Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Ici :

  • : Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique
  • Poésie Littérature Ecriture Chanson poétique
  • : mes poésies et petits textes, mes coups de coeur : livres, poésies, chansons poétiques, artistes divers...
  • Contact

some words :

"Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié -
"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

"Cette femme était si belle
Qu'elle me faisait peur."
 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

"J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier."
Jacques Bertin

"O mon passé d'enfance,
pantin qu'on m'a cassé."
Fernando Pessoa


« La mort c’est l’infini des plaines
et la vie la fuite des collines. »
Joseph Brodsky

Certaines choses

Nous entourent « et les voir

Equivaut à se connaître »

George Oppen



" LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "
(Guillaume Apollinaire)



"Quand je dis « je », je désigne par là une chose absolument unique,
à ne pas confondre avec une autre."
Ugo Betti

"Le sens trop précis
rature
ta vague littérature"
Stéphane Mallarmé


" Je ne suis pas moi ni un autre

Je suis quelque chose d’intermédiaire :
Un pilier du pont d’ennui
qui s’étend de moi vers l’autre. "
Mario de Sa-Carneiro
I-love-reading
livres et lagaffe

Recherche

B o n j o u r !

-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 15:48

 

 

Nuages en bedaine

Pluies fécaloïdes

Feintes de givre

Opalescence glacière

De tes yeux monstrueux

 

Il y avait du goémon dans les cieux

Si sombre

On devait éjointer cet amour

Débarras à l’ombre

Pour cette débâcle stupide

 

Nuages en bedaine

Pluies fécaloïdes

Feintes de givre

Opalescence glacière

De tes yeux monstrueux

 

Intense râle du temps qui passe

Drame obscurant

Où glissent encore

Des fragrances d’or

En fraisiers odorants

 

Nuages en bedaine

Pluies fécaloïdes

Feintes de givre

Opalescence glacière

De tes yeux monstrueux

 

Ces raisins de railleries

Ces rolles pinots grenaches

Malvoisie et malaga

Farfelu ton sexe grappe

De muscat d’ivresses caresses

 

Nuages en bedaine

Pluies fécaloïdes

Feintes de givre

Opalescence glacière

Tes gros yeux monstrueux

Tes gros yeux monstrueux

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 11:31

une ferrure

un cadenas, une serrure

 

j’étais fervent, brûlant

un concert en toi comme une prairie

un gain, un solde positif ; être en toi pour bien s’envieillir

 

mon amour t’inondait

ta peau pulsait de micas

 

et le simple contentement du jouir

et des grains à parsemer

comme une contagion du plaisir

 

j’étais en toi comme une ferrure

un extra du temps en plus

ou une extase opalescente

bleutée d'une ancienne verrerie

 

ton corps de corroi de corset

entrecoupé de peau éphémère

armure où je pose ma ferrade

 

mortellement excessive

tes sourires piaillent

un portail à dégonder

dégager ton sexe exalté

 

puis inviter le fou en moi

pour peigner ton pampre

à ta joue ornée

 

ramure magique

j’ose ôter cette ferrure

et enfin la vie qui gicle

et le givre sans mots

du vivre en toi

Portrait de l'actrice Jeanne Samary, RENOIR, 1877

Portrait de l'actrice Jeanne Samary, RENOIR, 1877

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:28
Femme endormie dite "La fidélité surveillante" / Jean-Baptiste Deshays, 1759

Femme endormie dite "La fidélité surveillante" / Jean-Baptiste Deshays, 1759

miroirs ô mes visions

cep du monde entrave triangle 

sextant de toi à l'horizon

framboisé grain de café beauté

petite fraise à ma langue

ou rose papillon qui ne vole

oeillade en biais à tes seins parfumés

 

ton sexe fait là reposé

sans haine, ton grand jardin

tu poses tu t’exposes ton corps est rose

 

ton sexe fait là reposé

sans peine, une belle patine

tu poses tu t'exposes ton sexe est rose

 

Femme endormie dite "La fidélité surveillante" / Jean-Baptiste Deshays, 1759 (extrait)

Femme endormie dite "La fidélité surveillante" / Jean-Baptiste Deshays, 1759 (extrait)

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 15:22

j’écrirais sur les talus, les buttes, les collines au vent

papillons dociles, mondes fragiles

j’aurais écrit sur mes maux, mes femmes dépaysées, mes mystères s’épaississant

écrivant tout au mieux, en moi-même, en fermant, en mentant

 

tu plairais aux sentes infusées, aux serpent des soleils, aux iris nains des cailloux

tu aurais plu à mes sueurs, des suints et ors, mes pastels, mes mots, mes croyances

plaisante, tu te serais tu

moi, mes fusains dorés, j’aurais peint sans lassitude tous tes corps tenaces

 

tu te méfierais des mots et des vals, des rayons ayant ri

abondamment

mes mots sucrés, mes mots d’amour, mes mots broyant nos souvenirs plaisants

tu te serais méfié finalement de tout

tout en moi que tu eus connu

 

je connaîtrais tes valeurs, tes pertes, illusions, tes espoirs et faire-valoir

j’aurais connu tes plaisirs cutanés, sursoyant nos écarts

déchéance de l’amour, de notre amour, gisant là dans la mousse fossile

j’aurais ouï tes plaintes

au soir couchant meurtri

 

puis danser sur la mort si proche telle une facule solaire

et faiblement et lointainement

t’aimer encore

et imparfaitement

Dessin de Christelle Enault

Dessin de Christelle Enault

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 21:18

Marion a des cheveux verts

et des petits pieds d'hiver

ses pieds sont si fins

qu'on peut les manger sans faim

 

Elle a l'élégance des reines

et un soutien gorge à fleurs

et sa jeunesse et déjà sa peine

font pour moi le bon bonheur

 

Ses mains  non baguées

sont frêles à l'esquisse

et son sexe est un petit gué

où la nuit discret je m'esquive

poème féminin anormalement amoureux
Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 18:34

Et c’est un corps ; toujours le même, toujours différent

un astre, une baleine échouée aux couleurs orangées, la nuit qui scintille par alternance et fait phare pour le reste du monde

on s’y blottit parfois comme un animal apeuré, en attente du monde à venir

 

Ce serait un poème ouvert sans verrou

ou un autre dimanche très doux

une fine musique, un oiseau qui chante, un brin d’eau en refrain

 

Ton corps haché par la lumière

Et ton entrecuisse, résidu de mes pensées, où j’y meurs

Enfant émasculé

 

Ton corps est un bateau grand et beau

Un bateau-feu, un bateau-phare

Mes fêtes galantes mes fessiers très hauts mes horticoles desseins

 

Mes ivresses mes ivrogneries

Ma

Mangeaille

Du

Dimanche

Mon clémentinier

Mon manège à moi

 

Ma chapelle, mon chapeau, ma tourterelle

"The girl from southern France" 1966 Kosta Alex

"The girl from southern France" 1966 Kosta Alex

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 11:02

Intensément, tu dis

L’inconvénient où tu luttes si fort

et inconvenant, tu viens

 

Et puis finalement j'étire le monde élargi

Je l’élague de mes mots suffisants

 décadences de ces fines tournures

Chevilles pleines et belles à l’aube commencées

 

Enchevêtré, je suis

étonnamment tu luttes et étêtes

heureusement, je feins

 

et puis finalement je heurte ce mur de mépris

je propage et ruine ce que tes papiers disent

des papillons finaux en doublure crépusculaire

annoncent la fin de notre monde

 

logorrhée grise et triste compilation

de nos deux désordres respectifs

 

Rupture
Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:22

La lune est ronde poudrier des étoiles

 

Toutes les femmes du monde y sont, illusion de cette âme que l’on dit forte

j’ai sur mon dériveur vogué vers toi…

 

J’ai sur ta céramique blanche ôté tous mes malheurs, je me censure moi-même lorsque je pense à vous, j’expulse tout ce pus au dedans au bien fond de moi

 

Je danse sur ces mauvais crachats, je pense à toi et j’ai mal de cette absence, les plages africaines chaudes et la grammaire de tes corps, l’insouciance de nos flirts sous des arbres droits phalliques. Lingams et lianes scintillants, mica de toi

 

L’alphabet de ta peau lactée

 

Ces coquillages dont tu te faisais des chignons que j’élaguais en pleine érection, c’était inachevée cette sérénade ; on reportait au lendemain tu cherchais le légiste de tes épidermes et moi le dévêtement perpétuel, tu te chlorophyllais dans ces forêts insolites, ton sexe bruissant battait des ailes d’or

 

Je broyais du noir à la lune allumée, férocement en mal de vivre, j’explosais mon âme dans tes blessures, je me fertilisais en toi, je m’améliorais dans mes intumescences, mes sciences d’ivresse, mon appauvrissement hors des ombres, je t’offrais mon cœur décoré de bolduc, mes amours monotones boitaient en vieillissant, elles butaient sur des étoles anciennes

 

Le grand estuaire de notre finissement, la haine de mal vieillir, de mal revivre, du temps qui passe inhumain, maintenant et en perpétuelle minorité, j’ampute mes écorchures, je coupe mes mots, je compile mes incomplétudes

 

La lune est ronde comme une composée fanée

 

Le défilement de ses couleurs au soir te drape d’étoffes somptueuses, je te déforeste, je te déboise, je te défriche

Je te défolie, je vais à l’essentiel, ton corps sera défini lorsque je serai au squelette noirci

 

Frisettes d’amour dans tes yeux deux

deux lunes fendues rasantes à l’horizon du couchant

 

Icônes claires de mes poèmes

Ici-bas en ce monde même

Laquées, vernissées, résinés

Sur tes grands seins beaux hissés

Mes poèmes chers fâcheux

O mes lunes mes poèmes bleus

 

 

 

lafind-unmonde-collageHERBOT-copie-1.jpg

"La fin d'un monde" / Collage Herbot

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 09:08

je déambulais au creux des chemins de moi-même

en songeant de nouveau à elles toutes

je ressentais la misère de n'être que moi-même

de l'air d'être irréelles en peau souple et voutes

 

j'aurais aimé dormir au fond de vos cryptes

un foetus de plus dans vos endomètres

j'aurais revécu alors l'enfance à paître

ma psyché en larmoiement comme un script

 

ma paresse en toi et pourtant plein de caresses

j'aurais grandi encore pour ce clochard

clochard céleste heureux dans vos plumards

une seule obsession en tête : vos fesses

 

paître ou paraître à toi / roi ou sujet

mon appartenance au concret est délicate

mon lieu à définir : libre ou encagé

la mort m'attend telle une belle frégate

 

à elles toutes mes amours et mes craintes

j'eus souhaité toujours me repaître de vous

ne l'ai pas fait / me reste des plaintes

et des désordres en moi, beaucoup

 

Tango-Van-Dongen

Tango ou Le tango de l'archange / Kees Van Dongen 

(Musée de Monaco, 1922-1935)

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 18:55

Et moi

Je venais à genoux à son ventre brûlant

Comme le fit Moïse près du buisson ardent

Les souvenirs des cendres eux seuls ont survécu

Le reste est sous la neige enfoui ou disparu

J’ai froid

 

Jean-Michel Piton

 

 

Appel féminin et peines peintes

Et ce passage comme un pays de toi

Encore perdu l’esprit à voir

Solitude à l’obscurité allaitante

Les chairs dans les gris pâles

Des tendres atouts au bon sourire muet

Un ruban de tissu à ton épaule brodé

J’ai de toi les navires et les vents puissants

Et tant le parfum et le temps et l’effroi

Devant toi, bègue, moi, une partie de toi

Sur tes grains tes rosées et perlée au loin

Ton mystère sentier dans le vent pleine face

Face au soleil farceur, féminin l’appel en vain

Le vent vain qui frotte mes oreilles

 

Appel féminin aux peines à peindre

J’ai de ton corps les rimes entières

En filant ma mort le long des rues

Puis mourir pour toi, et ton corps

Et encore dire et redire tes pertes et rires

Et encore tes sentes et raccourcis

Les pentes brutes de tes corps blancs

Comme l’aube en toi j’aurais souffert

Mille visages mille paysages mille caresses

Au bout encore l’incertitude d’aimer

Et les morts les morts en tas noirs

Féminin, l’autre, encore, altérité souffrante

Morceaux de toi, de moi, d’encore nous

Comme un fruit blet mûr mou mort

 

Appel féminin tu structures ton nom

T’habilles en rêve de nylons doux

Des perles à ton sexe tout éclairé

En femme, et moi en autrui, l’autre

L’inconnu, l’indécis, le maladroit, le malhabile

Filant ton âme au creux de mes montagnes

N’y comprenant rien de nouveau en mal

Pour parfaire mes méconnaissances de toi

L’incomplétude complète de mes manques

L’inconfort et le mépris encore pour cette vie

Plutôt ploiement et je tombe pour rien

Perdant encore mon équilibre ma soif

Mon embellissement de tes forêts en cale

On ratiboise on coupe on arrache on tue

 

Appel féminin enfin en faim, paisible

Peine et conforts en arrière, le passé

Le relief, tes formes, tes mots, tes lignes

Je souhaitais le guide, l’homme providentiel

L’amant qui tue, l’être de Mars, immense raffut

Seulement, gesticulateur à rien, marionnette momie

Homme de peu de valeur, homme de rien, sexe

Négatif, sexe de rien, guide en rien

Essaimage en rien, essaimage nul, essaim essoufflé

Perdu, crétin, l’éden qui s’efface ici

L’instabilité du noir, l’habillement du triste

Alors que tes gypses étaient à mes yeux offerts

Tes couleurs à la Vlaminck, ton visage sans manières

Ton pampre magnifique au soleil flambant

 

Appel féminin enfin que j’aurais cru comprendre

Pâmoison à vos vues si terribles de vous

Pâlir à vos corps de trop d’infinis

Rareté de ces terrassements à tâtons

Sans méthode donc, et pourtant avec sentiments

Je peux perdre enfin de vous le peu de connu

Espérer l’envers du miroir, voir l’autre décor

L’or de tous vos corps, vos âmes multiples

Vous souffrez aussi, vous ; et moi, encore, encore

Perdre aussi cette vie indécente, bue à la lie

Puis à vomir où stagne l’ennui, l’impasse de la vie

Perdu, perdant et m’excusant, je n’aurais rien connu

Tout fait faux, tout mal aimé, tout se tromper

Et puis tant espérer pour toujours trop se tromper

 

 

noir&blanc

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 21:41

Si je disais de toi

à l’arbre enivré

enjambe moi au sexe facile

et furent harpe tes hautes jambes


Avec prestesse et si

bombant les fesses

là où l’on mord

éloigne la mort


Tes ronces épellent

de leurs pics

tous les monts et vaux

de ton corps épique


Charmille à ton ventre

vénus en miroir

je suis l’antre entier

qui gobe ton éternité


Suivre ta charpente secrète

tes crêtes tes îles

mobile en ton sein

vierge charmée et tes mains


Blanc-seing aux marbres rosés

lèvres vertes lèvres peintes

aux mensonges vains

et les songes tiens


Si je disais de toi

ces poèmes incertains

inflorescence et tes sens

ton corps en gros est essence


Si je disais de toi

tes flamboyants mots

tes menées de séduction

ton corps à sa fenêtre

 


C’est une sonate d’été

 

500

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:46

J’imaginais toujours le même poème, celui d’elle et de ses pertes d’ailes, en

rond, en flaque où je m’affaissais en moi-même, et toujours le même dilemme,

me sortir d’elle et de moi-même, et en finale la perte d’elle ou l’enfouissement

de moi, mais je ne crois pas à la séparation comme alternative du vivre, difficile

à saisir ce qui fait elle et en moi ce qui me défait d’elle, c’est une ornière

perpétuelle comme cette reine clippée qui tombe au bas de la ruche et ne vole

plus, je suis cet essaim au sol, perdu, ce sont songes ou mensonges et vain de

chercher la piste d’envol, rogner les ailes contre les portes d’elle...

 

66998 504642029627882 1811661514 n

Collage Herbot ©

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 09:10



J’ai

Dans l’oubli de mon ventre
Mon garde-manger
Pris un rêve de toi
Où coloriés de cils
Les hanches blancheurs laiteuses
Comme des cygnes arc en ciel
Peint

J’ai
Où filent les fusées
Les nuageux nuages
En paquets de ouate
et Coton blanc délavé
Puis arc en ciel sur fond azuré
Lavé

J’ai
De ces noirceurs
ces suies où suintait l’ennui
ces gris ces glauques gris
en couches affalées et durcies
enfin éclairés arc en ciel
en resplendissement
Laqué


j’ai
de toi
préféré le gris accéléré,
les jambes qui tracassent,
les fêlures du temps de vivre

dans tes tissus tes lins tes feuilles
tes strates cutanées tressées
ta natte aux reins finissante
puis au ciel de toi, en labours et sentes
tes pays obligatoires
et tes frontières du verbe aimer


Repost 0
Published by the very famous french peterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 10:03

chez-Dali

 

Juste à dire

Si le silence vient au fin fond des prés

Comme l’innocence aux brins d’herbes

Je suis moi et puis en définitive non ;

Les repères sont perdus aux flancs de toi

Aux collines vertigineuses ; vins soyeux ; visages enfouis

Que l’on cache

 

Mon amie aux cheveux suaves

J’étais à cette clairière ; dedans tes formes devenues difformes

Que le temps compose

Malgré tout

 

Nous restons seuls ; indubitablement

Et si la solitude crépite comme une prière

Elle fait mal comme un écueil

Aussi : telle feinte ébahie

 

Je voulais parcourir l’homme

Et m’aider de projets artistiques

J’ai voulu éduquer mon corps au tien

Reste ce bouquet d’arômes ; bouquin sans fin

 

La vie dépressive aux larmes faciles

Gifle et perce mon âme sanieuse

Tu étais mon transsibérien

Et tes rails : goût du voyage sans fin

 

J’ai mordu tes sucs pour ne pas mourir

Je flanchais en m’approchant

Désabusé de tes joies extrêmes

Comme dit l’autre, blessé, blessé seulement

 

Ivresse de la mort ; cinéaste du suicide

Grugeur du monde vivant

J’ai grossi dans ma grotte et n’en puis sortir

J’appelle tous les mineurs au désenclavement

Spéléologues aguerris, sirènes aux corps féériques

Nains musculeux

Amis véritables des vieilles structures

Curieux de champignons rares

Botanistes de fougères inconnues

Amateurs éclairés, détecteurs des métaux enfouis

Numismates instruits et prospecteurs malins

Orpailleurs des terriers enfouis

 

Venez me désengourdir, me désenlaidir

me désensabler, me désennuyer, me désencrasser

me désencombrer de mes vides profonds

me désempêtrer, me désembuer

me désempierrer

 

Me désensevelir de mes démons anciens

 

Je reverrai alors

Tes yeux deux heureux

Fléchir au soleil de mai

Ecimer mon mal brumeux

Luire à l’aube rimbaldienne

 

Eclisse ton corps au mien

Par tes ficelles féminines

Par tes jeunes ardeurs

A tes rails droits et solides

Habille moi de toi, tes soies solides

Tes linges ensoleillés

Tes peaux printanières

Ta taille de fée

 

 

Ferai-je ainsi de toi mon extracteur ultime

Ma nacelle au-dessus des mondes 

Mes mythes et mystères

 

Dans ta gravière où je m’allonge

Ton eau nourricière

Ma main n’a plus qu’à creuser

ta manne, embrun de tes âmes finales

dégivre l’escarpée pente

des mélancolies ;

je suis anxieux du monde ;

devant tes collines ; le monde

se déroule comme un serpent doux qui dérive

 

je mange le monde naturel ta main en creux

gaiement je bois le monde faisable peureux

 

chez-Dali

(chez Dali / photographie frenchpeterpan)

Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:35


J’étais dans ces pays argentés l’autiste
Celui qui ne voyait l’étrange étrave de tes cuisses
Ni syntaxes ni conjugaisons ni puissantes rimes
Juste en restait l’amertume de mal comprendre

Ces blanches collines, blanches vallées
Et ces seins que je voulais ensoleillés

J’étais dans ces pays d’argent le bègue
Celui à qui la parole manquait de mots, au rêve fatigué
Où les peaux en haleine en fumées en sueurs
Mal décrivaient ces blanches vallées, collines dépoétisées

Je fuyais tel le petit enfant inquiet
Ton grand corps vertical prêt à enfanter
Attendant que je grandisse
Tes glyphes et symboles à déchiffrer

J’étais l’archéologue éreinté de trop chercher
A travers ta peau nue les films cachés
A verse où la pluie sombre battait

(Le fleuve apaisait le soir où le soleil mouillait
Dans la mer infinie son manteau d’éternité)

J’étais le fossoyeur dans ces pays d’argent
Où je creusais la tombe de cet amour sans cesse renouvelé
Comme un tissu déchiré fatigué
Laissant passer de ton sexe sa lumière étonnée

J’étais dans l’eau jusqu’au cou
Puis la boue, mouvante, dangereuse, erronée
J’étais à ce monde l’éternel insatisfait, cynique
De n’y rien comprendre à tout jamais

J’étais l’analyste dans ces pays argentés,
j’ouvrais grand ton crâne
Dans des labyrinthes colorés de fantasmes
Belle femme, bonne épouse
Fatale femme de l’autre côté
Et cette jouissance qui nous fut enlevée

J’étais la barque remontant ce flux
A la tiédeur du soleil tombé
Et mon bâton poussant les sables éloignait doutes et passé

Un jour j’arrêterai
A ma mort sans doute, avant peut-être
De compliquer ton corps et le mien
De la grande confiance naîtra autre chose que l’amour
Un sentiment différent
Un liant humain comme lien pour ce couple
Des émotions autres raisonnables et sensées
Dans la grande verrière du monde où les dômes éclairés
Nous irons smasher la vie se désembourbant hardiment

(Le fleuve apaisait le soir où le soleil mouillait
Dans la mer infinie son manteau d’éternité)



Repost 0
Published by frenchpeterpan - dans féminins "poèmes"
commenter cet article

Pages