<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (spleen "poèmes")]]></title>
    <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-552751.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;spleen &quot;poèmes&quot;&quot; du blog &quot;Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/21/80/07/avatar.png</url>
        <title><![CDATA[Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique (spleen "poèmes")]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/categorie-552751.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Thu, 29 Jul 2010 09:30:05 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 29 Jul 2010 09:30:05 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.frenchpeterpan.com</copyright>            <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[la mort que j'éloigne avec mes phrases...]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-la-mort-que-j-eloigne-avec-mes-phrases-53484888.html</link>        <description><![CDATA[<p class="hitcitation">
    <img src="http://img.over-blog.com/500x424/0/21/80/07/images-5/venise-gondole-funeraire.png" alt="venise-gondole funeraire" class="CtreTexte" style="border: 3px solid #283058; margin: 0px auto;"
    width="500" height="424">
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    Venise 1982 : atelier de fabrique de gondoles&nbsp; / photographie © frenchpeterpan
  </p>
  <p class="hitcitation" style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    <span style="font-size: 14pt;"><span class="hitencart"><strong>Au coude à coude, avec la grande mort courbée<br>
    Fouillis de frelons dans l’ombre des glycines, cet après-midi<br>
    Dans l’ombre penchée, l’œil de la mort apparaît attiré<br>
    <br>
    Puis sur la table que les mouches tamponnent<br>
    Un rai de soleil inonde le bois d’un trait définitif<br>
    Alors : je déplace de quelques centimètres ta photographie<br>
    De peur qu’elle ne jaunisse quand la mort fanfaronne<br>
    J’entends son ronronnement dans la poussière<br>
    Et son contentement de nos vieillissements<br>
    <br>
    Que faut-il que je fasse avec ma main<br>
    Des lents mouvements de phrases pour éloigner ces doutes<br>
    <br>
    Sur ces eaux plates et froides où un jour je me noierai<br>
    Il y a cet après-midi un gris que j’aime<br>
    Un gris d’orage perlé comme les nuages du ciel, comme ces grands cieux<br>
    Sur la latérite africaine, ce rouge orangé criant pour ce gris presque noir<br>
    Dans ces instants-là, dans ces lumières-là et seulement là<br>
    Je n’imagine plus la mort, mais seule la vie rougeoyante et grise<br>
    Pour l’eau bruyante qui nous laverait demain<br>
    <br>
    Puis : je déplace encore cette photographie noire et blanche,<br>
    Ma main hésite : rejeter la mort ou l’accepter ?<br>
    Les poussières dansottent au gré des rayons jaunes<br>
    Il y a dans l’immobilité douce de cet instant tout le résumé de ma vie difficile<br>
    Les incompréhensions de mon corps, les indécisions, les courtes batailles, les escarmouches miséreuses<br>
    Les méchantes humeurs de ceux qui n’y ont jamais cru et qui n’y croient toujours pas<br></strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Jul 2010 22:51:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-la-mort-que-j-eloigne-avec-mes-phrases-53484888.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-la-mort-que-j-eloigne-avec-mes-phrases-53484888-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[à mon père,]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-a-mon-pere-48397559.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Oh ! Il y a :<br>
    sans doute peu comme écart :<br>
    Là : juste tendre la main<br>
    entre le monde des vivants et celui des morts<br>
    entre cette rose fraîche et son contraire desséchée, racornie, rabougrie, noircie<br>
    déshydratée<br>
    <br>
    Du temps du temps disais-tu, simplement du temps<br>
    Le temps, le temps encore et encore<br>
    Le temps qui passe, le temps perdu<br>
    Le temps que l’on croit perdre ou celui que l’on souhaite regagner<br>
    Mais le temps passe et il est bel et bien perdu<br>
    <br>
    C’est pire l’envers à revers que l’on ne peut pas refaire, revivre<br>
    en arrière<br>
    c’est pourquoi<br>
    c’est ainsi qu’il faut chaque jour<br>
    préféré l’instant présent à celui d’hier ou celui de demain<br>
    <br>
    quand la personne est morte, c’était donc hier qu’il fallait lui parler<br>
    <br>
    elle est partie aussi, la voix, la voix qui disait les choses certaines<br>
    et le regard clair des grandes amitiés de certitudes<br>
    la vie n’était que cela, une suite de rimes<br>
    chaque fois proches, mais qui diffèrent cependant<br>
    oh ! détails insignifiants, mais qui font les aspérités des parois à escalader<br>
    ou les ombres des amitiés à consolider<br>
    <br>
    je t’aime donc , passage nécessaire pour te connaître,<br>
    infini et irréel<br>
    et pourtant bien réel quand ton bras est raide et froid<br>
    et ta peau froide ; oh ! mon père, mon ami<br></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/371x500/0/21/80/07/images-4/papa.jpg" alt="papa" class="CtreTexte" style="border: 6px solid #5516a8; margin: 0px auto;" height="500" width="371">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>mon père, ici à l'année de ma naissance</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>est décédé le mois de ma naissance</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Apr 2010 10:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-a-mon-pere-48397559.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-a-mon-pere-48397559-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[spleen du passé surréaliste au-dessus de la mer]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-28200408.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="background-color: #ffffff;"><b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">SPLEEN du passé SURREALISTE
    AU-DESSUS DE LA MER</span></span></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">à voir</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">là où je suis, l’estrade vermoulue du monde éteint, sous mes bottes sales ou le repos que je pensais, et nous
    contemplons, dos tournés, vaste pays, un passé révolu, lisière et plainte et&nbsp; fracas.</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">méchants remous de tourbillons gras, papiers sales jaunis.</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">falaises, océans multiples, mélange familier</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">l’eau de mer boit, paisible, le sable aux couleurs claires, rejets de vagues, tendre bonne eau, limpide, flux et
    reflux</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">…/…</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">courtoisie de mes plaintes, odeur de pain chaud dans mes têtes, dossier érodé du monde érodé.</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Je lis, je bois pour me détacher des idées de mort, ou de ruines antiques, parfumés d’embruns, d’ocres, algues
    pourrissantes, ou triste ou sinistre, la fin morose des vignes sauvages d’où je tenais notre vin</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">mes vies d’être humain, puis fœtaux membres en déclin…</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">derrière mon dos, il y a le verger de pommes noires et d’amertume</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">la vie déprécie, je disais, pour une perte de temps complexe</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">intimement visage infime dont mes souvenances,<br>
    la marée sombre et la robe blanche ont grisonné<br>
    au miroitement de l’embarcadère ennuyeux et les</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">mains entre bouées et balises, en escalier vers chemins et dunes avancées et</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">naviguer en s’effaçant, refusant déjà les abîmes</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">plonger blême dans les lieux imparfaits</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">définir, suivant les marques, les à-coups insatisfaits</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">les petites morts de trop</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">qu’il est ridicule le temps d’hier</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">une danse passée sur la plage mesquine</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">parcelle irréelle terrasse unique<br>
    surplomb où je peux voir « en dessous »</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">avec le bruit d’un silence infirme</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">où toute graine sonne mélancolie</span></span></b><br></span>
  </div><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/images2F3272-copie-1.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="225"><br>
  <div style="text-align: center;">
    oeuvre photographiée (musée Kampa à Prague)<br>
    de Magdalena Abakanovic<br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 16:10:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-28200408.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-28200408-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[dépression]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-depression-41565205.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-4/04-mort.jpg" class="noAlign" alt="04 mort"><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: andale mono,times;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 12pt;">Parvenu au bout du bout, à l’extrême tension du fil
    qui casse, dans le monde d’ici et de ce jour ; voir la repousse des mélancolies, sur des drains d’ennui, sur des coteaux solitaires, et les catalyses des âmes nocturnes ; ou la cristallisation
    des peines : or gaufré, vermeil, argenté comme nuages ; sereinement pencher ma tête vers l’autre aube ; la maladie des sols et des yeux clairs, la grande tentation de la dépression absolue, voire
    même « et d’en finir », jambes noires opaques la grande mort extravagante fait sa gymnastique élastique dans mon crâne surchauffé ; pourquoi plaider ainsi ?<br>
    <br>
    Parvenu au bout du bout, à l’extrême tension du fil qui casse, dans le monde d’ici et de ce jour ;<br>
    voir la pousse des mélancolies, sur des paquets d’ennui, sur les bocages solitaires désertés, et les catalyses des âmes coupe-vent ; ou la cristallisation des peines : or gaufré, vermeil&nbsp;
    argenté ; sereinement pencher ma tête vers l’autre sombre ; la maladie des hommes et des yeux clairs, la grande tentation de la dépression totale, voire même « et d’en finir », jambes noires
    opaques la grande mort noire bizarre fait sa cour dans mon crâne surchauffé ; pourquoi plaider ainsi ?<br>
    <br>
    Parvenu au bout du bout, à l’extrême tension du fil qui casse, dans ce monde d’ici et ce jour ;<br>
    revoir la repousse des mélancolies, sur des morceaux d’ennui, sur des coteaux dépeuplés, et les catalyses des âmes féminines ; ou la cristallisation des peines : or gaufré, vermeil, gris argenté
    de nuages ; sereinement coincer ma tête vers l’autre réveillon ; la maladie des sols et des grands yeux , la grande tentation de la dépression finale, voire même «d’en finir », jambes bordurées
    noires opaques la grande mort extravagante fait sa cuisine dans mon crâne creux ; pourquoi plaider ainsi ?<br>
    <br>
    Parvenu au bout du bout, et le fil qui casse, dans le monde d’ici et de ce jour ;<br>
    voir l’arrière-scène des mélancolies, sur des drains d’ennui, sur des falaises infinies, et les catalyses des âmes nocturnes comme amers ; ou la cristallisation des peines : or gaufré, vermeil,
    argenté de nuages, engainée ; sereinement pencher ma tête d’un autre côté ; la maladie des sols et des grands yeux, la grande tentation de la dépression absolue, voire même « et d’en finir »,
    jambes noires résilles la mort esseulée fait son entrecuisse élastique dans mon crâne-citerne ; pourquoi plaider ainsi ?<br>
    <br>
    Parvenu au bout du bout, à la tension du fil qui casse, dans le monde d’ici et aujourd’hui ;<br>
    deviner la repousse de toutes ces mélancolies, sur mes furoncles d’ennui, sur tes coteaux desséchés, et les catalyses complexes des âmes humaines ; ou la cristallisation des grandes peines : or
    cuivré, vermeil, argenté cutané ;&nbsp; grandement pencher ma tête vers une autre direction ; la maladie des sols et des yeux trop clairs, la grande tentation de la grande dépression, voire même
    «d’en finir », collant noir opaque et jupette noire la grande mort curieuse fait son squash final dans mon crâne douloureux, désoeuvré ; pourquoi plaider ainsi ?<br></span></span><br>
    <br></b></span></span> <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-4/Image-18.png" class="noAlign" alt="Image 18">
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 09:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-depression-41565205.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-depression-41565205-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[l'apéritif de la neige]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-7197924.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; text-decoration: underline;"><span style="font-family: Verdana; font-weight: bold;"><img src=
    "http://img.over-blog.com/300x224/0/21/80/07/images-4/neige-en-provence.JPG" class="noAlign" alt="neige en provence" height="310" width="413"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    L'APERITIF DE LA NEIGE</span></span>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;"><br>
  <br>
  <br>
  J’ai</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Cherché à&nbsp; gravir l’horizon et le profaner tel un funambule, libellule heureuse</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">En me désenlisant des mots, j’ai voulu déconstruire mes phrases, démonter un établi</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">J’ai</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Cherché dans ma poésie à dévitaliser mon ennui, à revitaliser ton monde</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Je t’ai inventé un corps parfait, des dons d’amante</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Une féminité idéalisée comme un retour de flamme ; idéalisant ces grains de peau, ces lignes de toi, ces courbes, plaies
  et bosses, cet Y et ce triangle comme un résumé de mon monde sexuel, toi Elsa, Gala, ma muse</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">J’ai</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Jeté des lettres comme des bouées, des amers épars</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">L’horizon ensuite je l’ai bancalisé</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Je l’ai hissé en tous sens de gauche à droite, de bas en haut</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Il fut un arbre sans branche</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Une échelle sans barreaux</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Un bras tendu</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Puis une greffe de soleil pour faire « vrai » pour donner « l’impression » …</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Retrouver l’horizontalité et le sens des conventions</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Oublier mes sirènes dadaïstes et mes revolvers aux cheveux blancs</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Laisser là les fées altruistes, les banquets paganistes</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Alors :</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">L’apéritif de la neige est tombé aux heures crépusculaires dans une tiédeur et un silence assourdissants</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Ou inquiétants dans la ville de ma naissance</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Il a ainsi neigé sur la Loire, sur les iles et les bras</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">En oblique vental ou tout droit soudainement</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Alors le vent faiblit</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">C’était saupoudré comme sur un gros gâteau</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Du sucre glace qui me venait</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">J’aurais pu alors à mes côtés te dévorer sucrée</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Sentir dans la chute de ta glace tes odeurs de vanillé</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Tes sexes de femme en sourires</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Tes éclosions en devenir</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Il y aurait une sorte de grâce</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Des lumières dans la neige bleue</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Des étincelles humaines ou la chute de cristaux</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Des reins de fée où encastrer mon sexe</span><br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">Ou ton gros ventre rond enceint recevant la neige</span><br style=
  "font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">
  <span style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;">comme des gouttes d’anges d’éternité<br>
  <br>
  <br style="font-family: Verdana; font-weight: bold; font-style: italic;"></span></span><br>
  <img style="border: medium solid #800000;" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/foto-caselli.jpg" height="238" width="299"><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;">"allégorie de la musique et de la poésie" par Louis-Ammy BLANC</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 12:37:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-7197924.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-7197924-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[mélancolie masculine]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-33164322.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: right;">
    <br>
  </div><span style="font-size: 14pt;"><br></span>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 14pt;"><b><span style="color: #003366;"><span style="font-size: 10pt;"><em>« Celle que j’aime a froid… »&nbsp; Jacques Bertin</em></span></span></b><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Encore une fois, il y a la sente sombre vers les sombres hivers</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Les retours en arrière pour déplaire</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">là où la solitude et mon mal se réunissent et font la fête</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">La m é l a n c o l i e de l’être</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">- dit-on -</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Aragon parlait de blondeur des blés pour tes écrins, tes mets, tes vins</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il y aurait tant à dire sur ce chant de ton corps, de leurs corps</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Sur les perles, les rosées des chants de coqs , aubades d’or</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cette valse des épidermes quand j’appuie de mon front mes doutes sur ton ventre rond</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Partiellement et ta voilure, ta chevelure de lin, tes galions, tes caravelles</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Tes bas de laine et ton teint vif, tes mains de lait des doigts qui pèlent</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Tes oranges en forme de seins dont j’ai sucé le goût comme un jus peint de blond,</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Femme univers</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Femme de la rue</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ma belle frangine disait Ferré</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Tu es ma copine, dans la rue le soir, je fumais pour faire comme toi, et pour crier sur les toits que je t’aimais, aux amis pigeons éreintés</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Dans les ruelles, les noirs chevaux derrière moi se hâtaient pour égaler ma course vers toi, mes déraisons de toi, des fusions pulsantes sur les rythmes de tes
    danses et j’y croyais</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et ma course était belle</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Au ralenti filmée</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Déjà la peine germée</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Si forte et si cruelle</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Toi, ma drôle de fille</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Peinte en lune</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Toi qui te maquilles avec le bleu de l’eau, le vert de l’herbe, le jaune du soleil</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Jupons des aubes automnales</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Jupons des capricieux du matin</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Tristes réveils à midi avec les bruits de la ville qui travaille, ô nous adorables fainéants</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Avoir faim, alors, réveiller, reprendre conscience de nos corps</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Poitrine de lait</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">La mer calmée</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">N’est-ce pas Léo ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">saison malade</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Au sud de ton sexe vert oh les merveilleux nuages du centre nombrilisant de toi</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Oh les vergers que tu promettais, t’en souvient-il de tes pas sur les pavés luisants glissants mouillés</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Serrée à moi et nous avions ri</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je marchais comme Dylan avec mes bottes qui me faisaient mal et toi comme Suze Rotolo</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">On voulait devenir la pochette de « The freewhellin’ »</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">La devenir entièrement, retrouver cette jeunesse, cet air frais</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Fidèles, fidèles excessivement nous étions</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Terriblement fiers et jeunes, magnifiquement heureux dans nos parcs à deux</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Glissants tels des ombres bleues</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Nous étions les bons sergents de cette ville-là, de ce temps-là, de ces espoirs</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">C’est ta jeunesse qui doit faire crier</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cette jeunesse dans tes yeux et ton corps adolescent maladroit hésitant</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Je rêvais de corps à corps violents ou de grands coups en serpette dans les âmes</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et rires de femmes</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et ta jupe, tes robes en résumé de ton féminin</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Cette forme absente de ce sexe immense</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ce sexe qui manque au creux de toi qu’il faut combler</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Sans cartes pour s’y retrouver</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Perdu au cœur du problème</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">N’y voyant rien dans ce soyeux poème</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Ou mensonges, encore ? mensonges affamés</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Mensonges faits pour tuer, pour massacrer d’un coup ce château de cartes si patiemment érigé</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Sarments savamment mis de côté pour un feu final</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Il y a si lointain si longtemps</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">Puis ce fut le sombre, le noir, le gris sombre que je vis</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">Et cette absence, cette terrible absence, ce moment terrible ailleurs</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">ton regard a fui vers d’autres villes, d’autres champs</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">J’ai perdu ces moissons là dans ce vieillissement tissulaire auprès du lit</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">- parmi les livres -</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">(mes compagnons de révolte, mes deuils)</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">ce grand lit si vide de toi où tu as vécu</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">laisse des creux où la chaleur se perd</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">le grand trou qu’il fit en moi</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">dont je ne pus dire que : pourquoi ?</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt;">oh ces anciennes années que je vis maintenant en silence</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">- inutiles stances -</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">c’est comme un douloureux héritage</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">c’est bien demain, les temps bénis ?</span><br>
    <span style="font-size: 14pt;">oui ! c’est bien pour demain les temps bénis ?<br>
    <br>
    <br></span><br>
    <span style="color: #003366;"><span style="font-size: 10pt;"><em><b>« où tu es bien<br>
    parce que on ne nous séparera pas… »&nbsp; Jacques Bertin<br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-3/Bob-Dylan-The-Freewheelin.jpg" class="CtreTexte" height="500" width="500"><br></b></em></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 27 Jun 2009 15:04:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-33164322.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-33164322-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ma vie (équilibre insignifiant)]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-31431261.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: right;">
    <div style="text-align: center;">
      <em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">EQUILIBRE</span></span></span></em><br>
    </div>
  </div><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br></span></span>
  <div style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b><span style="color: #000080;">Où suis-je dans ce monde, où suis-je dans ton monde
    ?</span></b></span></span><b><span style="color: #000080;"><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; poivrée, à cette heure matinale, ta sueur</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">à l’hypogastre de tes collines, je lèche, patinée peau fragile</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">de ta couleur noisette, il reste où ta peau frissonne</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">couleur d’enfant, j’étais le mage en grand</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les geysers ce matin au soleil fainéant</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">teintent</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les étourneaux qui strient et vrillent les cieux marron</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et puis : brûlures du soleil sur les toits endormis, protecteurs</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La terre est amicale et ses gradins immenses,</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; immenses pour l’immensité des hommes</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">le sang qui fouille mal a mité mon âme</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">mille thèses dît-on sur les vies humaines</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">laiteux sentiers fissures entre les doigts aimants</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">en vain, en vain, vainement et flamboiement</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">pour lire aussi toutes ces peines brutales</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">et pourtant l’entrain du monde</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">la grande embase</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">et puissante d’où tout s’élève</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">juguler cet épanouissement</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">les coquelicots étaient rouge sang</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">et rose avant fraichement dans leur cocon</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">puis brunis</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">embuées les fleurs naissent avec minutie</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Puis la césure, le monde ou toi-même coupé en deux</span></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Histoire d’un rythme adouci<br>
    <br></span></span><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est resté de ma vie une marbrure jolie dans un coin du monde, orogénèse absente, signe de
    mon insignifiance<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images-3/images-3F3766.jpg" class="CtreTexte" height="374" width="500"><br></span></span></span></b>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 May 2009 22:25:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-31431261.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-31431261-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[poème de peu de choses]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-23581245.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">L’homme a ce matin-là</span></b></span><br>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">en bouche</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">une diction pour finir /</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les beaux poèmes lus à forte voix ont fui dans le noir</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">loin dans la nuit silencieuse</span></b></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dans cette seconde moitié d’une journée si insolite remplie de dormeurs épuisés</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">perdant dans leurs rêves leur moitié d’humanité</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tous ces rameurs de la journée</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">ces travailleurs obligatoires</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">qui depuis longtemps ont perdu une partie du sens de leur vie</span></b></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il n’est pas de littérature, ni de corps en sueurs, ni de lointains voyages</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Au mieux quelques musiques, ou quelques traits de couleur</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">pour émouvoir</span></b></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est l’homme de glace – dit l’écrivain – qui lit en silence loin du feu</span></b></span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">chacun sait qu’il peut aimer, il en est capable, il suffirait de peu de choses</span></b></span><br>
  </div><br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/chute--bertini-1965.jpg" class="CtreTexte" style=" border: 5px solid #cc9bd4; margin: 0px auto" height="335" width="281"><br>
  <div style="text-align: center;">
    la chute, Bertini, 1965
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Apr 2009 22:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-23581245.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-23581245-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[dans l'ile de moi]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-19387423.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>dans l’ile de moi</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>isolat en</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>consentement</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>éloigné des hommes</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br>
    <br></span> <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>je voulus être</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>ta clairière et arbre</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>unique en son centre</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br>
    <br></span> <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>large membrure de ton corps</b></span><span style=
    "font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>ossature puissante</b></span><span style=
    "font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>mêmement tes amours</b></span><span style=
    "font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br>
    <br></span> <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>au printemps venant</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>je me suis éclairci</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>de mille feuilles douces</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br>
    <br></span> <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>au vent scintillantes</b></span><span style=
    "font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>miroirs aux oiseaux</b></span><span style=
    "font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>des temps passade</b></span><span style=
    "font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br>
    <br></span> <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>à l’automne venant</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>perdant mes plumes</b></span> <span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>déséquilibrant</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br>
    <br></span> <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>tu ne vins plus sous</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>mes branches saoule</b></span><span style="font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>me laissant isolat</b></span><span style="font-size: 12pt;"><br></span><span style=
    "color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b>éloigné des hommes<br>
    <br></b></span>
    <div>
      <span style="color: #000080; font-family: helvetica; font-size: 12pt;"><b><img src="http://idata.over-blog.com/0/21/80/07/images2/ile-deserte.jpg" class="CtreTexte" style=
      "border: 5px solid #171f6e; margin: 0px auto;" height="256" width="299"></b></span>
    </div><br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Apr 2009 11:18:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-19387423.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-19387423-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[solitude]]></title>
        <link>http://www.frenchpeterpan.com/article-29030207.html</link>        <description><![CDATA[<div class="hitencart" style="text-align: center;">
    <h3>
      <em>Le corps calmé par ces pas incertains,<br>
      le vent assommé de bourrasques,<br>
      au dehors les grands pins et leurs verts aggressent<br>
      profèrent force et indifférence au genre humain<br>
      ils sont comme des stalles pour diriger mon chemin,<br>
      un pavage naturel, un lien, un lieu pour m’aider<br>
      <br>
      Il y a dans dans cet air où<br>
      le ciel parfume<br>
      des odeurs d’infini<br>
      des idées d’homme complet<br>
      ou des « idées de révolution »<br>
      <br>
      L’homme perçoit ces nuages-là comme des amers<br>
      nuque pliée au sol, puis regard aux cieux<br>
      <br>
      L’attente incertaine des dieux imbéciles est douce-amère<br>
      <br>
      Ne restera que le silence du vent dans le grand silence humain<br>
      Et la difficulté de se construire seul, isolé du reste humain<br>
      Et pourtant je ne suis pas un corail, et ma solitude est donc sans faille et totale<br>
      <br>
      Les grands pins tremblent dans le mistral sans fin</em>
    </h3>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Mar 2009 19:44:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.frenchpeterpan.com/article-29030207.html</guid>
                <category>spleen &quot;poèmes&quot;</category>        <comments>http://www.frenchpeterpan.com/article-29030207-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>