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    <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (mes poètes et poèmes préférés)]]></title>
    <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-535041.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;mes poètes et poèmes préférés&quot; du blog &quot;Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (mes poètes et poèmes préférés)]]></title>
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    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 18:05:27 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.frenchpeterpan.com</copyright>            <category>mes poètes et poèmes préférés</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Rilke / lettre à un jeune poète / solitude / rose]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-rilke-lettre-a-un-jeune-poete-solitude-rose-55441498.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="text-decoration: underline;"><em><span style="font-size: 12pt;">Lettre à un jeune poète (extrait)</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Une seule chose est nécessaire: la solitude.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Être seul comme l'enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l'enfant et importantes du seul fait que
    les grandes personnes s'en affairent et que l'enfant ne comprend rien à ce qu'elle font.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">S'il n'est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d'être prêt des choses: elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des
    vents qui agitent les arbres et courent sur les pays.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d'évènements auxquels vous pouvez prendre part.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Les enfants sont toujours comme l'enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets.
    Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 8pt;">in Lettres à un jeune poète, Gallimard</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 8pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 8pt;"><img width="375" height="314" style="border: 3px solid #08a9af; margin: 0px auto;" class="CtreTexte" alt="rainer maria rilke" src=
    "http://img.over-blog.com/500x418/0/21/80/07/images-5/rainer_maria_rilke.jpg"></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;">---------------------------------</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;"><img width="600" height="449" alt="Rilke-rose" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/600x449/0/21/80/07/images-5/Rilke-rose.JPG"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 16:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0f54f05daf4302cd513813745bbafca0</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-rilke-lettre-a-un-jeune-poete-solitude-rose-55441498-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[late fragment / Raymond Carver]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-20816246.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img width="300" height="206" style="border: 5px solid #4d357d; margin: 0px auto;" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/carver.jpg"><br>
    <br>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #800080; font-size: 12pt;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Late fragment</span></em><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    And did you get what<br>
    You wanted from this life, even so ?<br>
    I did<br>
    And what did you want ?<br>
    To call myself beloved, to fell myself<br>
    Beloved on the earth.<br>
    <br>
    <span style="color: #000080;">( Et quand bien même,<br>
    as-tu obtenu ce que tu voulais de cette vie ?<br>
    Oui.<br>
    Et que voulais-tu ?<br>
    Pouvoir me dire aimé, me sentir<br>
    Aimé sur la terre. )</span></strong></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 06:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a41babcdd9cba11edb8194d24a80795d</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-20816246-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Trèfles / Innokenti Annenski]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-7034541.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Courier New; font-weight: bold; font-style: italic;"><br>
    «La force de ceux qui aiment apaise même les tourments, la tendresse des femmes recèle tant de puissance.» I. F. Annenski</span></span>
  </div>
  <p>
    <br>
    <img width="239" height="283" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/annenski.jpg" class="CtreTexte" style="border: medium solid #993366;"><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Comic Sans MS; font-weight: bold;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le poète symboliste russe Innokenti Fedorovitch ANNENSKI est mort brutalement d’une
    crise cardiaque à 54 ans en 1909. Son influence demeure encore en son pays très importante, il n’y fut cependant réellement (re)découvert que dans les années 50-60. On le loua pour sa modernité
    et son originalité, il est, dit on au premier rang de la poésie moderne russe.&nbsp; Riche érudit (il connaissait une quinzaine de langues), il enseignait la philologie et les langues classiques.
    De son vivant, ne parut qu’un seul recueil en 1904 ; ses autres livres eurent peu d’échos (traductions, tragédies, articles, essais…). En 1910 paraît « le coffret de cyprès », puis en 1912 «
    Poèmes posthumes », ces 3 recueils suffiront pour sa notoriété. Il fut aussi un grand traducteur : Mallarmé, Baudelaire, Euripide…</span><br style=
    "font-family: Comic Sans MS; font-weight: bold;">
    <br style="font-family: Comic Sans MS; font-weight: bold;">
    <span style="font-family: Comic Sans MS; font-weight: bold;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Longtemps, cet homme demeura une énigme par sa pudeur, son effacement, sa solitude amère, son isolement et par sa
    vie semble-il fort trop banale ; c’est seulement bien après sa mort que l’on apprit sa souffrance secrète, il fut très amoureux de la femme de son beau-fils, amour partagé, jamais réalisé,
    sacrifié. Une seule rencontre aux jardins où ils se prirent les mains seulement, ce jour devint le poème « en Mars », puis plus jamais sa vie n’entra dans ses vers… Force d’âme surprenante,
    grande honnêteté, drame personnel, solitude en embâcle que ses amis et proches ne comprenaient pas. Il s’éloigna des mouvements littéraires du moment pour rester seul dans ses vers. Sa poésie est
    cependant complexe, un rare poète russe du subconscient. On le surnomma « le Mallarmé russe ».</span><br style="font-family: Comic Sans MS; font-weight: bold;"></span><br>
    <span style="color: #000080; font-weight: bold; font-style: italic;">« Tel est le grand paradoxe du destin poétique d’Annenski : il fut en même temps précurseur et maître, au sens le plus élevé
    du mot, de tous les plus grands poètes de ce siècle et cependant on peut dire aussi que personne ne marcha dans ses pas ; il alla si loin que tous les chemins poétiques apparurent parallèles au
    sien. Mais il était et resta unique. Jusqu’à ce jour, il n’y a personne à qui le comparer. » Natacha Strijevskaïa.</span><br style="color: #000080; font-weight: bold; font-style: italic;">
    <br style="color: #000080; font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="color: #000080; font-weight: bold; font-style: italic;">« On peut dire qu’Annenski partit sur la route de Rimbaud plus loin que tous les poètes russes. Ses vers sont le résultat de
    tourment, de nostalgie de « cette beauté cachée là-bas quelque part », tourment de « l’idéal », dernière et unique chance non pas de l’exprimer mais de tenter de l’atteindre, dernière chance de
    coïncider avec la vie, insaisissable dans sa réalité ; ce n’est pas l’ennui ou le dégoût de l’existence qui meuvent sa plume, mais une recherche frénétique, comme celle de la pierre philosophale,
    d’un point d’appui pour l’âme, l’incapacité de se tromper soi-même, ni de se résigner à l’apparence de la vie terrestre. » Natacha Strijevskaïa</span><br>
    <br>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Anciennement disponible en France (car épuisé à ce jour) : « Trèfles et autres poèmes » dans l’excellente
    collection « Orphée » / Editions La Différence. 1993, édition bilingue.</span><br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <br style="font-weight: bold; font-style: italic;">
    <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Les « trèfles » sont des sortes de triptyques,&nbsp; la lecture attentive permet de relier ces 3 folioles entre elles.<br>
    <br>
    -------------------------<br></span></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="text-decoration: underline; font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana;">TREFLE DE LA TENTATION</span></span><br style="font-family: Verdana;">
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">1. PAVOTS&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Radieux, le jour brille… parmi les herbes endormies</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Flambent partout taches de pavots – comme une impuissance avide</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Comme des lèvres pleines de tentation, de poison,</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Comme ailes ouvertes de papillons vermeils.</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Radieux, le jour brille…Le jardin reste vide et sourd :</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Longtemps qu’il en finit avec festin et tentation –</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Secs comme tête de vieilles, les pavots sont</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Du haut du ciel, illuminés par l’ostensoir brillant.</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">2. L’ARCHET ET LES CORDES</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Quel sombre et lourd délire !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Hauteurs combien troubles-lunaires !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Toucher la viole des années durant, et</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">A la lumière, ne pas reconnaitre ses cordes !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Qui a besoin de nous ? Qui illumina</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Ces deux faces jaunes ; deux, tristes…</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">L’archer soudain sentit</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Quelqu’un les prendre, les réunir…</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">« Dans les ténèbres depuis quand !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Dis seulement es-tu la même, même ? »</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">- Sonnant, la viole le câlinait</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Et le caressant, palpitait…</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">« Nous ne nous quitterons plus jamais</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">N’est-ce pas ? Dis-moi que c’est fini… »</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">« Oui » - redisait la viole</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Mais elle souffrait en son cœur.</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">L’archet a tout compris, s’est tu,</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Dans la viole, le son vibrait toujours…</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Et ce qui leur était supplice</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Etait musique pour autrui.</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Jusqu’à l’aube nul ne souffla</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Les bougies… Chantait la viole…</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Seul le matin les a trouvés</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Sur le velours noir de leur couche.</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">3. EN MARS</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Oublié ce rossignol dans les branches odorantes</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Mais non le matin d’amour !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Ni le sein flambant noir de la terre ressuscitée</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Sous les feuilles toujours mortes !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Demi-vêtue des lambeaux de sa chemise de neige</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Elle ne connut le désir qu’une fois,</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Une fois seulement, plus que de vin encore,</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Mars l’enivra !</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Une fois seulement nous n’avons su lever</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Nos yeux de la terre gonflée… Une fois seulement,</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Avons tressé nos mains froides, tremblants, le jardin aussitôt quitté</span><br style="font-family: Verdana;">
    <span style="font-family: Verdana;">Cette fois… Cette fois seulement…</span><br style="font-family: Verdana;">
    <br>
    <img width="300" height="292" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/300px-annensky.jpg" class="CtreTexte" style="border: medium solid #993366;"></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 09:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">872e94f5748eedad6270801a7b22bada</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-7034541-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[il est une solitude de l'espace/ Emily Dickinson]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-18030135.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/dagt1.jpg" style="border: 3px solid #750606; margin: 0px auto;" alt="dagt1.jpg" width="268" height="299"><br>
    <br>
    <span style="font-family: trebuchet ms; font-size: 12pt;">There is a solitude of space<br>
    A solitude of sea<br>
    A solitude of Death, but these<br>
    Society shall be<br>
    Compared with that profounder site<br>
    That polar privacy<br>
    A soul admitted to itself -</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-family: trebuchet ms; color: #993300; font-size: 12pt;">Il est une solitude de l'espace<br>
    Une solitude de la mer<br>
    Une solitude de la Mort, mais elles<br>
    Sont société<br>
    Comparées à ce site plus profond<br>
    Cette polaire intimité<br>
    D'une âme qui se visite -<br>
    <br></span></strong>
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-family: trebuchet ms; color: #993300; font-size: 12pt;"><span style="color: #000000; font-size: 8pt;">(traduction Claire Malroux)</span></span></strong>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-family: trebuchet ms; color: #993300; font-size: 12pt;"><span style="color: #000000; font-size: 8pt;">à propos de cette excellente poétesse : essayez de retrouver
    l'émission de Sophie Nauleau sur Emily Dickinson il y a 2-3 ans en podcast (émission "ça rime à quoi") sur France Culture / c'était une émission fa-bu-leuse ! Quel être étrange cette Emily,
    enfermée dans sa chambre toute sa vie...<br></span></span></strong>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Dec 2011 13:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">98127c9dffb8c44b7192812c83368936</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-18030135-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chasse nocturne / The hunt by night / John Burnside]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-chasse-nocturne-the-hunt-by-night-john-burnside-89510820.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Je vous ai dit récemment le bonheur que j'ai eu à lire "scintillation", enfin un roman qui sortait de "l'ordinaire" ; comme ce romancier fut avant tout
    poète ; j'achetais "The hunt by night", dans une version bilingue fort agréable. (traduit de l'écossais par Françoise Abrial)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>penseras-tu à moi non pas, tel que je suis</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>mais tel que je deviens :</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>seul dans les bois ;</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; seul</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>en l'absence de moi</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>incorporé à l'insaisissable de l'écoute</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>will you think of me not as I am</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>but as I become :</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>alone in the woods ;&nbsp;</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; alone</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>in the absence of me</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>absorbed into the slick of listening</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000080;"><em><strong>********************************************************</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000080;"><em><strong><img width="316" height="500" style="border: 2px solid #000; margin: 0px auto;" class=" CtreTexte" alt="chasse nocturne-Burnside" src=
    "http://img.over-blog.com/316x500/0/21/80/07/images6/chasse-nocturne-Burnside.png"></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>Chasse nocturne</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong><br></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>Les enfants se figurent la mort comme une accumulation</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>d'ombres entre les arbres : une cachette</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>pour tout ce que les adultes ne peuvent nommer.</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>Pourtant, ils se pressent pour ne pas manquer le rendez-vous</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>au fond des bois, au point de rencontre des lignes parallèles,</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>là où tout est modifié de son propre</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>élan - modifié même si nous disons transformé -</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>lévrier en chevreuil, rires en peau et os.</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>Et personne ne survit à la chasse : bien que les hommes rentrent en groupes de trois ou quatre, le visage rendu inexpressif par le
    froid,</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>ils n'atteignent jamais vraiment ce qu'ils semblent être,</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>laissant au cour de la forêt une tournure de phrase ou</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>une chanson de leur enfance, penchés sur la proie qui tressaille,</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>ils attendent, tandis que leurs couteaux transpercent le sang</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong>comme du beurre ou de la soie, que le coeur s'arrête.</strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080; font-size: 12pt;"><em><strong><br></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080;"><em><strong><br></strong></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 10:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">76a84b5e8c10674bc402b89dedc330de</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-chasse-nocturne-the-hunt-by-night-john-burnside-89510820-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[(sans titre) / FOR / Emmanuel Laugier]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-sans-titre-for-emmanuel-laugier-88780342.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">il y a de nombreux mois, je faisais la queue pour voir l'exposition de Basquiat à Paris</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">la queue - dieu merci - était moins longue que le matin pour Monet</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">une bonne demi-heure ceci dit</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">la veille j'avais passé toute la journée à réciter du Michaux pour mon ami Nicolas (bretzel lab) qui essaye de mettre ça en
    musique, en "poème sonore" comme il dit</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">devant moi, un jeune homme, aux cheveux fort bruns patientait en lisant des poèmes d'Osip&nbsp;<span style=
    "color: #222222; line-height: 16px;"><em style="font-weight: bold; font-style: normal; color: #000000;">Mendelshtam</em></span>&nbsp;dans ces petits livres blancs Gallimard que tous ceux qui
    s'interessent à la poésie connaissent bien</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">il fut surpris de mon regard, je lui expliquais qu'il était rare de voir quelqu'un faire la queue, en lisant des poèmes</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">il se présenta : emmanuel Laugier, poète , essayiste,&nbsp; et critique littéraire au Matricule des anges... Moi qui venais juste
    de ne pas renouveler mon abonnement, j'étais mal... :)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;"><img alt="emmanuel-Laugier" height="300" width="201" class="noAlign" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images6/emmanuel-Laugier.png"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">nous avons bavardé fort agréablement jusqu'à l'entrée, il venait d'enregisreer pour Sophie Nauleau et son excellente émission "Ca
    rime à quoi" , je lui disais mon expérience au même micro quelques mois auparavant...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">du coup plus tard j'achetais "FOR" éditions Argol, 2010</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: 'andale mono', times;">la poésie d'emmanuel Laugier est très déstructuré, la syntaxe est malmenée, restent les mots et leur agencement si particulier à
    ce poète ; cela m'a rappelé un peu la poésie de Christophe Lamiot Enos,&nbsp;</span><span style="font-family: 'andale mono', times; font-size: 16px;">mais la poésie de Laugier est encore plus
    hachée, pleine d'interrogations sur ce que l'oreille entend, les yeux voient, à partir de situations simples, le poème peut et doit se dévoiler / une page :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">ce qui reste se continue</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">au-devant de grandes pierres noires forment un</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">collier</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">quand ton pied passe de l'une</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">à l'autre</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">comme cela par un écart</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">il disparaît un instant</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">l'ombre de la pierre le boit tu ne sais plus</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">qui marche en elles si</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">c'est le rêve</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">qui le permet ou</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">bien en réel tel</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">franchissement qui accomplit</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">ouvre une passe</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">la suivante</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">le synthétique moment du jour</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;">indiscernable</span></strong></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: 14pt;"><img alt="FOR" height="500" width="331" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/331x500/0/21/80/07/images6/FOR.png"><br></span></strong></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Nov 2011 18:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9eef8386b937ee7b6f6d355b938d5a5d</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-sans-titre-for-emmanuel-laugier-88780342-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Paul Eluard / Prête aux baisers résurrecteurs]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-paul-eluard-88073672.html</link>        <description><![CDATA[<h1 style="font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-weight: normal; font-size: 1.3em; text-align: center; padding: 0px; margin: 0px;">
    <img style="border: 7px solid #346189; margin: 0px 0px;" class="noAlign" alt="Paul Eluard" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images6/Paul-Eluard.png" width="173" height="300">
  </h1>
  <h1 style="font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-weight: normal; font-size: 1.3em; text-align: center; padding: 0px; margin: 0px;">
    <strong><span style="font-family: tahoma, arial, verdana, san-serif; line-height: 20px; font-size: 14pt;"><span style="text-decoration: underline;"><em><a style=
    "color: #000000; text-decoration: none; padding: 0px; margin: 0px;" title="Lien permanent vers Prête aux baisers résurrecteurs" rel="bookmark" href=
    "http://www.poetica.fr/poeme-774/paul-eluard-prete-aux-baisers-resurrecteurs/">Prête aux baisers résurrecteurs</a></em></span></span></strong>
  </h1>
  <div class="post-entry" style="padding: 0px; margin: 0px;">
    <br style="padding: 0px; margin: 0px;">
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Pauvre je ne peux pas vivre dans l’ignorance</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Il me faut voir entendre et abuser</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">T’entendre nue et te voir nue</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Pour abuser de tes caresses</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Par bonheur ou par malheur</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Je connais ton secret pas coeur</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Toutes les portes de ton empire</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Celle des yeux celle des mains</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Des seins et de ta bouche où chaque langue fond</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Et la porte du temps ouverte entre tes jambes</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">La fleur des nuits d’été aux lèvres de la foudre</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Au seuil du paysage où la fleur rit et pleure</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Tout en gardant cette pâleur de perle morte</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Tout en donnant ton coeur tout en ouvrant tes jambes</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Tu es comme la mer tu berces les étoiles</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Tu es le champ d’amour tu lies et tu sépares</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Les amants et les fous</span><br style="padding: 0px; margin: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Tu es la faim le pain la soif l’ivresse haute</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px;">
      <span style="font-size: 14pt;">Et le dernier mariage entre rêve et vertu.</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;">Paul Eluard</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;">(Corps mémorable, 1948)</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;"><img style="border: 2px solid #000; margin: 0px auto;" class=" CtreTexte" alt="Eluard et Jacqueline" src=
      "http://img.over-blog.com/600x369/0/21/80/07/images6/Eluard-et-Jacqueline.png" width="600" height="369"></span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;">Ce n'est pas le meilleur poème d'Eluard, mais j'ai une grande sympathie pour celui-ci qui parle simplement d'amour, de mort et de liberté ; Paul Eluard fut le
      poète de l'ode féminine par excellence ; adolescent, je connaissais tout de ce poète-là - ce qui par chance me valut une note exceptionnelle (allons disons-le :-) ) au bac français...</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;">Paul Eluard a appris un an auparavant la mort brutale de Nush ; après le ravissement de Gala par Dali, il doit se dire qu'il n'a pas de chance avec ses muses et
      épouses ; il rencontre Jacqueline Duhême, il a 51 ans et elle 20 ; ils vivront ensemble une petite année ; la légende dit qu'en voulant l'épouser, il se fit sacrément remonter les bretelles par
      le PCF car c'était "petit bourgeois" d'épouser une fille si jeune... La jeune femme ira aider Matisse par la suite et deviendra une célèbre illustratrice (Prévert notamment) ; quant à lui,le
      poète rencontrera au Mexique sa dernière femme Dominique Lemor qu'il épousera un an avant sa mort (d'une crise cardiaque en 1952), il aurait eu 57 ans le mois suivant...</span>
    </p>
    <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0px; padding-top: 0px; padding-right: 0px; padding-bottom: 10px; padding-left: 0px; text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;">En lisant Eluard, on a l'impression qu'il est facile d'écrire de la poésie et facile de l'imiter, j'ai maintes fois tenter sans jamais réussir...&nbsp;</span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 10:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4d3844a68077012acc49a4af536a41ec</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-paul-eluard-88073672-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le bruit des vagues / Pierre Reverdy]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-bruit-des-vagues-pierre-reverdy-75975299.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 18pt;">Le bruit des vagues</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 18pt;"><img alt="reverdy.jpg" height="300" width="232" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/232x300/0/21/80/07/reverdy.jpg"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 18pt;">&nbsp;&nbsp; &nbsp;Tous les flots des marines du mur pourraient se déverser dans les assiettes, avec la céruse écumante
    des vagues. Le fond resterait toujours bleu, derrière le soleil trop éclatant du cadre. Dans la maison, assez calme pour un pareil temps, chacun se retournera pour savoir d’où venait ce bruit, ce
    mouvement. Car personne n’était dans le secret, que celui dont l’œil inquiet ne quittait plus le carré blanc de la fenêtre, et, dans les rideaux soulevés par sa poitrine émue, celui qui n’était
    venu là que pour voir et non pas être vu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;"></p>
  <div>
    <span style="font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 18pt;"><object type="application/x-shockwave-flash" height="320" width="480" data="http://www.wat.tv/swfob/100604nIc0K116361099">
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  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Jun 2011 14:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">239576f96012c836b01f87b5cb8d6070</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-le-bruit-des-vagues-pierre-reverdy-75975299-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une neige et des baisers exacts / Lysiane Rakotoson]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-une-neige-et-des-baisers-exacts-lysiane-rakotoson-72166992.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <img src="http://img.over-blog.com/218x300/0/21/80/07/images-5/lysianerakotoson.png" class="noAlign" alt="lysianerakotoson" height="416" width="303">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Qu’est la poésie&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Ou plutôt de quoi est fait un poème&nbsp;? Comment s’écrit-il&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Pour moi, cela a toujours été un acte de liberté, voire libertaire&nbsp;; ce que j’écrivais à 17 ans était illisible (trop influencé par les surréalistes),
    mais peu importait, n’est-ce pas&nbsp;? Jouer avec les mots, les phrases, la syntaxe... chercher le contexte ultime pour décrire de manière originale nos sentiments, nos regards, nos souffrances,
    nos joies, notre béatitude face au monde vivant...</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Je suis toujours stupéfait en lisant les poètes de voir la diversité incroyable des poèmes, leur grande pluralité, leur grande variété...</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Les poètes sont des hommes et femmes habiles, leur lecture la plupart du temps m’enchante&nbsp;; y compris la poésie contemporaine qui n’a pas toujours
    bonne presse...</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Lysiane Rakotoson a eu la chance (mais sans doute n’est-ce pas que de la chance) de gagner le prix de poésie de la Vocation (Fondation Marcel
    Bleustein-Blanchet) ce qui lui permet aujourd’hui d’être publié par une maison dont tous les poètes rêvent&nbsp;: les éditions Cheyne.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Lysiane est une jeune agrégée de littérature et son premier recueil publié laisse augurer de belles choses... Elle s’intéresse au rapport théâtre poésie et
    à l’oralité en littérature.</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style=
    "font-size: 10pt;">--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">En deux temps&nbsp;: respiration des commencements puis confidence faite à ma nuque (ah&nbsp;! les nuques des femmes&nbsp;!), Lysiane Rakotoson a
    confectionné un petit livret sensible. L’ouverture&nbsp;: c’est l’aube&nbsp;: (en bleu : de l'auteur)</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le matin a remué d’un coup sa volière de silence et de lumière.</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Je porte cette bure jusqu’à ce que le poème creuse un passage dans ta chair</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Il y a de la fragilité, mais tout autant de la force, et puis des phrases courtes, certains poèmes pouvant évoquer des idées d’haïkus... (une influence de
    Guillevic connu pour sa concision et qu'aime l'auteur ?) comme&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Tes mains</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Je rêve de ces couteaux plus hauts que l’été,</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Et de leur répétition.</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">On y trouve un langage des corps amoureux et un retour régulier au monde solaire et aérien (beaucoup d’oiseaux), sensuel et terrien,
    comme&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le soleil me dévalise -</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">ma bouche capitule</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">au bord -</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">me livre ainsi tes contours</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">un parfum de cailloux frottés -</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">feu de joie dans la détresse des muqueuses.</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Puis comme dit la poétesse&nbsp;: devenir à son tour un corps conducteur, être traversée par une brûlure croissante&nbsp;; le «&nbsp;nous&nbsp;» le
    «&nbsp;nos&nbsp;» le «&nbsp;notre&nbsp;», le «&nbsp;tu&nbsp;» et le «&nbsp;je&nbsp;» ensuite deviennent le squelette de cette traversée bleue, comme si le couple, ou l’amour – à lui seul –
    suffisait à décrire le monde...</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Un constante attention aussi au monde extérieur&nbsp;: celui des nuages, des écorces, des oiseaux, des paysages...</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Poèmes brefs et concis, les textes de Lysiane Rakotoson se lisent comme des épures...</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le ciel fait la diérèse du rose et du bleu et nous</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">le roulons paume contre paume féconde. Nous entrons dans le jour, nous inventons une neige et des baisers exacts – violets
    comme nos bouches un soir.</span></strong></span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 10pt;">-------------------------------------</span></strong></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;">en cliquant sur son portrait une visite de son site...</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://lysianerakotoson.blogspot.com/"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-5/lysiane-rakotoson.jpg" class="noAlign" alt="lysiane-rakotoson" height="220" width="177"></a><br></span></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 20 Apr 2011 17:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">494ec304fbbbadacd32ccf9bc99fc456</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-une-neige-et-des-baisers-exacts-lysiane-rakotoson-72166992-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ce que dit Elsa / Louis Aragon]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-ce-que-dit-elsa-louis-aragon-67118897.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Un de mes poèmes préférés d'un de mes poètes préférés,</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>merveille d'harmonie...</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em><br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
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    <span class="title">cequeditElsa.mp3</span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ce que dit Elsa</span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Tu me dis que ces vers sont obscurs et peut-être</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Qu'ils le sont moins pourtant que je ne l'ai voulu</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Sur le bonheur volé fermons notre fenêtre</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">De peur que le jour n'y pénètre</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Et ne voile à jamais la photo qui t'a plu</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Tu me dis Notre amour s'il inaugure un monde</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">C'est un monde où l'on aime à parler simplement</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Laisse là Lancelot laisse la Table Ronde</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Yseut Viviane Esclarmonde</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Qui pour miroir avaient un glaive déformant</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Lis l'amour dans mes yeux et non pas dans les nombres</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Ne grise pas ton cœur de leurs philtres anciens</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Les ruines à midi ne sont que des décombres</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">C'est l'heure où nous avons deux ombres</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Pour mieux embarrasser l'art des sciomanciens</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">La nuit plus que le jour aurait-elle des charmes</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Honte à ceux qu'un ciel pur ne fait pas soupirer</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Honte à ceux qu'un enfant tout à coup ne désarme</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Honte à ceux qui n'ont pas de larmes</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Pour un chant dans la rue une fleur dans les prés</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Tu me dis laisse un peu l'orchestre des tonnerres</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Car par le temps qu'il est il est de pauvres gens</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Qui ne pouvant chercher dans les dictionnaires</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Aimeraient des mots ordinaires</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Qu'ils se puissent tout bas répéter en songeant</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Si tu veux que je t'aime apporte-moi l'eau pure</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">A laquelle s'en vont leurs désirs s'étancher</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Que ton poème soit le sang de ta coupure</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Comme un couvreur sur la toiture</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Chante pour les oiseaux qui n'ont où se nicher</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Au bas du feuilleton sinistre de nos pas</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Que triomphe la voix humaine sur les cuivres</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Et donne une raison de vivre</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">A ceux que tout semblait inviter au trépas</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Que ton poème soit dans les lieux sans amour</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Où l'on trime où l'on saigne où l'on crève de froid</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Comme un air murmuré qui rend les pieds moins lourds</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Un café noir au point du jour</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Un ami rencontré sur le chemin de croix</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Pour qui chanter vraiment en vaudrait-il la peine</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Si ce n'est pas pour ceux dont tu rêves souvent</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Et dont le souvenir est comme un bruit de chaînes</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">La nuit s'éveillant dans tes veines</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Et qui parle à ton cœur comme au voilier le vent</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Tu me dis Si tu veux que je t'aime et je t'aime</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il faut que ce portrait que de moi tu peindras</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Ait comme un ver vivant au fond du chrysanthème</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Un thème caché dans son thème</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Et marie à l'amour le soleil qui viendra</span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/500x375/0/21/80/07/images-5/elsa-louis.jpg" alt="elsa-louis" class="CtreTexte" style=
    "border: 4px solid #13981c; margin: 0px auto;" height="375" width="500"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 09 Mar 2011 09:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2c1c5e9fb4cbb324683728b1a3ec63cf</guid>
                <category>mes poètes et poèmes préférés</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-ce-que-dit-elsa-louis-aragon-67118897-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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