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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
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 Guillaume Apollinaire

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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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Jacques Bertin

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Fernando Pessoa


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« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 15:11

 hommage à Jean Giraud alias Moebius, 

 

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- Qui c’était ce beau zigoto aux yeux bleus qui vient de sortir ?

- C’était un employé des IBT.

- On a un problème ?

- Non, il est juste venu me changer le nid anti-suicide, le nôtre n’était plus aux normes.

Si la caméra reculait, nous apprécierions la vue d’un type d’immeuble d’architecture très moderne de plusieurs Km2 avec des couleurs vives et gaies. Le ciel de ce XXIIième siècle serait zébré de nuages mous et orageux, indolents, quelque peu orange. Beaucoup de « brouillards » et peu de vraie lumière solaire. Très peu de ciel bleu, les jours d’hiver parfois lorsque les vents se déchaînent.

Toujours autant de dépressifs ?

Oui, c’est ce qu’ils disent, c’est le problème N°1 maintenant, bien devant les techno-cancers et les myopathies modernes. Et la Grande Fatigue.

Tu savais que ce mot « dépression » vient du latin depressio « enfoncement ». Je trouve que ce terme d’enfoncement va bien avec leur sédentarité. Tous ces gens qui ne bougent plus devant leur écran, même avec les masseurs automates, même avec les piqures rajeunissantes et auto-stimulantes. C’est normal de déprimer, faut pas dépasser 5 sur l’échelle de Moissonnier, c’est tout… Mais tu es en sueur ?

Oui c’est ma combinaison latex-go qui était mal réglée, c’est de ma faute, il fait assez chaud dehors finalement.

Moi, j’aime bien te voir en sueur, tes seins ressortent davantage, tes perles d’eau au coin des lèvres sont charmantes, de même que ta petite mèche mouillée, là…

Hum, j’ai déjà vu tôt ce matin que je te faisais de l’effet…

(rires) Oui, ce sont mes érections nocturnes et matinales, je dois être moi aussi déréglé, je fais des rêves étranges très sexués, du coup ça me réveille comme des hallucinations et la nuit et les matins ; puis je sens ton corps comme un fruit défendu, excuse moi… (rires)

Ca va, ça va… Ton sexe me convient « parfaitement », tu le sais bien (sourires)…

Si la caméra reculait légèrement, nous découvririons une élégante silhouette féminine vêtue d’une couche de latex jaune citron jusqu’au cou, seul un triangle orangé épouse le sexe pubien, on devine deux beaux seins et leurs mamelons. Les yeux sont bleus et les cheveux longs d’un blond vénitien. L’homme est habillé pareillement en orange, un étui pénien de taille consistante dérange un peu l’harmonie de l’ensemble, il est porté sur le côté, horizontalement. Il a la peau mate, les yeux noirs et les cheveux courts et bruns. Les deux corps sont splendides, jeunes et très musclés ; ils sont dirons-nous « motivants » et pleins d’ « élan vital ». Pas de « dépression » à l’horizon, semble-t-il.

Tu lui as demandé ce qu’il voulait comme préparation nutritive pour midi ?

Non, il m’a mis en stand-by depuis minuit hier soir, là tu vois à 00h00 et 0 seconde

Hum, c’est un moyen de bloquer les alarmes ça, l’horaire est trop précis ; j’aime pas ça…

Tu crois ?

Oui ! Sonne, on va voir…

…/…

Rien ! Allons-y !

Tu crois ? On n’a pas l’autorisation ?

Non, non, y’a un problème… Rentrons dans sa chambureau…

…/…

Si la caméra reculerait, nous découvririons l’homme et la femme – visiblement des domestiques – cherchant à ouvrir une très large porte ; finalement, en branchant son poignet à une plaque de céramique blanche, l’homme réussit à faire glisser la porte et c’est alors une lumière jaune qui jaillit d’un coup pour éclairer progressivement la grande pièce dans une belle teinte naturelle.

Un homme qu’on qualifierait d’obèse, voire de super-obèse est avachi sur un coussin sustenteur qui lui sert soit de lit, soit de large fauteuil ; là la position bloquée est celle d’un large fauteuil, divers câbles de couleurs variées sont reliés à l’homme, certains derrière la boite crânienne, d’autres aux bras et aux jambes ; un peu de bave sort des lèvres de l’homme qui a les yeux ouverts et le regard fixe. Il semble mort. Divers écrans d’ordinateurs l’entourent en un halo incandescent ; d’autres machines se mettent en route suite à l’éclairage de la pièce. Des écrans surgissant du vide apparaissent un peu partout, des images de films, d’actualités, des musiques se mettent en route. Des sortes de téléphone sonnent en sourdine ou clignotent. Un ordinateur de poche est posé sur le ventre de l’homme obèse, c’est avec lui que ce dernier a réussi à couper toutes les alarmes anti-suicides. A lui seul, il avait pu imiter la chaleur, la respiration, l’humidité d’une personne de 180 kilogrammes.

Notre maître était un génie de l’informatique, n’est-ce-pas ?

Je croyais qu’il était sous sérotonine en permanence ? Comment c’est possible ?

Oui, mais nous on va être débranché ; ou pire on va nous séparer, nous attribuer à d’autres… Je vais te perdre.

…/…

Mon amie, viens un moment, nous allons « faire l’amour » comme ils disent une dernière fois avant que les sécuriteurs arrivent ; tu veux ?

La jeune femme jaune pleurait légèrement, de fausses larmes parfaites s’écoulaient doucement pour mouiller ses joues.

Oui, mon ami, volontiers ; mais, définitivement, je n’aime pas la mort des humains… Mais j’ai peur maintenant de te perdre à tout jamais, mets les orgasmes et plaisirs au maximum, il faut que je me souvienne de toi…

Les deux robots se prirent la main et se dirigèrent lentement et sérieusement vers leur local domestique. Les pièces s’éclairaient à leur passage. Les murs lancèrent un peu de musique. 

 

Moebius

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commentaires

jean-luc saint-marc 19/08/2012 10:55


Ola, Toto, un coup de chaud ?


 


Bien sûr, j'ai fait moult tentaives, sans succès, mais bon ...


 


Les récits de voyage, j'avais du mal avec ce genre et puis, en passant par icite, j'ai rencontré Bouvier ! Eh ! Eh !


 


Patience, docteur, patience !

marco 19/08/2012 09:57


mais t'arrete de parler en tournant en rond ! :)


achète au moins 1 de ces livres et tiens moi au courant !


chaud chez toi ? 

jean-luc saint-marc 19/08/2012 07:24


Ouais ...


 


sans issue, à ne point s'y retrouver


 



marco 17/08/2012 09:14


ben alors ?


t'as pas lu : fondation d'Asimov ? Dune d'Herbeth ? les chroniques martiennes de Bradbury ? martiens go home de Brown (toi qui a beaucoup d'humour) ? croisière sans escale ? le monde invétéré ?
et les Brussolo de la bonne époque ? Ubik de K. Dick ? 2001 odyssée de l'espace de Clarke ? la stratégie Ender de Orson Scott Card ? les livres rigolo de Sheckley ? les mondes de Pratchett ? le
génial la horde du contrevent de Damasio ? etc etc.... veinard que des chef d'oeuvres !! je t'envie ! ;)

jean-luc saint-marc 13/08/2012 15:24


 


Toujours un grand désappointement devant une page de SF


plombé par un imprécis déni de début


qui me laisse sur sa fin.

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