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  • : mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...
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some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

Certaines choses

Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

George Oppen



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro
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-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 20:34
    Fred Hidalgo, journaliste depuis 1971, est le créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009).

Chorus vient malheureusement de s'arrêter.

    Il n'y a donc plus de revue pour défendre une "chanson de qualité", loin des dollars, de l'hyperconsommation et des plateaux télés.

    Reste un homme passionné par son métier de journaliste, et son amour des chansons et des chanteurs ; vous pouvez le rejoindre sur sicavouschante : cliquez sur le bandeau...

    Bonne nouvelle route à lui !...

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 21:27
Ce texte, à la mémoire de mon père décédé il y a 10 jours...





mon père, l'année de ma naissance
----------------


Le grand coup de gueule de Bernard Dimey devant la mort, le vieillissement, l'altération, la déformation, la dégradation, la flétrissure et autres déhiscences des corps...
du grand Dimey !


-------------------------------------------------------------

Manque à vivre.


Mon Dieu, me voilà sans doute à la fin de moi-même,
à deux pas de la fin, je le sens,
je le souhaite et j’en ai peur
et je m’en réjouis d’avance comme d’un jouet tout noir inusable et superbe,
un jouet pour mon âge
que je retournerai dans tous les sens que j’aurai,
dans tous ceux que le monde aura,
dans tout ce qui continuera d’exister, de gesticuler,
de rêver dans le noir, de vivre en plein air,
de faire encore les fous, de pérorer, d’être stupide…

Ah oui, Bon Dieu, je crois qu’il sera bon de n’être
plus présent quand vous serez tous encore là
à vous démaquiller
à vous essayer les uns les autres,
à chercher péniblement du plaisir partout à toute heure
du jour, du soir, de la nuit
et dans les ruelles secrètes de la ville où tout
Se vend pour rien, où tout et rien ne sont rien que du vent…

Mon Dieu, me voilà sans doute arrivé au bord de ce
gouffre aussi vertigineux que l’intérieur de moi,
que l’intérieur perfide de cet animal que je suis,
de ce pauvre animal, en effet…
élégant peut-être autrefois mais aujourd’hui tellement
empêtré dans sa graisse.

Il est terrible, mais vraiment terrible, le jour où cette chose arrive
le jour où cette vérité vous éclate à la gueule,

il est vraiment épouvantable de se voir en pied, dans
la glace énorme du couloir et de réaliser brusquement
qu’on est moche et qu’on est gros,
qu’on est l’inverse absolument de ce qu’il aurait fallu,
l’inverse exactement de tout ce que l’on voulait,
de tout ce qu’on cherchait,
de cette admirable statue dans on traquait la
ressemblance à tous les instants décisifs, à tout prix !

Et me voilà, Mon Dieu, pas loin d’être arrivé à
l’endroit d’où je suis peut-être parti.
il aurait mieux valu rester là, je crois bien,
dans cette tiédeur où j’étais,
dans ce liquide irremplaçable…

J’ai le souffle court et le muscle amolli,
la graisse est devenue mon jardin potager,
J’y déambule à mon loisir, je m’y endors et je m’y traîne…
et je m’essouffle…

Pourquoi faut-il attendre aussi longtemps pour découvrir
le peu, le presque aussi peu qu’il fallait pour avancer
d’un pas sur cette route unique, dans une seule direction possible ?

Je suis arrivé, bête et devenu vilain, au carrefour
désolant, presque désopilant,
de cette fin prochaine qui fait aux gens de mon espèce aussi peur…
presque aussi peur que la naissance.
D’ailleurs, je verrai bien mais sans envie de voir,
de voir plus rien du tout, que l’envers de ma peau, et que le creux de ma tête,
que la forêt fragile et blanche, impénétrable et
trouble… Oui, tous ces nerfs minuscules et géants ,
tous ces nerfs comme une vaste étendue de buildings et
de HLM dans ma tête ?...
sans ascenseurs, sans transparence,
sans minuterie, sans locataires,
sans confort, sans sonnerie, sans téléphone,
sans actualité,
sans télévision, sans courrier,
sans monstres,
sans aucune espèce de monstres…

J’ai quatre vingt mille ans et j’attends encore d’être adulte,
et j’attends encore de comprendre un peu qui vous êtes
car si vous n’êtes rien, mais vraiment rien du tout, dites-le !
Mais oui, dites-le ! Que je le sache avant de partir,
que j’en sois sûr,
que je jouisse au moins de cette satisfaction…
Pouvoir me dire à moi tout seul, en confidence, que je ne m’étais pas trompé…
jamais !

Mon Dieu me voilà sans doute arrivé,
vraiment pas loin d’être rendu
rendu… C’est un vieux mot de paysans pour avouer qu’on
est fatigué, qu’on n’en peut plus, qu’on n’y peut rien,
qu’on n’y pourra plus rien,
et qu’on n’y veut plus rien pouvoir
et que disparaître d’un monde où l’on est à peine apparu
ne sera rien du tout qu’un peu de manque à vivre,
oui… comme on dit manque à perdre ou plus rien à gagner.

Bernard Dimey.


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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 14:11
Blowin' in the wind (B. Bylan).



How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
Yes, 'n' how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?
Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly
Before they're forever banned?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l'appeliez un homme?
Oui, et combien de mers la blanche colombe doit-elle traverser
Avant de s'endormir sur le sable?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Avant d'être interdits pour toujours?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.


How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air
Avant de voir le ciel?
Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens?
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
Que beaucoup trop de gens sont morts?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.

Combien d'années une montagne peut-elle exister
Avant d'être engloutie par la mer?
Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples
Avant qu'il leur soit permis d'être libres?
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
En prétendant qu'il ne voit rien?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 00:19
à nouveau disponible
le disque hommage de Jacques Bertin

"Chez Bertin"
Changement de propriétaire
1982

12 chansons d'exception, bien sûr...

chez Velen, Nantes
Commande : ICI



1    Maintenant que la jeunesse (Aragon / Leonardi) 
2    Le temps de vivre (Gougaud / Bertola)
3    La chanson de Tessa (Giraudoux / Jaubert)
4    L'aube sur le Jardin des Plantes (Brua)
5    Noël (Bérimont / Ferré)
6    Amis soyez toujours (Vasca)
7    Syracuse (Dimey/ Salvador)
8    Stanislas (Ricet-Barrier / Lelou)
9    Les voiles du bateau (Dimey / Salvador)
10    Gennevilliers au bout du monde (Sommer)
11    A Paris dans chaque faubourg (Clair / Jaubert)
12    Les chants des hommes (Hikmet / Grassi)
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 08:22
une chanson inédite du grand slameur
" Education nationale "
un clip sympa
cliquez sur les images


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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 11:39

L’ami Alain est donc parti
Faire la cour à des murènes
Il est parti « faire le mort »
On sait que cela ne durera pas

Celui qui avait réussi à rejoindre
Le grand Gainsbourg dans le maniement des mots
Les mélodies riches et des interprétations sans faille
Et même dans la dégaine

Fatigué, nous sentions tous que le bout du chemin était proche
Transfusé, pour pouvoir venir recevoir ses prix – comme un enfant –
Qu’il fut toujours
Il avait quand même gardé son regard chaleureux et sa voix  puissante

C’est fini, donc, ces mots que lui seul possédait
Ces jeux de mots et de maux rien qu’à lui
Ses hésitations, ses peurs, ses amantes
La mort est venue nous rafler tout cela d’un coup en prévenant cependant
« Bleu pétrole » fut donc le dernier champ dans son expérimentation
il est ainsi parti voyager « en solitaire »
et ma main est tendue pour lui
et j’ai mal comme pour Ferré et Nougaro
ces chants qui seront maintenant du « passé »
ce climax à la fois apogée et orgasme
qu’il désirait et recherchait en tout
va mon ami va visiter tes sirènes et sauter à l’élastique
« à l’envers » dans les nuages
tu remonteras ainsi vers le soleil,
ton frère,
ton ami

tu as besoin de chaud


bien à toi / Marc /




La nuit je mens

On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques

J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour
J’ai fait la mort
T’étais pas née

A la station balnéaire
Tu t’es pas fait prier
J’étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d’eau

La nuit je mens
Je prends des trains
A travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains

J’ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J’ai fait la saison
Dans cette boite crânienne
Tes pensées je les faisais miennes
T’accaparer seulement t’accaparer

D’estrade en estrade
J’ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de toutous
Dynamiteurs d’aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains
A travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément

J’ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques

J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour
J’ai fait la mort
T’étais pas née

La nuit je mens
Je prends des trains
A travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains

J’ai dans les bottes
Des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

La nuit je mens…


Texte Alain Bashung/Jean Fauque 1998

Vidéo en public de "la nuit je mens" / cliquez sur l'image

" Ce qui me stimule, c'est de ne pas trop savoir où je vais..."
Alain Bashung 2005

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 02:24
    Le 25 ième disque de Bertin est là.
Enregistrement public, Jacques et sa guitare, l'ami de toujours Laurent Desmurs et son piano.
Quelques nouvelles chansons dont la magnifique "Que faire ?". C'est toujours un miracle que t'entendre cette voix, ces textes, ces mélodies. 
 

    Jacques Bertin a sous titré son disque : 40 ans de chanson . Et oui 40 ans !




    40 ans que sa poésie me nourrit intensément, profondément, à grands coups de cuillères délicieuses. Et essentielles. Brel, Brassens, Ferré, morts ; selon moi, il ne reste que lui. Cette chanson-là que je ne veux pas voir disparaitre !

    Ce que je retiens encore de ce tout dernier opus, c'est la perfection du chant et de la voix. Oui, la perfection.






QUE FAIRE ?

Fonder quelque chose
Demeurer vivant
Brûler à tes causes
Courir en avant
Fonder l’amour même
Et l’homme nouveau
Nier le problème
Lancer des bateaux

Ouvrir une route
Cueillir le grand vent
Défier le doute
Brûler le gréement
Atteindre la rive
Débloquer le port
Débarquer les vivres
Débusquer la mort

Tricher sur les dates
Sauver la maison
Avancer sans carte
Plaider la passion
Inventer de l’âme
Gonfler les enjeux
Tutoyer le drame
Rallumer le feu

Renverser la table
Nier le destin
Croire dans ses fables
Retoucher la fin
Rallumer de l’homme
Se laisser hanté
Ramener de l’homme
Tout réinventer

Ramener de l’homme
Cueillir en hiver
Réhabiter l’homme
Planter dans la mer
Parler à mon frère
Te prendre la main
Quelques pas sur terre
Enfant du chagrin

Défier les astres
Marcher au canon
Violer le cadastre
Rétablir les ponts
Croire dans des choses
L ‘homme est dans nos mains
Boire dans des causes
Aimer à sa faim

Boire dans des causes
Aimer à sa faim



Ramener de l’homme
Cueillir en hiver
Réhabiter l’homme
Planter dans la mer
Parler à mon frère
Te prendre la main
Quelques pas sur terre
Enfant du chagrin

Défier les astres
Marcher au canon
Violer le cadastre
Rétablir les ponts
Croire dans des choses
L’homme dans nos mains
Boire dans des causes
Aimer à sa faim

Boire dans des causes
Aimer à sa faim

Boire dans des causes
Aimer à sa faim !

Laurent Desmurs, piano et claviers
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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 10:56
Gianmaria Testa nous a habitué depuis quelque temps à de beaux albums, toujours réussis, toujours hors des modes,hors show-biz, toujours honnêtes.
La valse d’un jour (il valzer di un giorno – Harmonia Mundi 2001)
est un pur poème du début jusqu’à la fin. La quintessence de la force de cet artiste piémontais né en 1958 atteint là peut-être son apogée. Les textes sont courts et percutants, toujours précieux et oniriques ; le livret accompagnant le disque est déjà lui-même un régal, photos noir et blanc et traductions de toutes les chansons et de tous les poèmes ; seules deux guitares se répondent, celles de  Gianmaria Testa et Pier Mario Giovannone, elles sont toutes deux d’une sobriété exemplaire et la voix de l’artiste nous donne à rêver, un rêve mystérieux et inestimable. Il y a bien un air de miraculeux dans ces morceaux. On pense à Paolo Conte du début bien sûr, mais aussi Léonard Cohen, de ces artistes trop rares aujourd’hui.

Le disque se termine par une lente diction pleine de talent et de retenue d’un petit poème de Jean Claude Izzo écrit très peu de temps avant sa mort « la plage du prophète ».
Gianmaria Testa est sans nul doute une erreur dans ce monde actuel de la chanson – une erreur pour les textes, une erreur pour la musique -, une bien belle erreur.

Les femmes dans les gares
Des jupes comme des cerfs-volants dans les orages
Sombres élégances de cormorans
Ombres de rouge dans les cheveux et sur les mains

Les femmes dans les gares
Toujours quelqu’un les attend
Elles s’en vont
Et ne se retournent pas.                          

GM Testa







Je me sens seul

Seul
Comme ces balcons
Aux persiennes fermées
Abandonnés
Où tombe la pluie
Le sable se pose
Se pose la poussière

S’ils avaient une voix
Tu les entendrais
Invoquer les oiseaux
S’ils avaient des mains tu les verrais
Dessiner géraniums et azalées

J’attends comme eux
Quelqu’un qui m’ouvre
Plancher à fouler
Véhicule de lumière
Autre chose
Je ne sais imaginer                        PM Giovannone
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 05:50
En ce moment : Gros coup de coeur.jpg

pour le premier album de Berry : "Mademoiselle"

berry-mademoiselle.png
rien de révolutionnaire et cependant :
- une voix fraiche, débordante de sensualité et de féminité
- des textes simples "de chanson", mais très bien écrits, souvent justes
- une musique et une orchestration remarquables de Manou, où rêgne la guitare sèche. C'est truffé d'inventions sonores, et de justesse.
- 2 petits poèmes de Verlaine en fin de disque astucieusement mis en musique et chantés

Toutes les chansons s'écoutent avec un très grand plaisir, les deux premières bien sûr qui sont devenues depuis fin février déjà des quasi tubes : "Mademoiselle" et "le bonheur" ; mais aussi les autres, en particulier la très très belle chanson de rupture "plus loin", véritable petit chef d'oeuvre de sensibilité et de retenue.

Voici "le bonheur" :
(mais sans musique et sans chant) malheureusement

Le bonheur

N’ayez pas peur du bonheur / Il n’existe pas / Ni ici ni ailleurs…
Nous allons mourir demain / Ne dites plus rien / Le bonheur conjugal / Restera de l’artisanat local
Laissez vous aller, le temps d’un baiser / Je vais vous aimer

Le trésor n’est pas caché / Il est juste là / A nos pieds dévoilé / Il nous ferait presque tomber
C’est dommageable qu’on ne vive / Qu’une seule fois / C’est le temps d’une joie / Qui s’offre comme vous à moi
Laissez vous aller, le temps d’un baiser / Je vais vous aimer

Un peu de sel dans la mer / Ne changera rien / On s’adore on s’enterre
On trouve une main et on serre
N’ayez pas peur du bonheur / Il n’existe pas
Laissez vous aller, le temps d’un baiser / Je vais vous aimer


chanteuse-berry.jpgPhotographies de Ramon Palacios-pelletier

Le site de BERRY : cliquez sur la photo

Voir les très sympathiques vidéos
= c'est là.
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 02:00
Voici une des plus belles chansons de Jean Vasca et une des plus belles chansons sur l'amitié
Cette chanson fut chantée par son auteur, par Jacques Bertin, par Marc Ogeret.
à chaque fois, un délice...

vasca3.jpg


Amis soyez toujours



Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent
Cette fièvre dans l’air comme une onde passant
Laissez fumer longtemps la cendre des paroles
Ne verrouillez jamais la vie à double tour
Je suis là cœur battant dans certains soirs d’été
A vous imaginer à vous réinventer

Amis soyez toujours ces voix sur l’autre rive
Qui prolongent dans moi la fête et la ferveur
Des fois vous le savez il fait encore si froid
Le voyage est si long jusqu’aux terres promises
Je suis là cœur battant dans tous les trains de nuit
Traversant comme vous tant de gares désertes

Amis soyez toujours l’ombre d’un bateau ivre
Ce vieux rêve têtu qui nous tenait debout
Peut-être vivrons-nous des lambeaux d’avenir
Et puis nous vieillirons comme le veut l’usage
Je suis là cœur battant à tous les carrefours
A vous tendre les mains dans l’axe du soleil


    Peut on rêver de plus belles chansons sur l’amitié ?
Jean Vasca aura 68 ans cette année ! Diantre ! Le temps passe…

    Plus de 20 albums, des prix dans tous les sens, 7 ou 8 recueils de poésie… Et oui, encore un oublié des temps modernes, un grand désabusé lui aussi mais qui tient la barre encore et toujours, et le gouvernail nous emmène vers de beaux chemins ...

    Le seul avec Jacques Bertin a être paru de son vivant dans la prestigieuse collection « Poètes et Chansons » chez EPM.

    Sur le net, on trouve des vidéos de cette chanson, les puristes cherchent à savoir qui la chante le mieux de Bertin ou de Vasca ... J'aime les deux interprétations, Vasca est lyrique, Bertin plus en lui même ; les deux sont puissantes et me font frémir ! Bravo à eux ! Bravo pour ce splendide texte !
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 20:41
bilde.jpeg   
   
    A 74 ans, Leonard Cohen va normalement reprendre une tournée mondiale. (dernière tournée en 1993 (!!!) )
(en France le 9 juillet à Lyon, le 22 Juillet à Nice)

    On lui souhaite de la réussir, mieux en tout cas que son tout dernier disque qui m’avait fort déçu (Dear heather, 2004) (et ce fut quasi le seul)...
    Il a quitté le monde du recueillement – son monastère boudhiste de Los Angeles – où il a quand même passé 5 ans de sa vie.


    Amoureux des chœurs (et des choristes), l’ami Leonard en met un peu partout ses derniers temps, mais parfois comme dans « secret life », cela sonne plutôt juste.
Grand mystique, faiseur d’histoires, Cohen fait partie des très grands ; il a d’ailleurs été honoré il y a une semaine à New York. «Rock'n'roll Hall of Fame» («temple de la renommée» et musée du rock).

       Je viens d'acheter aussi le "Book of longing", Penguin Books, 2006 ; les poèmes sont courts et assez faciles à lire même en étant moyen en anglais, c'est agréable aussi d'y voir les dessins et "décorations" du maitre lui même  quasi à chaque page, Cohen aime dessiner. Ce livre a été "mis en musique" par l'excellent Philip Glass.

   Avec sa belle voix de baryton, et de basse dans les derniers albums, Cohen s'est créé un monde unique ,le sien, son "langage intérieur", quelque chose de solide ou d'éternel.Textes, interprétation, chants, musique, dessins, romans, concepteur de ses propres clips, moine boudhiste dont le nom veut dire "le silencieux", Cohen est un être complexe.

    Voici ici "Secret Life" de son avant dernier album.
    Longue vie à lui !


20061014_cohen.jpg


In my Secret Life

I saw you this morning / You were moving so fast / Can’t seem to loosen my grip / On the past.
And I miss you so much / There’s no one in sight / And we’re still making love / In my Secret Life.

I smile when I’m angry . I cheat and I lie / I do what I have to do / To get by / But I know what is wrong / And I know what is right / And I’d die for the truth / In my Secret Life.

Hold on, hold on my brother / My sister, hold on tight / I finally got my orders / I’ll be marching through the morning / Marching through the night / Moving cross the borders / Of my Secret Life.

Looked through the paper / Makes you want to cry / Nobody cares if the people / Live or die / And the dealer wants you thinking / That it’s either black or white / Thank G-d it’s not that simple / In my Secret Life.

I bite my lip / I buy what I’m told : / From the latest hit, / To the wisdom of old / But I’m always alone / And my heart is like ice / And it’s crowded and cold / In my Secret Life.

Leonard Cohen 2001, album 10 new songs

Dans ma vie secrete

Je t’ai vue ce matin / Tu bougeais si vite / J’ai du mal à lâcher prise / Sur le passé.
Et tu me manques tellement / Il n’y a personne en vue / Et nous continuons à faire l’amour / Dans ma vie secrète.

Je souris quand je suis en colère / Je triche et je mens / Je fais ce que je dois faire / Pour faire aller / Mais je sais ce qui est mal / Et je sais ce qui est bien / Et je donnerais ma vie pour la vérité / Dans ma vie secrète.

Tiens bon, tiens bon, mon frère / Tiens bon, ma sœur / J’ai finalement reçu mes instructions / Marchant au pas je traverserai le matin, / Je traverserai la nuit, / Passant les frontières / De ma vie secrète.

J’ai parcouru le journal / Ca vous donne envie de pleurer / Tout le monde s’en fout si les gens / Vivent ou meurent / Et le dealer veut que tu penses / Que c’est soit noir soit blanc / Dieu merci, ce n’est pas si simple / Dans ma vie secrète.

Je mords ma lèvre / J’achète ce qu’on me dit : / Du dernier tube / A la sagesse du temps jadis / Mais je suis toujours seul / Et mon cœur est comme la glace / Et il y a foule et il fait froid / Dans ma vie secrète.


Traduction française : Graeme Allwright

Son site internet = LEONARD COHEN .

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 13:42
François Dreno, à l’aube de ses 50 ans, vient de faire paraitre son troisième album « Héliotropes ».


Vous pourrez l’entendre sur son site :http://www.fdreno.com
Et le commander chez son distributeur :http://www.distrinum.com/catalog/dreno

Son "myspace" : http://www.myspace.com/drenotrefiddle
et : http://www.myspace.com/fdreno

    Dreno interprète, chante, joue de la guitare et du violon (entre autres). Nourri de musique (violon en particulier) depuis l’âge de 8 ans. Il a fait partie de l’équipe de Jerôme Savary pendant 7-8 ans.

    Les textes ont été écrits par un grand amoureux de Serge Gainsbourg : Paul Adam.
    Les textes sont simples, surtout les deux premières chansons, on y ressent cependant (ou justement) la forte présence et influence du grand Serge qui était passé maître dans l’art de faire « simple et efficace » (ex : « je suis venu te dire que je m’en vais »…).
    Dans l’interprétation de Dreno aussi… Il a des intonations de Gainsbourg, de Bashung et aussi de Caillat ou Lavilliers dans ses tout premiers disques. La voix est grave et belle, et articule bien, ce que j’aime particulièrement.

C'est essentiel quand on cherche à dire un bon texte !
    On a l'impression parfois d'écouter une suite à Melody Nelson ou à l'homme à tête de chou, ce qui n’est pas un mince compliment. Beaucoup de clins d'oeil d'ailleurs à ce chanteur là ! Intrusion du monde moderne dans la poésie : André chausseur, Nokia, Buffalo ...



    On y parle beaucoup de la femme (elle n'est plus shampouineuse ;-) ) : qu’elle soit chausseuse chez André, serveuse à Buffalo, photographe chez Marcel ou terroriste ; c’est toujours la même quête difficile. Une quête perdue semble t il, délicate en tout cas.
    Les 5 chansons finales donnent encore plus de profondeur au disque : d’abord une reprise du délicieux texte (50 ans déjà !) un tantinet misogyne de Serge Barthélémy mis en musique et chanté par Gainsbourg : "Ronsard 58". Ici parfaitement interprété : on semble presque y reconnaître la voix de Serge Gainsbourg.
    "Latex" est délicieusement érotique. (c’est « inspire » ou « aspire », au bout d’un moment, on hésite). "Chez Marcel" aussi, la notion de zoom prend un visage différent. ;-)
    Puis mes deux préférées viennent là car très poétiques et remarquablement dites :
    Un texte simple « Nouveau monde » sur la tragédie du 11 septembre, sur un thème de Dvorak, le texte est beau, la mélodie superbe et l’interprétation majestueuse. Très beau moment de chanson. C’est plus parlé que chanté, et c’est très bien.
    La suivante est du même genre « Jardin », avec un texte un peu énigmatique qui parle lui aussi de terrorisme, on s’imagine à Bali ou ailleurs, avec jungle et explosion.

    Le dernier est un poème de Rimbaud : « Oraison du soir ». Ce texte, écrit à 16 ans, est parfait pour représenter le Rimbaud « voyou ». Celui qui dès l’âge légal ira s’installer dans les débits de boisson et en fera un « chez lui ». Il boira enfin ses bocks et pissera contre les murs des églises, en fumant de mauvaises pipes, des « Gambier ». Là il prend un grand plaisir à arroser le long des murs des grands héliotropes. Faut dire qu’après 30 ou 40 chopes : le besoin (« l’âcre besoin ») est bien naturel ! A 21 ans il arrêtera d’écrire, mais là c’est autre chose…

    Il y a dans Rimbaud, mais aussi chez Dreno / Adam, le même refus du monde tel qu’il est, un grand désir de fuir et d’être libre ; et ce n’est sans doute pas pour rien que ce disque se termine par ce poème, par cette « prière du soir ».

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Je vis assis, tel qu'un ange aux mains d'un barbier,
Empoignant une chope à fortes cannelures,
L'hypogastre et le col cambrés, une Gambier
Aux dents, sous l'air gonflé d'impalpables voilures.

Tels que les excréments chauds d'un vieux colombier,
Mille Rêves en moi font de douces brûlures :
Puis par instants mon coeur triste est comme un aubier
Qu'ensanglante l'or jeune et sombre des coulures.

Puis, quand j'ai ravalé mes rêves avec soin,
Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes,
Et me recueille, pour lâcher l'âcre besoin :

Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes,
Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin,
Avec l'assentiment des grands héliotropes

       Arthur Rimbaud

-------------------------

Bref, un album très réussi, assez atypique,
très bien interprété

très agréable à écouter
d'un grand artiste

bravo à lui !

Photographie Danielle Cenki

DRENO en concert le 26 février prochain au "Sentier des Halles" à Paris
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:14

Déjà 30 ans !...
Jacques Brel surprenait tout le monde avec ce disque. Il avait jadis annoncé ses désirs d'arrêter les chansons.
A l'écoute de ce dernier opus, on est  stupéfait.
et ce encore en 2007 !
Il y a tout l'univers de Brel dans ce disque : sa peur des femmes (sa misogynie diront d'autres), l'amitié, la mort, ses révoltes contre l'injustice ou la bêtise humaine...
Il décèdera en octobre 1978, un an après la sortie de sa dernière oeuvre elle fut l'un des plus grands succès de l'industrie française du disque.

Cet album est parfait et sans doute le plus abouti de l'ami Jacques.
les mélodies et orchestrations sont magnifiques.
le chant et la voix sont à leur sommet malgré l'opération de son cancer des poumons 2-3 ans auparavant.
les textes sont tous irréprochables, accomplis parfaitement
et il y a encore de l'humour, beaucoup d'humour bien que la mort s'approchait à grands pas
et cette voix, cette voix !!

jadis amputée de 5 chansons que Jacques Brel voulait finalement ne jamais dévoiler, la nouvelle version de 2003 les a replacées ; "Mai 40" et "La cathédrale" par exemple ne dénotent certainement pas !

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 05:12
"à mon enterrement"





A mon enterrement j'aurai des cheveux blancs

Des dingues et des Pop aux sabots de guitare
Des cheveux pleins de fleurs des champs dedans leurs yeux
Hennissant des chansons de nuit quand y'en a marre
J'aurai des mômes de passe, ceux que j'ai pas finis
Des filles de douze ans qui gonflent sous l'outrage
Des Chinoises des Russes des Nordiques remplies
Des rues décapitées par des girls de passage

A mon enterrement

Et je ferai l'amour avec le croque-mort
Avec sa tête d'ange et ses dix-huit automnes
Douze pour la vertu et six mourant au port
Quand son navire mouillera comme une aumône
A mon enterrement j'aurai un coeur de fer
Et me suivrai tout seul sur le dernier bitume
Lâchant mon ombre enfin pour me mettre en enfer
Dans le dernier taxi tapinant dans la brume

A mon enterrement

Comme un pendu tout sec perforé de corbeaux
A mon enterrement je gueulerai quand même
J'aurai l'ordinateur facile avec les mots
Des cartes perforées me perforant le thème
Je mettrai en chanson la tristesse du vent
Quand il vient s'affaler sur la gueule des pierres
La nausée de la mer quand revient le jusant
Et qu'il faut de nouveau descendre et puis se taire

A mon enterrement

A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n'avoir jamais plus qu'une idée de voyance
Sous l'oeil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l'offense

A mon enterrement


Dessin d'E. Munch

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 09:13

EPM

Qui est EPM ?

qu'on trouve sur epm on line : www.epmonline.fr

            EPM fondé en 1986 par François DACLA, ancien président de RCA, est un éditeur phonographique spécialisé dans une "certaine" chanson française qui a distribué ou produit des artistes comme Léo Ferré, Anne Sylvestre, Michèle Bernard, Georges Chelon, Marc Ogeret, Marc Robine, Francis Lemarque, Sarclo, Monique Morelli, Julos Beaucarne, Diane Dufresne, Anna Prucnal, et bien d'autres...

leurs collections :
            Poètes & Chansons - Anthologie de la chanson française - Poésies du monde - Jeunesse - Les Fabulettes d'Anne Sylvestre - Chanson française - Signé Furax - Humour - Textes & Livres lus - Littérature & Théâtre - Portraits & Hommages - Florilèges du patrimoine - Chansons de France et du monde - Musiques et danses du monde - Jazz & Blues - Jazz Archives

SITE DE VENTE SUR INTERNET : poèmes et chansons =  http://www.poetesetchansons.com/

    je vous recommande particulièrement la collection Poètes et Chansons (qu'on trouve souvent aussi dans les bonnes librairies), c'est une belle réussite, vous serez sans doute surpris de voir que vos poètes préférés ont été mis en chansons ... Les disques sont en général de vraies réussites : Victor Hugo (avec Jean Louis Caillat, Beaucarne et Marc Robine), Jules Supervieille (Vasca et Beaucarne), Apollinaire, Aragon, Eluard, Bérimont, les Surréalistes, Lucienne Desnoues (chantée admirablement par Hélène Martin - nous y reviendrons) etc, etc : plus d'une cinquantaine de poètes mis en musique.
On notera des best of intéressants : ceux de Ferré ou de Caussimon, par exemple. Enfin 2 poètes encore vivants sont au catalogue, c'est dire le niveau de leurs chansons : Jacques Bertin et Jean Vasca, bravo à eux !



Les collections "Voix et poésies" et "littérature" sont très intéressantes aussi . De même un petit chapitre "jeunesse".
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