em></span></strong><br>
    <strong><span style="color: #333300;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Que la connaissance de cet univers marque une étape intermédiaire entre la
    conscience individuelle et l'autre. Elle appartient en commun à tous ceux qui, à une période de leur vie, ont voulu désespérément dépasser les possibilités inhérentes à leur espèce et ont
    esquissé le départ mortel.</span></em></span></strong><br>
    <strong><span style="color: #333300;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Rimbaud a été très loin dans cette voie. Vouloir le ramener à une religion qui
    détourne pour des fins purement terrestres le dégoût de vivre en homme et qui cherche à monopoliser dans les limites de ses dogmes toutes les découvertes que rapportent de leurs tentatives les
    "horribles travailleurs" constitue une escroquerie qui est le fondement même de l'esprit religieux. Et si la plupart des mystiques en furent victimes, Rimbaud, au moins, en fut sauvé pour avoir
    compris l'inéluctable nécessité de la révolte la plus absolue".</span></em></span></strong><br>
    <br>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt;">C'est signé "le grand jeu", mais ça sent fort le Roger Gilbert-Lecomte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt;">(dixit mon ami Claude)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/375x500/0/21/80/07/images-5/Rimbaud-Par-E.P.Ernest.JPG" alt="Rimbaud Par E.P.Ernest" class="CtreTexte" style=
    "border: 3px solid #620a0a; margin: 0px auto;" height="500" width="375"></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">A. Rimbaud par E. Pignon-Ernest<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 Oct 2010 16:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c9b86e4f4040c5a360b3dab7b61b1d12</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-rimbaud-les-poetes-du-grand-jeu-58839278-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Poésie / Michel Houellebecq]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-poesie-michel-houellebecq-57060385.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: right;">
    <em><strong>«&nbsp;Dans la poésie ce ne sont pas uniquement les personnages qui vivent, ce sont les mots. Ils semblent entourés d’un halo radioactif. Ils retrouvent d’un coup leur aura, leur
    vibration originelle.&nbsp;»&nbsp; M.H.</strong></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je n'ai encore lu aucun roman de Houellebecq ; incredible, isn't it ? Mes amis lecteurs me conseillent le premier et le dernier. Je m'y mettrai un jour, sans nul
    doute, mais il y a tant et tant à lire... Par contre j'ai bouquiné un peu de sa poésie et je fus agréablement surpris, c'est en général simple et bien vu, une poésie certes non révolutionnaire,
    mais "honnête" et souvent juste, avec un style, un respect des rythmes souvent, par exemple :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;">LA ROUTE</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le ciel s’écartelait, déchiré de pylônes</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Et quelques réverbères se penchaient sur la route</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Je regardais les femmes, et je les voulais toutes,</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Leurs lèvres écartées formaient des polygones.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Je n’atteindrai jamais à la pleine patience</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">De celui qui se sait aimé dans l’éternel</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mon parcours sera bref, erratique et cruel,</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Aussi loin du plaisir que de l’indifférence.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les plantes de la nuit grimpaient sur la verrière</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Et les femmes glissaient près du bar tropical&nbsp;;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Dans les tunnels des nuits l’espérance est brutale,</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Et le sexe des femmes inondé de lumière.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    Michel Houellebecq
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    In «&nbsp;la poursuite du bonheur&nbsp;», 1997
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <img src="http://img.over-blog.com/376x600/0/21/80/07/images-5/poesie-Houellebecq.png" class="CtreTexte" alt="poésie-Houellebecq" height="600" width="376">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 14 Sep 2010 18:37:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8eb0cf68f4c02c0abb35afbfdb138aba</guid>
                <category>notes rapides de lecture</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-poesie-michel-houellebecq-57060385-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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