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"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."   -- Fernando Pessoa --

"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr."  Nicolas Bouvier

« La poésie vient vers nous, on ne sait d’où, et elle nous quitte, allant vers on ne sait quel au-delà. Mais en passant, elle nous laisse des mots et elle nous fait des signes dont l’interprétation est inépuisable. » Gabriel Bounoure

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Mai 2008 : "L'apéritif de la neige"
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(133 pages de poèmes et textes poétiques, pour la plupart ici sur mon blog)

"Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi." Paul Eluard

"Savoir que nous ignorons tant de choses suffit à mon bonheur." George Oppen

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:38

« Incapable de croire en quoi que ce soit, ou pratiquement ; déçu par avance de la politique ; spectateur oisif de la course collective à l’argent ; étranger aux bénéfices de la procréation ; incapable de m’enthousiasmer pour quelque vocation professionnelle irréalisable ; inutile pour le travail en général ; incrédule devant toute option religieuse ; trop timide ou incompétent pour une vie sexuelle enthousiaste ; dépourvu de toutes ces choses, il ne me resta d’autre solution que de marcher. » S.Chejfec

 

mes deux mondes - Chejfec

 

Difficile d’écrire sur « ce » livre, après une lecture éprouvante

où le lecteur que je suis termina abasourdi, anéanti presque :

enfin un roman sur l’absence au monde ou sur son hyperprésence (ce qui revient au même), la marche vu quasiment comme thérapie l’auteur part dans des digressions ahurissantes et compose avec ses yeux des paysages puissants : un roman sur la présence de l’homme au monde dans tout ce qu’elle a d’énigmatique et de singulier...

la marche pour « se perdre » ou « se trouver »… car il s’agit bien de « contemplation » (d’ailleurs le mot est utilisé lors de sa « rencontre » avec des tortues et des carpes), contemplation du monde telle une interface entre l’esprit intelligent et le monde autour qui n’a cesse d’envoyer des signes et des messages. Bref une « contemplation réciproque » que Chejfec semble interpréter comme une « réalité ». Roman profondément existentiel, proche d’un intellectualisme forcené, voire démesuré ? Chaque observation, le reflet d’un gravier, l’irrégularité d’un chemin de terre, la perfection de l’alignement de cygnes-pédalos, est commentée et analysée : on part loin dans les délires de l’âme humaine « analysante ». la marche comme exutoire et comme analyse. Monde intérieur de l’écrivain plein d’inquiétude et de questionnements se reflétant dans le monde qu’on voudrait dire « réel » ; ce sont ces reflets miroitants dont il est question dans ce livre d’une densité absolue. Sens paranoïaque de l'être observé et observant (= orgueil et/ou la suffisance des être vivants), ressentir la quintessence de l’instant présent tout en indolence récurrente...

La lecture du coup en est éprouvante, et quant à moi je l’ai parcouru par petites lampées comme un alcool trop fort ou trop amer.Un Borges plus "moderne". 

Enrique Vilas-Matas écrivait déjà :

« Mes deux mondes, c’est l’histoire d’un écrivain en visite dans une ville du Brésil. Parcourant un parc emblématique, il voit dans cet espace à la dérive des signes de sa propre incomplétude, la preuve cosmique que « de même que nous ne choisissons pas le moment de notre naissance, nous ignorons les mondes changeants  que nous allons habiter. » Cette longue promenade, menée par une prose aux phrases parfois ahurissantes,  nous ramène aux souvenirs d’auteurs remarquables comme Sebald, Saer et Aira. Puis nous réalisons que Chejfec ne ressemble à personne, qu’il a choisi son propre chemin, insolite et unique. Il semble appartenir à cette race d’écrivains apparue il y a bien longtemps, au temps où Proust méprisait une littérature réduite à un défilé cinématographiques des choses. »

Sans nul doute : le meilleur livre (du moins le mieux écrit) que j’ai lu ces derniers temps ; en outre ce face à face entre les soucis d’un homme qui a du mal à se définir à travers son espace-temps et les reflets du monde réel cherchant à lui répondre sont au cœur de mon propre mal de vivre, de mes propres questionnements, de mes propres inquiétudes, des recherches de mes diverses altérités ; bref Chejfec un vrai frère humain…

La force aussi de ce livre écrit en petits paragraphes est que vous pouvez l'ouvrir à n'importe quelle page, lire un petit paragraphe et prendre du plaisir dans votre lecture, donc à tout moment tellement c'est dense !

Si la littérature ne doit pas être divertissement, sinon autant regarder la télé (dixit Chloé Delaume), alors ce livre est de la grande littérature !

Vous trouverez sur le net quantité de critiques et d'analyses toutes intéressantes sur ce livre fort énigmatique...

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Published by frenchpeterpan - dans Livres Coup de coeur
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commentaires

serge cazenave 03/11/2012 18:32


La curiosité, serait-elle notre unique liberté. (Je le pense)

racbouni 19/02/2012 15:06


 


Punaise, la définition au début, je m'y reconnais jusqu'à l'os, c'est presque exactement ce que je crois être !

marco 19/02/2012 12:32


salut à vous deux et bon dimanche


pour répondre à ta question if, je lis en ce moment Frank O'Hara et jacques Bertin comme poètes


ce dernier vient de faire paraitre "lzes traces des combats" poemes et chansons de 1993 à 2010 et c'est très bien 

ô voleur !! 19/02/2012 00:05


Que dire après ta lecture ? Somptueux ravissement !

if6 18/02/2012 20:34


merci de partager tes lectures Marco. Et la poésie est-ce que tu en lis en ce moment?


Bon dimanche

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