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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:12

Ce n'est pas bien sûr un texte de Brassens, mais quel beau texte

quelle belle mélodie, quel chant parfait 

On raconte que Brassens n'arriva pas à rencontrer Antoine Pol, celui-ci décédant une semaine avant leur rendez-vous...

BrassensGeorges Brassens avait trouvé aux puces un petit  recueil "émotions poétiques" 1918 d'A. Pol. Il tomba amoureux de ce texte et mit longtemps pour peaufiner la musique ; il supprima une strophe (voir plus bas) pour garder le côté universel de la femme rencontrée ; Le Forestier chante ce texte avec la strophe oubliée...

 

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Je veux dédier ce poème 
A toutes les femmes qu'on aime 
Pendant quelques instants secrets 
A celles qu'on connaît à peine 
Qu'un destin différent entraîne 
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître 
Une seconde à sa fenêtre 
Et qui, preste, s'évanouit 
Mais dont la svelte silhouette 
Est si gracieuse et fluette 
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage 
Dont les yeux, charmant paysage 
Font paraître court le chemin 
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre 
Et qu'on laisse pourtant descendre 
Sans avoir effleuré sa main

(A la fine et souple valseuse 
Qui vous sembla triste et nerveuse 
Par une nuit de carnaval 
Qui voulut rester inconnue 
Et qui n'est jamais revenue 
Tournoyer dans un autre bal)

A celles qui sont déjà prises 
Et qui, vivant des heures grises 
Près d'un être trop différent 
Vous ont, inutile folie, 
Laissé voir la mélancolie 
D'un avenir désespérant

A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s'en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d'un stupide orgueil.

Chères images aperçues 
Espérances d'un jour déçues 
Vous serez dans l'oubli demain 
Pour peu que le bonheur survienne 
Il est rare qu'on se souvienne 
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie 
On songe avec un peu d'envie 
A tous ces bonheurs entrevus 
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre 
Aux coeurs qui doivent vous attendre 
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude 
Tout en peuplant sa solitude 
Des fantômes du souvenir 
On pleure les lèvres absentes 
De toutes ces belles passantes 
Que l'on n'a pas su retenir

 


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Quelques mots de G. Brassens en réponse à une lettre à propos de cette chanson :


Ce texte, imprégné d'une mélancolie pénétrante, évoque une émotion assurément universelle, la rêverie chimérique et innocente qu'a le pouvoir de faire naître la vue, si brève soit-elle, d'un visage sur lequel on voudrait déceler une précieuse correspondance, une affinité magnifique. Un rapprochement profond entre deux êtres humains, quoi de plus riche, et la recherche, l'espoir d'une telle alliance n'est-elle pas le carburant de pratiquement toute activité humaine?

C'est en 1942, au marché aux puces de la Porte de Vanves, à quatre pas de ma maison, que j'ai chiné, pour quelques sous, une plaquette de poésie publiée en 1913. Si j'ai mis en musique des oeuvres de poètes parmi les plus grands, Villon, Hugo, Lamartine, Verlaine ou Paul Fort, j'avais été touché par la grâce et l'émotion qui se dégagent de cette confidence intimiste d'un poète inconnu, Antoine Pol. Et ce n'est que trente ans plus tard que j'ai livré cette chanson, après avoir longuement hésité entre quelques variantes de rythme et d'interprétation. Jusqu'à trouver celle qui soutienne le plus adéquatement ce texte.

Au moment de graver cette chanson sur mon onzième 33 tours, mon secrétaire Gibraltar déploya sa très efficace ténacité à retrouver ce trop discret Antoine Pol. Un rendez-vous fut fixé où je souhaitais offrir à l'auteur la primeur de ma chanson et recueillir son autorisation. Mais le brave octogénaire eut la malencontreuse idée de casser sa pipe juste avant notre rencontre. Il n'a jamais entendu la chanson qui, il faut bien l'avouer, risque d'être le seul lien qui lui évite de sombrer dans le gouffre de l'oubli, possiblement la hantise de tout poète.

C'est dommage que vous n'appréciiez pas cette chanson, parce que, fait très rare, vous pourriez en découvrir deux autres interprétations que j'en ai faites, dont l'une plus rythmée où je me permets un pont musical en faisant la trompette bouchée avec la bouche. Une deuxième version a été enregistrée chez-moi, rue Santos-Dumont, pendant une séance de travail. Ces deux variantes se trouvent sur un CD intitulé «Brassens inédits, archives 1953-1980». Si l'accompagnement de cette prise deux, par mon contrebassiste Pierre Nicolas et la deuxième guitare de Joël Favreau, n'ont pas la magnificence de la version définitive, où la grâce les a tous deux envahie, la maquette a le mérite d'inclure une strophe que je regrette de ne pas avoir retenue par la suite, pour de prosaïques et très peu lyriques raisons de longueur, la version retenue faisant déjà 4 minutes 11. Je vous livre ci-dessous le couplet élagué, espérant ne pas ajouter à votre réprobation.

Ni moraliste ni immoraliste,
Brassens

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal.
Antoine Pol. antoine-POL

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commentaires

POL Bruno Antoine 30/06/2018 12:12

Cher ami, Brassens découvre en 1944(et non 42)chez un bouquiniste de la Porte de Vanves le recueil Émotions Poétiques. Je l'ai réédité à l'identique. Il est disponible.merci pour votre article. Bruno A POL..

Chef de Gare 21/04/2014 12:06


La réponse supposée de brassens étant tirées d'ici : http://www.dialogus2.org/BRA/lespassantes.html


Leur autenticité est forcément douteuse! Ce qui n'empêche pas non plus une partielle véracité. A noter qu'une autre strophe aurait été aussi coupée:


A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s'en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d'un stupide orgueil



marlou 03/12/2011 07:10


Article intéressant. Merci du partage.

jean-luc saint-marc 01/12/2011 16:19


Gourmandises ...


;-)

frenchpeterpan 01/12/2011 15:15


cher Clovis


j'avoue ne pas comprendre grand chose à ton blog :)


sans doute ne suis-je pas assez mathématicien dans l'âme


bien à toi

clovis simard 01/12/2011 12:55


Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-3, THÉORÈME DE L'AMITIÉ.- Une infinie tendresse.

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