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"Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." 
Dominique Noguez

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 Guillaume Apollinaire

"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami --


"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

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-- je vous souhaite un bon passage... --


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

" Avec tes défauts. Pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu'irais tu mettre à la place ? " Henri Michaux


écrivez moi si vous le souhaitez :    

Soyez indulgent, je ne suis qu'un petit écrivaillon tentant d'écrivasser

Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
est "paru"

Si vous êtes intéressé : laissez moi un message
(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

______________________________________________

 

3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 13:25

https://www.youtube.com/watch?v=Z-qZak7HjI0&fbclid=IwAR05F-0rW8oaXASONz2r5Ci3gLSo8sYkps93w7Fk9wDBmtA2up4ip1S322k

 

Un jour je m'en irai sur un bateau tout blanc

Aux îles sous le vent, au pays des enfants

Ah oui je m'en irai, m'en irai pour la vie

Pour les jours et les soirs, les matins et les nuits

Je quitterai Paris, je quitterai la Seine

Notre Dame les quais, ma jeunesse et la tienne

Je n'irai plus jamais acheter de château,

En Espagne ou ailleurs ni faire le zigoto

Ni traîner ma mollesse de vieux cargo usé

Au long des noirs canaux de Paris enfiévré

Ni ne finirai plus à minuit Place Blanche

Ah je voudrais goûter à mes anciens dimanches

Je quitterai Paris sans même une valise

Pour larguer mon passé et toutes mes sottises

Je quitterai les fleurs du jardin de ton corps

Et ta bouche anonyme et ton cœur qui m'endort

Je traînerai ma vie au long des continents

Au long des rêveries, au long des océans

Et peut être au fin fond d'une mer verticale

Entre cieux et nuages et va viendra le calme

Un jour je m'en irai sur un bateau tout blanc

Aux îles sous le vent au pays des enfants

Ah oui je m'en irai, m'en irai pour la vie

Pour les jours et les soirs, les matins et les nuits

Un jour je m'en irai sur un bateau tout blanc

Aux îles sous le vent au loin, loin oui mais quand

Ah oui je m'enfuirai m'enfuirai pour la vie

Pour les jours, pour les nuits, pour la mort sans soucis

 

Paroles : Mouloudji

Musique : Musy

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 09:13

JE TE DONNE

 

 

 

Les fleurs à inventer les jouets d'une comète
Les raisons d'être fou la folie dans ta tête
Des avions en allés vers tes désirs perdus
Et moi comme un radar à leurs ailes pendu
Des embruns dans tes yeux et la mer dans ton ventre
Un orgue dans ta voix chaque fois que je rentre
Des chagrins en couleur riant à ton chevet
Les lampes de mes yeux pour mieux les éclairer

Les parfums de la nuit quand ils montent d'Espagne
Les accessoires du dimanche sous ton pagne
Les larmes de la joie quand elle est à genoux
Le rire du soleil quand le soleil s'en fout
Les souvenirs de ceux qui n'ont plus de mémoire
L'avenir en pilules toi et moi pour y croire
Des passeports pour t'en aller t'Einsteiniser
Vers cet univers glauque où meurent nos idées

Des automates te parlant de mes problèmes
Et cette clef à remonter qui dit " je t'aime "
Un jardin dans ton coeur avec un jardinier
Qui va chez mon fleuriste et t'invite à dîner
Des comptes indécis chez ton marchand de rêves
Un sablier à ton poignet des murs qui lèvent
Des chagrins brodés main pour t'enchaîner à moi
Des armes surréelles pour me tuer cent fois

Cette chose qu'on pense être du feu de Dieu
Cette mer qui remonte au pied de ton vacarme
Ces portes de l'enfer devant quoi tu désarmes
Ces serments de la nuit qui peuplent nos aveux
Et cette joie qui fout le camp de ton collant
Ces silences perdus au bout d'une parole
Et ces ailes cassées chaque fois qu'on s'envole
Ce temps qui ne tient plus qu'à trois... deux... un...
zéro

Je te donne TOUT ÇA, MARIE!

 

 

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 11:34

L'or du matin

 

 

C'est le silence l'or du matin

le silence

et le parfum des femmes

dans les rues

sous les arcades

qui se répand telle une vague

sans ressac

comme une heure

non marquée

comme la respiration

d'une promenade calme

et sans but

 

 

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 11:24
LA VIE S'ECOULE (1961)

 

La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies

Le travail tue, le travail paie
Le temps s'achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu

Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés

Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence

Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête

Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d'État
Pour profiter de nos combats.
Plus de dirigeants, plus d'État
Pour profiter de nos combats.

 

 

Ici chanté par J. Marchais !

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 15:39

"Même lorsqu'elle broie du noir, la poésie de Jacques Bertin en extrait des couleurs. Elle échappe au désespoir par une adhésion sans relâche à la vie, ainsi la vie seule est-elle son "oeuvre complète".

La poésie de Jacques Bertin nous fait le coeur vaste et le sang vermeil parce que nous la sentons réveiller en nous la vieille vertu dont on voudrait nous détourner : la ferveur, mon ami, la ferveur."

Pierre Veilletet

 

 

encore une de mes chansons préférées de J. Bertin

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On jurera que tes grands yeux parjures craignent quelque chose
Ta pudeur lancera démentis et aveux
J’y croirai comme qui l’enlève croit la rose
D’un vase ou sur ta lèvre un rire et tes cheveux
Une radio enfouie dans le salon immense, un jazz morose
Très digne et une fumée de blonde fine y jouera un peu
Comme en sourdine son parfum dans l’odeur du cuir nous compose
Le vain décor que pour le désir on se veut

Bien sûr tu tricheras et plus en t'approchant parmi les palmes
Et sous les pales de l’hélice pulsant l’air tu sentiras
En toi et par tes fluides habits et pâles
Gonfler les cuivres où fondre bien des soleils calmes
Puis comme les effluves du mal sont des lianes ou des feuilles
Fervente tu t’accroupiras savamment parmi des dentelles
Pour les cueillir mais animale aussi comme humaine
Et de la lenteur qu’on s’enivre et je te veuille

Nous serons un après-midi d’été doux comme un col de cygne
La pénombre factice avec le store en osier on fera
Propice et ce mot sourire à l’intérieur nous fera
Et nous nous aimerons échangeant comme au bal des signes
Tandis qu’ailleurs tout près les gens dans la cohue des villes
Iront chacun pour soi surtout ne sachant pas
Et nous frôlant et cette déraison tranquille
Nous aimerons par jeu nous donner comme deux beaux voleurs

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 16:55

 

Le serpent qui danse
 
Que j'aime voir chère indolente
De ton corps si beau
Comme une étoffe vacillante
Miroiter la peau!
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns
Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain
Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L'or avec le fer
À te voir marcher en cadence
Belle d'abandon
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton
Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D'un jeune éléphant
Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ces vergues dans l'eau
Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents
Je crois boire un vin de Bohème
Amer et vainqueur
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon cœur
 

Jeanne Duval, la muse et maitresse...

Ce magnifique poème a été mis en musique plusieurs fois et en particulier par Ferré et Gainsbourg / Même si je suis un fan absolu du génie de Ferré, son disque sur Baudelaire (le 1er) a mal vieilli et même à l'époque je ne l'avais pas aimé. Alors qu'Aragon, Rimbaud, Verlaine, Apollinaire furent des chefs d'oeuvre !

Néanmoins son interprétation est remarquable...

Quant à elle, la mise en musique de Gainsbourg est parfaite ainsi que sa diction, prouvant une fois de plus l'excellent interprète qu'il fut !

Et vous quelle version préférez-vous ? 

 

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 08:42

Bien sûr, il y aura toujours Georges Brassens

et cette chanson sans doute dans mon top 10

La Camarde, qui ne m'a jamais pardonné 
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez, 
Me poursuit d'un zèle imbécile. 
Alors, cerné de près par les enterrements, 
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament, 
De me payer un codicille. 
Trempe, dans l'encre bleue du golfe du Lion, 
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion, 
Et, de ta plus belle écriture, 
Note ce qu'il faudrait qu'il advînt de mon corps, 
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord 
Que sur un seul point : la rupture. 
Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon 
Vers celles de Gavroche et de Mimi Pinson, 
Celles des titis, des grisettes, 
Que vers le sol natal mon corps soit ramené 
Dans un sleeping du "Paris-Méditerannée", 
Terminus en gare de Sète. 
Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf. 
Vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf, 
Et, d'ici que quelqu'un n'en sorte, 
Il risque de se faire tard et je ne peux 
Dire à ces brave gens "Poussez-vous donc un peu !" 
Place aux jeunes en quelque sorte. 
Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus, 
Creusez, si c'est possible, un petit trou moelleux, 
Une bonne petite niche, 
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins, 
Le long de cette grève où le sable est si fin, 
Sur la plage de la Corniche. 
C'est une plage où, même à ses moments furieux, 
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux, 
Où, quand un bateau fait naufrage, 
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord ! 
Sauve qui peut ! Le vin et le pastis d'abord ! 
Chacun sa bonbonne et courage !" 
Et c'est là que, jadis, à quinze ans révolus, 
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus, 
Je connus la prime amourette. 
 

 



Auprès d'une sirène, une femme-poisson, 
Je reçus de l'amour la première leçon, 
Avalai la première arête. 
Déférence gardée envers Paul Valéry, 
Moi, l'humble troubadour, sur lui je renchéris, 
Le bon maître me le pardonne, 
Et qu'au moins, si ses vers valent mieux que les miens, 
Mon cimetière soit plus marin que le sien, 
Et n'en déplaise aux autochtones. 
Cette tombe en sandwich, entre le ciel et l'eau, 
Ne donnera pas une ombre triste au tableau, 
Mais un charme indéfinissable. 
Les baigneuses s'en serviront de paravent 
Pour changer de tenue, et les petits enfants 
Diront : "Chouette ! un château de sable !" 
Est-ce trop demander... ! Sur mon petit lopin, 
Plantez, je vous en prie, une espèce de pin, 
Pin parasol, de préférence, 
Qui saura prémunir contre l'insolation 
Les bons amis venus fair' sur ma concession 
D'affectueuses révérences. 
Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie, 
Tous chargés de parfums, de musiques jolies, 
Le mistral et la tramontane 
Sur mon dernier sommeil verseront les échos, 
De villanelle un jour, un jour de fandango, 
De tarentelle, de sardane... 
Et quand, prenant ma butte en guise d'oreiller, 
Une ondine viendra gentiment sommeiller 
Avec moins que rien de costume, 
J'en demande pardon par avance à Jésus, 
Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus 
Pour un petit bonheur posthume. 
Pauvres rois, pharaons ! Pauvre Napoléon ! 
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon ! 
Pauvres cendres de conséquence ! 
Vous envierez un peu l'éternel estivant, 
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant, 
Qui passe sa mort en vacances

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 20:25

Une chanson qui a 25 ans ... issu de "La blessure sous la mer" / 1993

sans doute un des plus beaux disques de Jacques Bertin

les 4 premiers vers sont tout simplement splendides...

 

 

 

Quand revient la chaleur de mai, revient l'envie d'aimer
Et on cherche dans un refrain passé des phrases pures
On est dans un mouvement de main traçant au ciel une épure
On cherche des yeux une barque pour passer

Il y a des éclats de voix, des groupes, des volutes
Sur un banc, des serments nouveaux musiqueront un peu
Sur la joue, passe un souvenir ou une hanche bleue
Joue dans le dimanche, qu'on n'entend pas, un joueur de flûte

Vers huit heures, j'aurais su que tu revenais, je traîne
Je ne chante pas et les années tardent à passer
Fument dans l'angle avenirs et souvenirs ensemble amassés
Fuient une filée de ballons aussi, un ciel de traîne

Et c'est comme un tableau : ma vie, sans avant, sans après
Une femme entre et sort pleurant, riant, niant qui m'aime
Je suis le peintre et le tableau, mes yeux la prennent, je suis prêt
Et interdit, j'attends, je souffre et tu viens, j'aime

Quand revient la chaleur de mai, revient l'envie d'aimer

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 14:19

Une magnifique chanson d'Anne Sylvestre, elle aussi - grande dame -

 

 

LES GENS QUI DOUTENT

J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer
J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils nous semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin pas comme il faut
Ceux qui avec leurs chaînes
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot
Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du cœur
Pour n'avoir pas su dire 
Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme
Et daltoniens de l'âme
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui doutent
Mais voudrais qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps
Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie 
Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu

Paroles et musique : Anne Sylvestre (1977)

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 17:33

" Alors, si tu vois venir le vautour, si tu le vois décrire des cercles dans ta tête. Souviens-toi que toute fuite est impossible, car il restera toujours derrière toi, tout près. Promets-moi seulement de livrer bataille ; bataille pour ton âme et pour la mienne."

Gil Scott Heron

 

 

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 20:58

encore une bien belle chanson sur l'enfance... 

on se reconnait bien dans certains détails, et puis on a tous eu une Barbara dans notre enfance ou adolescence ; la mienne s'appelait Sonia (entre autres), car elle furent plurielles

 

 

 

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1983 (Barbara) par Mendelson

 

 

1974, 1977, 1978, 
1983 
aujourd’hui je m’en fous 
je me souviens de tout 
comme s’il avait fait beau 
toute cette époque-là 
les souvenirs c’est comme 
une fausse vie qu’on subit 
les souvenirs c’est comme les films super-huit 
ça a comme sa propre vitesse 
faut pas ralentir la machine 
de peur de brûler ce qui reste 
faut prendre ça comme ça vient 
je regarde et je profite 
et je revois mes amis 
et je me revois là à ce coin 
hey c’est fou ce que je suis petit 
hey c’est fou ce que je rigole 
c’est fou ce que je rigole 
pour n’importe quoi 

ma mère descend l’allée 
m’appelle et moi je souris 
quand elle me voit 
Elle me dit peut-être qu’elle 
aime pas trop mes amis 
hey mais c’est pas grave 
plus tard on ira 
quand même ensemble 
mettre des pétards Mammouths 
dans les poubelles 
marcher dans les roses rouges 
du concierge 
Faire du skate-board 
dans la descente 
jusqu’au virage 
je suis surpris de pas être mort 
au moins une fois 
1982 
j’étais si amoureux 
j’étais si content d’être malheureux 
je croyais que ça finirait pas 
ça s’est fini tout seul bien sûr en 
1983 

Moi et elle 
moi et Barbara, 
on se regardait on restait là 
J’aimais sa mère aussi un peu je crois 
j’attendais devant sa porte 
je restais dans l’escalier 
j’appuyais la minuterie 
jusqu’à ce que je parte en courant 
jusqu’à ce que de l’autre côté j’entende ta voix 
Il y a d’autres filles plus tard 
j’ai jamais compris ce qu’elle pouvait me voir 
que toi tu ne voyais pas 
jamais rien compris Barbara 
tu sentais bon le parfum de ta mère 
je t’avais acheté des fleurs 
pour ton anniversaire 
Ma mère disait qu’cétait des fleurs 
pour les cimetières 
Et je te revois plus tard 
sur le chemin de l’école 
sur le trottoir d’en face la patinoire 
je te faisais signe 
je te filais mes devoirs 
je te regardais les mains, les cheveux 
j’aurais voulu toucher ton bras 
et ton cou et l’endroit 
où y avait rien sur ta poitrine 
j’y pensais la nuit 
j’y pensais le jour 

je pensais plus jamais rien qu’à ça 
tout le monde disait que je t’aimais 
tout le monde savait que je t’aimais 
j’prenais l’air malheureux 
pour te faire honte 
on se défend comme on peut 
hey tu sais j’fais toujours comme ça 

et je revois la famille d’à côté 
qu’étaient nos pauvres 
ça rassure dans un monde compliqué 
y a toujours plus pauvres que soi 
à qui ma mère a donné 
ma collection de Pif et encore 
nos vieux vêtements, nos jouets 
qu’avait un chien plus grand que je croyais 
que c’était possible 
qui dormait dans leur baignoire 
leur père faisait du cyclisme 
un peu d’alcoolisme aussi je crois 
Sylvie leur fille qu’était bizzarre 
On disait qu’elle était en retard 
Ma mère disait qu’ils avaient pas eu de chance 
Je disais qu’ils sentaient pas bon 
ma mère disait qu’elle avait honte 
que je puisse dire une chose comme ça 
ils habitaient face aux hippies 
entre eux ils s’aimaient pas 
les hippies étaient jeunes et beaux 
à ce qui me semblait 
c’était plus propre chez eux 

et puis plus chiant aussi un peu 
ma mère essayait de les aimer 
elle avait besoin d’amis 
elle disait qu’ils étaient sympas 
ils avaient des tentures aux murs 
indiennes des tapis Incas 
ils écoutaient de la musique étrange 
buvaient du thé 
revenaient de voyage 
étaient bronzés 
c’était une autre vie que nous 
ma mère essayait bien d’être à l’aise 
mais il me semble bien que ça marchait pas 
et je me revois 
avec mon père distribuer 
les dimanches de porte en porte 
ll’humanité 
Et je revois les voisins plus riches 
des collègues à Maman qui vivaient 
dans les petits pavillons plus chics 
la lutte des classes c’est un jardin 
une table de ping pong 
une chambre pour chacun 
une cheminée dans le grand salon 
un mari qui fume la pipe 
une voiture neuve un frigo plein, 
des vacances été hiver 
des chouettes habits 
c’est propre et ça sent l’air 

et je revois le crépi dans notre appart 
mon père qui partait au cours du soir, 
le Guernica dans l’entrée 
il y avait sur les murs 
peut-être un dessin de Follon 
Plus un de moi, une poupée 
qu’avait ramenée mes grands-parents 
pour leur retraite 
d’un voyage à l’étranger. 
y avait l’affiche d’une ronde de petits chinois 
Buster Keaton qui souriait jamais 
tous les jours je le regardais 
Je le fixais 
peut-être c’est lui qui savait 
je voulais comprendre pourquoi 

et je revois la télé noir et blanc 
et moi assis en tailleur 
et la chambre et le christ au dessus du lit de ma petite sœur 
qu’était toute une histoire 
dans la famille que je ne comprenais pas 
et tout ça se mélange 
et la tristesse de maman 
et le bruit des gens 
qui jouait aux boules 
dehors les soirs d’été 
quand on se couchait avant le soleil 
le soleil rouge qu’on devinait 
à travers le rideau avec mon frère 
depuis les lits superposés 

on rentrait à six heures pour le bain du soir 
on évitait la malade du bas de la cité 
qu’avait notre âge et qui crachait 
sur tout le monde qui se promenait 
tous les soirs pareil avec son père 
on disait la mongolienne 
qui me faisait peur et puis de la peine 

à l’époque j’ai du tout pleurer 
j’pleurais pour rien 
pour la voiture qu’on changeait 
pour un nouveau papier peint 
et puis je restais des heures 
dans la cage d’escalier 
à remonter les étages 
dans le vide 
de l’autre côté de la rambarde 
avec toujours la peur et l’envie 
que quelqu’un vienne et 
me surprenne en train de tomber 
J’avais deux meilleurs amis 
à l’époque j’aurais pas choisi 
L’un sa famille était moins drôle 
son père était harki, 
que j’ai jamais vu dehors de chez lui 
Sa mère me paraissait immense 
pas très facile et puis 
Son frère avait la plus grande 
collection de comics que j’ai jamais vu de ma vie 
que des Marvels et des Stranges 

qu’on lisait dans sa chambre 
qu’on s’échangeait moi et lui 
après le soir au fond de mon lit 
je regardais le plafond 
je testais mes pouvoirs 
j’avais un laser si je me concentrais 
qui me sortait par les yeux 
je pouvais tuer des gens 
j’étais un dieu 
et je m’endormais comme ça content 
j’étais heureux 

j’écoutais le son des peupliers dans le vent 
j’écoutais la respiration de mon frère 
j’écoutais le bruit des amants de ma mère 
elle attendait toujours un peu mon père 
je savais moi aussi qu’il allait rentrer 
un jour sûrement 
que ça pourrait pas être autrement 
le matin à l’école on me racontait toujours 
des films incroyables avec un mec 
a un moment à la fille, il lui fait tout 
ah oui tout mais quoi ? 
On se montrait un peu fermé le creux de nos bras 
paraissait que les filles en dedans 
au milieu c’était comme ça 

et moi toujours je voulais que tout le monde m’aime 
j’avais un tel besoin d’amour 
qu’il aurait fallu tout l’amour de la terre 
et ça faisait encore pas beaucoup 
pour que je me sente enfin à l’aise 
me faire aimer de la boulangère 
des gens qui passent dans la rue 
me faire aimer de toutes les grand mères 
j’aurais demandé de l’amour à un clochard 
toutes ces histoires d’enfants perdus 
qu’on retrouve pas 
les enfants leurs problèmes 
c’est qu’ils sont pas regardant 
ils prennent ce qui vient, je sais 
moi j’étais comme ça. 
et je me souviens encore 
et de mon voisin Johnny 
qu’était nerveux 
je crois qu’a mal fini 
que j’ai revu plus tard 
que j’étais vendeur 
il m’a pas reconnu 
je l’ai laissé prendre en douce dans le magasin 
tout ce qu’il a pu 
il a pas compris 
il a cru qu’il était plus malin 
et moi je me souvenais de lui 
qu’était chef de bande 
à le voir j’avais de la peine 
plus tard à ce qu’on m’a dit 
qu’il prenait des trucs graves 

dans les mêmes cages d’escalier 
où on mangeait nos BNs 
où on se tenait contre l’chauffage 
les jours d’hivers où il neigeait 
où il y avait une bataille de neige 
géante dans tout le quartier 
on se partageait les gants 
on attaquait en rang serrés 
fallait prendre tout le côté droit 
des immeubles ( bis ) de la cité 
Johnny c’était notre chef 
on se serait fait prendre pour lui 
on avait la fidélité 
on mettait des cailloux 
des calots, des billes 
tout ce qu’on pouvait trouver 
dans la neige au milieu des boules 
je me rappelle quand j’ai vu mon caillou 
ouvrir la tête d’un mec d’en face 
Et je revoyais le sang du mec 
j’en revenais pas 
je croyais qu’on allait venir me chercher 
j’attendais la police la nuit 
j’entendais tous les pas 
venir dans l’escalier 
et je me souviens 
La dernière nuit avant qu’on parte 
j’ai senti le monde disparaître 
au dedans de moi 
je regardais les valises déjà faites 
J’ai commencé tôt la nostalgie 

j’étais déjà tellement doué 
pour ça tout petit 
et je me souviens encore 
d’un jour la fille de la voisine 
que j’aimais pas 
elle me montrait tout ce qu’il y avait à voir 
et moi j’imaginais Barbara 
je lui montrais moi aussi 
elle voulait que je lui dise que je l’aime 
elle me courrait après dans les couloirs 
je lui disais que non je ne l’aimais pas 
mais toi je t’aimais bien, 
toi je t’aimais Barbara 
en 1982-83, 
oh oui depuis longtemps 
je t’aimais Barbara 
Et Jérome aussi et Kacem, 
et le parrain de ma sœur 
et ses filles 
et Maman, et mon petit frère 
et mon père qui revenait pas 
je les aimais tous 
à l’époque tous ces gens-là 
Et Johnny aussi et même Sylvie qu’était en retard 
Je les aimais tous 
mais surtout toi 
toi je t’aimais, Barbara 
en 1982, en 1983 
depuis longtemps 
je t’aimais Barbara 

jamais jamais su Barbara 
si tu m’aimais Barbara 
J’ai jamais su 
Jamais su si toi tu m’aimais 
Barbara en 1982 en 1983 
J’ai jamais su si tu m’aimais rien qu’un peu toi. 

 


Pascal Bouaziz (Groupe Mendelson)

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 18:43
 
La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom
Sur le fleuve en amont 
Un coin de ciel brûlait
La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom
Et la nuit peu à peu
Et le temps arrêté 
 
Et mon cheval boueux
Et mon corps fatigué
Et la nuit bleu à bleu
Et l´eau d´une fontaine
Et quelques cris de haine
Versés par quelques vieux
Sur de plus vieilles qu´eux
Dont le corps s’ensommeille 

 

La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait

 

La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom
Et mon cheval qui boit
Et moi qui le regarde
Et ma soif qui prend garde
Qu´elle ne se voit pas 
Et la fontaine chante
Et la fatigue plante
Son couteau dans mes reins
Et je fais celui-là
Qui est son souverain
On m´attend quelque part
Comme on attend le roi
Mais on ne m´attend point
Je sais depuis déjà
Que l´on meurt de hasard  
En allongeant le pas 

 

La ville s´endormait 
 
Et j´en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom 

 

Il est vrai que parfois près du soir
Les oiseaux ressemblent à des vagues
Et les vagues aux oiseaux 
Et les hommes aux rires
Et les rires aux sanglots
Il est vrai que souvent 
 
La mer se désenchante
Je veux dire en cela
Qu´elle chante
D´autres chants
Que ceux que la mer chante
Dans les livres d’enfant
Mais les femmes toujours
Ne ressemblent qu´aux femmes
Et d´entre elles les connes
Ne ressemblent qu´aux connes
Et je ne suis pas bien sûr
Comme chante un certain
Qu´elles soient l´avenir de l´homme

 

La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait 
 

 

La ville s´endormait
Et j´en oublie le nom
Et vous êtes passée
Demoiselle inconnue 
A deux doigts d’être nue 
Sous le lin qui dansait.
La ville s'endormait / Jacques Brel

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:49

Je suis un gars ben ordinaire 
Des fois j'ai pu l'goût de rien faire 
J'fumerais du pot, j'boirais de la bière 
J'ferais de la musique avec le gros Pierre 
Mais faut que j'pense à ma carrière 
Je suis un chanteur populaire 

Vous voulez que je sois un Dieu 
Si vous saviez comme j'me sens vieux 
J'peux pu dormir, j'suis trop nerveux 
Quand je chante, ça va un peu mieux 
Mais ce métier-là, c'est dangereux 
Plus on en donne plus l'monde en veut 

Quand j'serai fini pis dans la rue 
Mon gros public je l'aurai pu 
C'est là que je m'r'trouverai tout nu 
Le jour où moi, j'en pourrai pu 
Y en aura d'autres, plus jeunes, plus fous 
Pour faire danser les boogaloos 
 

J'aime mon prochain, j'aime mon public 
Tout ce que je veux c'est que ça clique 
J'me fous pas mal des critiques 
Ce sont des ratés sympathiques 
J'suis pas un clown psychédélique 
Ma vie à moi c'est la musique 

Si je chante c'est pour qu'on m'entende 
Quand je crie c'est pour me défendre 
J'aimerais bien me faire comprendre 
J'voudrais faire le tour de la terre 
Avant de mourir et qu'on m'enterre 
Voir de quoi l'reste du monde a l'air 

Autour de moi il y a la guerre 
Le peur, la faim et la misère 
J'voudrais qu'on soit tous des frères 
C'est pour ça qu'on est sur la terre 
J'suis pas un chanteur populaire 
Je suis rien qu'un gars ben ordinaire
Ordinaire...

 

Paroles : Mouffe

Musique : Robert Charlebois

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 10:25

Vasca / quand j'écris une chanson...

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 19:30

Jean Vasca est mort dans la nuit du solstice d'hiver à 76 ans, là en 2016...

Lui qui utilisait Cocteau pour définir la poésie...

(https://www.youtube.com/watch?v=kTBpZuJrOsc)

"Demandez à un poète de définir de poésie, c'est un peu comme si vous demandiez à une fleur de parler d'horticulture..."

Un des bons amis de Jacques Bertin, ce dernier consacrant un beau CD au "club des cinq"...

Jacques Bertin est le dernier de cette bande de joyeux zouaves qui cherchait à inventer "une autre chanson", loin du showbiz et des médias.En pleine amitié. 

 

Jean Vasca laisse une trentaine de CD, une dizaine de recueils de poésies. Il est le seul avec Jacques Bertin a avoir eu de son vivant un CD de la célèbre collection "POETES & CHANSONS" (chants Vasca et Ogeret)(EPM 2005©)

Bref un "poète-chanteur" lui aussi d'une force peu commune et si ignoré du grand public...
Il a également travaillé avec des arrangeurs de génie : Michel Devy, Robert Suhas ou Rosso (Brassens).
Comme Bertin, la rencontre avec Luc Bérimont fut déterminante. 

Une de mes chansons préférées

datant de 1970, le temps passe comme on dit...

ici magnifiquement chantée par Marc Ogeret

les youtube de Vasca semblant avoir disparu pour la plupart...

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NOUS N'AVONS DE CHATEAUX

 

Nous n'avons de châteaux qu'engloutis en nous-mêmes

La musique du siècle bourdonne à nos oreilles

Les moteurs de la mort échauffent en nous leurs bielles

Et nous cherchons en vain de nos destins l'emblème

 

Nous n'avons de châteaux qu'en de lointains pays

Entre l'ennui de vivre et les métamorphoses

Etre voleur fu feu ou complice des roses

S'incarner à genoux ou bien n'être qu'un cri

 

Nous n'avons de châteaux qu'en notre solitude

Les hommes sont dehors avec les poings fermés

Et l'amour nous fait signe avec ses yeux crevés

Des ombres des rumeurs sous d'autres latitudes

 

Nous n'aurons de châteaux qu'au delà de nous-mêmes

Dans l'espace gagné où perce enfin réelle

Cette étoile impossible qui nous écartèle

Nous n'aurons de châteaux qu'au delà de nous-mêmes

 

 

 

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