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"Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." -- Richard Brautigan --

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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 15:16
Holderlin



Hälfte des Lebens

Mit gelben Birnen hänget
Und voll mit wilden Rosen
Das Land in den See,
Ihr holden Schwäne,
Und trunken von Küssen
Tunkt ihr das Haupt
Ins heilignüchterne Wasser.

Weh mir, wo nehm' ich, wenn
Es Winter ist, die Blumen, und wo
Den Sonnenschein,
Und Schatten der Erde ?
Die Mauern stehn
Sprachlos und kalt, im Winde
Klirren die Fahnen.

Moitié de la vie (traduction Bernard Pautrat)

Pend avec des poires jaunes,
Toute pleine d'églantines
La campagne dans le lac ;
Et vous, cygnes gracieux
Et enivrés de baisers,
Avez la tête plongée
Dans l'eau, la saintement sobre.

Mais moi, où, malheur ! prendrai-je,
L'hiver venu, les fleurs, et
Où du soleil la clarté
Et des ombres sur la terre ?
Les murs sont là qui se dressent
Sans un mot, froids, dans le vent
Les enseignes font clic clac.


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Une amie allemande est passée ces jours ci et m'a offert ce livre, d'où je tire ce poème. Ce poème est célèbre et elle se souvient d'une interprétation par Bruno Ganz qui l'avait émerveillée, je lui disais alors les dictions de Bouquet pour Michaux, de Pierre Brasseur pour Péret ou de Barrault pour Aragon qui avaient agi de même pour moi ; elle est assez perplexe par contre pour la traduction, et "les enseignes font clic clac" pour terminer ce beau poème ne me convient guère moi aussi ; on en revient au problème perpétuel des traductions, là par exemple on perd la rime intérieure : wilden-holden... entre autres. difficile donc et clairement la chute finale ne me convient pas : plutôt les drapeaux claquent ? Pourquoi "enseigne" ?
si des germanophiles passent par là, je serais intéressé par leurs commentaires.


Holderlin-hymnes

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autre traduction
( de François Garrigue )
(Ed. La Différence)

MOITIE DE LA VIE

Avec poires jaunes pend
Et plein de roses sauvages
Le champ dans le lac,
Vous ,cygnes gracieux,
Et ivres de baisers
Plongez la tête
En l'eau saintement sobre.

Pauvre de moi ,où prendre quand
C'est l'hiver ,les fleurs, et où
Le clair du Soleil
Et les ombres de la Terre ?
Les murs se dressent
Muets et froids ,au vent
Grincent les girouettes.


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             Exposition : F. Hölderlin : présences du poète du 28 janvier 2010 au 01 avril 2010 à Strasbourg. (BNU : Bibliothèque Nationale et Universitaire)

affiche pageHolderlin

    Hölderlin (1770-1843) est de nos jours le poète allemand le plus traduit au monde, en avance sur son temps il fut mal compris à son époque malgré l'aide de Schiller ; il passera la seconde moitié de sa vie dans le monde de la folie (interné de force à 36 ans), heureusement protégé par une famille fraternelle. Redécouvert à l'aube du XX ième siècle, il fut alors reconnu par tous comme un poète essentiel, le plus grand poète lyrique en langue allemande.


"Voudrais-je être une comète ? Je le crois. Parce qu'elles ont la rapidité de l'oiseau, elles fleurissent de feu, et sont, dans leur pureté, pareilles à l'enfant."                                     F. Hölderlin
Par frenchpeterpan - Publié dans : mes poètes et poèmes préférés
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