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    <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (Livres Coup de coeur)]]></title>
    <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-524464.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Livres Coup de coeur&quot; du blog &quot;Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (Livres Coup de coeur)]]></title>
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    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.frenchpeterpan.com</copyright>            <category>Livres Coup de coeur</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Mes deux mondes / Sergio Chejfec]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-mes-deux-mondes-sergio-chejfec-99605760.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; color: #800000;">«&nbsp;Incapable de croire en quoi que ce soit, ou pratiquement&nbsp;; déçu par avance de la politique&nbsp;; spectateur oisif de la course
    collective à l’argent&nbsp;; étranger aux bénéfices de la procréation&nbsp;; incapable de m’enthousiasmer pour quelque vocation professionnelle irréalisable&nbsp;; inutile pour le travail en
    général&nbsp;; incrédule devant toute option religieuse&nbsp;; trop timide ou incompétent pour une vie sexuelle enthousiaste&nbsp;; dépourvu de toutes ces choses, il ne me resta d’autre solution
    que de marcher.&nbsp;» S.Chejfec</span></strong>
  </p><!--EndFragment-->
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/372x500/0/21/80/07/images6/mes-deux-mondes---Chejfec.png" class="CtreTexte" width="372" height="500" alt="mes deux mondes - Chejfec">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Difficile d’écrire sur «&nbsp;ce&nbsp;» livre, après une lecture éprouvante</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">où le lecteur que je suis termina abasourdi, anéanti presque&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">enfin un roman sur l’absence au monde ou sur son hyperprésence (ce qui revient au même), la marche vu quasiment comme thérapie l’auteur part dans des digressions
    ahurissantes et compose avec ses yeux des paysages puissants&nbsp;: un roman sur la présence de l’homme au monde dans tout ce qu’elle a d’énigmatique et de singulier...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">la marche pour «&nbsp;se perdre&nbsp;» ou «&nbsp;se trouver&nbsp;»… car il s’agit bien de «&nbsp;contemplation&nbsp;» (d’ailleurs le mot est utilisé lors de sa
    «&nbsp;rencontre&nbsp;» avec des tortues et des carpes), contemplation du monde telle une interface entre l’esprit intelligent et le monde autour qui n’a cesse d’envoyer des signes et des
    messages. Bref une «&nbsp;contemplation réciproque&nbsp;» que Chejfec semble interpréter comme une «&nbsp;réalité&nbsp;». Roman profondément existentiel, proche d’un intellectualisme forcené,
    voire démesuré&nbsp;? Chaque observation, le reflet d’un gravier, l’irrégularité d’un chemin de terre, la perfection de l’alignement de cygnes-pédalos, est commentée et analysée&nbsp;: on part
    loin dans les délires de l’âme humaine «&nbsp;analysante&nbsp;». la marche comme exutoire et comme analyse. Monde intérieur de l’écrivain plein d’inquiétude et de questionnements se reflétant
    dans le monde qu’on voudrait dire «&nbsp;réel&nbsp;»&nbsp;; ce sont ces reflets miroitants dont il est question dans ce livre d’une densité absolue. Sens paranoïaque de l'être observé et
    observant (= orgueil et/ou la suffisance des être vivants), r</span><span style="font-size: 16px;">essentir la quintessence de l’instant présent tout en indolence récurrente...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16px;">La lecture du coup en est éprouvante, et quant à moi je l’ai parcouru par petites lampées comme un alcool trop fort ou trop amer.Un Borges plus
    "moderne".&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Enrique Vilas-Matas écrivait déjà&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 12pt;">«&nbsp;Mes deux mondes, c’est l’histoire d’un écrivain en visite dans une ville du Brésil. Parcourant un parc emblématique, il voit dans cet espace à la dérive
    des signes de sa propre incomplétude, la preuve cosmique que «&nbsp;de même que nous ne choisissons pas le moment de notre naissance, nous ignorons les mondes changeants<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> que nous allons habiter.&nbsp;» Cette longue promenade, menée par une prose aux phrases parfois ahurissantes,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> nous
    ramène aux souvenirs d’auteurs remarquables comme Sebald, Saer et Aira. Puis nous réalisons que Chejfec ne ressemble à personne, qu’il a choisi son propre chemin, insolite et unique. Il semble
    appartenir à cette race d’écrivains apparue il y a bien longtemps, au temps où Proust méprisait une littérature réduite à un défilé cinématographiques des choses.&nbsp;»</span></em>
  </p><!--EndFragment-->
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Sans nul doute&nbsp;: le meilleur livre (<span style="text-decoration: underline;"><em>du moins le mieux écrit</em></span>) que j’ai lu ces derniers temps&nbsp;; en
    outre ce face à face entre les soucis d’un homme qui a du mal à se définir à travers son espace-temps et les reflets du monde réel cherchant à lui répondre sont au cœur de mon propre mal de
    vivre, de mes propres questionnements, de mes propres inquiétudes, des recherches de mes diverses altérités&nbsp;; bref Chejfec un vrai frère humain…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La force aussi de ce livre écrit en petits paragraphes est que vous pouvez l'ouvrir à n'importe quelle page, lire un petit paragraphe et prendre du plaisir dans
    votre lecture, donc à tout moment tellement c'est dense !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Si la littérature ne doit pas être divertissement, sinon autant regarder la télé (dixit Chloé Delaume), alors ce livre est de la grande littérature&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Vous trouverez sur le net quantité de critiques et d'analyses toutes intéressantes sur ce livre fort énigmatique...</span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 16:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">91a7936f470493d586ecfd67081cf427</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-mes-deux-mondes-sergio-chejfec-99605760-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le promontoire / Henri Thomas]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-promontoire-henri-thomas-42863735.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: right;">
    <em><strong><span style="color: #003366;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">« Si tu ne désensables pas ta vie chaque jour… »
    H.T.</span></span></span></strong></em>
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-4/Thomas.jpg" alt="Thomas" class="CtreTexte" style="border: 6px solid #501f7c; margin: 0px auto;" height="238" width="216"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; Henri Thomas (1912-1993) est un grand poète, trop peu connu malheureusement (Grand prix de poésie de l'Académie française. Prix Supervielle etc...) ; mais il fut aussi un
    écrivain de génie mille fois récompensé (il fut l’élève d’Alain et l’ami de Gide), un très grand traducteur également (« les falaises de marbre » de Jünger, en particulier, c’est lui) il mourut
    un peu dans une certaine indifférence. Prix Médicis en 1960 pour l’étonnant John Perkins, il reçoit l’année suivante le prix Femina pour un autre éblouissant roman : « Le promontoire ».
    Eblouissant, mais aussi déconcertant, et sur le fond et sur la forme.&nbsp; La 4ième de couverture indique un peu le propos.<br>
    <br>
    <span style="color: #003366;"><span style="text-decoration: underline;"><em>4ième de couverture :<br>
    <br></em></span> « S’il existe parmi nous des hommes, des femmes, pour qui la vie et la mort ne sont pas ce qu’elles sont pour nous, des êtres à qui manque, si l’on veut, notre <em>sens</em> de
    la mort et de la vie, ou qui possèdent un autre sens, tout aussi peu définissable que le nôtre, sinon que là où nous ressentons menace, vertige, négation, ils sont aussi loin de nous qu’un arbre
    ou qu’une pierre, qu’adviendra-t-il à celui qui, n’étant pas entièrement comme ceux-là, ne peut ni les fuir s’il les rencontre, ni les rejoindre tout à fait dans leur tranquillité sans nom ?
    L’homme qui dit <em>je</em> dans le Promontoire tombe en ce qui pourrait sembler un piège infernal, si tout n’était si simple, si élémentaire à la fin. Rien qui ne s’explique, rien qu’un berger
    ivrogne ne puisse raconter sans faute, et à travers tout cela, évidente comme le soleil sur la mer, la vision d’un monde qui nous libère, - qui nous libère de nous-mêmes. »</span><br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-4/le-promontoire.png" alt="le promontoire" class="CtreTexte" style="border: 2px solid #000; margin: 0px auto;" height="263" width="178"><br>
    <span style="text-decoration: underline;">extraits :</span> <em><br>
    <br>
    &nbsp;<span style="color: #003366;">Je n'ai jamais rien deviné, pas davantage ce qui menace, que ce qui est favorable. Peut-être même n'ai-je jamais rien compris dans les situations de la
    vie.<br>
    <br>
    &nbsp;Je suis quelqu'un à qui il arrive quelque chose qu'il ne comprend pas. C'est le cas de tout le monde quand les gens meurent, et bien souvent dans la vie. C'est le cas de tout le monde, et
    personne ne le dit, comme si personne ne le savait.</span></em><span style="color: #003366;"><br></span><br>
    <br></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il s'agit dans "Le promontoire" de la lente mais ineroxable déconstruction du narrateur ; au
    contact d'une vie qui n'est pas la sienne, de gens qui ne sont pas comme lui, dans ce village glacial qui à la fin se remplira de morts ; il y a dans les diverses tentatives du narrateur pour
    devenir comme "ceux-là" que des échecs, que des repliements, que des retours sur soi, mais dans un état de renaissance foetale, proche de la mort. Ce livre se lit d'un coup tellement il est
    inquiétant ; on en saisit cependant des brides car nous y réfléchissons, mais nous sommes comme le narrateur : perdu et déconcerté dans le froid de ce village méditérranéen et dans la difficulté
    d'être humain, ou de paraître humain. Le narrateur est écrivain, décide de rester malgré l'air glacial "pour écrire", renvoie femme et fille, puis tente de s'identifier. Et puis la mer - comme
    souvent chez Thomas - est là, omniprésente, jamais calme, jamais camarade mais plutôt camarde et grise et froide. Et le promontoire, lui, très noir. Est-ce que la création est si proche de la
    mort ou de la folie ? C'est ce que semble nous dire Henri Thomas.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>ML</em></span></span>
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;"><br>
    <br>
    Interview d'Henri Thomas :</span><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-4/thomas-henri.jpeg" class="noAlign" alt="thomas-henri"><br>
    <br>
    <span style="color: #003366;"><em>Un roman ça commence par le bruit d'une porte qui s'ouvre ou qui se ferme. Il ne doit pas y avoir d'exposition. C'est pour Balzac les expositions. Je débute par
    le geste d'un personnage, un geste qui me surprend. L'important, surtout c'est la scène capitale, le centre invisible qui attire l'esprit quand il s'éloigne. Même dans ce qui n'est pas un roman
    comme la Joie de cette vie. Le centre, c'est l'hôtel abandonné. Je vivais dans un hôtel qui allait fermer. J'étais le dernier client. L'automne finissait, il y avait une tempête et j'étais seul.
    Je me disais que je trouverais là des idées qui seraient mon secret. Mais je ne les ai pas trouvées./ Ça donnera peut-être un roman ?/ Non, ce n'est guère possible. C'était une idée trop bizarre
    sur l'instant. Le monde se réduit pour nous à un instant, à ce que nous en percevons. Le mot allemand Augenblick me paraît plus expressif : le temps d'un coup d'œil. » Puis ceci, plus loin : «
    Baudelaire pense que la fin du monde a eu lieu mais que nous ne nous en sommes pas aperçus. C'est peut-être vrai. Qu'est-ce que c'est, exister ? Nous sommes des ombres et parfois des ombres
    chinoises. »</em></span><br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Dec 2011 15:19:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e12ff8fb72c0f659ba17498c6301640f</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-promontoire-henri-thomas-42863735-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Scintillation / John Burnside]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-scintillation-john-burnside-88578367.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/394x600/0/21/80/07/images6/Scintillation.png" class="CtreTexte" width="394" height="600" alt="Scintillation">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Difficile de dire à la fermeture de «&nbsp;Scintillation&nbsp;» ce que l’on ressent. Enigmatique, sans nul
    doute.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Bien sûr, on vient de lire un livre d’exception, écrit dans une langue forte, celle d’un poète qui vers 30
    ans décida d’arrêter de se détruire et d’écrire de la poésie&nbsp;; 10 ans plus tard après une dizaine de recueils, il se tournera vers le roman. «&nbsp;Scintillation&nbsp;» est le
    6<sup>ième</sup> roman du poète John Burnside.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Dans une presqu’île polluée à outrance par une ancienne usine chimique abandonnée et par une
    industrialisation forcenée, dans «&nbsp;Intraville&nbsp;», la vie et la mort semblent se ressembler&nbsp;(un monde dévasté aussi qui pourrait ressembler aux images de Stalker de Tarkovski) ; sous
    le court prétexte de disparitions d’enfants, l’auteur fait une critique très sévère du capitalisme, du profit, de l’apathie du peuple, du laisser-faire, de la misère du monde moderne&nbsp;; mais
    d’un point de vue totalement poétique. Ce qui donne un objet inhabituel, un livre carrément à part.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Plusieurs personnages dérivent dans le livre, on s’intéresse particulièrement à Léonard, jeune adolescent qui
    aime les livres&nbsp;; quand on connaît l’enfance extrêmement difficile de John Burnside, on comprend clairement la parenté&nbsp;(encore que le bibliothécaire dont le prénom est John s’amuse de
    l’enthousiasme de son jeune lecteur) ; d’autant plus qu’enfant l’auteur s’est lui-même réfugié dans les livres afin de ne pas mourir. Les livres, c’était la liberté. La liberté était dehors, à la
    maison c’était l’enfer.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Mais ce fut limite (lire les excellents articles dans le matricule des anges), si le père de Burnside était
    violent et alcoolique, son fils lui aura cherché à décoller d’une Ecosse triste par les drogues et diverses révoltes, en particulier contre les dérèglements environnementaux&nbsp;;<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> ce n’est que très tardivement que ce dernier se mettra à écrire des romans et son premier roman «&nbsp;La maison muette&nbsp;» (1997) est déjà très construit et
    très personnel.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Ce qui sous-tend les œuvres de cet auteur, c’est son profond désarroi sur la nature humaine et sur les
    politiciens et la politique, les notions de révolution, l’importance de l’adolescence&nbsp;: là où on peut «&nbsp;changer&nbsp;». Un pessimisme à toute épreuve.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Dans la version française, il y a un petit prologue qu’on comprend mieux à la fin du roman&nbsp;; l’auteur a
    enlevé ce prologue dans l’édition américaine afin de laisser davantage d’ambiguïté.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Ce livre demanderait plusieurs lectures, tant le premier goût reste amer en bouche&nbsp;; on a l’impression
    d’être passé proche d’un chef d’œuvre, donc vérifions-le.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;">--------------------------------------------------------------------------------------------</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 10pt;">Lire les excellents articles sur cet écrivain dans le N° d'octobre 2011 du "Matricule des anges".&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 10pt;"><img alt="Burnside-Matricule des anges" height="500" width="357" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/357x500/0/21/80/07/images6/Burnside-Matricule-des-anges.png"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">60ad39a4bcb57475686aed611c175a7d</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-scintillation-john-burnside-88578367-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les îles / Jean Grenier]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-les-iles-jean-grenier-80772567.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="500" width="332" style="border: 1px solid #000; margin: 0px auto;" class="CtreTexte" alt="les iles-Grenier" src=
    "http://img.over-blog.com/332x500/0/21/80/07/images-5/les-iles-Grenier.png">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #993300;"><em>"Les grandes révélations qu'un homme reçoit dans sa vie sont rares, une ou deux le plus souvent. Mais elles transfigurent, comme la chance. A
    l'être passionné de vivre et de connaître, ce livre offre, je le sais, au tournant de ses pages, une révélation semblable. Il est temps que de nouveaux lecteurs viennent à lui. Je voudrais être
    encore parmi eux, je voudrais revenir à ce soir où, après avoir ouvert ce petit volume dans la rue, je le refermerai aux premières lignes que j'en lus, le serrai contre moi, et courus jusqu'à ma
    chambre pour le dévorer enfin sans témoins. Et j'envie, sans amertume, j'envie, si j'ose dire, avec chaleur, le jeune homme inconnu qui, aujourd'hui, aborde ces îles pour la première
    fois..."&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Albert Camus</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em>---------------------------------------<br></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp; Jean Grenier fut le professeur de philosophie à Alger de Camus et celui-ci avait alors 20 ans lorsqu'il lut ce livre qui le troubla
    profondément.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp; Jean Grenier, ici, nous propose, par la voie métaphoriques des îles une recherche méditative de l'absolu, voire du divin, lui qui fut classé parmi les
    chrétiens "quiétistes" et qui fut aussi un sceptique bien célèbre.</span>
  </p>
  <blockquote>
    <p>
      <strong><span style="background-color: #ffcc99;"><em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Arial;">Dans son livre intitulé Iles, Grenier écrit&nbsp;: «&nbsp;On peut donc
      voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver et se reconnaître. Quand on fait cette reconnaissance, ajoute-t-il, le voyage est achevé.&nbsp;» L'un des chapitres de Iles
      s'intitule Les îles Kerguelen, et ce qui est passionnant dans cette histoire, c'est qu'à aucun moment Grenier ne parle des Kerguelen. Mais alors, pourquoi avoir choisi ce titre&nbsp;? Mystère.
      En tout cas il s'est reconnu dans ce nom. Et cette «&nbsp;fausse reconnaissance&nbsp;» est la plus vraie de toutes. Il s'est reconnu dans cet archipel parce qu'il pressentait une vérité cachée
      faite d'isolement, de solitude et de méditation, que seule l'île peut résumer.</span></span></em></span></strong>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <strong><span style="background-color: #ffcc99;"><em><span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Jean Paul Kauffmann «&nbsp;Les Kerguelen, nouvelle "&nbsp;utopie&nbsp;"&nbsp;», in Louis
      Brigand (dir.), D'île en île, l'archipel du conservatoire, Paris: Conservatoire du littoral, 1995 (p.&nbsp;66)</span></em></span></strong>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;&nbsp; <span style="font-size: 12pt; color: #000080;">Un de ces livres rares (aujourd’hui on dirait “cultes”) dont la splendeur nue ouvre une porte au clair-obscur de l’esprit, une porte
      étroite qui mène à une sagesse de l’incertitude que Camus sut faire sienne. ( cf excellent article du site internet <a href="http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/?s=%C3%AEles+Grenier">le
      lorgnon mélancolique)</a></span>
    </p>
  </blockquote>]]></description>
        <pubDate>Thu, 06 Oct 2011 14:59:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1c13b2ddb0ebac6dad6df14009fe9785</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-les-iles-jean-grenier-80772567-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[le poids du papillon / Erri De Luca]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-poids-du-papillon-erri-de-luca-81284720.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/325x500/0/21/80/07/images-5/le-poids-du-papillon.png" class="CtreTexte" alt="le-poids-du-papillon" width="325" height="500">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial black,avant garde;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; En littérature, j'ai toujours aimé les stylistes, ceux qui rédigent avec un don d'écriture, pas seulement
    ceux qui savent raconter une histoire, mais ceux qui la narrent bien avec leur propre écriture lorsque celle-ci est magique ; c'est pour cela que j'aime Raymond Carver et son style intimiste et
    minimaliste, James Salter pour sa flamboyance, Haruki Murakami pour son habile nonchalance, Richard Brautigan pour son humour mélancolique, Pierre Dumayet pour son surréalisme magnifique,
    Christian Gailly pour ses syncopes formidables, Albert Camus pour sa philosophie du soleil et de l'homme, sa recherche du mot "juste",etc etc...</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial black,avant garde;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Que dire alors d'Erri de Luca ? Chacun de ses livres est une merveille d'écriture poétique, de phrases
    incroyables ; dans ce très court texte, l'histoire est banale, deux êtres en fin de vie : un chasseur et le "roi" des chamois... c'est tout. Mais c'est 58 pages de pur bonheur de lecteur, chaque
    phrase, chaque paragraphe est une épure, chaque mot est à sa place, pas de fioritures ; et l'écriture est magique ! D'une poésie exemplaire. Qui pourrait raconter mieux que cet écrivain cette
    histoire-là ? Un bijou à lire absolument.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    ---------------------------------------
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial black,avant garde;"><span style="color: #008080;"><em>"Les sabots des chamois sont les quatre doigts d'un violoniste. Ils vont à l'aveuglette sans
    se tromper d'un millimètre. Ils giclent sur des à-pics, jongleurs en montée, acrobates en descente, ce sont des artistes de cirque pour le public des montagnes. Les sabots des chamois s'agrippent
    à l'air. Le cal en forme de coussinet sert de silencieux quand il veut, sinon l'ongle divisé en deux est une castagnette de flamenco. Les sabots des chamois sont quatre as dans la poche d'un
    tricheur. Avec eux, la pesanteur est une variante du thème, pas une loi."&nbsp;</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial black,avant garde;"><span style="color: #008080;"><em>E. De Luca.</em></span><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Aug 2011 12:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b2701e7e3313b66af18cac9038549c86</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-poids-du-papillon-erri-de-luca-81284720-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Apnées / Antoine Choplin]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-apnees-antoine-choplin-48431291.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/321x500/0/21/80/07/images-5/apnees-Choplin.png" alt="apnées-Choplin" class="CtreTexte" style="border: 1px solid #000; margin: 0px auto;" width="321" height=
    "500">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; Hydrante, piorne, suivez-moi-jeune-homme, quimboiseur, mastroquet, goberger, gaupe, quinaud, girie,
    bachique, fidéisme, ponceau, morganatique,friselis, cimaise, cipres, myrmidon, nicodème, accordailles, piaculaire, pateline, bornoyer, verbigération, spicilège, acrotère, nixe, joran, rebuse,
    cramine, portefaix, flamberge, prosode, alacrité, écoumène, mafflu …..<br>
    <br>
    &nbsp; Voici quelques mots rares ou peu inconnus que vous lirez et découvrirez dans l’excellent « Apnées » d’Antoine Choplin.<br>
    Les petits livres de cet excellent auteur sont toujours très agréables à lire, en outre il a l’élégance d’écrire de tout petits livres, et j’aime particulièrement ces livres qui ne se moquent pas
    de leur lecteur ; je méprise en effet tous ces mauvais écrivains qui écrivent des livres de 400-500 pages pour faire du fric et justifier les royalties démesurés que certaines maisons d’édition
    pensent leurs devoir.<br>
    <br>
    Mais <span style="background-color: #ffff99;">« Apnées »</span> sort du lot et dans la forme et dans le fond.<br>
    Pour la forme c’est merveilleusement écrit, avec beaucoup d’humour, d’inventions, c’est délicieux, une quasi perfection . Choplin atteint là le sommet de son art dans la concision et dans le
    choix à chaque fois, du mot juste.<br>
    Pour le fond, l’histoire est adorable : un lexicographe zélé et apnéiste (passionné de dictionnaires) tombe en panne de voiture tout près d’un petit village : Plan-Les-Ouates. Ayant l'après-midi
    à perdre avant la réparation de sa voiture, le héros décide de suivre quelqu’un afin de découvrir ce pittoresque village suisse. Finalement il suivra une jeune femme portant un appareil
    photo.<br>
    La suite est un délice.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">--------------</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Félicitations à « La fosse aux ours » petit éditeur lyonnais qui publie de bien beaux auteurs. (je viens de lire « Sébastien » de Jean-Pierre Spilmont, très agréable aussi.)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    ---------------<span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><br></span><br>
    <br>
    <strong><em>"Alors qu'il se rend au bord d'un lac pour une séance d'apnée (discipline âpre, exigeante et de faible profit), un homme est victime d'une panne de voiture et échoue à
    Plan-les-Ouates, bourgade qu'il ne connaît pas.<br>
    Ainsi, dans l'attente d'une réparation, s'ouvrent à lui quelques heures d'une vacuité parfaite dans un espace vierge de tout repère. Embarrassé par cette liberté inopinée - que faire de ce temps
    ? Pourquoi se diriger ici plutôt que là -, il décide de confier son itinéraire à celui d'une femme dont il entreprend la filature. Le récit de cet homme, avec son appétit des mots, est singulier
    et témoigne d'un lien ambigu à la complexité du monde qui l'entoure : sa passion ludique pour la lexicographie serait une manière de tenter de l'embrasser ; son besoin d'apnée, le signe d'une
    incapacité à le
    faire."&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    4ième de couverture</em></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><em>le début :</em></strong><br>
    <span style="color: #000080;"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><strong>"Les jours précédents, le joran avait soufflé fort, flanquant au pays un bon coup de rebuse.<br>
    De cet hiver mollasse, ce fut l'ultime ruade.<br>
    Et aujourd'hui, ce que l'on flairait à l'avant des brumes encore voyageuses, c'était surtout cet air neuf et pépiant avec une verve retrouvée, dissipant toute menace d'un retour de cramine.<br>
    Bref, le printemps commençait à pousser ses pions.<br>
    J'étais de sortie.<br>
    Enfin, de sortie.<br>
    &nbsp;<br>
    Dans l'habitacle, une odeur de chaud.<br>
    J'ouvris la vitre, mis le coude à la portière, un peu le nez aussi. A l'extérieur, c'était pire encore. Les pots d'échappement rendaient de petits cumulus noirâtres et les avertisseurs, une
    polyphonie énergique et plutôt atonale.<br>
    &nbsp;<br>
    En vérité, j'étais salement englué dans un embouteillage.<br>
    J'avais hésité avant de renoncer au contournement autoroutier de Genève. Finalement, j'avais cédé à l'appel d'une trajectoire aux apparences optimales, joliment tangentielle à la pointe sud du
    lac.<br>
    Je bisquai à l'endroit d'Euclide et des postulats de sa géométrie.<br>
    Tentai de me rassurer en convoquant la mécanique des fluides et ses dénouements, fréquemment heureux.<br>
    Je remontai la vitre."</strong></em></span></span><span style="font-size: 10pt;"><em><strong><br></strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.lelibraire.com/din/tit.php?Id=62513"><img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-5/Choplin_Antoine.jpg" alt="Choplin Antoine" class="CtreTexte" style=
    "border: 8px solid #bd711a; margin: 0px auto;" width="180" height="161"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Cliquez sur le visage d'Antoine Choplin pour atterrir sur une interview à propos de ce livre
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    (matricule des anges / oct 2009)
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 20 Jun 2011 09:38:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d44f18a755e24af046dcfa5ea7f0391a</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-apnees-antoine-choplin-48431291-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'envie / Iouri Olécha]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-l-envie-iouri-olecha-74400043.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;<img alt="L'envie-Olécha" height="500" width="324" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/324x500/0/21/80/07/images-5/L-envie-Olecha.png">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Que dire de «&nbsp;L’envie&nbsp;» de Iouri Olécha, publié en 1927 et que l’on nous
    présente comme un des chefs d’œuvres de la littérature russe de l’entre deux guerres&nbsp;? Que sa lecture est réjouissante, étonnante, fascinante, impertinente. C’est écrit avec intelligence,
    burlesque et fantaisie, et pour un texte de cette période, on est surpris de la vivacité moderne de cette prose. Que serait devenu cet écrivain né en 1899 sans l’arrivée de Staline&nbsp;? Car dès
    1930, 1932, tout se gâte, l’écrivain vedette écrira sous censure en permanence (il fera même une vive autocritique de lui en 1934 au premier Congrès de l'Union des écrivains) et arrêtera la forme
    romanesque. «&nbsp;L’envie&nbsp;» a pourtant remporté un grand succès à l’époque. Issu d'une famille d'origine polonaise, Olecha passe son enfance à Odessa et gardera toujours un souvenir
    nostalgique de cette ville et de la «&nbsp;Russie méridionale&nbsp;» (Olécha se sent plus «&nbsp;européen&nbsp;» que russe).&nbsp; Il publie ses premiers poèmes à l'âge de 17 ans et meurt à
    Moscou en 1960 dans la pauvreté et la déchéance, quasi clochard.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Ensuite Olécha consacrera le reste de son travail d'écrivain à son journal qui paraîtra de façon posthume en 1965 sous le
    titre «&nbsp;Pas un jour sans une ligne&nbsp;». Puis paraitra récemment dans sa forme complète sous le titre «&nbsp;Le livre des adieux&nbsp;». Livre que je vous recommande et qui&nbsp; parle
    bien des conditions de vie et de travail d’un artiste soviétique pendant trente ans (des années 30 à la fin des années 50), de la reconstruction impossible. Le créateur sous le totalitarisme,
    sous la terreur communiste. (très belles pages aussi sur sa sœur morte du typhus «&nbsp;par sa faute&nbsp;», lui, ayant apporté la maladie et ayant survécu.)(1)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Il s’agit dans «&nbsp;L’envie&nbsp;» de montrer ni plus ni moins la lutte (en outre fraticide) de l’homme nouveau et de
    l’homme des temps anciens, la tragédie du modernisme. Un troisième larron sera là, on peut y voir un éventuel portait de l’artiste écrivain, en homme cultivé, mais faible, alcoolique et
    velléitaire, inapte à cette nouvelle vie proposée. Ce sera lui «&nbsp;l’envieux&nbsp;» et par là même «&nbsp;le perdant&nbsp;», l’impuissant à qui manque le mode d’emploi du métier
    «&nbsp;vivre&nbsp;».&nbsp;</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Le style d’Olécha mélange burlesque, sérieux, fantastique et poésie puissante&nbsp;; ce qui ressort à la lecture c’est
    surtout l’incroyable originalité du style narratif et de la construction du roman. C’est très moderne. La place de l’individu dans la nouvelle société qui s'édifie. Les «&nbsp;hommes&nbsp;
    nouveaux&nbsp;», rejettent les «&nbsp;vieux sentiments&nbsp;»&nbsp;: l'amour, l'orgueil, la peur, l'envie, la haine, la jalousie, le désespoir etc… et ne s’intéressent qu’à la nouvelle société
    dans laquelle dominera «&nbsp;la machine&nbsp;». Adieu sentiments humains, adieu individualisme, vive les machines à fabriquer les saucissons, vive la libération grâce au travail… Adieu
    sentiments poétiques, adieu rêves inutiles et futiles, sans intérêts, vive le matérialisme triomphant, le sport hygiénique et le rendement ! Action dynamique contre art statique. Hommes du
    progrès contre rêverie, attentisme&nbsp;pessimiste et «&nbsp;romantisme attardé&nbsp;» !</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">A la fin du livre les deux compères perdus et perdants, vivant chez une veuve Anetchka, boiront un coup à un sentiment devenu
    important&nbsp;: l’indifférence&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000080;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">- Buvons, Kavalérov… Nous avons beaucoup parlé de sentiments…
    Mais nous avions oublié le sentiment le plus important… Nous avons oublié l’indifférence… ne trouvez-vous pas&nbsp;? Sérieusement… Je crois que l’indifférence est l’état le plus agréable de
    l’homme. Soyons indifférents, Kavalérov&nbsp;! Regardez&nbsp;! Nous avons trouvé le repos. Buvez&nbsp;! A l’indifférence&nbsp;! Hourra&nbsp;! A Anetchka&nbsp;! Aujourd’hui, à propos… Ecoutez
    bien… Je vais vous annoncer une bonne nouvelle… Aujourd’hui, Kavalérov, c’est votre tour de coucher avec Anetchka. Hourra&nbsp;!</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000080;"><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">&nbsp;</span></em></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 14pt; color: #800000;">"L’Envie", ce livre étrange et fascinant, poètique et pathétique, qui a fait éclater les cadres habituels
    de la littérature de l’ex-Union soviétique. Un chef-d’oeuvre.”-F. Rude ( La Quinzaine littéraire )</span><br>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 24pt;"><span style="font-size: 19px;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 24pt;"><span style="font-size: 19px;"><br></span></span> <span style=
    "font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">&nbsp;(1) Ma sœur était pour moi un être étonnant. Non, à vrai dire, dans ma relation avec ma sœur, il y avait bien des choses qui
    aujourd’hui m’étonnent&nbsp;: il est absolument évident que je voyais en elle une femme. Je me livrais parfois à des actions qui donnaient à penser que je la voyais précisément ainsi. Ainsi je
    l’enlaçais, ainsi j’avais envie de l’embrasser dans le cou, d’embrasser ses bras nus lorsque je les voyais. Elle ne s’y opposait pas. Au contraire, cela lui plaisait. Je nous revois assis sur le
    bord du lit où je m’apprêtais à me coucher –ma chambre était à la croisée des pièces de l’appartement–, il est tard, tout le monde dort, nous ressentons l’état douloureux et doux d’êtres faits
    pour se donner l’un à l’autre mais qu’arrête la barrière de la honte, de la responsabilité et de la peur. Je la frôle à chaque instant, je frôle ses jambes et ses épaules nues (elle est sur le
    point de se mettre au lit) et elle dit pour transformer ce qui est en train de se passer en plaisanterie&nbsp;:</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">-Tu as les oreilles brûlantes.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;">Il me semble que c’est elle qui m’aurait fait connaître la plus grande volupté que peut procurer la possession d’une femme.
    Ce que je suis en train d’écrire est-il offensant pour sa mémoire&nbsp;? Je ne crois pas&nbsp;! Il me semble qu’une femme ne peut jamais se sentir offensée d’être reconnue comme telle, quand bien
    même cette reconnaissance serait le fait d’un babouin, pour ne pas parler d’un frère&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt;"><img alt="le livre des adieux- Olécha" height="500" width="339" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/339x500/0/21/80/07/images-5/le-livre-des-adieux--Olecha.png"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 May 2011 14:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">42f3c5535dcfbee48b4d0d1f79b85c49</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-l-envie-iouri-olecha-74400043-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sur la route de Madison / Robert James Waller]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-sur-la-route-de-madison-robert-james-waller-72586762.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/300x500/0/21/80/07/images-5/routemadison.jpg" class="CtreTexte" alt="routemadison" width="300" height="500">
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em>«&nbsp;En quatre jours, il m’a donné une vie entière, un univers, et a fait un tout des parties de mon
    être.&nbsp;»</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em>«&nbsp;Plus tard, il lui dirait que, de manière indéfinissable, la regarder retirer ses bottes ce jour-là avait été un des
    moments les plus sensuels de sa vie. Pourquoi&nbsp;? Cela n’avait pas d’importance. Ce n’était pas comme ça qu’il approchait la vie. «&nbsp;L’analyse détruit l’unité. Certaines choses, les choses
    magiques, ont besoin d’être vues comme un tout. Si on les fragmente, elles disparaissent.&nbsp;»</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em>«&nbsp;Les vieux rêves étaient des bons rêves. Ils ne se sont pas réalisés, mais je suis content de les avoir
    eus.&nbsp;»</em></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;;">« J’ai toujours pensé que la maturité se mesurait à deux facteurs
    principaux. D’abord la faculté de rire de soi. La plupart des gens parlent d’eux-mêmes et de leur vie avec une gravité excessive. Ils ont du mal à voir qu’au bout du compte tout cela est absurde.
    »</span></em></span></strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;;">Francesca lui avait demandé quel était pour lui le deuxième critère
    de maturité.</span></em></span></strong></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #800000;"><em><span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;;">« La faculté d’admirer l’œuvre d’autrui, d’en être heureux, au lieu
    d’en être jaloux … ».</span></em></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Trebuchet MS&quot;;"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; <strong><span style="font-size: 10pt;">Tout le monde connait grâce au film précieux de Clint Eastwood «&nbsp;Sur la route de Madison&nbsp;» cette histoire d’amour, riche d’émotions
    et que présente faussement son auteur (Robert James Waller)&nbsp;comme &nbsp;une histoire vraie&nbsp;; ( d’ailleurs à voir les photographies de l’auteur du roman : cheveux longs, belle gueule,
    bretelles orange, photographe et musicien, on se dit qu’il aurait pu remplacer lui-même l’ami Eastwood sans grande difficulté (au moins «&nbsp;extérieurement&nbsp;») et/ou qu’il y a de lui-même
    dans le personnage de Robert Kincaid. )</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; <strong><span style="font-size: 10pt;">Bref très beau film émouvant, admirablement interprété aussi par Meryl Streep, mais aussi bien joli petit roman qui se lit très agréablement et
    qui donne de temps en temps des chemins de traverse avec la fantaisie&nbsp; de Robert Kincaid, ses digressions poétiques et ses mots sur le magique. Sur l’appréhension du monde.</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Bien sûr&nbsp;: quatre jours d’amour, de découverte, de nouveautés&nbsp;: le bilan ne peut être que positif&nbsp;; les mauvaises langues comme moi
    diront&nbsp;: et que sera devenu ce couple au bout de 6 mois, de 6 ans de vie commune&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; <strong><span style="font-size: 10pt;">Mais restons optimiste et glorifions la magie de l’amour, une des rares choses qui peut nous permettre de rester debout dit-on et qui donne
    envie de vivre.</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; <strong><span style="font-size: 10pt;">Ce roman se lit très bien et même en connaissant l’histoire par cœur, on est surpris par la délicatesse des mots, des situations, par la magie
    de l’ambiance, de la rencontre de ces deux solitudes. On imagine sans mal le monde paysan américain des années 1960 où vit Francesca et l’irruption brutale et extraordinaire du diable&nbsp;; mais
    un diable gentil, aimant, prévenant, attentif, attentionné, proche des femmes… Un diable intelligent et sensible…</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; <strong><span style="font-size: 10pt;">Le souhait aussi «&nbsp;à nouveau&nbsp;» de séduire&nbsp;; la séduction (par seulement sexualisée) est très vraisemblablement quelque chose qui
    nous guide pendant longtemps, ne pas y voir de vanité là dedans, mais simplement des besoins humains de reconnaissance et d’amour. Egalement d’être fier parfois d’être soi-même…</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Lisez donc ce bien agréable roman, bien écrit et riche de choses essentielles…</span></strong>
  </p>
  <p>
    <em>(The Bridges of Madison County) 1992</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><img src="http://img.over-blog.com/500x331/0/21/80/07/images-5/Sur-la-route-de-Madison.jpg" class="CtreTexte" alt="Sur-la-route-de-Madison" width="500" height="331"><br></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Apr 2011 18:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">98fe0f8b41a7c954ab3ec940c9446a86</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-sur-la-route-de-madison-robert-james-waller-72586762-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Adolphe / Benjamin Constant]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-adolphe-benjamin-constant-67965732.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/304x500/0/21/80/07/images-5/Adolphe-Constant.png" alt="Adolphe-Constant" class="CtreTexte" style="border: 2px solid #000; margin: 0px auto;" height="500" width=
    "304">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">« Adolphe » de Benjamin Constant, quel plaisir de lecture !</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Je ne vais pas ici vous faire une explication de texte, il y en a plein sur le net ou dans les livres, de ce seul
    roman publié par B.Constant. 10 ans pour peaufiner ce tout petit texte : 1806-1816 ; 1816, date de parution, B. Constant a alors 49 ans. Il sera ensuite député.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Juste donc le plaisir devant cette écriture exceptionnelle : poétique, d’un niveau remarquable ; c’est un grand charme
    à la lecture. Une découverte jouissive de la grande écriture de cette charnière 18e et 19e siècle.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; L’histoire est cependant banale : une histoire d’amour qui finira mal ; le personnage, jeune homme timide et
    solitaire, fuyant la compagnie des hommes. Il est taciturne mais ne dédaigne pas hommes et femmes cependant. « Je veux être aimé... » est le sempiternel sentiment bien masculin décrit dans ce
    livre. Il y a une grande part d’autobiographie dans ce court texte, aussi bien pour ce qui concerne les affaires de cœur car B. Constant a eu maintes relations (dont une avec Mme de Staël) que
    pour les relations conflictuelles avec le père. Enervé aussi par les dogmes officiels.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Ces relations avec le père sont même assez fondamentales pour la compréhension de ce récit (le père de Constant est
    sans doute le père d’Adolphe). De même les critiques sociétales.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Adolphe fait son introspection et son autocritique, il est à la fois le narrateur (je) et le personnage, c’est une
    double position, comme un peu un journal intime. En ce sens, « Adolphe » est bien plus un roman psychologique ou d’analyse, qu’un roman romantique alors qu’on est en plein dans les mots (et maux)
    du romantisme. Le dessein de plaire à une femme : ni tout-à-fait sincère, ni tout-à-fait de mauvaise foi. Adolphe est tour à tour égoïste et sensible. Tout l'art masculin.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">L’histoire est simple : Adolphe plait, il cherche à séduire, il tombe amoureux d’Ellénore, femme de 10 ans son ainée. Elle
    est dans une situation « de sécurité », compagne d’un comte.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; Elle hésite longtemps, repousse le jeune homme, mais la possibilité d’une dernière passion prend le dessus et elle
    abandonnera tout pour suivre Adolphe et passer un an avec lui. Sitôt, l’affaire conclue, Adolphe sent qu’il est moins amoureux, il s’ennuie, devient triste et maussade. Ellénore le sent et cela
    la rend malade ; comprenant par une lettre qu’Adolphe va la quitter, elle tombe malade et mourra de douleur amoureuse. Adolphe se sent alors coupable et réfléchit à son égoïsme, à son
    impossibilité d’aimer, à son indifférence au monde qui l’entoure, à la jouissance de son amour-propre. Adolphe n' a pas le courage d'assumer la rupture. A la « perfidie » féminine répond le
    détachement masculin.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">&nbsp; A la mort de sa compagne, Adolphe écrit : « J’étais libre, en effet, je n’étais plus aimé : j’étais étranger pour tout
    le monde. » Responsabilité en matière amoureuse, culpabilité ?</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">La liberté et l’amour sont-ils définitivement incompatibles ?</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #800000;">« Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette
    liaison doit être éternelle. » (chap. III)</span></strong><br>
    <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #800000;">« Il y a des choses qu’on est longtemps sans se dire, mais quand une fois elles sont dites, on ne
    cesse jamais de les répéter. » (chap. IV)</span></strong><br>
    <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #800000;">« Nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose. » (chap. V)</span></strong><br>
    <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #800000;">« C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime ; mais c’en est un bien plus grand d’être
    aimé avec passion quand on n'aime plus. » (chap. V)</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;">A propos du père : </span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><em><span style="color: #000080;">"Ma contrainte avec lui [mon père] eut une grande influence sur mon caractère.
    Aussi timide que lui, mais plus agité, parce que j’étais plus jeune, je m’accoutumai à renfermer en moi-même tout ce que j’éprouvais, à ne former que des plans solitaires, à ne compter que sur
    moi pour leur exécution, à considérer les avis, l’intérêt, l’assistance et jusqu’à la seule présence des autres comme une gêne et comme un obstacle. Je contractai l’habitude de ne jamais parler
    de ce qui m’occupait, de ne me soumettre à la conversation que comme à une nécessité importune et de l’animer alors par une plaisanterie perpétuelle qui me la rendait moins fatigante, et qui
    m’aidait à cacher mes véritables pensées. De là une certaine absence d’abandon qu’aujourd’hui encore mes amis me reprochent, et une difficulté de causer sérieusement que j’ai toujours peine à
    surmonter. Il en résulta en même temps un désir ardent d’indépendance, une grande impatience des liens dont j’étais environné, une terreur invincible d’en former de
    nouveaux.</span></em></strong></span><br>
    <strong><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #000080;">Je ne me trouvais à mon aise que tout seul, et tel est même à présent l’effet de cette
    disposition d’âme que, dans les circonstances les moins importantes, quand je dois choisir entre deux partis, la figure humaine me trouble, et mon mouvement naturel est de la fuir pour délibérer
    en paix. Je n’avais point cependant la profondeur d’égoïsme qu’un tel caractère paraît annoncer : tout en ne m’intéressant qu’à moi, je m’intéressais faiblement à moi-même. Je portais au fond de
    mon cœur un besoin de sensibilité dont je ne m’apercevais pas, mais qui, ne trouvant point à se satisfaire, me détachait successivement de tous les objets qui tour à tour attiraient ma curiosité.
    Cette indifférence sur tout s’était encore fortifiée par l’idée de la mort, idée qui m’avait frappé très jeune, et sur laquelle je n’ai jamais conçu que les hommes s’étourdissent si
    facilement."</span></em></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 14pt; color: #000080;"><span style="color: #000000;">"Adolphe" un chef d'oeuvre de la littérature française, j'aime tellement ce
    livre et je l'ai lu tant de fois, (en plus c'est un bon résumé des relations homme-femme, encore qu'il y aurait beaucoup à dire), que j'ai préféré ne pas voir le film qui en a été tiré, certain
    d'être déçu, un jour peut-être...</span></span><strong><em><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span></em></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Mar 2011 10:39:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bf9d3b197aad6a830e75dab25c364d97</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-adolphe-benjamin-constant-67965732-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un zoo en hiver / Jirô Taniguchi]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-un-zoo-en-hiver-jiro-taniguchi-61918907.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/429x600/0/21/80/07/images-5/un-zoo-en-hiver.png" class="noAlign" alt="un-zoo-en-hiver" height="600" width="429">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">J'aime la BD, pas les Mangas ; lorsque je découvris Jirô TANIGUCHI, force était de reconnaître que ces mangas-là me
    convenaient parfaitement...</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">C'est un homme d'exception là, beaucoup de ses albums me conquirent : de Quartier lointain à l'étonnant gourmet solitaire
    (vous connaitrez TOUT de la cuisine japonaise)...</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">Mais ce récit là est encore supérieur : il parle de ce qui m'intéresse : la perte de l'enfance, les premiers émois de l'âge
    adulte, la découverte du monde et de son étrangeté.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">Ce récit est en grande partie autobiographique, c'est un récit d'apprentissage. Le jeune Taniguchi part à Tokyo et cherche à
    dessiner, par chance il sera pris comme assistant et travaillera jour et nuit pour finir les feuilletons à temps ; il découvrira aussi la vie nocturne de la capitale, la vie d'artiste. Il
    deviendra mangaka.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">Et sa première oeuvre personnelle publiée sera pour une personne chère !</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">C'est élégant, simple, émouvant, subtil, universel.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">C'est aussi une histoire de rencontres : professionnelles, artistiques, mais aussi amicales et
    amoureuses.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">Bref un apprentissage de la vie d'homme.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000080;">Chef d'oeuvre, carrément.</span></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Nov 2010 17:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8c2e0d17793af438d029d90aa48e5b77</guid>
                <category>Livres Coup de coeur</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-un-zoo-en-hiver-jiro-taniguchi-61918907-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
